Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Afghan Whigs
Chroniques

Alison Krauss

Hundred miles or more : a collection

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Voyage sur un pétale de rose; d’une sensibilité à fleur de peau, Alison Krauss livre ici une country légère, tanguant sur une instrumentation duvetée. A mi-chemin entre la compilation et le nouvel album, « Hundred miles or more » semble destiné à faire le point d’une carrière étonnamment prolifique (11 albums depuis 1987) et souvent récompensée (20 Grammy awards). Sur les 16 plages, se côtoient ainsi sans heurts 5 nouveaux titres, des duos et des titres de B.O. On se rappellera avec délice « Down to the river to pray », le chant a capella qui avait fait la B.O. de O’Brother des frères Coen ou les quelques duos en douceur partagés en compagnie de John Waite (« Missing you »), Brad Paisley (« Whisky Lullaby ») et James Taylor (« How's the world treating you »). Les nouveaux morceaux approfondissent cette musicalité épurée où se succèdent –plutôt que se superposent– piano, banjo et guitare folk. Posée ainsi délicatement sur sa voix soprane, l’instrumentation évolue sur un nuage de légèreté et de justesse. « Hundred miles or more » est une de ces  évasions à ne pas entamer l’esprit noirci ou anti-folk, sous peine de la trouver –peut-être à juste titre– à l’eau de rose, mais prise comme une douche tiède, c’est simple, doux et délicat ; idéal pour faire s’envoler les petits matins brumeux.           

 



Thurston Moore

Trees outside the academy

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“Trees outside the adademy” constitue le troisième album studio du chanteur/guitariste de Sonic Youth. Il fait suite à « Psychic Hearts » (1995) et « Root » en 1998, encore que totalement expérimental, ce dernier était un exercice de style destiné à être remixé par toute une série d’artistes différents. Pour ce nouvel opus, Thurston s’est concentré sur la compo, le chant et la guitare. Sèche et électrique. Des vocaux qu’il partage cependant avec la chanteuse de Charalambides, Christiana Carter, sur le délicat « Honest James ». L’acoustique constitue donc la trame directrice d’une bonne moitié de cet opus. Un profil acoustique accentué par le violon de Samara Lubelski dont les interventions élégantes fluidifient les plages auxquelles elle participe. Un plus, manifestement. La guitare, bien sûr, est jouée dans un style bien propre à Thurston. Et à mi-chemin, elle redevient même noisy. Comme sur l’étrange instrumental « American coffin », au cours duquel Moore cumule piano et six cordes électrifiées. De noisy, il en est encore question sur l’enlevé et hypnotique « Off work », du bruit blanc entretenu par une autre guest : Leslie Keffer, une artiste réputée pour ses expérimentations aventureuses dans le style. Une intensité blanche qu’on retrouve sur un autre instrumental « Free noise among friends ». La râpe électrique, il l’a confiée à John Mascis pour quatre morceaux. Le leader de Dinosaur Jr se fond dans l’ambiance en assénant ses riffs torturés aussi judicieusement que parcimonieusement sur le torturé « Wonderful witches + Language meanies », le bluesy « Frozen GTR », par ailleurs morceau d’ouverture, et surtout le titre maître (encore un instru !), plage qui aurait pu figurer sur un album de Sonic Youth. Et pour les drums, Steve Shelley apporte toute son expérience. Il abandonne même parfois son rituel tempo 4/4 pour donner de l’amplitude aux compos. L’opus recèle, en final, un morceau enregistré par Moore à 13 ans dans sa chambre à coucher, « Thurston @ 13 », mais c’est plutôt un épisode anecdotique. N’empêche, c’est un bien bel album !

 

 

Arthur & Yu

In Camera

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Les nostalgiques de Nancy Sinatra et du regretté Lee Hazelwood, mort en août dernier, vont en avoir pour leur argent. Les deux légendes se sont réincarnées pour le plus grand plaisir de nos petites oreilles. Grant Olsen et Sonya Wescott, alias Arthur & Yu, présentent sur leur premier recueil un véritable hommage à ces deux artistes mais également à la folk circa 60’s. Et plus particulièrement The Velvet Underground (« 1000 Words », « Afterglow »,…).

