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La Divine Comédie de Lora Gabriel

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mercredi, 17 août 2011 02:00

I Done a Album

BeardyMan nous à pondu un album ! Et quel putain d’album ! Le Londonien âgé de 29 balais s’est distingué en 2006 et 2007, années durant lesquelles il a remporté le tournoi british de Beatboxing. Depuis, il est devenu l’une des incontournables figures de proue de la discipline. « I Done a Album », son premier LP, affiche évidemment toutes les palettes de sa ‘boîte à rythmes’ mais révèle également un sacré talent de producteur. Darren Foreman, alias BeardyMan, peut faire avaler des couleuvres grosses comme des maisons (« Twist Your Ankal » caractérisé par ses chaleureux rythmes africains, suivi de près par « Vampire Skank », coupable d’un savant mariage entre Dubstep et rythmes balkaniques !), en demeurant incroyablement crédible.

Malgré sa tendance à vouloir déballer tout son savoir-faire en l’espace de vingt morceaux, BeardyMan propose une première œuvre terriblement efficace. Même le feu King Of Pop aurait pleuré de jalousie –ou de fierté, étant donné la source d’influence– en jetant une oreille à la mélodie de « When You See The Light ». Beatboxing, Hip Hop, Electro, Dubstep, Dub tout court, Acid Jazz, Drum’n’Bass… le Briton touche à tout et n’oublie rien. Les tubes se suivent sans se ressembler pour le moins du monde. « I Done a Album » s’écoute du réveil à l’after. ‘On repeat’ comme dirait le grand Murphy. 20 morceaux et (quasi) rien à jeter. « If Only » nous offre même un succulent intermède fantasmagorique, au cours duquel d’hypothétiques loups affamés mettent un terme aux élucubrations d’un certain Bieber.

« Oh ! », interprété en compagnie de Foreign Beggars, les trippants « Brighton Beach 04:20 » et « Sativa Steps », les sautillants « Where Does Your Mind Go? » et « U R Mine » ou encore « Vampire Skank » ainsi que « Twist Your Ankal » sont autant de petites pépites à introduire sans plus attendre dans le lecteur mp3. Si la musique adoucit bien les mœurs, que les politicards britons offrent immédiatement un exemplaire de « I Done A Album » à tous les gamins du pays. Ce qui devrait les occuper intelligemment…

A voir, sans excuses, le vendredi 19 août au Pukkelpop.

 

mercredi, 03 août 2011 19:44

Balance

C’est qu’elle est vénéneuse la petite Kate Tempest. A l’aide de son flow qui rendrait jaloux plus d’un rappeur briton, la blondinette de 20 balais vient de graver, en compagnie de ses potes Archie Marsh et Ferry Lawrenson, le premier LP de Sound of Rum. L’addition des versets livrés à toute vitesse par Tempest, aux accents beaucoup plus jazzy et funky –parfois même rock– que Hip Hop des deux musicos confère à « Balance » un statut de véritable surprise. Les nouveaux protégés du label Sunday Best (Dan Le Sac Vs SCroobius Pip, Beardyman, Kitty, Daisy & Lewis,…) se livrent corps et âme tout au long des douze morceaux bruts et sans faux-semblants. Kate Tempest lâche tout se qu’elle a dans le ventre en mélangeant rap et spoken word, exercice de style qui laisserait le commun des mortels sans souffle.

« Balance » n’est pas un disque parfait. Les membres de Sound Of Rum le savent et ils en jouent, déversant des notes qui ne collent pas forcément aux rimes de la slammeuse mais pour former toujours un ensemble indissociable. Ce premier LP ne fera probablement pas de vague, mais il a le mérite de mettre en lumière la talentueuse Tempest qui pourrait bien prendre d’assaut le monde si son carnet d’adresse gonfle aussi rapidement qu’elle déverse son flow…

 

mercredi, 03 août 2011 19:43

Goblin

Ils sont lâchés dans la nature. Les enfants terribles du collectif OFWGKTA (Odd Future Wolf Gang Kill Them All) ou Odd Future pour faire court, sont partout. A commencer par sa figure de proue, Tyler, The Creator. Après avoir concocté deux œuvres collectives (« The Odd Future Tape, Vol. 1 » en 2008, « Radical » en 2010) et une solo (« Bastard », 2010), publiées en ligne, Tyler Okonma profite du buzz pour prendre ses affaires en main et s’offrir un ‘one-shot deal’ en compagnie de XL Recordings. De quoi assurer son indépendance créative. Pas folle la guêpe.

