Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 24 octobre 2021 10:56

Songs from the other side

"Wonderland", le dernier opus des Charlatans, était une grosse déception. Un disque de soul/rock/funk/house dansant destiné aux midinettes qui fréquentent les night clubs, le week-end. Sans plus. Une grosse déception, car je dois avouer avoir toujours eu un petit faible pour cet ensemble britannique capable de mêler les rythmes hypnotiques à des mélodies psychédéliques de la fin des sixties. Comme son titre l'indique, " Songs from the other side " réunit des flip sides de singles. Commis entre 1990 et 1997. Et pour ceux qui l'ignorent les faces B de leurs singles ont souvent été meilleures que les plages titulaires. Et on en a encore la preuve sur 15 des 16 fragments qui composent cet opus (NDR : le 'Van Basten mix' de " Feel flows " me pompe l'air !). Un disque sur lequel vous retrouverez notamment " Happen to die ", " Subterranean " le mix de " Frink " et le légendaire remix des Chemical Brothers consacré à " Nine acre dust ". Un seul fragment enregistré sans le claviériste feu Rob Collins, remplacé depuis par Tony Rogers. Donc une majorité de compositions savoureusement rognées par les claviers fluides et agitées par un groove viscéral. Le pied !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Tides of tomorrow (a)

Après avoir milité en faveur du hardcore aussi sauvage qu'impitoyable, implication célébrée par les albums "Beyond hypothermia" et "Until your heart stops", ce quatuor yankee a décidé de changer d'orientation sonore. L'album " Jupiter " en était le premier témoignage Ce nouvel EP (six titres) en est la plus parfaite confirmation. Ah oui, bien sûr l'électricité conjuguée par les guitares d'Adam Mc Grath et de Stephen Brodsky est toujours aussi vivifiante, luxuriante ; le drumming de John-Robert Conners aussi remarquable et la basse de Caleb Scofield ténébreuse, orageuse. Mais le feeling mélodique est beaucoup plus pop, plus contagieux. Et le falsetto de Stephen accentue encore le climat d'une musique qui se veut beaucoup plus atmosphérique, sorte de psyché céleste, sonique, rappelant même parfois le Smashing Pumpkins de " Mellon Collie & the infinite sadness " (" Dark driving "), voire le prog rock du King Crimson circa " Starless & bible black ", sur le titre maître. Une sensation accentuée par les arrangements de cordes somptueux, mais également par les inflexions de la voix qui épousent les accords de la six cordes, comme le faisait si bien John Wetton. Le disque recèle également une cover : " The callus " de Giants Chair ; un groupe mythique américain aujourd'hui disparu. Une composition âpre, envoûtante, que Cave In avait déjà interprétée 'live'. Si ce morceau de plastique risque inévitablement décevoir les fans de la première heure, il va incontestablement attirer une nouvelle frange d'aficionados…

mercredi, 29 juin 2011 18:21

Erostrate

Lors de la sortie de leur Ep, en 2006, j’avais été impressionné par le potentiel de cette formation lilloise, dont le style hybride, quoique largement dominé par l’électronique, lorgnait tant vers Bowie, Tuxedo Moon, Ultravox, Ozark Henry que Radiohead circa « Kid A ».

Pour enregistrer leur premier album, Cercueil (NDR : décidément, je ne m’y ferai jamais à leur patronyme) s’est rendu à Bristol, au sein des studios Toy Box, une œuvre qu’il a concoctée sous la houlette d’Alister Chant (PJ Harvey, John Parish). Première constatation, malgré le renfort d’un nouveau drummer, Olivier Durteste, l’aspect électro est renforcé. On y retrouve toujours le falsetto très particulier, lancinant, sinusoïdal de Pénélope Michel, mais l’alchimie sonore baigne au sein d’un climat ténébreux, énigmatique, angoissant, où ambient, trip hop, indus (Trent Reznor ?), electronica et cold wave opèrent une synthèse occulte.

Découpé en 10 plages, cet elpee ne souffre d’aucune faiblesse ; et s’il se révèle finalement très homogène, j’épinglerai quand même trois titres : l’élégiaque « Subtitle », le gothique « Shade unit » (Dead Can Dance ?) et « A ray apart » qui autorise la présence d’une guitare torturée (Suicide ?) Quand votre serviteur succombe à un album de musique électronique, c’est qu’il tient la route…

Un dernier mot encore sur le superbe artwork de la pochette ; il a été réalisé par les membres du groupe.

mercredi, 29 juin 2011 17:18

Sortie de l’intégrale des Doors

Quarante années déjà que le leader des Doors s’est éteint. C’était le 3 juillet 71. Pour célébrer cet événement, Warner Music a décidé de sortir un box réunissant les 6 cd du groupe ce 1er juillet. Intitulé « A collection », il contiendra donc « The Doors », leur premier album sorti en 1967, mais aussi « Strange Days », « Waiting For The Sun », « The Soft Parade », « Morrison Hotel » et « L.A. Woman ». Le prix de vente de ce coffret est annoncé abordable.

