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Bernard Dagnies

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dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Supersmell

Issu de Manheim, en Allemagne, Mardi Gras. BB a été fondé par Reverend Krug, un vétéran de la scène krautrock qui a sévi chez le mythique Guru Guru. Pas à la fin des sixties, ni au cours des seventies, mais au début des années 80 (NDR : Et le combo existe toujours !). En 1994, il passe un coup de fil à Doctor Wenz, un musicien qui a bourlingé au sein de différents groupes depuis l'âge de 14 ans. Et très exactement depuis 1979. Il a ainsi sévi chez plusieurs combos punk, dont le dernier impliquait une section de cuivres. L'idée de monter un brass band semble leur plaire, puisque les deux compères se lancent dans l'aventure. Faut dire qu'ils avouent des goûts communs, et partagent en particulier une même passion pour la musique de la Nouvelle Orleans. Ils recrutent donc toute une panoplie de cuivres et un percussionniste. Des musiciens qui s'ajoutent ainsi au sousaphone pratiqué par le Reverend ; le Doc se réservant le chant, de son baryton cassé, dont le timbre rappelle tantôt Tom Waits, tantôt Captain Beffheart. L'an dernier le combo avait sorti " Alligator soup ". Un disque assez surprenant dans sa structure semi-rythm'n blues, semi carnavalesque. Mais surtout bourré de fun. Pour enregistrer " Supersmell ", Mardi Gras. BB a fait appel à un DJ. Un bidouilleur qui avait été invité à participer aux sessions du précédent elpee, mais pour un seul titre. Ce qui donne une coloration encore plus curieuse aux compositions. Et ce qui explique aussi pourquoi, le disque est plus difficile à assimiler. N'empêche, au bout de quelques écoutes, le charme opère et on ne peut plus résister au groove vaudou libéré par la musique très cuivrée de cette formation. Si l'opus réserve un hommage aux Beatles (" N°9 "), à Issac Hayes (" Meeting Isaac ") et aux Doors (" Riders on the storm "), c'est d'abord à Dr John que l'on pense en écoutant ce disque. Et puis ensuite à feu Screamin' Jay Hawkins. Sur les traces duquel ils marchent peut-être. C'est en tout cas leur volonté. Histoire de préserver son héritage…

 

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Industrial silence

Encore une formation scandinave. Norvégienne très exactement. Dont l'expression sonore fait la part belle aux guitares. Des guitares, tout à tour crépitantes, chatoyantes, rafraîchissantes, gémissantes ou légèrement reverb qui consument une véritable intensité blanche. Et lorsque le baryton cristallin ( !) de Silvert Hoyem y épanche ses inflexions, c'est à une rencontre hypothétique entre Chris Isaak et Leather Nun que l'on se met à penser. Le superbe single " Vocal ", en est probablement le plus bel exemple. Encore que sur les fragments les plus hymniques, les plus vaporeux, c'est plutôt l'ombre de Kent qui se met à planer. A l'instar de " Higher ", " Belladonna ", " Beautyproof ", " Norwegian hammerworks corp " et " Strange colour blue ". Le quatuor prenant soin d'y ajouter une pincée de country par l'entremise d'un harmonica, d'un clavier hammond, d'un violon et surtout de la steel guitar d'un invité de marque, Bob Egan. Une seule exception, " Terraplane ", plage finale plus jazzyfiante que psychédélique, propice aux exercices vocaux de Robert. Excellent !

 

Plus connu sous son nom de scène ‘MCA’, le musicien/rappeur/militant et cinéaste Adam Yauch, un des fondateurs du groupe étasunien Beastie Boys, est décédé ce vendredi 4 mai 2012, dans sa ville natale de New York. Atteint d’une tumeur des glandes salivaires, il s’est battu pendant trois ans contre ce cancer. Ce qui avait forcé le trio à reporter leur départ en tournée et à retarder la sortie de leurs deux  dernier opus. "Hot Sauce Committee Part Two" paraîtra finalement en 2011, avec deux ans de retard, le premier volume restant en suspens pour une publication ultérieure.