Le petit génie âgé de 20 balais à peine délivre un LP puissant, déjanté, produit à la perfection. Certes les textes du gaillard sont sujets à controverse (misogynie, homophobie, viol, suicide, etc.) mais le savoir-faire (et le je-m’en-foutisme) du gamin lui permet manifestement de passer à travers les balles des critiques les plus acerbes. « Goblin » recèle quelques jolies perles, à commencer par les singles « She », « Sandwitches » et « Yonkers ». Qu’il touche au Hip Hop Old School (« Nightmare », « Her », « Window »), au Rap pur et dur (« Radicals », « Sandwitches ») ou au R’n’B non altéré (« She », « Analog »), Tyler, The Creator transforme chacune de ses notes en billets verts. Et ce premier disque destiné au commerce ‘standard’ ne marque que le début d’une carrière qui fait déjà du bruit et ne risque certainement pas de mettre une sourdine de sitôt.

Live : Les trublions d’OFWGKTA seront au Pukkelpop le samedi 20 août. Bordel géant assuré.

 

mercredi, 03 août 2011 19:38

4

2011 est une année chargée pour la femme de Jay-Z. Après avoir viré son manager de papa qui lui piquait des sous dans la caisse, Beyoncé lance son quatrième ouvrage, prépare une tournée avec ses ex-camarades de charts et lance sa fragrance de parfum (trop chouette, y’a même un sampler glissé dans le livret du Cd !) Survolant le petit dernier de la jeune femme en compagnie d’un pote, celui-ci se retourne vers moi au bout de la 5e ou 6e piste pour me demander ‘Pourquoi elle a fait cet album ?’ Ca, c’est une putain de bonne question. Le quota de ballades de Queen B n’avait-il pas déjà été atteint par « Sacha Fierce » ? Manifestement pas.

L’ex Destiny’s Child s’offre donc un quatrième recueil moite, dégoulinant d’une couche presque écœurante de guimauve. « 4 », ce n’est pas seulement le titre de l’album mais également le nombre de morceaux qui se laissent relativement écouter sans broncher. Seul titre upbeat du disque, « Run The World (Girls) », qui table entièrement sur le sample du « Pon De Floor » de Major Lazer et boucle le disque aussi efficacement qu’un radioréveil en panne. Si ses précédents disques recélaient tous quelques bonnes surprises, c’est loin d’être le cas pour « 4 », destiné aux oubliettes. Vu l’énergie déployée sur ce disque, la promo de ce dernier ne devrait pas trop la fatiguer.

 

lundi, 01 août 2011 14:56

Le paradis de Twin Sister

Petite sœur jumelle deviendra grande. Twin Sister se décide enfin à lâcher leur premier album. Intitulé « Heaven », il sera disposé dans les bacs le 23 septembre. Après avoir écumé les planches américaines en compagnie de Beirut à la fin de l’été, le quintet fera un tour des petites salles européennes. En Belgique, ce sera le 15 novembre au Witloof Bar du Botanique. Capacité ultra-limitée. On vous aura prévenus.

Heaven :

Daniel
Stop
Bad Street
Space Babe
Kimmi in a Rice Field
Luna's Theme
Spain
Gene Ciampi
Saturday Sunday
Eastern Green

mardi, 02 août 2011 16:10

Feist goûte au Metals

« Metals » sera le titre du 4e LP de Feist. Il ne verra le jour que le 4 octobre mais la chanteuse propose en attendant un petit concours… de coloriage sur sa page facebook ! Ce concours consiste tout simplement à mettre de la couleur sur ce qui sera la pochette du disque. Les meilleurs coloriages se verront attribuer un petit quelque chose en contrepartie.

http://www.facebook.com/feist?sk=app_178091127385

 Update: La Canadienne sera de passage au Cirque oyal le mercredi 19 octobre pour défendre sa nouvelle oeuvre. Ouverture des préventes le 5 août.

