L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

giaa_kavka_zappa_09
Stereolab
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Premières Prises Vol. 9

Le S.A.M. est une asbl liégeoise dont l'objectif est de permettre aux jeunes groupes d'enregistrer une démo, encore la meilleure carte de visite pour démarcher auprès des labels et des professionnels. " Premières Prises " compile toutes ces démos - deux titres par groupe. " Aucun critère de genre n'est pris en compte ", insiste Etienne Droussin, responsable du S.A.M. Ce neuvième volume en témoigne : du rock (Vitaphase), du folk (Pauyel), du hip hop (Dope Skwad), du trashcore (Folcore) et du métal (Gaz Devil). Dommage que ce cd ne soit pas disponible à la vente : il s'agit seulement d'une compile promotionnelle, à usage des musiciens (mais " pas des amateurs ") qui veulent faire carrière. Starflam, Grasscutters et Zythum (l'un des side-project de Redboy) sont passés par le S.A.M. Vous faites partie d'un groupe et vous voulez devenir aussi célèbres que Placebo et Kyo, mais pas de bol, votre tirelire est vide et deux heures de studio, ça coûte un pont ? Envoyez donc votre démo, avant la fin août, à l'adresse suivante : S.A.M., Bld Ernest Solvay, 4000 Liège, tél. : 04/227.56.40, e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Et qui sait ! ?

Depuis le revival punk funk (Radio 4, Liars, The Rapture, LCD Soundsystem, Ima Robot, ! ! !,…), le marché est inondé de compiles rétrospectives célébrant avec plus ou moins de rigueur cette période faste (fin des 70's, début des 80's) durant laquelle le rock se surprenait à squatter le dance floor. En osant mélanger l'électricité des guitares au beat répétitif du disco, le punk funk (ou post punk) réconciliait enfin ces deux genres apparemment ennemis, jusqu'à cette symbiose jubilatoire qui, aujourd'hui, fait les choux gras de la presse anglo-saxonne. Après Rough Trade (la double compile " Post Punk 01 ") et Ze Records (le fameux " New York No Wave " réédité il y a peu), c'est au tour de l'excellent label Soul Jazz de surfer sur la vague et de donner sa propre version du phénomène. Au menu, que du bon : Liquid Liquid, Material, DNA, The Contortions, Glenn Branca, Theoretical Girls, Bush Tetras, Mars, ESG et bien d'autres. Enrichi d’un impeccable livret de 30 pages reprenant un à un l'historique de chaque groupe présent à son générique, " New York Noise " se présente non seulement comme un condensé indispensable de cette époque bénie où on dansait en écoutant du rock (ou ‘rockait’ en dansant sur du disco), mais aussi comme un passage obligé pour comprendre ce qui se trame aujourd'hui du côté de la Grosse Pomme. Dance to this underground !

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Mosquitobar 3

Les compilations ‘chill out’ de l'hebdo-TV Télé Moustique ont le mérite de proposer autre chose que l'habituelle soupe lounge marquetée à la chaîne, type Buddha Bar et consorts. Ici, point de " techno-mix shakra ", de DJ Zen ou d'ambient aux nappes et beats aussi fins qu'une boîte de lukums : l'hebdo " qui pique " évite de tomber dans l'ignoble et le remâché, même si peu de risques sont pris pour séduire le consommateur. C'est que ce " Mosquitobar " n'évite pas certains écueils qui collent aux compiles lounge (Moby, Craig Armstrong, Beloved) ; et sa volonté de plaire au plus grand dénominateur commun l'emporte sur le reste. Cependant, il essaie quand même d'ouvrir l'horizon du marché lounge à des artistes pas vraiment estampillés de la sorte : Talk Talk, Stereo MC's, Underworld, K's Choice, Fun Lovin' Criminals, pour ne citer que les plus connus. La marque de fabrique de ces compiles bien foutues, ce serait donc de réunir, sous la bannière " musique pour fin de soirée ", tout ce qui peut s'écouter sans souci, en sourdine ou pour se détendre. Mais pas seulement de l'électro, et c'est là l'intérêt de l'entreprise. Il en y a pour tous les râteliers : de la french touch (Bob Sinclar, Daft Punk, Télépopmusik, Alexkid,…) au trip hop (Airlock et Lunascape, groupes made in Belgium), en passant par la pop câline (Imbruglia, voire Beth Orton) et le rock. " Mosquitobar " prouve qu'avec un peu de classe et de goût, il est tout à fait possible de faire une compile " lounge " respectable, qui s'écoute avec plaisir et qui ne donne pas l'impression d'avoir été roulé dans la farine du music business.