Il laisse derrière lui son épouse et leur fille. Il laisse aussi un héritage musical impressionnant à travers des albums qui ont marqué l'histoire du hip-hop et toute une génération. Outre leurs 30 années de carrière, les Beastie Boys ont vendu 40 millions d'albums et remporté trois Grammy, la plus prestigieuse récompense de la musique aux States. Quant à Adam Yauch, il  s'était vu décerner le ‘Charles Flint Kellogg Award in Arts and Letters’, en 2011, par l'Université de Bard, en hommage à sa contribution importante apportée à l'héritage artistique et littéraire américain.

Une page de l’histoire du hip hop vient de se tourner…

 

dimanche, 31 décembre 2000 18:51

The race from the burning building LP

Au moment de lire ces lignes, cet elpee est peut être déjà posthume. En effet, le guitariste et co-compositeur, Paul Jones, est sur le point de rejoindre Elastica. Et je vois très mal comment Linoleum pourrait se remettre d'un tel départ. Ce qui est vraiment dommage, car ce disque est vraiment intéressant. Leur deuxième. Datant de 1996, leur premier avait été enregistré sous la houlette de Paul Kolderie et de Sean Slade (Radiohead, Hole, Pixies). C'est dire si le célèbre duo de producteurs avait beaucoup d'estime pour eux. Mais venons en à cet opus. Qui alterne compositions atmosphériques, vaporeuses, abordées dans l'esprit d'un Mazzy Star, mais en moins sinistre ; chansons angulaires, fouettées par une conjugaison de cordes de guitares bringuebalantes et bourdonnantes, réminiscentes de Drugstore ; et puis titres carrément post new wave, insidieusement contaminés par le virus gothique. Pas pour rien d'ailleurs qu'on y retrouve une cover du célèbre " I'm in love with a german film star " des Passions. Une seule constante : les lyrics de Caroline Finch, qu'elle décrit comme l'antithèse de l'archétype de la chanson d'amour. Des lyrics qui reflètent la paranoïa, la folie et la désillusion…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Chinese work songs

Du line up initial, fondé en 1969, il ne reste plus que Richie Hayward et Bill Payne. Plus de trace de Roy Estrada, qui avait tout un temps joué avec les Mothers of Invention de Frank Zappa, ni de Lowell George, mort d'une overdose en 1979. La formation s'était d'ailleurs séparée, suite à ce drame, avant de se reformer en 1998, en compagnie d'une flopée de nouveaux musiciens. Le groupe compte d'ailleurs aujourd'hui sept personnes. Maintenant, on se demande bien à quoi peut servir ce type de reformation ; d'autant plus que leur mélange de rythm'n blues, de jazz et de rock a mal vieilli et n'a plus guère de punch. Et les musiciens ont beau être des virtuoses, on a l'impression qu'ils jouent pour eux mêmes, chacun dans leur coin. Echappent au naufrage le classique ‘boogisant’ " Marginal creatures ", dont le climat nous rappelle la meilleure époque du Steve Miller Band, et le titre maître, nonobstant les quelques vagues et inutiles sonorités asiatiques. Imprimée sur un tempo échevelé cette composition est littéralement rognée de claviers avec une fureur digne du Keith Emerson circa Nice. Mais deux fragments sur onze morceaux, c'est un peu maigre…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

El toppo

Trop envoûté à ses débuts par le " Nevermind " de Nirvana, Llama Farmers semble être parvenu à prendre une certaine distance avec sa référence. D'abord, Bernie Simpson a abandonné le grognement ‘kurtcobainesque’, pour laisser couler naturellement son timbre vocal clair et fluide. Et puis le flux d'électricité libéré par la guitare, est régulièrement raffiné, lorsqu'il n'est pas suppléé par une six cordes acoustique. Avec beaucoup de dextérité, il faut le souligner. Parce que flux d'électricité, il y toujours. Et c'est tant mieux ! Vivace, torturé, crépitant, furieux ou filandreux, il est tantôt capable d'atteindre l'intensité d'un Muse, la spontanéité fruitée d'un Teenage FanClub ou la férocité juvénile d'un Pixies. Mais lorsque la mélodie est littéralement bercée par les cordes d'une sèche, c'est plutôt à And Also The Trees que l'on se met à penser. Enfin dans sa phase la plus ténébreuse. Et sous un angle introspectif et minimaliste, aux Pastels…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Necrophones