 

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

When I was cruel

Sept ans déjà que Declan Patrick Mac Manus n'avait plus enregistré d'album sous son patronyme. Il avait bien accordé l'une ou l'autre collaboration sur l'un ou l'autre elpee, et partagé la confection d'un projet en compagnie de Burt Bacharach, mais pas de véritable opus de sa plume. Première surprise, Elvis est en quelque sorte revenu à la case départ. Ce qui peut s'expliquer lorsqu'on sait qu'il a presque remonté ses Attractions, Davey Faragher remplaçant le bassiste Bruce Thomas, au sein de ce qu'il appelle ses Imposters. Toujours le mot pour rire, Costello. Mais un rire jaune, qu'il brosse à travers des lyrics caustiques ; une verve diabolique qu'il chante d'une voix parfois rageuse, avec sa légendaire volubilité. Volonté d'un retour donc à un rock guitare/basse/batterie classique entrecoupé tantôt de cuivres, de breakbeats électro, de piano 'satiesque' ou de claviers rognés. Volonté d'un retour également à des mélodies new wave effilées, sophistiquées qui en avait fait sa réputation à la fin des 70's et au cours des 80's. Un regret, le clavier un peu trop discret de Steve Nieve. Il infiltre pourtant toutes les meilleures compos de cette plaque. A l'instar de la remarquable chanson angulaire de britpop " Tear off your own head ( it's a doll revolution) ". Du cuivré, viscéral et arabisant " 15 petals ". Ou encore du nerveux " 45 ", caractérisé par ses chœurs en liesse et cette basse élastique. Si le tribal et allègre " Spooky girlfriend ", l'électrique, sauvage et beatlenesque " Dissolve " (" Revolution " ?), le morceau maître envoûtant, filmique, 'enniomorriconesque', et le presque noisy, décapant, " Daddy can I turn this ? " ne manquent pas d'allure, le reste manque d'imagination. Et ce n'est ni le reggae blanc " Alibi ", la rumba " Episode of blonde ", ou encore les incursions dans le blues électrique qui y changent quelque chose. Sept titres sur quinze : la muse de Costello serait-elle en voie d'essoufflement ? Que le monde est cruel !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Spinnin´ wheels (Ep)

Trois titres sur cet EP de Crescent, un quartet issu de la région de Liverpool qui pratique une forme de britpop héritée en ligne droite de La's et de Cast. La's lorsque leur musique embrasse un profil acoustique, à l'instar de " One to another ". Cast, dès que l'électricité vivifiante, rafraîchissante, est polarisée par les deux six cordes. C'est tout à fait évident sur le titre maître et sur " Highly likely ", nonobstant le tempo new wave et le filet de claviers. Même le timbre vocal de Wayne Whitfield campe un timbre fort proche de celui de John Power…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The Crescent

Vous avez toujours la nostalgie des La's? Vous regrettez la nouvelle orientation musicale de Cast ? Et bien, The Crescent devrait répondre à vos aspirations les plus profondes. C'est en tout cas, la sensation que m'a laissée l'écoute du premier opus de ce quartet, issu de la région de Liverpool. Tout d'abord à cause de la voix de Wayne Whitefield, dont le timbre est fort proche de celui de John Power. Avec moins de trémolo, il faut le reconnaître. Et puis de ce style britpop si rafraîchissant, au cours duquel les deux guitares, tantôt acoustiques, tantôt semi-acoustiques, tantôt électriques, tantôt semi-électriques, pétillent, carillonnent, cinglent, jacassent ou scintillent. Avec beaucoup de bonheur, il faut le reconnaître. Et si toutes les chansons sont de la même valeur, j'ai quand même davantage flashé sur " On the run ", qui adresse un clin d'œil aux Who. L'hymnique " Test of time ", également. Le psyche/garage "Parallel", écumé par un harmonica poussiéreux et un clavier pourri. Et puis surtout le mélancolique " Another day ". Un superbe fragment dont la solution sonore est subtilement raffinée de légers arrangements symphoniques. Un chouette album !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The naked ride home

