New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Epica - 18/01/2026
The Wolf Banes - De Casin...
Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

mardi, 09 mai 2006 03:00

We’re Already There

A l’écoute de ce troisième album de Mazarin, on ne peut s’empêcher de croire que le monde est beau. Le pas léger et assuré, nous avançons tranquillement sur le chemin de la vie. Gentil, ce disque demeure d’une simplicité déroutante. Chef de projet au sein de son groupe, Quentin Stoltzfus plante la pop de Mazarin dans un champ de psychédélisme. Aux côtés des Flaming Lips et autres Midlake, Mazarin alimente une nouvelle vague d’hymnes psychédéliques. Pour s’en convaincre, il suffit de boire les paroles de « For Energy Infinite ». L’intitulé de cette chanson prendra alors tout don sens. « At 12 To 6 » mêle le répertoire des Américains aux descentes pluvieuses des Britanniques d’I Am Kloot. Les guitares tendues d’« I’ll See You In The Evening » perpétuent le trip pop-psyché de ces quatre tarés. La fleur au bec, les soucis en poche, l’auditeur déprimé peut se laisser aller. A petit prix, la thérapie de Mazarin est à portée de main. « We’re Already There » vient donc nous rappeler qu’il est inutile de s’inquiéter. Il suffit parfois de chercher autour de soi pour apercevoir les traits de ses nouveaux amis. En route pour la joie !

mardi, 03 octobre 2006 03:00

For you

Elli est là, à l’arrache comme autrefois. Trois clics, deux polaroïds : une pochette parfaite pour l’ex égérie des Stinky Toys. Punk. Encore et toujours, la belle Elli n’a pas oublié ses premières parties pour les Clash et les Pistols. Sur ce nouvel album, Elli Medeiros s’enchante, se livre. Confession d’une femme fatale : Elli Medeiros vue par Elli Medeiros. « For You ». Un nouvel album donc. Il semble loin le temps du refrain en trois fois rien : « Toi, toi, mon toit, toi, toi, mon tout mon roi...» A presque cinquante balais (Dieu que c’est mal d’évoquer l’âge d’une femme !), Elli écrit des textes personnels, ambitieux, des tranches de vie qui lui ressemblent. Et elle chante. En français, en espagnol ou dans un anglais chic et branché. L’effet Medeiros demeure inchangé. Son histoire est faite d’exode. Entre l’Uruguay et l’Argentine, Londres et Paris. Et ce nouvel opus est à son image : un va-et-vient permanent à travers les genres et le temps. Du rock (« More Than Me »), du boléro (« Melancolia »), du punk (« Soulève-moi ») et un sublime duo franglais en compagnie d’Etienne Daho (« My Heart Belongs To Daddy », hymne popularisé par la blonde Marilyn). Vingt ans plus tôt, les ados rêvaient d’une fiancée comme Elli. Aujourd’hui, ces mêmes gars crèveraient de bonheur de défiler au bras de la belle. Ainsi va la vie...

mardi, 18 avril 2006 03:00

I Dreamed We Fell Apart

Sur la ligne d’arrivée 2006, le label Paper Bag Records est en passe de lever les mains vers le ciel. Et sur la course discographique menée tambour battant par toute une industrie, ce label, basé à Toronto, demeure une énorme surprise. Un peu comme si un Suisse déboulait en tête sur le vélodrome de Roubaix ! Après avoir sorti du bois les rebondissants Controller.Controller et les insaisissables Uncut, voilà que la structure canadienne dévoile l’ombre envoûtante de Memphis. Derrière ce patronyme métropolitain, deux hommes : Torquil Campbell (chant) et Chris Dumont (multi-instrumentiste). Pour enregistrer « I Dreamed We Feel Apart », le duo s’est entouré d’une cohorte de musiciens choyant saxophone, flûte, violon, guitare, basse et batterie. L’alchimie est foudroyante. Memphis incite à l’amour. A courir à travers champs pour cueillir la pâquerette de la fièvre éternelle. Onze titres pour goûter au bonheur, à cette voix plantée entre celle de John Bramwell (I Am Kloot) et de Stuart Murdoch (Belle and Sebastian). Ensuite, on s’incline devant ces mélodies à la mélancolie joyeuse, ces chansons désabusées à la Dean Wareham (Luna, Galaxie 500) et ces sifflements d’oiseau de bon augure. Depuis l’envol d’Andrew Bird, ces bruissements volatiles n’avaient trouvé si bel écho. Memphis signe le disque de nos longues soirées d’été, ces nuits orageuses où l’érotisme s’invite dans la moiteur des draps.

