La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Suede 12-03-26
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 janvier 2023 17:57

Prize

« Prize » constitue le cinquième LP de Rozi Plain, un disque pour lequel elle a reçu le concours d’une floppée d’invités, dont deux saxophonistes, une banjoïste, une harpiste, une violoniste, un préposé aux synthés ainsi qu’une section rythmique aussi discrète qu’efficace ; ondoyante, la ligne de basse s’insinuant même dans l’expression sonore, sans jamais s’imposer. Kate Stables, la leader de This is The Kit, combo au sein duquel milite également Rozi, est même venue donner de la voix sur l’une ou l’autre compo, quand elle ne participe pas aux superbes harmonies vocales.

Plain se charge du lead vocal, et elle accompagne sa douce voix d’une guitare électrique ou acoustique, mais minimaliste, qu’elle joue en arpèges envoûtants, complexes et élégants, tout en modulant ses interventions suivant le climat et de la structure souhaités. Son pop/folk lo-fi se teinte régulièrement de jazz bucolique. Enfin, des synthés ouatés (New Muzik ?) s’infiltrent naturellement dans les compos vaporeuses, évanescentes, intimistes ou introspectives et deviennent étonnement aventureux sur l’excentrique « Painted the room black ».

mardi, 31 janvier 2023 17:54

Beware believers

Pour composer les textes des chansons de ce « Beware believers », second elpee de Crows, James Cox a beaucoup lu les ouvrages de J.G. Ballard et de Kurt Vonnegut. Il en résulte des lyrics qui traitent de la décadence de la politique et de la société, en Grande Bretagne. Et notamment de l’angoisse face au Brexit (« Garden of England »), des dérives du Département d’aide sociale en matière de pensions et d’hébergement des enfants, le DWP (« Closer still »). Entre autres. Une angoisse que reflète également « Room 156 », une piste dont l’atmosphère est entretenue par le tempo hypnotique.

Le ton peut même devenir carrément nihiliste. A l’instar du frénétique « Only time », un morceau bien punk ou de « Slowly separate », imprimé sur un tempo tribal.

En général, le climat est sombre, la voix ténébreuse de Cox reflétant son désespoir sur « Moderation », mais aussi « Healing », une plage post punk chargée d’amertume et de haine. Et puis, l’inquiétude hante le puissant « Wild eyed and loathsome ».

« Meanwhile » adopte une forme de psychédélisme rencontré chez Black Rebel Motorcycle Club. Et dans le même registre, la voix de Cox s’élève et se couvre d’accents dramatiques en traversant une brume de guitares épaisses et saturées sur l’inquiétant et incisif « Sad lad » ; une voix qui régulièrement emprunte les intonations de Mark Burgess (Chameleons).

A conseiller vivement si vous appréciez The Murder Capital, IDLES ou encore Fontaines DC.

En concert le samedi 11 février 2023, à l’Aéronef de Lille.

mardi, 31 janvier 2023 17:48

Lur Hezea

Issu de Bayonne, Orbel est responsable de deux albums à ce jour. Son premier, « Hegan », est paru en 2019. A l’époque, on lui attribuait des vertus doom metal et dark wave. Son second opus, « Lur hezea », évolue au sein d’un univers davantage crépusculaire et mélancolique, naviguant quelque part entre trip hop (Portishead ?), électro expérimentale (Thom Yorke ?) et world mystico-baroque (Dead Can Dance ?)

Les incantations vocales d’Annelise évoquent inévitablement celles de Lisa Gerrard, même si les paroles sont interprétées en… basque ! Les bourrasques de guitare rappellent le passé doom de la formation et tout particulièrement sur l’apocalyptique « Okerra ». Après la berceuse gothique et lancinante Hitzordua », l’elpee s’achève par le plus chaleureux « Gau Batez », un morceau enrichi par des interventions (probablement) d’harmonium.

Un regret quand même, ce manque de relief dans ces rythmes (?) électroniques. Au fil du temps, ils finissent par plomber des compos qui gagneraient à essuyer davantage de turbulences…

mardi, 31 janvier 2023 17:46

Perspectives (Ep)

Formation bruxelloise, OK Panda vient de sortir son premier Ep. De trio, elle est passée à un quatuor depuis que le chanteur/compositeur/multi-instrumentiste du duo électro 4th Dimension, Alexis André, a rejoint le line up.

Cinq plages figurent sur cet Ep, dont la première, instrumentale, est introduite par des sonorités de moog réminiscentes de feu Keith Emerson, avant de laisser parler les guitares.

« Gone love » et « War on radio » abordent une électro/pop dans l’esprit de The 1975, alors que « Dorothy » concède des accents davantage funkysants.  

Le disque s’achève par « Enough », un morceau plus électrique qui confirme le goût des musicos pour la britpop.

La release party se déroulera le 8 avril 2023 au club du Cirque Royal de Bruxelles.

mardi, 31 janvier 2023 17:44

Detonized

Cette formation batave avait remporté le Dutch Blues Challenge en 2016 et l’année suivante, s’était hissée en demi-finale de l’international Blues Challenge à Memphis, dans le Tennessee.

