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Kreator - 25/03/2026
Gavin Friday - Het Depot
Chroniques

Lucie Sue

To sing in french

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Lucie Gremer, aka Lucie Sue, est une rebelle. Elle a intitulé son album, « To sing in french », alors que toutes les compos sont interprétées dans la langue de Shakespeare. En fait, elle conteste la loi Toubon qui impose des quotas de chanson française sur les ondes radiophoniques. Et pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas envie.

Auteure, compositrice, chanteuse, guitariste, bassiste et violoncelliste (NDR : elle a fréquenté le conservatoire de Lyon), elle vient d’enregistrer son premier elpee. Hormis les drums, pour lesquels elle a reçu, lors des sessions, le concours de Philippe Entressangle (Benjamin Biolay, Etienne Daho), Frank Armand (Clara Luciani, Catherine Ringer) ou Nicolas Charlier (Retrievers), elle assure tout le reste de l’instrumentation.

Entre titres éthérés (la ballade « Promises » qui invite à la rêverie et à la contemplation ainsi que le final « Soma »), plus pop (la reprise du « Freedom » de Michael Jackson), énigmatiques (le morceau d’entrée « Lick your teeth »), une égérie des 90’s revient régulièrement à la surface : PJ Harvey.

Red Beans & Pepper Sauce

7

Écrit par

Red Beans & Pepper Sauce est un quintet montpelliérain dont le septième elpee s’intitule sobrement « 7 ». Première constatation, les interventions d’orgue nous ramènent à celles dispensées par Jon Lord chez Deep Purple ou de feu Ken Hensley, pour Uriah Heep. Ce qui apporte manifestement une coloration métallique à la musique d’un groupe qui avait remporté le tremplin du ‘Cahors Blues Festival’ en 2013. D’autant plus que tout au long de cet elpee, les solos de guitare dégoulinants ne manquent pas.

Surprenant, l’intro de « Out law on the run » emprunte le phrasé de gratte du légendaire Peter Green, sur le célèbre « Oh well » de Fleetwood Mac. L’adaptation du « Rock and roll » de Led Zeppelin est méconnaissable. Pas parce qu’elle est plus lente que l’originale ou que le groupe a voulu se la réapproprier (NDR : ce qui est louable, malgré tout), mais parce que la voix ne colle pas ; et le résultat est fade.

On épinglera quand même l’excellent drumming sur « World is burning », une piste qui rappelle quelque part Jethro Tull (sans la flûte ni la voix de Ian Anderson), mais à cause de cet orgue rogné qui s’infiltre dans l’expression sonore à la manière de John Evans. Et puis, quand même, le final « Let you down », une ballade acoustique qui s’enrichit de cuivres et de cordes, en fin de parcours.

Christine & The Queens

To be honest (single)

Écrit par

Il n’est pas dans les habitudes de votre chroniqueur de rédiger des articles sur des chansons interprétées dans la langue de Shakespeare, mais les quelques phrases qui y sont prononcées dans celle de Molière servent d’excuse et justifient le bonheur d’écrire une chronique à propos de ce titre de toute beauté.

Redcar, alias Christine and the Queens, nous livre un morceau magnifique, céleste.

Cette chanson constitue une prémisse de l’elpee « Paranoïa, Angels, True Love », dont la sortie est prévue pour le 9 juin 2023.

L’opus a été écrit, interprété et coproduit par Redcar en compagnie de Mike Dean (Lana Del Rey, Beyoncé). On y retrouve aussi, sur plusieurs morceaux, la participation de 070 Shake et Madonna.

On comprend mieux la qualité de la production musicale qui nous entraîne du début à la fin. Les nappes électro et l’écho sur la voix nous permettent de prendre notre envol afin de nous conduire vers la quintessence de l’artiste, une plage stratosphérique dont les paroles poétiques sont à double sens.

Le clip onirique (à découvrir ici) est d’une douceur et d’une force incroyables.