lundi, 12 juin 2006 03:00

The Trials of Van Occupanther

Deux années plus tôt, nous découvrions « Bamnan and Slivercork », premier album des Américains de Midlake. De leur petite bourgade texane de Denton, les cinq musiciens signaient un disque attachant, concentré de chansons bricolées la tête dans les étoiles. Là où « Bamman and Silvercock » appelait à rapprocher Midlake de Grandaddy ou des Flaming Lips, «The Trials Of Van Occupanther » façonne une identité unique. Par ce disque, Midlake passe de l’autre côté de la frontière. D’inspiré à inspirant, de référencé à référence. Les oreilles encore rougies par la claque ramassée à l’écoute de l’introductif « Roscoe », on poursuit notre odyssée musicale au son de « Bandits ». Le temps de cette chanson, les Texans se posent sur les rebords du littoral, les yeux perdus dans l’immensité de l’océan. « The Trials Of Van Occupanther » arbore une pochette ininterprétable. Que fait cet homme jaune dans les bois aux côtés de cette vieille tête de chat ? A l’image de sa pochette, la musique de Midlake se joue des définitions. Que fait ce disque dans la discographie de ce groupe insoupçonné ? L’éponyme « Van Occupanther » nous berce au gré d’harmonies délicates, promesses de lendemains sans chagrin. Le violon introduit ensuite « Young Bride », pur moment de génie. Brian Wilson est fou, vive Midlake ! Parfois, on note l’incursion scintillante de synthés désenchantés (« We Gathering in Spring », « It Covers The Hillsides »). On reconnaît alors un certain charme à cet instrument tant de fois critiqué. « The Trials Of Van Occupanther ». Même ce titre n’a pas de sens. Le temps s’est arrêté. On cherche à comprendre ce qui est arrivé. Mais il n’y a rien à comprendre. Tout à prendre.

lundi, 20 février 2006 02:00

Love Sweet Love

‘All you need is Love, Love is all you need’. Sans cesse rabâchée, la formule a fait des émules. Reste un sérieux problème d’interprétation, d’adaptation. Car si l’amour constitue un besoin vital, certains se sont mis en quête du coup de foudre. Et beaucoup s’y sont brûlés. Le Cœur carbonisé par l’illusion. Car, en général, les histoires d’amour finissent mal. En d’autre terme, la soif d’affection, éculée par les Fab Four sur toutes les ondes du monde, demeure une belle escroquerie pour une partie de l’humanité. A Ottawa, Lynn Miles a fait les frais de cette mésaventure. Comme pour s’en expliquer, la Canadienne livre un quatrième album : « Love Sweet Love ». Le disque aurait pu s’intituler ‘l’histoire vraie d’une jeune femme mal-aimée’. Le message serait resté inchangé. Les utopistes de la romance n’ont qu’à bien se tenir. Lynn Miles chante son désir : flanquer une flèche dans le cul de Cupidon. Ca lui fera des pieds ! Chaque titre évoque l’amertume de la passion. Même les notes d’espoir sont désespérantes. Ce qui, soit dit en passant, ne laisse à l’optimisme que très peu de place. « Love Sweet Love » se classe, sans hésitation, dans la catégorie tragico-pas-comique. Et le premier qui rigole se ramasse un coup de boule !

 

