Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Mick Clarke

Big wheel

Écrit par

Mick Clarke est l’un des plus anciens blues rockers anglais encore en activité. Il a vécu la glorieuse époque du British Blues Boom de la fin des sixties au sein de son band de l'époque, Killing Floor. Depuis près de quarante ans, il mène son MC Band. Cet infatigable musicien a beaucoup tourné, surtout en Europe. Aujourd'hui il passe la plupart de son temps chez lui. Il y compose, enregistre dans son studio, produit et publie ses albums sur son label Rockfold.

L’opus recèle 14 plages, dont onze inédites et trois nouvelles versions de compos datant de l'année dernière. "Trouble at your door" ouvre le bal, un ancien morceau signé Elmore James, qui remonte à 1960. Un blues rock bien classique, sans fioritures, caractérisé par de brèves mais meurtrières phrases sur les cordes. Il double cordes électriques et dobro acoustique et force sa voix afin de communiquer sa souffrance sur "Trouble trouble", une piste qui évolue sur un tempo plus lent. Inspirée par Roy Buchanon, "Snappin' at the wheel" accélère le tempo. Concis, saignants et incisifs, ses envols constituent du MC pur et dur. Le long playing recèle trois plages instrumentales. "Full circle", une autre cover d’Elmore James. Clarke y étale sa technique à la slide. "Mick's guitar boogie" ensuite. Il a rage de vaincre, dans l’esprit de Chuck Berry et Jeff Beck. "Flyin' lo", enfin. Un hommage chargé d’émotion adressé à Freddie King qu'il avait accompagné en tournée, dès 1969, avec Killing Floor. Mick, rocker de cœur mais bluesman dans l'âme respecte les monuments du blues. Sa reprise du "I stay in the mood" de BB King est nerveuse. Celle du "Everything' s gonna be alright" de Little Walter, allègre et convaincante. Et enfin du "Heard it all before" d'Otis Rush, chargée de feeling. Le riff de gratte exécuté sur "Dog and bone" semble emprunté à Keith Richards, même si l’attaque du morceau évoque plutôt ZZ Top. Boogie classieux, "Down to the bridge" se souvient d’un ancien club londonien. Et "Big wheel" clôt cet LP, tout en subtilité.

Mike Zito

Rock'n'roll

Écrit par

Mike Zito fêtera le demi-siècle en cette fin d'année 2020. Originaire de St Louis, dans le Missouri, ce musicien est certainement l'un des plus actifs dans l’univers contemporain et du blues et du rock. Chanteur, guitariste, compositeur et producteur, il est aussi l'une des chevilles ouvrières du label allemand Ruf. On lui prête des grandes vertus comme l’honnêteté, l’authenticité et l’intégrité. Mike possède un cœur de rocker. Pas étonnant qu’il ait alors intitulé cette plaque "Rock'n'Roll" en la sous-titrant ‘A tribute to Chuck Berry’. Tout comme Mike, Chuck Berry était né à St-Louis. Il nous a quittés en mars 2017, à l’âge de 90 ans.

Mr Zito produit cet opus qui réunit vingt titres issus du répertoire du grand rocker disparu. Il est soutenu par son band et, vu les moyens mis à sa disposition, a invité toute une série d'invités notoires.

L’ouverture est royale. Mike s'affiche en compagnie de Charles Berry III, le fils de Chuck pour "St Louis Blues", un morceau écrit par le légendaire WC Handy, en 1914. Un véritable festival de hits du grand rock'n'roller défile ; et il est émaillé de quelques incontestables réussites. A l’instar de "Johnny B. Goode", pour lequel il est épaulé par Walter Trout, "No particular place to go", par son concitoyen Jeremiah Johnson, le boogie infernal "Reelin' and rockin'", par Tommy Castro ou encore "Let it rock", par Jimmy Vivino. Berry avait signé son premier contrat sur le label Chess, à la demande de Muddy Waters en personne. Le blues n’est donc pas négligé. Le superbe "Wee Wee hours" auquel collabore un Joe Bonamassa en très grande forme le confirme. Mais la face roots non plus. Comme sur ce "Memphis", une piste au cours de laquelle les interventions d’Anders Osborne à la slide sont élégantes. Puis "Too much monkey business", une plage à laquelle Luther Dickinson (North Mississippi All stars) et Stephens au piano boogie participent. Et aussi l’exotique "Havana Moon", une compo alimentée par la slide Sonny Landreth. Mais également "Brown eyed handsome man", un titre que chante Zito, épaulé par Kirk Fletcher et Josh Smith aux cordes. Et enfin, la finale, l'amusant "My ding a ling" morceau auquel contribue Kid Andersen. Un excellent hommage !