Fondé en 1988, cet ensemble issu de Baltimore dans le Maryland, en est déjà à son neuvième album. Et franchement, je dois avouer que ses œuvres précédentes ne m'avaient pas laissé un souvenir impérissable. Faut croire qu'avec le temps, la formation a pris de la bouteille, puisque ce " Necrophones " est autrement excitant. Bien sûr la voix de Daniel Higgs est toujours aussi limite. Elle me fait même parfois penser à un hybride entre celle de Shane Mc Gowan et de Mark E Smith. Mais il faut avouer que tout au long de cet opus, elle colle parfaitement à son support sonore. Tantôt punk, à l'instar du Fall, mais en plus minimaliste, tantôt franchement psychédélique, venimeux, obsessionnel, dans l'esprit de Loop, Spacemen 3, voire de Spiritualized. Lorsque les compositions n'évoluent pas entre ces deux pôles…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Hello pig

En 1997, les Levellers commettaient "Mouth to mouth", un disque découpé en deux phases. Une plus classique, abordée dans l'esprit folk/pop/rock des premiers elpees du groupe. Et une seconde plus expérimentale, beaucoup plus novatrice. Une approche que la formation insulaire a voulu poursuivre sur " Hello pig ". Mais sous de nouvelles formes. Oh oui, bien sûr, les compositions hymniques qui ont fait la notoriété du combo n'ont pas disparues. Elles constituent même la majorité du répertoire de cet opus. Encore qu'elles nous réservent aussi des surprises. A l'instar du bouleversant " Edge of the world ", qui bénéficie du concours d'un orchestre symphonique. Mais ce qui me paraît le plus intéressant procède surtout des expérimentations les plus pointues, que le groupe parvient à opérer sur cet elpee. Et première surprise, le groupe de Brighton pioche dans l'univers des Beatles. Sur le lennonesque " Happy birthday revolution " ; la voix pourtant nasillarde de Mark Chadwick, s'autorisant un traitement reverb si caractéristique chez John. Sur le psychédélique " Invisible ", ensuite. Mais psychédélique dans l'esprit d' " I'm the walrus ", le violon en plus. Dans ce contexte la présence d'un sitar sur quelques fragments n'est donc pas trop étonnante. Mais la quintessence de cet opus nous vient tout d'abord de " The weed that killed Elvis ", un titre qui réalise la fusion entre le prog rock atmosphérique de Gong et le post industriel d'Einstürzende Neubauten. " Modern day tragedy ", ensuite. Sorte de folk celtique que n'aurait pas désavoué les Waterboys. Enfin, juste avant qu'il ne s'enfonce dans le psychédélisme (NDR: encore!). Mais cosmique, post Spiritualized pour être plus concret. Sans oublier " Gold and silver ", ballade apparemment inoffensive, au sein de laquelle l'irruption d'un quatuor à cordes, évoque le souvenir d'un certain "Eleanor Rigby"…

 

mardi, 01 mai 2012 03:00

Roots & Roses 2012 : mardi 1er mai

Le festival Roots & Roses se déroule à Lessines, chaque premier mai, depuis 2010. En 2012, il fêtait donc sa troisième édition. Petit changement par rapport aux deux premières années, la programmation accueillait autant d’artistes ou groupes de blues que de musique actuelle, même si ces derniers y plantent toujours leurs racines (les roots !) Et vu les averses qui étaient tombées la veille, on aurait pu aussi planter les nôtres, tant le sol était détrempé. Pas de gadoue comme à Dour, vu le déversement de tonnes de sable, mais une surface meuble, spongieuse, sur laquelle il n’était pas toujours facile de se déplacer. Heureusement, les deux podiums étaient abrités par autant de chapiteaux ; de quoi préserver les festivaliers des éventuelles intempéries. Excellente initiative, un laps de temps de 5 à 10 minutes minimum sépare chaque concert, de quoi laisser le temps aux spectateurs de s’installer au sein de l’autre tente.