mardi, 18 avril 2006 03:00

Hi-Fi Stereo

L’album de Millenniums commence par une reprise carrousel de « Dominique », grand moment théologique de la regrettée Sœur Sourire. Cette instrumentation d’ouverture ne se réserve heureusement que 25 secondes. Les Belges tombent alors les masques évangéliques, révélant une personnalité entière, une musique pour faire le tour de la terre. En hélicoptère ou en montgolfière, la route sera aérienne. Et les perspectives musicales s’étendront toujours au-delà de la ligne d’horizon. Millenniums est d’ici et d’ailleurs, du jazz et du monde, du rock et du funk. Sous l’égide protectrice de Pieter Thys, l’orchestre brasse (band) les genres et délaisse l’académisme au conservatoire pour ne percevoir qu’un enchevêtrement de styles : une partie de genres en l’air. La fanfare croise les rythmes klezmer et le jazz s’acoquine de déhanchements latinos pour célébrer ce grand bal écervelé. « Hi-Fi Stereo », c’est un souterrain musical en ébullition : l’« Underground ». Comme si Emir Kusturica et son No Smoking Band se saoulaient à Rio de Janeiro en compagnie de Jaune Toujours. L’invitation au voyage est permanente. Aussi, « Isocube » se laisse-t-il introduire par l’annonce d’un départ imminent : ‘le transEurope express à destination de Dijon, Lyon, Valence, Avignon, Marseille, Toulon et Cannes va partir’ informe un timbre féminin robotisé avant de s’effacer derrière une voix chaude et hispanisante. Les sons convergent ensuite vers une salsa bossa nova jazzy. Plus loin sur le trajet, le sexe s’invite dans le train couchette. « Sexploitation Ska » se dénude, enlève ses dessous et en redemande : ‘encore, encore, encore’. Tout cela semble explicite : Millenniums tente de définir les normes érotiques d’un autre millénaire.

mardi, 23 mai 2006 03:00

No Rest For Ghosts

L’intitulé du nouvel album de Minus Story est intransigeant : « No Rest For Ghosts » ! Les fantômes se contenteront de hanter nos cauchemars, de se la couler douce dans les manoirs. Point barre. Tant pis pour eux. Tant mieux pour nous. Les dix chansons brodées sur ce disque sont d’une rare beauté. A chaque écoute, ces titres dévoilent leurs recoins harmoniques, petits détails oniriques, frais et mélancoliques. Assurément, la musique colportée par ce quintet du Missouri est rêveuse. S’abandonner dans ces cantiques, c’est se rapprocher des nuages. S’éloigner des fantômes. Nous sommes ici aux confins de deux mondes, entre lo-fi dépouillée et rock baroque. Sous la conduite de Jordan Geiger (chant, guitare, piano), ces univers s’entrechoquent dans une collision de sons. L’orchestration touche à la perfection, tant elle semble accordée aux proportions de ces compositions débridées. Mais où sommes-nous ? La question n’est pas simple... Vite, se repérer, regarder aux alentours, essayer d’apercevoir des bouilles familières. Malgré la brume qui voile l’horizon, on aperçoit Jonathan Donahue. Il est là, accompagné de ses compères de Mercury Rev. ‘Salut Jonathan !’. Mais il ne répond pas. Alors, on passe notre chemin. Tentant toujours de percer ce brouillard, on se réjouit des mélodies psychédéliques de « Waking Up », véritable Rev éveillé. Le moment de grâce surgit sous les accords fragiles de « Will I Be Fighting ? ». Là, tout s’illumine. Les ombres des Beach Boys, de Left Banke et autres Zombies s’éclairent. Et, finalement, on comprend pourquoi il ne restera rien aux fantômes...

mardi, 24 octobre 2006 03:00

L´étreinte

Ouille ! Il s’est passé quelque chose d’étrange : le nouvel album de Miossec n’est plus illustré d’une photo de son géniteur. A l’origine de ce bouleversement, une peinture, signée Paul Bloas, venant immortaliser le portrait de Christophe Miossec. Les couleurs, éclatantes, ornant la pochette semblent d’ailleurs augurer d’un contenu joyeux. Mais ce serait oublier que nous sommes chez Miossec, chantre d’un univers ouvertement mélancolique. Pourtant, d’entrée de jeu, la surprise est au rendez-vous : « Palapa, pa palapa… ». Une mélodie immédiate, un refrain à chanter en chœurs, « La facture d’électricité » réaffirme l’obsession maladive de Miossec pour ces impossibles relations amoureuses. Si le morceau donne l’impression d’avoir été gratouillé en cinq minutes, il confère une spontanéité d’ensemble à son sixième album. Miossec livre ici un hymne mélancolique joyeux, populaire. Les élitistes ingrats lui reprocheront sans doute de trop fricoter avec Cali. Mais tant pis pour eux. Ou plutôt tant mieux… Oui, nous, on s’amuse bien en compagnie de ce nouveau Miossec. Les blasés peuvent crier, aucune critique n’altérera la verve naturelle du Brestois.