Pour sa première BO, Warp ne pouvait choisir d'illustrer qu'un film hors du commun, reflétant au plus près ses exigences de label électro avant-gardiste mais tout de même populaire, sans compromis mais l'esprit ouvert à tous les genres. Comme le film du vidéaste Chris Cunningham (les clips d'Aphex Twin, Leftfield, Björk, Autechre) n'est pas encore prévu, le label anglais a donc jeté son dévolu sur " Morvern Callar " de Lynne Ramsay, une adaptation du roman éponyme d'Alan Warner. Portrait d'une jeune femme délurée décidant de tuer son mari écrivain et de partir en vadrouille dans toute l'Angleterre, le bouquin à peine achevé de son ex sous le bras, " Morvern Callar " est un livre déjà culte, d'un humour et d'une gravité sans failles, qui dépeint également, avec justesse, le milieu des raves et des fêtes techno. Warp a donc visé juste (une habitude) en proposant ses services à Ramsay : l'héroïne, dans le livre, écoute beaucoup de cassettes concoctées par son mari avant sa mort, de Lee Perry à This Mortal Coil, avant de se plonger, à corps perdu, dans l'ambiance extatique des free parties. La musique se révèle donc centrale au livre, comme une bande-son ininterrompue rythmant les faits et gestes de Morvern, Il fallait donc, pour le film, une BO digne de ce nom, qui colle parfaitement à l'héroïne. Warp l'a fait : Aphex Twin et Boards of Canada (les teufs techno), Can, Holger Czulkay (ex-Can) et Lee " Scratch " Perry (les cassettes du mari), plus The Velvet Underground (le rare " I'm sticking with you "), Broadcast, Stereolab, Ween et Lee Hazlewood (la folie douce de Morvern, la mélancolie)… Un sans fautes. Puisse Warp renouveler cette expérience avec d'autres films atypiques : grâce à son excellent back-catalogue, il pourrait encore accoucher de bien des merveilles. Mieux que John Williams et Howard Shore réunis : le label Warp, pour tous vos films, imaginaires ou bien réels.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Moonlight Corporation V1.0

Pour sa première sortie, le label bostonien Sector 19 propose un aperçu non exhaustif de la scène gothique, indus, EBM et coldwave d'Amérique et d'ailleurs. Ces genres musicaux sont tombés en désuétude depuis belle lurette, et ne passionnent plus que les fans de Nitzer Ebb et de Wumpscut. Bref une espèce de corbeaux dépenaillés en voie de disparition depuis le réchauffement de la planète. Leur teint livide, leurs guenilles SM achetées dans les foires metal de Waregem et leur purisme à gerber nous font pourtant toujours bien rire… Et merde, franchement : qui ne s'ennuie pas en écoutant Mortiis ? C'est pareil en ce qui concerne cette compile : à part le décorum qu'on imagine à se tordre la panse (dommage qu'aucune plage vidéo ne soit fournie en bonus), cette musique de blaireaux à jabot XIXe sent autant le souffre qu'une boîte d'allumettes achetée chez Aldi. Pour les inconditionnels du genre, à qui on prodiguera un conseil d'ami : changer de disque (et de garde-robe).