Jackson Browne n'et pas un néophyte. Il est né en Allemagne de l'Ouest le 9 octobre 1949. Son paternel était pianiste de jazz auprès de Django Reinhardt. En baignant dans la musique depuis sa tendre enfance, le fiston ne pouvait qu'être contaminé par son virus. Jacskon émigre à New-York en 1967. Il y rencontre Tim Buckley, qui le recommande à Nico. Résultat des courses, il lui écrit trois chansons pour l'elpee " Chelsea girl ". Il compose comme il respire, et notamment pour Tom Rush, les Byrds, Linda Ronstadt, les Eagles et Bonnie Raitt. Mais aussi pour lui. Il enregistre donc régulièrement depuis 1971. Et à ce jour il a vendu quelques millions d'exemplaires de ses disques. Dans un style country/folk/rock engagé qui plait beaucoup à l'Amérique et aux Américains. Pas trop en Europe. Enfin, jusqu'en 1996, lorsqu'il commet " Looking east ". Non seulement le style est revenu au goût du jour, surtout lorsqu'il est plus électrifié ; mais en plus, le public du Vieux Continent commence à s'intéresser à la nature de ses lyrics.

" The naked ride home " confirme son retour à l'avant plan. Rien de neuf à l'horizon. Un zeste de reggae (" For taking the trouble "), de funk (sur l'excellent " Walking town "), de gospel, mais surtout des mélodies qui s'épanouissent et fleurissent, révélant lentement chaque nuance avec un maximum de feeling. Et puis des textes toujours aussi pertinents. Des commentaires sociaux ou des réflexions personnelles sur la perte de l'innocence… Enfin, à travers " Sergio Leone ", un hommage au célèbre réalisateur italien de longs métrages.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The process of belief

Brett Gurewitz de retour, la formation californienne compte aujourd'hui trois guitaristes. Autre changement, Bobby Schayer a cédé ses baguettes à l'ex Suicidal Tendencies, ex Vandals, Brooks Wackerman. "The process of belief " constitue le 12ème album de Bad Religion. Un disque qui renoue avec le style dispensé sur ses premiers elpees. Encore qu'il soit nécessaire de bien connaître le parcours du combo, pour pouvoir faire la différence ; car leur musique est toujours aussi rapide, pour ne pas dire fulgurante. Une musique balayée d'harmonies vocales 'brianwilsonesques' qui laisse une place importante aux lyrics. A l'instar de " Materialist ", " Epipany " ou encore " Destined for nothing " qui se penchent, comme dans le passé, sur la religion, ou encore de " Kyoto now ! ", véritable manifeste environnemental. Pas de sermons politiques cependant, mais des réflexions philosophiques relatives à la nature humaine. S'il n'y avait la pertinence des messages, je dois avouer que je ne porterais guère d'intérêt à cette formation. Encore que lorsqu'elle prend le temps de ralentir quelque peu l'allure (NDR : à l'instar de " Broken " ou d'" Epiphany "), elle frôle l'univers de Weezer. Ce que j'apprécie davantage…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Make the cowboy robots cry

J'avais beaucoup apprécié le dernier album de cette formation de Los Angeles. Intitulé " Once we were trees " cet opus était manifestement bercé par la musique californienne de la fin des sixties et du début des seventies. Et en particulier par Buffalo Springfield, les Flying Burrito Brothers et les Byrds. Oscillant toujours entre country rock classique et psychédélisme brumeux, cet EP six titres intègre davantage d'éléments technologiques. La coproduction de Jimmy Tamborello (Figurine, DNTL) y est sans doute pour quelque chose. Normal puisque ses propres projets font la part belle à l'électronique. Et puis de chœurs. Résultat des courses, ce disque risque de déclencher des réactions diamétralement opposées. Le mélomane réceptif à ce type d'expérimentation trouvera la formule géniale. Les autres estimeront qu'elles affadissent la matière première. Personnellement, suivant mon humeur, l'écoute de ce disque est susceptible de me communiquer ces réactions extrêmes. Une chose est sûre l'expression sonore a un peu trop tendance à se complaire dans une certaine forme d'éther atmosphérique. Pourtant, en écoutant d'une oreille très attentive, on peut y déceler une foule de richesses. Harmonica abyssal, claviers spumeux, cordes de guitare cosmiques, sydbarretiennes, banjo épilé, trament une texture de fond assez riche pour évoquer Mercury Rev, les Flaming Lips ou encore Grandaddy. Il n'y manque sans doute que l'énergie…