Mike Zito & Friends

Mourn

Sopresa

Écrit par

Difficile de déceler sous son sobre patronyme l’origine de ce quatuor. Et bien, il est espagnol ! Cette jeune formation mixte nous vient pourtant de Barcelone (NDR : serait-elle alors plutôt catalane ?) ; mais la puissance ravageuse de ses compositions lui a permis rapidement de percer les frontières ibériques. Son 3ème album, « Sopresa Familia », nous réserve un beau condensé de musique indie plus qu’énergique. Une belle dose d’At The Drive-In (« Bye Imbecile ! ») un peu de post-punk mélodique (« Skeletons ») et une pincée de folie (« Barcelona City Tour ! ») s’invitent dès l’ouverture des hostilités. Emmené par la voix enragée de Carla Pérez Vas, les compositions carburent entre hardcore et post-punk façon Iceage. Un groupe d’une étonnante maturité ! Torturé, dynamique et inspiré à la fois ! 

Télégram

Kraft

Écrit par

La musique de Télégram ne passe pas facilement comme une lettre à la poste… Elle procède en effet d’un pot-pourri d’influences qui frisent parfois l’indigestion. Drivé par Laurent Kebous et Vincent Serrano, également impliqués chez les Hurlements d’Léo, le band mêle une certaine forme de la chanson française engagée et écorchée (« Moins Qu’un Chien ») à l’indie (« Open My Eyes »), au folk (« Addiction ») et même à la world. Entre des reprises ratées de Leonard Cohen (« I’m Your Man ») et Soft Cell (« Tainted Love »), figurent cependant de belles réussites susceptibles de rappeler Mano Solo (sur le beau « L’Enclume des jours ») ou encore le punk très frendhy si cher aux Wampas (« Les Ornières »). Pas à discuter, le groupe s’en sort bien mieux sous sa forme hexagonale…

Rae Gordon

Wrong kind of love

Écrit par

Issue de Portland, dans l’Oregon, Rae Gordon est une chanteuse de soul et de blues. Son backing group réunit sept musicos, dont le guitariste Kivett Bednar (NDR : directeur musical, il compose l’essentiel du répertoire) et le claviériste Pat McDougall. Deux figures de proue au sein du line up. Son précédent elpee, "Better than I was", était paru en 2017. Au cours de cette même année, la formation avait décroché une 3ème place lors de l'International Blues Challenge de Memphis.

Le collectif attaque "Comin' back for more", un R&B dansant que chante Rae d’une voix puissante, alors que Kivett signe un envol remarquable sur ses cordes. Très belle ballade soul, "How you gonna" est empreinte de douceur. La voix et le piano électrique entrent en symbiose. Et les interventions à l’orgue Hammond de Mc Dougall sont chaleureuses. Tout comme sur "Sea of blue", un blues lent classieux, suave, que chante voluptueusement Miss Gordon. Kivett en profite pour prendre un billet de sortie. Etincelantes, chargées de feeling, ses cordes grimpent vers les sommets… Orgue et gratte slidée ouvrent le majestueux "Wrong kind of love", avant que le rythme ne s'accélère et vire au r&b ; un r&b flamboyant allumé par la voix solide et autoritaire de Rae. Elle chante à la manière d’Etta James tout au long de "Last call", une piste qui mène au Chicago blues. Scott Franklin se libère alors sur son sax ténor aussitôt relayé Allan Kalilk à la trompette. Cet LP s’achève par "Get right with the world", un rocking blues percutant, au cours duquel la voix se libère, pour la dernière fois, de la trame sonore qui agrège orgue et cuivres…

Rae Gordon Band

Samy Thiébault

Symphonic Tales

Écrit par

Ce musicien talentueux a fait ses classes au sein du conservatoire de Paris (NDR : un cursus qu’il a suivi en même temps qu’une maîtrise de philosophie à la Sorbonne !) et jeté son dévolu sur le saxophone. En 2004, il publie son premier elpee, « Blues for Nel ». Puis à espaces réguliers –tous les trois ans, pour être plus précis– il en grave de nouveaux, sur son label Gaya Music Production, dont il est le fondateur et directeur artistique. Au fil du temps, Samy Thiebault s’est forgé un nom au sein de l’univers du jazz et a reçu de plus en plus d’échos favorables auprès de la presse spécialisée. Cette notoriété lui a permis d’enchaîner les collaborations, les projets et les concerts aux quatre coins du globe.