Arrivé vers 16h40, votre serviteur n’a pu assister qu’au dernier morceau de Dan Sartain. Dans ces conditions, impossible de vous donner un avis qui tienne la route, au sujet de la prestation d’un groupe responsable, il y a peu, d’un nouvel album, dont Taï avait effectué une excellente chronique, la semaine dernière…

Revoir les Fleshtones? Ben oui, c’est une des raisons pour lesquelles, j’avais effectué le déplacement. Ce groupe de rock/garage est né en 1976 et il a toujours la pêche en ‘live’. Pendant un quart de siècle, il a été considéré comme le meilleur groupe sur scène au monde. Pas question musique, mais spectacle. Physiquement, les musiciens ont pris un coup de vieux, mais franchement, ils assurent toujours sur les planches. Pas question de se prendre au sérieux, mais leur but est de communiquer leur fun et leur bonne humeur. En début de parcours, le son est un peu pourri, et on n’entend guère les interventions de Peter, au clavier farfisa. Mais au fil des morceaux, on entre dans leur cinéma, et on prend son pied. Les attitudes très 50’s, les rotations simultanées des musicos, y compris celles du drummer alimentent le spectacle visuel. Tout comme les deux bains de foule que s’est autorisé Zaremba. On a même eu droit à quelques pompes accordées en fin de parcours. Mais aussi à un pastiche du « Break on truth » des Doors et une cover instrumentale du « Day Tripper » des Beatles. Et si les balances étaient parfois un peu bancales, une chose est sûre, tout au long de leur show, on s’est bien amusé.

Barrence Whitfield & The Savages ? Désolé, mais je ne connaissais que de nom. Barrence est un chanteur de couleur noire qui drive un combo réunissant des blancs. De petite taille, trapu, chauve, chaussant des lunettes fumées sur le nez, il possède une voix hors du commun. Puissante, profonde, elle évoque, en mon fors intérieur, tour à tour James Brown ou Little Richard. Surtout ce dernier, quand la musique du combo prend sa forme la plus rock’n’roll. Et l’impression aurait été encore plus manifeste, si parmi les musicos, figurait un pianiste. Car sous leur aspect le plus soul, les morceaux sont hantés par feu Mr. Dynamite. Comme la plupart de ceux joués en début de show. Impressionnant, le saxophoniste baigne l’expression sonore de sonorités chaleureuses. Au sein du line up, militent également un guitariste, un bassiste et un drummer. D’excellent musicos, il faut le souligner. Mais j’ai toujours eu du mal à accrocher à cette forme de rhythm and blues. C’est à partir du moment où le répertoire va passer au rock’n’roll que le set va devenir le plus convainquant. Barrence se mue alors en véritable sauvage et se roule sur l’estrade, tout au long de compos percutantes, explosives et irrésistibles. Avant de clôturer sa prestation par un delta blues réminiscent de John Lee Hooker.

Le trio The Experimental Tropic Blues Band a donc publié son troisième album, sous la houlette de Jon Spencer. Intitulé « Liquid love », c’est probablement l’opus le plus sauvage que le combo liégeois ait concocté à ce jour. Et sauvage, c’est le terme qui convient le mieux à leur prestation. Le son est sale. Ca cogne dur. Boogie Snake porte une veste à franges. Son épaisse chevelure blonde lui cache le plus souvent le visage. Dirty Coq a enfilé un marcel. Il est très concentré sur son sujet. Devil d’Inferno frappe sec. Un tempo tribal qui fédère les compos. De temps à autre, Boogie Snake arrache des notes de son harmonica, notamment lors de l’interprétation de leur single, « Keep this love ». Il nous réserve aussi son morceau rituel, qu’il interprète au bord de l’essoufflement, puis n’oublie pas ce petit exercice de crowdsurfing si caractéristique. Dirty Coq se sert alors d’un jack de guitare pour attaquer la cover du « Human fly » des Cramps.  Classique ! Un bon set, mais trop ancré dans ses repères. Deux ou trois reprises supplémentaires et pourquoi pas chaque fois différentes, incluses dans leur répertoire ‘live’, devraient permettre au public de davantage accrocher. Un créneau que le trio aurait peut-être intérêt à creuser, pour ne pas provoquer une certaine lassitude chez les fans. Surtout quand on joue au sein d’un périmètre aussi restreint que celui de la Belgique…