Les morceaux qui jalonnent cet excellent « In Camera » sont un condensé de pop estivale on ne peut plus rafraîchissante. L’union des vocalises d’Olsen et Wescott semble tellement naturelle que leur dissociation serait une véritable aberration. Les plus mélancoliques se laisseront aller à quelques rêveries sur les séduisants « Black Bear », « Come To View (Song For Neil Young) », « Lion’s Mouth » et, surtout, « 1000 Words ». Arthur & Yu, duo découvert sur le dernier Dntel (« Dumb Luck »), signe donc un premier essai coup de cœur que les fans de Camera Obscura, Broadcast ou Yo La Tengo ne pourront qu’accueillir les bras grands ouverts.

Pat Metheny

Day Trip

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Huit déjà que Pat Metheny n’avait plus enregistré au sein d’un trio. Flanqué de Christian McBride à la basse et d’Antonio Sanchez à la batterie, le guitariste américain vient probablement de donner une indication à la nouvelle voie qu’il a l’intention de suivre, dans le futur. « Day Trip » nous invite à voyager à travers une Amérique née de l’imagination de Metheny. Un périple au cours duquel ce natif de Kansas City propage des ondes de guitares aux sonorités synthétiques ; des ondes empreintes de douceur (« Son Of Thirteen »), parfois comme pour expliquer que dans les campagnes américaines, la mélancolie prend le pas sur le rythme de la vie (« Let’s Move »), peut-être au cœur d’une grande ville, comme celle illustrée par la magnifique fresque reproduite sur la pochette. Si Pat se pose en leader naturel du combo, il laisse le soin à Christian McBride de tracer des lignes de basse fluides et décomplexées. Mais également à Antonio Sanchez de marteler ses peaux ou ses cymbales en toute liberté, pour lui concéder un espace d’expérimentation. Un concept qui ne peut se réaliser qu’entre de véritables complices, afin de conserver cet équilibre indispensable entre les différentes composantes de l’expression sonore. D’ailleurs, malgré cet espace réservé à l’impro, le trio –au sein duquel Pat se sent comme un poisson dans l’eau– est très susceptible de reproduire ce « Day Trip » en live.

Dans l’univers du jazz contemporain, Pat Metheny est considéré comme un maître. Cet opus est une nouvelle fois frappé de sa patte magique. Et tout au long de cet opus chargé d’émotions qui oscillent de la joie à la tristesse, il est au sommet de son art. 

Faithless

To All New Arrivals

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Lorsque Faithless a publié en 1995 « Salva Mea » (avec, déjà, Dido au micro), on aurait pu penser qu’il s’agissait d’une énième formation dance à deux balles. Le genre ‘One Hit Wonder’ que tout le monde aurait oublié deux ans plus tard et dont le plus gros carton à l’époque, « Insomnia », ne passerait en boucle que dans la sono des kermesses d’Outsiplou-Les-Bains. Tout faux. Enchaînant tubes sur tubes, Maxi Jazz, Sister Bliss et l’homme de l’ombre, Rollo Armstrong, font taire les mauvaises langues pour ensuite époustoufler les masses lors d’une première tournée européenne grandiose, qui passera notamment par l’AB en 1997. Faithless devient par la suite, et très rapidement, le groupe incontournable des grands festivals. Pas mal comme parcours. Mais l’effet ‘conte de fée’ commencerait-il à s’estomper ? Ayant terminé sa course dans les charts anglais bien loin derrière ses prédécesseurs, « To All New Arrivals » est, à ce jour, l’essai le moins fructueux du trio.

Mauvais choix de single porte-drapeau (le très moyen « Bombs ») ? Manque de titres potentiellement radiophoniques ? Pourtant, ce nouvel essai présente une formation fidèle à elle-même. Lassitude, peut-être ? Il est vrai que la formule n’a que très peu évoluée depuis « Outrospective ». En effet, rien de bien neuf sous le ciel anglais. « To All New Arrivals » marie donc, comme de coutume, quelques titres pop ou électro merveilleusement bien produits (« Emergency », « Nate’s Tune ») aux inévitables morceaux trip-hop (« The Man In You »). Si l’œuvre propose un Maxi Jazz beaucoup trop en retrait, on ne peut que saluer la liste d’invités prestigieux : l’inévitable Dido, Cat Power (l’apaisant « A Kind Of Peace ») mais également Robert Smith (« Spiders, Crocodiles & Kryptonite », et son sample habilement remanié du « Lullaby » des Cure). En conclusion, le cinquième essai de Faithless n’étonnera pas grand monde, mais c’est toujours ça de pris. En attendant de les voir sur scène, là où ils brillent véritablement.