Le grand Scroobius Pip prend congé de son pote Dan Le Sac le temps d’un album solo. « Distraction Pieces » verra le jour le 19 septembre. Sage Francis et B Dolan viendront placer leurs textes sur un morceau chacun. On retrouve également le regretté Gil Scott-Heron à la production du titre « Try Dying ».

Tracklist :

Introdiction
Let 'Em Come (Feat. Sage Francis)
Domestic Silence
Try Dying
Death of The Journalist
Soldier Boy (Kill Them) (Feat. B. Dolan)
The Struggle
Broken Promise
Feel it (Feat. Natasha Fox)

mercredi, 06 juillet 2011 20:16

Native Speaker

Les Canadiens de Braids ont la tête clairement tournée vers le soleil. Récupérant les mêmes sonorités tropicales que Vampire Weekend, la même orientation psyché qu’Animal Collective et un peu de Régine (Arcade Fire) dans la voix, tous les éléments sont réunis pour créer le buzz en deux temps trois mouvements. D’autant plus que, plus tôt cette année, le quatuor s’est retrouvé embarqué par Friendly Fires pour une inspection des scènes européennes. Bien que « Native Speaker », leur premier LP, soit propice à quelques joyeux bondissements, il trouve plus particulièrement sa force au sein des morceaux les plus lents. A l’instar de « Glass Deers », « Native Speakers » et « Little Hand », carrément envoûtant.

Les quatre musiciens de Calgary s’inscrivent dans la vague de ces artistes art-pop qui vont marquer l’année 2011. De cette famille, on citera principalement EMA, Austra, Chad Valley et Keep Shelly In Athens. Dieu sait que la liste est longue et ne cesse de s’élargir. Mais si certains d'entre-eux risquent d’être oublié dès le prochain réveillon, Braids a le potentiel pour subsister plus que le temps d’un buzz. A écouter au plus vite.

Live : 07/07 aux Ardentes (Liège)

dimanche, 26 juin 2011 02:00

Couleur Café 2011 : dimanche 26 juin

Pour le dernier jour, le soleil a décidé d’être de la partie. D’autant plus de raisons pour faire la fête. Le dimanche est immanquablement le jour ‘familial’ à Couleur Café ; et l’affiche s’y colle parfaitement. Au programme : Seal, Band Of Gypsies 2, Irma, Dub Inc., Alborosie, etc. Sur papier, on ne se laisserait pas facilement convaincre mais, sur scène, l’ultime journée du festival réservait bien quelques bonnes surprises.

On démarre le dimanche mollo devant la grande scène Titan, surplombée par un soleil radieux. Le coup de départ est donné à 18h par le projet Band Of Gypsies 2, qui rassemble deux grands noms de la scène balkanique, à savoir Taraf de Haïdouks et Koçani Orkestar. Au total, 26 musiciens se retrouvent sur la Main Stage du « Coul’Caf’ ». Tout ça pour un résultat tout mou, qui ne donne pas spécialement envie de se dégourdir les jambes sous le soleil de plombs. Et pourtant, c’est ce que l’on attendait de ce type de formations. Il faut dire que le son n’était génial et n’a pas vraiment aidé le public (hormis les irréductibles enthousiastes) à s’imprégner de la musique de la grande troupe.

Une grosse demi-heure plus tard, je découvre que le public, peu nombreux du côté de la grande scène, s’est en fait terré sous l’ombre et dans l’ambiance moite du chapiteau Univers. Impressionnant : Keny Arkana, la petite rappeuse au tempérament de feu, se produit devant un parterre surchauffé et ultra enthousiaste. Des premiers aux derniers rangs, les fans scandent ses textes comme un seul homme. La Franco-Argentine se donne à 100%, avec une hargne assumée et des textes acérés et, surtout, qui ont un sens. On est bien loin du monde édulcoré à la Diam’s. Et pourtant, la jeune femme fédère aussi facilement que sa compatriote. Elle, c’est sûr, on ne manquera pas son retour sur les planches belges.