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Lost In Translation OST

Pour son deuxième film, après l'élégant " Virgin Suicides ", Sofia Coppola a rappelé à l'ordre un vétéran de la cause noisy-pop, presque un fantôme tant on cite son nom partout sans jamais savoir ce qu'il est devenu. Kevin Shields ? A part Primal Scream, chez qui on a récemment entendu ces riffs en apesanteur, personne ne croyait vraiment en sa résurrection… Et le voilà qu'il refait surface, à la demande expresse d'une jeune cinéaste à la mode : cette femme, en plus d'avoir du bol (et du talent), a du goût. Après avoir débauché Air, voilà qu'elle nous sert, sur un plateau d'argent, monsieur My Bloody Valentine en personne. Sans être dupe (à peine quatre inédits, dont un seul chanté), il faut bien admettre qu'une fois le cd inséré dans le lecteur, c'est avec les mains moites qu'on attend le verdict… Et, malheur, il est mitigé : " City Girl ", le premier titre signé Shields, sonne comme du My Bloody Valentine période " Loveless ", sans pour autant prétendre à cette fulgurance vaporeuse qui fît jadis école, et sensation. Quant aux trois (courts) instrumentaux qui complètent ce décevant tableau, ils indiquent que Kevin Shields a écouté beaucoup d'électronique ces dix dernières années, de Boards of Canada à Labradford. En somme, pas de quoi dérouler le tapis rouge. Pour le reste, la sélection est parfaite : Sébastien Tellier, Phoenix, Squarepusher, Death In Vegas, The Jesus And Mary Chain, et un inédit des amis de Air, minimaliste et serein, présageant - lui - d'une refonte significative de leur univers, toujours aussi captivant. C'est déjà ça de pris.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Loose Selections

Des folkeux de tous bords, parfois un peu rednecks, voire profondément casse-burnes : tel est le programme de cette compile du label Loose Music, qui fête ses cinq ans. Le " country and western ", revu à toutes les sauces (américaine, tex mex, ketchup,…), a de nouveau la cote, on commence à le savoir. On ne vous parlera pas de tous les groupes présents sur ce disque-anniversaire, puisqu’une bonne moitié y ressasse avec indigence ce qui a déjà été fait dans le style : The Handsome Family, Vera Cruise, Steve Turner de Mudhoney (eh oui…), etc. A ceux-là, on conseillera donc de revoir leur bréviaire de la country, et de se recycler à la télé, dans un boulot d’évangéliste par exemple. Les imitateurs de Bryan Adams (Peter Bruntnell), des Goo Goo Dolls (Horse Stories) et de Tammy Wynette (The Arlenes) n’ont quant à eux pas trop de souci à se faire : il y a toujours, dans le music business, de la place pour les imposteurs (mais qui voudrait d’un ersatz de Bryan Adams, quand l’original donne déjà la nausée ?). Restent donc une poignée d’artistes qui valent vraiment la peine, souvent dans un registre plus alternatif : Wiskey Biscuit, Hayden, Hawksley Workman et Willard Grant Conspiracy. A noter également deux beaux solitaires en pleine dépression alcoolique (Chris Mills, Paul O’Reilly) et du hillbilly comique façon " O’Brother, Where Are Thou ? ", interprété par les ineffables Jim & Jennie and the Pinetops et The Corb Lund Band. Hi haaa ! ! !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Lexoleum