Chez El Fish, milite Steven De Bruyn, un remarquable harmoniciste. Il monte sur l’estrade coiffé d’un superbe chapeau. Les quatre autres musiciens sont loin d’être des manchots. Sous son aspect instrumental et vocal, la solution sonore est parfaite. Mais musicalement, ce genre a le don de me pomper l’air en deux temps trois mouvements. En fait, il manquait notre spécialiste en blues, Jean-Claude, qui aurait été bien plus utile sur place pour jauger leur prestation…

C’était la troisième fois que j’assistais à un concert du Jon Spencer Blues Explosion ; et les deux premiers ne m’avaient pas particulièrement emballé. Mais dès les premières secondes du set, on sent que le trio est en forme. En outre, et ce phénomène est probablement une énigme : le son est impeccable, frôlant la perfection. Et pourtant la musique est âpre, viscérale, sans concession. Les guitares hurlent. Faut dire qu’elles sont deux, et la gratte de Judah Bauer, libère des sonorités aussi virulentes que celle de Jon. Bauer se réserve également le chant, sur l’une ou l’autre compo. Mais évidemment, c’est la voix de prédicateur shamanique de Spencer qui fascine le plus. Tour à tour indolente ou geignarde, elle nous assène régulièrement son slogan rituel ‘Bluuuuuuuues exPLOsieuuuuuuuun Babyyyyy !’ La frappe du drummer Russell Simins est implacable, entretenant ce climat de tension permanente. Bref les trois musicos me semblent tous très inspirés ce soir, et contribuent équitablement à l’élaboration de ce blues contemporain et furieux. On se rend compte aujourd’hui que sans le JSBE, il n’y aurait jamais eu de Black Keys, Jim Jones Revue, White Stripes et consorts. La classe ; même si au bout du set, il n’y a pas eu de rappel. Encore une bande de sauvages (merci Phil pour le bon mot !)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 
jeudi, 03 mai 2012 12:07

Good Luck

Huit titres sur le cinquième opus de cette formation italienne, de Cavriago, un petit patelin sis près de Reggio, en Italie. Son premier disque remonte à 1998 et on leur doit déjà une discographie conséquente. On ne compte d’ailleurs plus les Eps, collaborations, et multiples projets en solitaire menés par les différents musiciens. Ils sont cinq au sein du line up : Jukka Reverberi et Corrado Nuccini se partagent les guitares et le chant, Luca Di Mira se charge des claviers, Mirko Venturelli de la basse, de la clarinette et du saxophone et Emanuele Reverberi du violon ainsi que de la trompette. Sans oublier le drummer Andrea Mancin qui a remplacé Francesco Donadello, en 2011.

Mais ce qui donne la tonalité de leur expression sonore ce sont ces cordes de guitares tintinnabulantes. Pensez à House of Love, Sad Lovers & Giants ou encore Galaxie 500. Le tout au sein d’un climat de mélancolie douce, enrobé par les interventions subtiles des différents autres instruments. Plus enlevé, le tempo peut se faire new wave. Indolent, il laisse alors la place aux accords de gratte sèche ou semi-acoustiques, en picking. La basse est cotonneuse. Mais la musique oscille constamment entre psychédélisme, shoegaze, dream pop, noise et post punk. L’un des deux vocalistes possède un timbre profond et l’autre limpide. Caractérisé par ses changements de rythmes, tout en crescendo, « Flat heart society » clôt l’opus en beauté. Un titre qui aurait pu figurer sur un album de Sophia, au sommet de son art…

Giardini Di Mirò veut peindre, à travers sa musique, inconsciemment ou intentionnellement, la beauté et le parfum de sa terre, les visions de ses espaces ouverts, depuis les tracés en ligne droite jusqu’au parallélisme de ses paysages, tout en soulignant les contrastes entre la vie moderne et rurale…

Je suis tombé sous le charme. Un must !