Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Shout Out Out Out Out

Reintegration Time

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Les Canadiens de Shout Out Out Out Out (ou Shout Outx4 pour simplifier) sont de drôles d’oiseaux. Le combo réunit six hommes qui, avant de se focaliser sur ce projet, exécutaient des métiers touchant tous à la musique ; mais aussi divers que DJ, musicien, producteur ou promoteur de concerts. Outre le synthé, Shout Outx4 se targue de créer ses compos à base de pas moins de quatre basses et deux batteries.  En 2006, le sextet publie son premier recueil via Normals Welcome, un label appartenant à deux des membres de la formation. Il s’agissait du moyen mais néanmoins relativement intéressant « Not Saying/Just Saying » qui hébergeait deux ou trois tubes en puissance (« Dude You feel Electrical », « Procrastinator’s Fight Song » et « Chicken Soup For The Fuck You »).

Quatre ans plus tard, le sextet délivre un deuxième album difficile à cerner. Tout d’abord parce que l’indie rock orienté dancefloor de Shout Outx4 est assez répétitif et pourrait sans mal être concocté par deux, voire trois individus. Ensuite, parce l’ensemble 4 basses / 2 batteries ne produit que très rarement des étincelles tout au long de ce « Reintegration Time ». A l’écoute de ce disque, on peut sans aucun mal conclure que Shout Out Out Out Out doit être redoutable sur scène. Mais la bande sonore est telle qu’il est difficile de l’avaler cul-sec, certains morceaux tirant inutilement en longueur. A apprécier sur les planches plutôt que dans son salon.

Regina Spektor

Live In London

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Depuis la publication de son quatrième LP (NDR : premier au sein d’une major), « Begin To Hope », en 2006, Regina Spektor s’est imposée comme une figure particulièrement respectée de la scène indie pop féminine. A l’heure où Fiona Apple est aux abonnées absentes et Tori Amos concocte le même disque trois fois de suite, la New-yorkaise d’origine russe arrive au bon moment. Quatre ans et quelques millions de disques écoulés plus tard, la poétesse propose son premier disque enregistré en public. Accompagné d’un Dvd retraçant une version imagée de l’œuvre sonore, « Live in London » a été immortalisé le 4 décembre 2009 à l’HMV Hammersith Apollo, au cœur de la capitale britannique, et retrace un large pan du parcours de la jeune femme. Une sorte de best-of ‘live’ que la charismatique chanteuse envoie tout sourire et parfois avec une pointe de second degré aux auditeurs/téléspectateurs.

Le Dvd s’ouvre sur une reprise culottée de l’intro du « November Rain » des Guns’n’Roses avant de suivre plus ou moins la même trajectoire que le Cd. Spektor virevolte majestueusement de ses tubes (« On The Radio », « Laughing With », « Dance Anthem Of The 80’s », sans oublier « Us ») à quelque uns de ses meilleurs morceaux (« Après Moi », « Man Of A Thousand Faces », « Ode To Divorce », « Hotel Song », « Samson ») en passant par deux ou trois inédits. Le tout bonifié par la présence d’un petit orchestre à cordes. Circonstanciellement, une guitare opère une rapide incursion (« That Time », « Bobbing For Apples ») mais la voix de Regina Spektor n’est jamais mieux mise en valeur que lorsqu’elle s’exprime derrière son instrument de prédilection, le piano. « Live In London » se destine autant aux fans qu’à ceux qui désirent découvrir un joli panorama de la carrière de la demoiselle.

 

Strangeways

Perfect World

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Les reformations d’Unruly Child et de Strangeways étaient les plus attendues de la fin 2010, sur le catalogue Frontiers. Premier groupe du chanteur Terry Brock, le légendaire Strangeways est toujours considéré, plus de vingt ans après avoir publié un « Native Sons » d’anthologie, comme l’un des fleurons du hard fm britannique. Plutôt discret ces dernières années, Brock a vu sa carrière prendre un nouvel envol lors de la sortie, il y a six mois, du nouvel opus  très convaincant de Giant, autre carrure du AOR. Il y a peu, le vocaliste remettait le couvert et comblait les amateurs du genre en publiant son deuxième album solo, « Diamond Blue », florilège de titres accrocheurs à haute teneur mélodique. Autant dire que le tant attendu nouvel elpee de Strangeways s’annonçait sous les meilleurs auspices après cet avant-goût sans faute et plutôt bien burné pour du fm rock. « Perfect World » n’arrive malheureusement pas à la cheville de ce scintillant ‘diamant bleu’, et encore moins à celle de l’indétrônable « Native Sons ».