 

 

 

Little Dragon

Little Dragon

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…vous pourrez tournez la page, quand vous entendrez la fée clochette faire tinter ses grelots comme ceci : ‘drelin drelin’. « Little Dragon » s’ouvre comme lors d’un conte où les émotions enfantines dessinent le chemin des onze plages que contient ce premier album éponyme. A l’instar de Skye Edwards à l’époque de Morcheeba, la voix de Yukimi Nagano sublime l’univers enchanté du groupe et sème à grandes brassées d’émotions, une douceur suave enivrante et racoleuse. Décidément, ce trip hop revival alléchant est (re)prometteur. En outre, les auteurs (Yukimi Nagano au chant, Erik Bodin aux tambours, Fredrick Källgren à la basse et Håkan Wirenstrand aux claviers) débarquent d’un pays où le froid fait geler les crottes de nez : la Suède. Ce qui ne les empêchent pas de transpirer dans les studios d’enregistrement. Je vous avouerai pour ma part le réflexe à glisser le drapeau jaune et bleu de ce pays dans ma charte de qualité musicale. Ces quatre larrons déroulent un tapis de gazon où les fleurs poussent sous leurs beats ; et des morceaux comme « No Love », « Recommendation » ou « Test » sont de véritables odes au déhanchement, parsemés de clochettes et batteries enchantées sur une basse glamour. Instrument maître de la galette, les quatre cordes vibrantes magnifient une chanson comme « Forever », par exemple. Elle porte bien son nom, et m’incite à l’écouter inlassablement. Evoluant dans un style à la croisée des chemins de Morcheeba, Everything But The Girl et Massive Attack (au temps de « Blue Lines » avec Shara Nelson) cette première œuvre laisse présager un futur prometteur à leurs auteurs et, espérons-le, une suite plus introspective encore de leur univers.

The Twang

Love It When I Feel Like This

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Formation originaire de Birmingham, The Twang tente tant bien que mal de se raccrocher à la vague ‘hype’ du Brit Rock tendance ‘jeunots’, engendrée par Arctic Monkeys. Loin d’atteindre le brio de ces derniers, The Twang se perd dans ses influences, des Clash à Kasabian en passant par Oasis, Kaiser Chiefs et The Stone Roses. Il faut avouer que « Love It When I Feel Like This » génère des sonorités accrocheuses et entêtantes mais la voix de Phil Etheridge altère ce qui aurait pu être une plaque décente. Le leader bave ses textes de son accent un peu trop prononcé, voire insupportable sur certains morceaux (« Got Me Sussed », « The Neighbour »). De fait, il se fait carrément ridiculiser par ses musiciens, deux fois trop bons pour lui. The Twang aurait pu être un groupe à tenir à l’oeil. Dommage que la troupe ne puisse disposer du leader qu’elle mérite.

Katie Melua

Pictures

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Découverte en 2003, alors qu’elle était seulement âgée de 19 ans, Katie Melua a surpris le monde de la country du folk et du jazz. Faut dire que son timbre de voix doux comme le velours et sa musique teintée de sixties ne pouvaient laisser indifférent. Originaire de Georgie (ex URSS), cette Londonienne d’adoption étudie le piano et le violon. Fascinée par Joni Mitchell, Bob Dylan, Paul Simon, Eva Cassidy et même Françoise Hardy, Katie s’inspire de l’univers de ses idoles pour composer son premier album, une œuvre jazzy et accessible. Et la suivante, « Piece by Piece », ne fait que confirmer l’ampleur du travail de la jolie Georgienne.

Pour fêter ses 23 ans, elle nous offre sa troisième pl aque. Douze titres sensuels et langoureux réalisé en compagnie de son mentor Mike Batts. Qu’elle rende hommage à Charlie Chaplin (« Mary Pickford ») ou à Léonard Cohen (« In My secret Life ») l’artiste, qui ne compte déjà plus ses disques d’or et de platine, demeure magistrale. Emouvantes, charmantes, voire désarmantes, les chansons de Katie restent accessibles à tous, dès la première écoute. Sublime, le single « If You were a Sailboat » est le genre de titre à écouter en boucle dans sa voiture, même s’il s’en dégage une profonde mélancolie et que son refrain n’est suffisamment contagieux pour être fredonné, malgré son thème, sur la plage, un verre de pina colada à la main. Incontournable ! Pour preuve, ce hit subtil, caramélisé, mais pas trop, est régulièrement programmé aussi bien les stations nationales (FM et autres) que sur certaines, beaucoup moins recommandables… Katie Melua défendra « Pictures » le 14 avril prochain sur la scène de Forest National.