Redcar y est habité par son art, sa passion, et transperce nos âmes de sa présence et son regard. Les clips tournés à la mer et tout particulièrement sur la plage sont rarement réussis, car il s’agit d’un procédé éculé dont les artistes abusent. Mais ici, le noir et blanc laiteux, la lumière, les contreplongées communiquent un moment de grâce au cours duquel il danse de manière complice et envoûtante avec la mer et le soleil. La toute fin se termine sur un flash de couleur. C’est une œuvre d’art.

Merci Redcar de faire partie de la scène musicale actuelle, on a hâte de découvrir l’album.

Pour les dates de concerts, c’est

Méthode chanson

 

 

Marka

Voodoo Belge

Écrit par

Une petite piqûre de rappel, quand même, pour celles et ceux qui ne s’en souviendraient plus : Serge Van Laeken, aka Marka, est le père d’Angèle et de Roméo Elvis.

A ses débuts, Serge a joué parmi plusieurs groupes bruxellois, dont Marine, une formation fondée par le chanteur/saxophoniste/trompettiste Marc Desmare (aka Marc du Marais, Marco Laguna, Marc Lagoon, etc.) et au sein de laquelle ont également sévi les futurs membres de Allez Allez, dont Sarah Osbourne, Kris Debusscher, Robbie Bindels et Nicolas Fransolet. Nous sommes alors en 1981. Allez Allez va décrocher un énorme hit en 1985, l’incontournable « African Queen ». A cette époque, le band parvient même à remplir Forest National.

Marka entame sa carrière en solo en 1992 en publiant l’album « Je Vous Dis Tout ». Il vient de fêter ses 62 ans, et continue son petit bonhomme de chemin. Ce qui ne l’a pas empêché de repartir en tournée, avec Allez Allez, notamment en 2017 et en 2019.

Lorsqu’il a publié son précédent elpee, « Terminé Bonsoir », on aurait pu imaginer qu’il allait mettre un terme à sa carrière. Ce n’est pas le cas, car, apparemment, il n’a pas encore envie de prendre sa retraite…

Il nous propose ainsi un nouvel LP découpé en 13 plages. Son titre ? « Voodoo Belge ».

Blues/rock bien rythmé, « Pénélope Cruz » est paru en single (le clip est disponible ici

), un morceau au refrain plutôt entêtant et traversé d’une incantation… vaudou. Marka vient manifestement nous prêcher sa religion ou plutôt sa philosophie personnelle… A l’instar de « Amour boxe » ou de « Un Vieux Rocker » (le clip est à découvrir ), un morceau autobiographique (Jacques Duvall lui prête sa plume) au cours duquel il donne sa définition du rock. Mais encore « Ouvre la Porte », une chanson empreinte de nostalgie. Et même « Such A Boy », qui rend certainement un hommage à ses enfants.

Autre hommage, celui qu’il rend à feu « Link Wray », un guitariste et chanteur de rock américain, considéré comme un des meilleurs sixcordistes de tous les temps. Et là, c’est un blues qui macère dans le bayou ! Quant à « La Solution » et « On Le Fera Ensemble », ils sont à nouveau sculptés dans le blues/rock.

Il nous réserve quelques titres plus légers, dont « Mr Je Sais », « Je positive » et « On Ne Peut Pas », au cours duquel Greg Ziap (harmoniciste de feu Johnny Halliday) souffle dans sa musique à bouche.

« Obsoleta » véhicule des accents latino. Savoureux, « Je Positive » navigue quelque part entre jazz et lounge. Interprété à la gratte semi-acoustique, « Mr Je Sais » baigne au sein d’une certaine forme de douceur. L’intervention de la trompette est imparable sur « Pauvre Type ».

Manifestement Marka a toujours des choses à dire, et il ne va pas se gêner…

Nathan Bowles

Plainly Mistaken

Écrit par

« Plainly Mistaken » constitue le quatrième essai du docteur es-banjo, Nathan Bowles (NDR : c’est également le batteur de Steve Gunn). Sur cet elpee, il nous invite à explorer les méandres de l’americana ancestral qu’il a revisité en y injectant une bonne dose de modernité ‘indie’.