Pas si attendu que ça, le projet Congotronics VS Rockers. Du moins, pas par l’ensemble du public de Couleur Café. Et c’est bien dommage! Les visiteurs du festival auront préféré se promener autopur du site ou aller jeter un œil aux prestations d’Alborosie et Irma. Pourtant, le spectacle de Juana Molina, Deerhof, Wilbirds & Peacedrums, Kasai AllStars, Konono n°1 et compagnie fait vibrer le chapiteau Univers. Mais c’est devant un chapiteau aux deux tiers vide que la troupe présente son excellent projet. Chapeau bas à Hoquets qui, le temps d’un morceau, ont mis le feu aux planches.

Un peu plus loin, sous la Fiesta, c’est la force tranquille d’Irma qui séduit les festivaliers. Le charme de la Française originaire du Cameroun opère sans effort avec des morceaux ultra-radiophoniques. Son set se clôture sur le méga tube « I Know », repris en chœur par les fans. C’est gentil et mignon comme tout. Un peu trop à mon goût mais la jolie jeune femme à un potentiel de sympathie tel qu’on tombe dans le panneau. Et c’est là que je me rends compte que les cinq minutes que j’avais prévu de consacrer à la chanteuse se sont inconsciemment prolongées d’une vingtaine supplémentaire. On est fleur bleue ou on ne l’est pas…

21h45. Sur la scène Titan, l’heure est venue pour la tête d’affiche de cette édition de faire son apparition. Partout, on ne voit que des sourires et des jeunes femmes hurlant à plein poumons. Seal, chemise noire, lunettes de soleil et magnifiques chaussures jaunes, débarque sur l’estrade et balance quelques uns de ses derniers morceaux bien pourris avant de passer aux choses sérieuses. « Killer » entame le cycle des hits avant la respectueuse reprise du « It’s A Man’s Man’s World » de James Brown. On a droit également au sympathique « I Can’t Stand The Rain » de Ann Peebles avant que le bonhomme ne décide de nous balancer encore trois ou quatre daubes. « Kiss From A Rose », morceau très attendu par les demoiselles de l’assistance, se place en fin de parcours avec l »inévitable hit « Crazy ». Le mari de la Klum aurait pu s’arrêter là, mais non. C’est qu’il tenait encore à partager l’un ou l’autre titre anecdotique de sa discographie. Pas grave, y’a mieux à voir ailleurs.

Mieux à voir mais pas forcément à entendre. Massacre intégral pour le début de set du talentueux Kid Koala. Le DJ estampillé Ninja Tunes aura du souffrir d’un problème technique massacrant ses beats à la tronçonneuse. Limite inaudible. Sous son costume de Koala, le Canadien s’efforce de continuer ses enchaînements sans se laisser démonter par la catastrophe sonore. Ce n’est qu’un bon quart d’heure plus tard que l’un des techniciens se décide enfin à venir vérifier l’équipement du bonhomme. Un petite et simple manip’ plus tard, les oreilles des fans peuvent enfin distinguer autre chose que la soupe qui émanait des baffles quelques instants auparavant. Une petite heure durant, le Kid aux mains d’or aura fait danser les derniers motivés au son d’un DJ set aussi impressionnant que d’habitude. Une bien belle manière de clôturer un festival que l’on espère retrouver l’an prochain au même endroit (rien n’est moins sûr) et, surtout, étayée d’une affiche un chouia plus alléchante.
samedi, 25 juin 2011 02:00

Couleur Café 2011 : samedi 25 Juin

Deuxième jour. On est loin du carton plein, côté public. Ce samedi 25 juin, le site de Tour & Taxis accueille, en effet, beaucoup moins de monde que la veille. Ce qui ne va, en rien, affecter l’ambiance du festival bruxellois. Au programme : Yael Naïm, Raggasonic, Puggy et, surtout DJ Shadow, qui en va en mettre plein la vue à l’assistance.