« Detonized » constitue son troisième elpee, un disque dont la musique puise ses sources dans le West Coast blues traditionnel des fifties et le Mississippi blues. Et pour respecter le plus fidèlement possible ces styles, le quintet a enregistré cet opus en analogique, à l’aide de micros, d’instruments et d’amplis à lampes d’époque. Rien que le Hammond aux sonorités véritablement vintage donne le ton.

La plupart des plages de ce long playing oscillent entre rock’n’roll, boogie, shuffles et ballades nostalgiques. Et lorsque l’expression sonore vire au blues/rock, c’est aux Fabulous Thunderbirds qu’on se met à penser.

« Money train » trempe dans un americana inspiré par les Blasters. « Memphis » se déchaîne, à mi-parcours, dans l’esprit de Los Lobos, alors que l’intimiste « Love is gone » se frotte au jazz. Quant à « Life’s your best friend », il groove paresseusement sur un tempo funkysant.

On en oublierait presque le swing entretenu par la contrebasse et les accès d’harmonica, qui selon les circonstances se fondent dans l’ensemble ou déchirent littéralement l’atmosphère…

mardi, 31 janvier 2023 17:42

Gravitational perturbation

« Gravitational perturbation » constitue le premier elpee de cette formation limougeaude, au sein de laquelle figure Steff Tej, un personnage surtout connu pour avoir sévi chez les Ejectés, groupe de reggae/ska/rock responsable d’une quinzaine d’album entre 1989 et 2018. Cependant, pas question de musique jamaïcaine sur le premier opus d’Odanata, mais plutôt une forme de psyché-prog-kraut-doom au sein de laquelle on retrouve des réminiscences du Floyd circa « Interstellar overdrive », de Hawkwind, de Gong et d’Amon Düül II.

Apparemment, pas de bassiste au sein du line up, mais deux guitaristes, Steff et Fabienne Albiac, ainsi qu’une drummeuse répondant au doux nom de Betti Lou Dugnolle. Elle imprime un tempo hypnotique, pour ne pas dire métronomique, aux compos.

Il n’y en que six plages sur le long playing, mais deux d’entre elles dépassent les 9’. Propices à la transe, elles manquent quand même de variation, à tel point que parfois on se demande si elles ne sont pas toutes issues d’un même moule…

mardi, 31 janvier 2023 17:39

Bravado (Ep)

Second Ep pour El Fatso, une formation batave (NDR : elle est issue de Rotterdam), dont la musique oscille entre metal, prog, stoner et pop.

Quatre plages qui alternent envolées frénétiques (le début de « Do or dread », l’intro et la conclusion de « As above, so below »), passages déchiquetés et moment plus complexes, entretenus par les guitares qui se permettent même, circonstanciellement, d’entrer en duel.

Haut-perchée, la voix est parfois soutenue de chœurs, et souvent en fin de parcours ; et sur le mystérieux « White noise », que dynamise une ligne de basse caoutchouteuse, ils achèvent même la piste, a cappella.

« As above, so below », dernier titre de cet Ep, est aussi le plus élaboré. Epique, il concède, à mi-parcours, un intermède atmosphérique importuné par du spoken word et traversé d’un vocal incantatoire...

De son véritable nom Thomas Miller, Tom Verlaine est décédé ce samedi 28 janvier, à l’âge de 73 ans, à l’issue d’une brève maladie. Après Jeff Beck et David Crosby, il vient s’ajouter à une longue liste de disparition de musiciens célèbres dans l’univers du rock, enregistrée en ce début de l’année 2023.

Considéré comme un des pionniers du punk américain, ce natif du New Jersey avait fondé Neon Boys en compagnie de Richard Hell (NDR : il quittera le navire dès 1975 pour rejoindre Johnny Thunders and The Heartbreakers avant de former les Voidoids), en 1972 avant d’opter pour le patronyme Television à partir de 1974, recrutant pour la circonstance Richard Lloyd. La formation s’illustre au sein du circuit underground new-yorkais en élisant résidence au CBGB’s, à l’instar des New York Dolls, des Ramones, des B-52’s, de Patti Smith, des Stilettos (futur Blondie), des Cramps et des Talking Heads. Entre autres.

Guitariste au toucher subtil et singulier, inspiré par le jazz de John Coltrane et le psychédélisme, responsable de textes poétiques (NDR : raison du choix de son pseudo Verlaine) qu’il interprète d’une voix étranglée, Tom va influencer une multitude de sixcordistes, et notamment The Edge (U2), Thurston Moore (Sonic Youth), Steve Wynn (Dream Syndicate), Will Sargeant (Echo & The Bunnymen), Edwyn Collins (Orange Juice), John McGeoch (Magazine) ainsi que Lloyd Cole. Et la liste est loin d’être exhaustive.