Malgré la présence de trois membres de la formation d’origine (Ian Stewart, Jim Drummond et Terry Brock), cette nouvelle livraison ne parvient jamais à décoller, à l’exception d’une quatrième plage salvatrice, le très beau « Time », qui sauve le combo d’un naufrage quasi total. Desservie par une production catastrophique, cette succession de ballades insipides s’apparente davantage à un excellent remède contre les insomnies plutôt qu’à un bon album de rock, même mélodique. Les artistes sont pourtant doués, réputés pour leur perfectionnisme et leur amour du travail bien fait. Aucun fan ne s’attendait à si piètre résultat. Le mot déception n’est pas trop fort pour décrire le sentiment qu’on éprouve à l’issue de l’écoute de la plaque dont on espère qu’elle ne sera qu’une parenthèse dans la carrière d’un Strangeways aujourd’hui largué à des encablures de ses années dorées. Unruly Child n’aura, à juste titre, aucune peine à s’imposer dans la catégorie ‘meilleure reformation AOR de l’année’.

 

Trent Reznor & Atticus Ross dans les oreilles de Lisbeth Salander

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C'était une évidence pour David Fincher et on ne s'en étonnera pas. Après qu'ils ait brillamment illustré la bande sonore de son carton cinematographique, "The Social Network", le cinéaste américain, déjà responsable des énormes et cultissimes Se7en et Fight Club, s'est à nouveau offert les services de Trent Reznor et Atticus Ross pour créer la toile sonore de son prochain long métrage.

"The Girl With The Dragon Tattoo" sera l'adaptation américaine du 1er tome de la trilogie Millenium, "Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes". Fincher fera-t-il un meilleur boulot que Niels Oplev ? Rooney Mara fera-t-elle une Lisbeth aussi convaincante que Noomi Rapace ? Réponse sur grand écran début 2012. Quant à la bande son, celle-ci devrait logiquement être disponible seulement quelques semaines avant la sortie du film. Encore un an à patienter donc.

 

Pas de couleur mais beaucoup de Neko Case pour le prochain Dodos

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Les enfants terribles de Dodos (ne dites plus "The" Dodos) publieront leur prochain album, "No Color", le 14 mars prochain. Le trio (re)devenu duo a embarqué Neko Case dans sa nouvelle aventure. Celle-ci prêtera sa voix à une grande majorité des morceaux du LP.

Tracklist:

Black Night
Going Under
Good
Sleep
Don't Try and Hide It
When Will You Go
Hunting Season
Companions
Don't Stop

Jamie xx relifte Gil Scott-Heron

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Jamie Smith, alias Jamie xx, va ravaler la facade du déjà très bon "I'm New Here" de Gil Scott-Heron, publié l'an dernier. L'album entièrement remixé par la moitié masculine de The XX s'intitulera "We're New Here" et sera dans les bacs dès le 21 février.

Tracklist:

01 I'm New Here
02 Home
03 I've Been Me (Interlude)
04 Running
05 My Cloud
06 Certain Things (Interlude)
07 The Crutch
08 Ur Soul and Mine
09 Parents (Interlude)
10 Piano Player
11 NY Is Killing Me
12 Jazz (Interlude)
13 I'll Take Care Of U

Jamie xx présentera probablement quelques uns de ces morceaux lors de son DJ Set prévu pour le 29 janvier au festival Les Transardentes à Liège.


 

Un doublé pour le prochain DJ Kicks

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Le label !K7 remet le couvert en 2011. Pour son premier DJ Kicks de l'année, il a convié pas un mais deux formations aux platines. Ce sont donc Wolf+Lamb et Soul Clap qui s'y collent cette fois pour un tracklist qui annonce une compile très nu-disco.

 Tracklist:

01 Greg Paulus: "My Man's Gone Now (Intro)"
02 Greg Paulus: "Yellow Sky"
03 Tanner Ross: "Goodbye, Summer"
04 Deniz Kurtel & Wolf + Lamb: "Love Triangle Interlude"
05 Double Hill: "Everytime I Go"
06 Charles Levine, Deniz Kurtel & Gadi Mizrahi: "Stay Home"
07 Michael J. Collins: "You Lose Interlude"
08 Greg Paulus: "Suchashame (Soul Clap Remix)"
09 Deniz Kurtel & Gadi Mizrahi: "Crank It Up (Feat. Camburn)"
10 Eli Gold: "Throw That Interlude"
11 Soul Clap: "3 Wheel E-Motion"
12 Lee Curtiss: "South Aphrika"
13 Soul Clap: "Lonely C (Feat. Charles Levine)"
14 H-Foundation: "Tonight (Feat. Aion) (Wolf + Lamb Remix)"
15 Eli Gold: "Slow Down Interlude"
16 Nicolas Jaar: "Don't Believe the Hype"
17 SECT: "In the Park (Feat. Ben Westbeech)"
18 Slow Hands: "Rough Patch"
19 Nicolas Jaar: "Can't See What Is Burning There"
20 No Regular Play: "Takin' U Back"
21 DJ Harvey Presents Locussolus: "Next to You (Soul Clap Remix)"
22 Wolf + Lamb: "Therapist (Feat. Smirk)"
23 Zev: "We All (Feat. Greg Paulus)"
24 Seuil & Le Loup: "Nautil Us"
25 Gadi Mizrahi: "I'll Set Your House"
26 Benoit & Sergio: "Walk and Talk"
27 Voices of Black: "Fridays With Her"