Pour succéder à « Caribbean Stories », le Français a donc décidé de tourner son regard vers les Indes. Ne vous attendez cependant pas à de la musique ‘exotique’ réminiscente de Ravi Shankar. Non, il s’agit seulement d’une des sources de son inspiration (NDR : John Coltrane en est certainement une autre !), car il mêle de manière originale arrangements classiques, jazz modal et ragas indiens. Selon ses termes, la musique devait faire partie intégrante d’un swing nerveux. Pour accompagner cette frénésie, il s’est tourné vers l’Orchestre Symphonique de Bretagne, un orchestre dirigé par le jeune chef, Aurélien Azan Zielinski ; mais également vers d’autres comparses comme le réalisateur Sébastien Vidal. Il en résulte un mélange entre jazz et musique dite ‘classique’. Et sur ces orchestrations luxuriantes, Samy Thiebault régale les tympans sur son saxophone…

Big Dave McLean

Pocket full of nothin'

Écrit par

Big Dave McLean est issu de Winnipeg, au Canada. Âgé de presque 68 balais, ce bluesman est déjà considéré comme un vétéran. Ce compositeur, chanteur, guitariste et harmoniciste nous propose son sixième elpee, le troisième sur le label Black Hen. Pour concocter cet opus, il a reçu le concours d’un des meilleurs gratteurs roots canadiens, Steve Dawson, qui se charge, en outre de la production.

"Songs of the blues" ouvre parfaitement le long playing. Bien que taillée pour le style, la voix est particulière. Une section de cuivres épaule la rythmique, alors que les premiers envols sont opérés par la guitare laidback du leader et celle traitée à la slide de Dawson. Tapissé par l’orgue, "Don't be layin' that stuff on me" baigne au sein d’un climat sudiste bien cool, alors que les interventions au saxophone sont enchanteresses. "Backwards fool" s’étire paresseusement, un blues entretenu par le piano, la National Steel ainsi qu’une trompette, mais ravagé par le vocal de Big Dave. "All day party" est boosté par un coup de jump dynamique. Très roots, la cover du "Voodoo music" de J.B Lenoir se distingue judicieusement par ses fluctuations instrumentales, que ce soit la guitare chargée de reverb’, slidée ou l’orgue. Big Dave démontre, tout au long de l’indolent "Just to be with you", un morceau signé Muddy Waters (NDR : il remonte à 1965 !), qu’il est avant tout un chanteur de blues. Il communique ses émotions, sa passion et sa colère tout au long de cette plage que colore l’orgue de Chris Gestrin et la slide de Dawson. La reprise du "Midnight rider" de Greg Allman nous entraîne au cœur d’un univers southern rock élargi à l'ensemble des cuivres. Enfin, caractérisé par ses sonorités de cordes réverbérées, "Manitoba mud" nous entraîne au sein des marais de la Louisiane…

11 Guys Quartet

Small blues and grooves

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Au cours des eighties, une vague blues a envahi la scène de Boston. Et elle a fait florès. C’est à cette époque que le 11th Hour Band a gravé un elpee baptisé "Hot time in the city tonight". En 1985, très exactement, et sur le label Tone-Cool. Le line up du band impliquait le guitariste Paul Lenart, l’harmoniciste Richard Rosenblatt, le bassiste Bill Mather et le drummer Chuck Purro. En 2008, la formation se réunit, entre en studio, et met en boîte toute une série d'instrumentaux. Ces enregistrements refont enfin officiellement surface. Soit dix années plus tard. Et sur le label Rosenblatt…

Pour rappel, c’est lui qui avait fondé Tone-Cool, dès 1985, une écurie qui a gravé plus de 50 albums en 20 années d'existence. Fin 2006, Richard monte avec l'aide de Bob Margolin, le label Vizztone. Une sorte de coopérative sont il est le président, se charge de la distribution, du management et du marketing…

Revenons au 11 Guys Quartet, un quartet constitué d’excellents musicos, mais qui ne cherchent jamais à tirer la couverture vers eux. Ils forment un combo homogène. Et la musique pratiquée, l’est tout autant. Le seul à se singulariser, c’est Rosy Rosenblatt, un harmoniciste bourré de classe ; mais encore une fois, il ne cherche nullement à faire étalage de ses indéniables facultés. Néanmoins, on reprochera peut-être au 11 Guys de ne pas disposer de vocaliste affichant suffisamment de caractère pour s’imposer.

En ouverture, "Road trippin'" lorgne vers le Texan Freddie King. Les interventions de Richard sont chargées de feeling, sur les blues lents et mélancoliques. A l'instar de "Sleepless" et du très Chicago southside "Down and dirty". Les percus de Chuck servent de rampe de lancement au boogie "East Cambridge Cannonball", un morceau dynamique au cours duquel les sonorités de l’harmo rappellent Charlie Musselwhite. Excellent ! Paul Lenart s'applique avec bonheur sur ses cordes tout au long de "Four maypops". La section rythmique rayonne sur de nombreux morceaux. A l’instar de "Swing low", "Rhumba Boogaloo", stimulé par et ses rythmes exotiques, et surtout "Hey Daddyo", imprimé sur le Diddley beat. Et en finale, "Swamp ride" nous entraîne au cœur des marais de la Louisiane…

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