En 1976, Television signe chez le label major Elektra sur lequel il grave « Marquee Moon », un elpee dont le titre maître (en écoute ici)

deviendra un véritable hymne du punk/rock américain. Dans la foulée, le combo publie « Adventure », un second opus qui se solde par un échec commercial retentissant, alors qu’il recèle quelques perles. Television ne résiste pas à ce revers et se sépare. Tom se lance alors dans une carrière solo émaillée de quelques excellent long playings, mais sans pour autant récolter davantage de succès. En 1991, Television se reforme, sort un excellent LP éponyme. Depuis, il se produit sporadiquement en concert, situation qui va perdurer pendant deux bonnes décennies, même si Richard Lloyd quitte définitivement le band, en 1997, pour raisons de santé. En 1996, Tom avait participé à la tournée mondiale qui avait marqué le retour de la chanteuse et poétesse Patti Smith. Outre ses nombreuses collaborations, il avait encore publié un album solo en 2006, « Around ». Television avait enregistré une dizaine de morceaux destinés à un nouvel opus, dont la sortie était prévue pour cette année…  

RIP

 

 

Né à Los Angeles, en 1941, David Crosby est décédé à l’âge de 81 ans. Il est surtout connu pour avoir milité au sein des supergroupes Crosby, Stills and Nash et surtout Crosby, Stills, Nash and Young, le quatuor ayant publié, au faîte de sa gloire, l’hymne au festival de Woodstock, auquel il avait participé en 1969. Déjà, alors qu'il n'a pas 25 ans, il cofonde les Byrds en compagnie de Roger McGuinn, Gene Clark, Chris Hillman et Michael Clarke. Dans leur musique, il introduit les premiers riffs de guitare qui s’inspirent à la fois du rock britannique et du folk. Nous sommes alors en 1964. C’est aussi à cette époque qu’il s’intéresse au raga indien et transmet cette passion à George Harrison. Après la séparation de CSN&Y, le rocker californien entame une carrière solo. Et dès 1971, il grave l’indispensable « If I only could remember my name », tout en poursuivant ses collaborations avec Stephen Stills et surtout Graham Nash. Le trio CS&N va cependant continuer à sortir des albums et même se produire en concert, revenant régulièrement en Belgique et tout particulièrement au Kursaal à Ostende. Quant au quatuor CSN&Y il se réunira en 1999 pour enregistrer un troisième opus, intitulé « Looking forward ». Une tournée mondiale est alors envisagée, mais le projet ne se concrétisera jamais.

Outre ses multiples collaborations, il tente une nouvelle aventure au sein d’un groupe fin 1998. Il y est rejoint par Jeff Pevar et de son fils naturel James Raymond.

Reconnaissable entre mille, à cause de sa longue chevelure en broussaille et sa grosse moustache de couleur blanche, David Crosby a été intronisé, à deux reprises, au Rock and Roll Hall of Fame, grâce à CS&N et CSN&Y, alors que cinq albums auxquels il a contribué sont classés par Rolling Stone dans le top 500 des plus grands albums de tous les temps.

Janvier 2021, en pleine pandémie de la Covid-19, il avait confié à l’AFP son envie de continuer à écrire, chanter, se produire sur scène et dialoguer avec son public via les réseaux sociaux.

Emblème de son époque et symbole de la contre-culture, David Crosby a multiplié les excès tout au long de son existence, que ce soit la drogue dure ou l’alcool. La santé de David Crosby s’est alors progressivement détériorée. Atteint de diabète et victime de plusieurs crises cardiaques, il va subir une transplantation du foie, en 1994. Il devra peut-être son salut à son bref séjour en prison qui l'avait contraint à une désintoxication. L’artiste assurait ne plus jamais avoir touché aux substances illicites depuis sa sortie. Lors de son retour en 2014, il semblait avoir repris son destin en main, recommençant à tourner avec Stills et Nash, enregistrer et sortir des elpees solos. « For free », son dernier, était d’ailleurs paru en 2021.

Pourtant, selon la famille, c'est une ‘longue maladie’ qui l’aurait emporté…

A l’instar de Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, David Crosby est considéré comme un des musiciens les plus illustres de sa génération. Ses accords en open tuning, semblables à ceux du jazz, sur sa guitare et son art à sublimer les harmonies vocales atonales resteront, à jamais, gravés dans l’histoire de la musique rock…

RIP

C’est dans la Drôme, du côté de Crest, qu’à la fin de 2019, Smoking Pistols a vu le jour. Le quatuor pratique une musique enfiévrée, corrosive même, sans concession. Entre garage, punk et noise pop son univers s’inspire à la fois des ambiances de l’auteur Philip K Dick et du cinéaste Terry Gilliam, alors que ses influences sont à chercher du côté de la nouvelle scène britannique Hot Snakes, Idles et Shame mais aussi Television, Sonic Youth et les Pixies.

A son actif deux Eps. D’abord, un ‘live’ de 6 morceaux, puis « Sip it for free », publié en septembre 2021.

Il est extrêmement inspiré par la nouvelle scène punk britannique, les paroles se concentrent sur l'introspection, les manipulations étranges dans les relations humaines et l'autodestruction.

La formation vient de sortir deux nouveaux titres dont « Cooking Rice », disponible sous forme de clip

 

 

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