Un peu plus de Peter Bjorn & John

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"Gimme Some" est le titre du 4e album du trio à qui l'on doit "Living Thing" et "Writer's Block" dont est issu le surexploité mais inusable hit "Young Folks". Peter Bjorn And John délivreront leur nouvel album le 25 mars prochain. 

Tracklist:

Tomorrow Has to Wait
Dig a Little Deeper
Second Chance
Eyes
Breaker Breaker
May Seem Macabre
(Don't Let Them) Cool Off
Black Book
Down Like Me
Lies
I Know You Don't Love Me

The Twilight Singers dynamités…

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Cinq longues années que The Twilight Singers n’avait plus enregistré d’album. Fait dire que Greg Dully a beaucoup bossé, tout au long de cette période, en compagnie de Mark Lanegan, chez Gutter Twins. « Dynamite steps » sortira sur Sub Pop le 14 février. Et une tournée internationale est déjà annoncée…

http://www.thetwilightsingers.com

Track Listing

Last Night In Town
Be Invited
Waves
Get Lucky
On the Corner
Gunshots
She Was Stolen
Blackbird And The Fox
Never Seen No Devil
The Beginning Of The End
Dynamite Steps

 

 

 

Une dernière nuit pour Noah & The Whale…

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C’est au printemps 2011 que paraîtra le nouvel opus de Noah & the Whale. Son titre ? « Last Night On Earth » Un elpee qui dont un premier extrait est déjà disponible sur leur site web, “Wild Thing” ; mais surtout un groupe aussi méconnu que remarquable à découvrir absolument !

http://noahandthewhale.com/

Track listing

"Tonight's the Kind of Night"
"L.I.F.E.G.O.E.S.O.N."
"Wild Thing"
"Give it All Back"
"Just Me Before We Met"
"Paradise Stars"
"Waiting for My Chance to Come"

"The Line"
"Old Joy"

Les Decemberists débarquent en janvier

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Lors des sessions d’enregistrement de leur nouvel elpee, « The King Is Dead », les Decemberists on reçu le concours de Gillian Welch et Peter Buck de R.E.M. Un opus découpé en 10 plages qui sera dans les bacs ce 17 janvier prochain. Pour vous faire une petite idée du contenu de ce long playing, le titre « Down By the Water » est en téléchargement libre sur le site du label Rough Trade. Alors un souhait ? Que Colin Meloy retrouve l’extraordinaire storytelling de ses premiers albums…

http://www.roughtraderecords.com/decemberists

Track List :

1. Don't Carry It All
2. Calamity Song
3. Rise to Me
4. Rox in the Box
5. January Hymn
6. Down by the Water
7. All Arise!
8. June Hymn
9. This is Why We Fight

10. Dear Avery

 

Lia Ices brise la glace

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On connaissait surtout Lia Ices pour avoir collaboré aux enregistrements de Bon Iver, et en particulier pour l’album « Daphne ». La vocaliste au timbre exceptionnel, mais glacial, a décidé de publier un premier album solo ce 24 janvier. Il s’intitulera « Grown unknown ».

http://www.scjag.com/mp3/jag/daphne.mp3
http://www.scjag.com/mp3/jag/grownunknown.mp3
http://pitchfork.com/news/40408-new-releases-lia-ices-igrown-unknowni/
http://www.jagjaguwar.com/press/liaices/liaicespress.php
http://www.liaices.com/

 

Britihs Sea Power en Jamaïque…

Écrit par

C’est ce 10 janvier que paraîtra le 4ème opus British Sea Power. Les sessions d’enregistrement de « Valhalla Dancehall » ont été réalisées dans le Sussex et sur l’Ile de Skye. Alors pourquoi un titre aussi caribéen ?

http://www.britishseapower.co.uk

 

No Fatality

The First Scream (Ep)

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Bien qu’elle n’ait jamais été aussi active que la ‘Montoise’ ou la ‘Liégeoise’, la scène métal tournaisienne a toujours bon pied bon œil, et ce depuis les années quatre-vingt. On se souvient encore de Barbarian, Black Knight, Catharsis, Juggernaut, Boner Knife et des indéboulonnables Haircut That Kills. Il faudra désormais compter sur un nouveau fournisseur de décibels : No Fatality.