Arrivé assez tardive sur le site mais juste à temps pour applaudir un pti’ gars qui risque bien de faire parler de lui dans les semaines ou mois à venir. Ghostpoet, qui a la malchance de jouer en même temps que les inévitables Puggy, s’affaire sur les planches de la scène Fiesta à 19h45. Du coup, ses beats sont de temps en temps noyés par les riffs de la formation belge. Mais le britton ne se laisser pas déconcentrer et enchaîne les sons de « Peanut Butter Blues & Melancholy Jam », son premier LP publié en février dernier. Obar Ejimiwe, alias Ghostpoet, mélange subtilement rap, soul et electronica. Il n’y a pas énormément de monde sous la petite tente mais ceux qui y sont n’ont pas l’air de s’y emmerder. Le bonhomme à lunettes et ses très bons « Run Run Run », « Liines », « I Just Don’t Know » et « Cash & Carry Me Home » font taper du pied l’assistance. Un peu timide au départ, le gars, au capital de sympathie plutôt élevé, se lâche au fur et à mesure du set pour finalement délivrer un des concerts les plus agréables auquel j’aurais eu la chance d'assister. Le poète fantôme reviendra faire un tour en Belgique à l’occasion du festival de Dour. Les amateurs du genre feraient bien d’aller jeter un œil et une oreille à son set !

Pas spécialement intéressé par les artistes suivants (Soja, Smod, Sergent Garcia), l’occasion est venue de faire un tour rapide du site et de constater qu’il y’a manifestement un problème d’agencement de l’espace. Les coupables : la tente Dance Club et la petite scène sponsorisée ‘Move Stage’. Placées respectivement à droite en face de l’Univers et à gauche en face de la Fiesta, elles possèdent toutes deux des baffles assez puissants pour rendre fou les festivaliers coincés sur le chemin qui mène d’une scène à l’autre. En effet, dès qu’il s’éloigne des estrades principales, le festivalier se retrouve pris dans l’étau du son émanant de quatre scènes. Cacophonie intégrale et pas spécialement agréable. De quoi écourter rapidement les ballades sur le site…

Un peu plus tard, vers 22h, je prends mes quartiers sous la tente Univers. Ce soir, DJ Shadow va faire tourner la tête des festivaliers. Son projet ‘Live From the Shadowsphere’, présenté quelques jours plus tôt sur les planches du Vooruit de Grand, atterrit pour une petite heure à Couleur Café. La fameuse sphère de Josh Davis est plantée au milieu de la scène devant un écran géant. Au moindre clignotement des spots de lumières, le public se déchaîne. Ca promet ! 22h15, DJ Shadow embarque dans sa bulle et entraîne avec lui une foule hurlant à plein poumons. L’effet des projections sur la sphère est presque aussi spectaculaire que celui de l’installation d’Amon Tobin pour sa tournée « Isam ». Plein les yeux, plein les oreilles. A l’intérieur de sa boule multimedia, Davis enchaîne quelques uns de ses meilleurs morceaux, retravaillés pour l’occasion. Exit l’affreux « The Outsider », le DJ se concentre principalement sur ses énormes « Endtroducing… » et « The Private Press ». L’homme se révèle au public extatique à l’occasion de deux nouveaux titres, dont « I Gotta Rokk », son dernier single en date. Et redécolle ensuite, pour un sprint final étayé par l’incontournable « 6 Days ». Pas aussi percutant que le show d’Amon Tobin mais impressionnant quand même !

Ce soir, je la fait courte. Mais avant de partir, pas moyen de manquer le traditionnel feu d’artifice de Couleur Café. Une fois encore, les gros pétards volants auront littéralement émerveillé le public du festival. Et après le show de DJ Shadow, le moindre que l’on puisse dire c’est que la soirée de ce samedi fut véritable un plaisir pour les mirettes.
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