Lex incarne un peu la branche hip hop de Warp : comme la maison-mère, son leitmotiv serait donc de conjuguer expérimentation et goût des mélodies, à la sauce black, rap, trip hop. Cette compilation de compilations (les trois premières du label, sorties en catimini) s'avère une excellente introduction à l'univers décalé du label, situé à la croisée des chemins des délires d'Anticon, de l'abstract hip hop de DJ Krush et des vannes old school de Quannum. En ouverture, Lex sort direct le grand jeu, avec le trip-hop malade de Boom Bip, cousin fantôme de DJ Shadow… Le rappeur Tes (son dernier album, " X2 ", vient de sortir) accélère la cadence par un rap ravageur et futuriste, mais jamais élitiste. A peine a-t-il fini de débiter ses invectives qu'une troupe de joyeux drilles (les Mummy Fortuna's Theatre Company) déboule sans crier gare, avec leur flow mitraillette sur fond d'ambient à la cLOUDDEAD. Puis c'est Sage Francis (ici avec Joey Beats), pensionnaire d'Anticon, qui reprend la barre : couché sur un piano branque qui lui donne le mal de mer, il conduit le navire sans éviter les vagues. Plus loin, Edan nous gratifie d'une instru chaleureuse à la RJD2, tandis que Kid Acne joue à Dracula, jonglant avec les samples et les scratches. Peaches et Mignon, perdues dans cet univers de mâles, tentent d'attirer l'attention en singeant Afrika Bambataa. Mais les hommes (Jamie Lidell sans Super_Collider, Dose One avec Subtle) sont encore là avec leur rap mutant : " On n'est pas chez Colette ! ", crient-ils à ces deux ingénues… A la fin ça se calme ; place alors aux ritournelles atmosphériques de Tacteel (de TTC !) et de Supersoul, et toujours le gros barbu Sage Francis (avec Dangermouse), qui décidément n'en rate pas une. Lex, c'est un label un peu surréaliste. Une auberge espagnole de rappeurs en marge, un centre (mal) fermé de malades du beat épileptique. Pour eux la camisole de force, pour nous le bonheur. Car en écoutant tous ces beaux diables, on se dit quand même que le hip hop n'est pas encore prêt de se mordre la queue. Qu'on les garde donc encore un peu sous traitement (un Lexoleum/jour), le temps d'une autre compile. Après, faudra les relâcher… Puff Daddy n'a qu'à bien se tenir. Et engager plus de gorilles.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Kinky Star Hot Collection 2003

Kinky Star est un label gantois défricheur de talents : 't Hof Van Commerce, Vive La Fête et Starfighter ont tous commencé chez cette petite maison de disques à l'énergie débordante et à l'éclectisme modèle. Kinky Star n'aime pas les chapelles, la preuve par cette compile estivale : le hip hop à la flamande de 't Hof et Freestyle Fabrik côtoie ainsi la surf music des Revelaires et l'indie rock d'Orange Pecco et de la Dr. Pepper Family. Pour la plupart originaires de la région de Gand, les 12 groupes ici réunis possèdent tous un talent certain, à défaut d'une singularité vraiment détonante : les Dr. Pepper sonnent fort comme Evil Superstars et Lill' Mill comme les Smashing Pumpkins… Quant au ska des Whodads, il semble tout droit sorti du générique de Benny Hill ! Ceux qui sortent du lot ? De Bossen et leur pop acidulée à mi-chemin entre Eden et les Pixies, Sexmachines et son disco-rock entêtant (Danny Mommens au chant), et bien sûr les trois fers de lance du label cités plus haut, aujourd'hui de véritables stars (ou presque) à l'échelle… flamande. Parce que comme d'habitude, c'est là que le bât blesse : à force de signer seulement des groupes du Nord de la frontière linguistique, Kinky Star semble croire que la culture en général, et le rock en particulier, est une affaire communautaire. C'est nul (lul ?) et ridicule. A quand un match de catch entre leurs petits protégés et ceux de 62TV ou de Distrisound, qu'on rigole ? Le tout est de choisir le bon arbitre. Un bilingue, cela va sans dire.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Kanzleramt 4

Pour le quatrième chapitre de ses aventures au pays de la tech-house la moins écolière, le label Kanzleramt a mis les petits plats dans les grands : 11 bombes dancefloor de ses plus prestigieux pensionnaires, du gentleman Alexander Kowalski au forcené Johannes Heil (l'excellent " 20.000 Leagues Under The Skin " et ses beats à la Richie Hawtin), en plus de deux invités triés sur le volet, Damon Wild et notre compatriote Fabrice Lig. Tantôt carrément soufflant (les deux morceaux de Diego), tantôt plus " deep " dans la forme (Double X, Wild, Kowalski), cette compile de qualité se dégustera d'abord en soirée, les pieds bien au plancher. Boum boum poumtchak, d'accord, mais avec du savoir-faire.

Page 24 sur 115