Cet elpee s’ouvre par une version bluegrass du « Now If You Remember » de Julie Tippetts ; et le reste de l’opus est tout aussi intéressant. En compagnie du batteur Rex McMurry (CAVE) et du bassiste Casey Toll (Mount Moriah, Jake Xerxes Fussell), il ranime l’esprit de Terry Riley. Parfois propice à la méditation (« Umbra »), parfois davantage avant-gardiste (« Ruby/In Kind I ») ou plus folk (les emballantes 10 minutes de « The Road Reversed »), Bowles rend, au banjo, ses lettres de noblesse en préservant l’âme des Appalaches…

Air Waves

The Dance

Écrit par

Collaboratrice du toujours parfait Kevin Morby ou de Katie von Schleicher, Nicole Schneit propose le second elpee de son projet, Air Waves. Et il est en tous points réjouissant. Lors des sessions d’enregistrement, elle a bénéficié du concours d’invités de marque tels que Luke Temple, Cass McCombs et Frankie Cosmos. Tout au long de cet opus, elle nous réserve de petites perles indie pop (« The Roof ») boostées par des cuivres (« Wait ») et discrètement tapissées de claviers, tout en ne négligeant pas d’y injecter une bonne dose de sensibilité. Depuis sa base arrière de Brooklyn, l’Américaine est parvenue à concocter une œuvre plus complexe qu’elle ne paraît. Et le très mélancolique « Black Medal Demon » en est la plus belle illustration… 

Voyou

Les royaumes minuscules

Écrit par

De son vrai nom Thibaud Vanhooland, Voyou est un artiste complet. A la fois auteur, compositeur et interprète, son premier elpee, paru en 2019, avait reçu un excellent accueil critique, tant du public qu’auprès des médias. « Les royaumes minuscules » constitue son cinquième opus, une œuvre, de nouveau conceptuelle, car après avoir choisi un thème, il décline son univers autour de celui-ci.

Féérique, l’intro nous invite à rejoindre son microcosme.

Voyou mélange les genres : électro, pop, bossa nova, chanson française... Tout y passe, mais toujours en y ajoutant cette touche personnelle, sa signature. Les arrangements sont soignés, alors que les textes sont poétiques et introspectifs.

Ces chansons nous plongent dans des ambiances riches et travaillées. Un peu trop, peut-être ? Il y manque quand même des textes de la trempe de « L’hiver », une compo qui nous laisse respirer, accorde plus de place aux paroles et la voix. Mais c’est une question de goût.

Néanmoins, la manière dont Voyou aborde des thématiques universelles et intimes est intéressante. Il parle de la nature, de l'amour, de la solitude, de la vieillesse, de la mort... Des sujets profonds et souvent douloureux, mais toujours traités avec sensibilité et intelligence.

Pour (re)voir son beau clip « L’hiver », qui avait déjà bénéficié d’une chronique, c’est ici

Pour célébrer la sortie de l’album, rendez-vous le 2 mars au Musée de l'Illusion à Bruxelles.

Méthode chanson

https://methodechanson.com/

Guillaume Ledent

Chanson vide (single)

Écrit par

« Chanson vide » est une chanson plutôt bien remplie, certainement pas banale, ni à deux balles.

La manière de chanter et la mélodie vocale de cet auteur-compositeur-interprète tournaisien talentueux, évoque d’abord un ménestrel du Moyen-Age qui nous raconte une histoire transmise de génération en génération.

Légèrement perchée, la voix virevolte et nous emmène ensuite où l’on ne pensait pas aller.

Une déclaration d’amour poétique qui sent l’hiver nous emporte dans l’Ariège pour un cœur en jachère.

Hormis la voix et la trompette d’Emma Duret ainsi que la basse de Bastien Wibaut, les paroles, l’instrumentation et la musique sont signées par Guillaume Ledent.

L’instrument à vent, les percussions et les chœurs incitent à danser et faire la fête en compagnie de Guillaume et Emma.

Le mixage et le mastering ont été réalisés par Géraldine Capart.

Guillaume Ledent se produira en concert le 16 mars 2023 à ‘La Petite Fabriek’ de Tournai. Pour commander son nouvel album ou réserver votre place, c’est ici

Méthode chanson

 

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