Sentimental, Miossec dédie même une chanson à sa « Maman ». Tel un enfant perdu dans un corps d’adulte, il confesse ses grosses bêtises, espérant l’indulgence maternelle. Plus loin, il passe la trentaine au crible. Dans « 30 ans », il se montre critique à l’égard de cette période de sa vie, manifestement pénible. Tendance pop illuminée, toujours affligée, « Mes crimes : le châtiment » et « Quand je fais la chose » s’inscrivent dans la plus pure tradition de son répertoire. Entendez : pas un grand chanteur mais un excellent conteur. La belle « Etreinte » de Miossec se passe, comme toujours, entre un homme et une femme. Et nous, on éprouve énormément de plaisir à observer ce couple. Comme des voyeurs, on s’immisce au cœur de cette relation qui ne nous appartient pas. Vivre « L’étreinte » par procuration : la luxure du moment !

 

 

mardi, 25 juillet 2006 03:00

Catalogue

Danser, chanter, se déhancher. Les hymnes dance-pop du duo de Sheffield ont toujours rempli leur mission. En festival, en boîte de nuit ou sur un best of en forme de « Catalogue », les tubes de Mark Brydon et de l’élégante Roisin Murphy ne manquent jamais leur cible. Véritables archers du dance floor, ces deux là tricotent des hits depuis plus d’une décennie.

Hiver 1995. « Do You Like My Tight Sweater ? », premier album de la paire incandescente de Sheffield vient réchauffer les chaumières de cette Angleterre postindustrielle. Quelques mois plus tard, c’est sous un soleil estival que l’Europe se trémousse aux rythmes des « Fun For Me » et autres « Day For Night ». Tous les regards se tournent alors vers les voluptueux dandinements de Roisin Murphy. Lorsqu’en 1998 sort l’album « I Am Not A Doctor », la presse s’enflamme. Le single « Sing It Back » en appelle au sex-appeal d’une génération dévouée aux battements mécaniques de la musique électronique. Deux ans plus tard, Moloko dépasse toutes les attentes. Rockers, go go dancers, surfeurs, clubbers : tous succombent à l’imparable ligne de basse de cet hymne à la joie. Peu avant de pénétrer dans l’antre d’un nouveau millénaire, Moloko signe encore « Indigo » et « Pure Pleasure Seeker », acid-jazz robotiques pour cabarets érotiques. Dernière livraison du duo, « Statues » (2002) s’inscrit dans la lignée discographique de Moloko. On chantonne sur « Familiar Feeling », on se balance sur « Cannot Contain This », on sautille le point levé sur « Forever More ».

En définitive, ce ‘best of’ vient consacrer les mérites d’une machine à danser atypique. Ce « Catalogue » s’apparente à un pas sur la piste de danse, à une scintillante porte d’entrée dans l’univers du duo. D’ailleurs, les autorités de Sheffield ne devraient plus hésiter : il est grand temps de leur ériger des « Statues » !

 

 

lundi, 27 mars 2006 03:00

Live in a Dive

Sorti aux Etats-Unis l’année dernière, ce live de Lagwagon résume l’esprit qui anime ces éternels adolescents depuis plus de quinze ans. En gros : une rythmique sonique à la vas y que je te pousse, un humour hésitant entre doigt dans le nez et main dans le cul. Enregistré en direct du « House of Blues » d’Hollywood en 2003, « Live in a Dive » propose un tour d’horizon des tubes incisifs des trublions de Santa Barbara. « Tu me diras pourquoi… ? » Oui, pourquoi écouter ces brûlots à haute teneur pipi caca ? Pour se détendre. Pour faire son Américain devant le miroir de la salle de bain. Pour bouffer du pop-corn en sautant la sœur du voisin. Pour se peroxyder le cuir chevelu. Pour toutes ces raisons (et bien d’autres encore), ce concert de Lagwagon vaut la peine d’être vécu. En short, en Vans et socquettes blanches. Et de reconnaître à ces gaillards un don inouï pour la scène. L’écoute de « Sick », « Give It Back » ou « Razor Burn » suffit à persuader les réticents au pogo. Plus d’une heure de turbulences adolescentes, 22 chansons gentiment triturées à la Gibson. Un moment agréable pour picoler son milk-shake. Dans la bouche, un goût d’Amérique, courant de NOFX à The Bronx, de Pennywise aux Descendents.

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