Cinq gamins (NDR : la moyenne d’âge ne doit probablement pas dépasser les dix-huit/vingt ans) qui réunissent en cinq titres de quoi faire revivre leur adolescence aux fans du métal des eighties a de quoi surprendre. Et pourtant, ce ‘club des cinq éventreurs’ débite du décibel avec autant d’aisance que s’il était né à la glorieuse époque de la N.W.O.B.H.M. Ne cherchez pas ici de néo/metalcore/emo machin chose. No Fatality joue du heavy métal. Du vrai !

« The First Scream », le premier Ep du groupe à été mis en boite l’été dernier chez nos voisins français du Bosshog Studio. Géry (batterie), Michaël (guitare lead), Jérome (guitare rythmique), Chris (basse) et Gaël (chant) proposent cinq plages plombées d’un heavy métal classique, inspiré par les gloires du passé (NDR : le groupe cite Iron Maiden, Judas Priest, Metallica, Megadeth et Saxon) ainsi que par quelques formations plus récentes (Sabaton, Firewind, Children Of Bodom, Avenged Sevenfold). Une palette de riffs en béton, bien heavy mais qui virent parfois au trash, une rythmique percutante, quelques soli bien sentis et des vocaux accrocheurs ; ce disque fleure bon le respect des traditions ancestrales et donne une sérieuse envie de ressortir les vestes à patches et les têtes à cheveux.

 

Hooverphonic

The Night Before (a)

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Pour réaliser son huitième album studio, Hooverphonic a dû composer avec les événements.  En effet, le départ de celle qui a été la voix du groupe 10 années durant, Geike Anaert, a provoqué un moment particulier dans la vie du combo belge. Après avoir auditionné des dizaines de candidates, le duo Alex Callier /Raymond Geerts, aux manettes depuis 1995, a porté son choix sur Noémie Wolfs, 22 ans, Brabançonne d’origine mais Gantoise d’adoption depuis 4 ans et sans aucune formation musicale à son actif !

Un coup dans le mille ! La voix chaude et assurée de la belle Noémie Wolfs se marie parfaitement au style et la sonorité du groupe qui reste cantonné de façon magistrale dans une pop catchy, nous proposant –et c’est une bonne habitude– des cordes efficaces, des cuivres super soignés, des ambiances mystérieuses. Bref, une orchestration riche. Et une plage comme « Heartbroken » pourrait tout à fait servir de générique au futur James Bond. Digne de John Barry. Magique !

Les fans du band belge ne seront pas dépaysés par la voix de Noémie. Elle possède plus de coffre mais se révèle aussi plus ténébreuse, intrigante et se met totalement au service des compositions toujours accrocheuses d’Alex Callier.

Dès les premières notes du titre initial de l’album on a compris que la comparaison s’arrêtait avant de commencer. La venue de Noémie permet même de ressortir quelques superbes titres comme « Anger Never Dies » ou « Danger Zone », jusque là volontairement oubliés dans les cartons, mais parfaitement interprétés par la nouvelle chanteuse à la grande joie du duo fondateur.

L’album épingle également des nouveaux morceaux dont certains écrits sur le pouce durant des sessions improvisées par Callier et Geerts, dont les excellents « The Night Before » ou « One, Two, Three ».

Du reste, on retiendra encore quelques perles dont la splendide ballade « How Can You Sleep » et le très sombre « Danger Zone ». On épinglera également, juste pour le fun, le très ‘Portisheadien’ « George’s Café »…

Les mélodies racées et immédiates, véhicules ‘trois étoiles’ pour la voix de Noémie, restent la marque de fabrique de « Hooverphonic » et démontrent une nouvelle fois tout le talent de ce groupe que ni les années, ni les changements n’altèrent.

Hooverphonic nouvelle formule n'aura pas eu besoin d'un album de chauffe pour revenir en belle forme.

Pas de surprise majeure donc, reste la qualité… l’excellente qualité de la musique dispensée par ce groupe au nom bizarre qui a lui-même subi (par obligation) un remaniement ! Mais qu’est-ce qui leur avait pris de se prendre pour un aspirateur ?

Manic Street Preachers

Postcards from a young man

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Il est loin le temps du nihilisme punk (NDR: serait-ce un pléonasme?) prôné par Manic Street Preachers. Si leur engagement politique est toujours d’actualité, il s’est quand même fortement tempéré ; et puis il épouse des causes bien plus constructives. Il est loin le temps de la virulence punk libérée par leur musique. C’était fin des 80’s, début des 90’s. Il est loin le temps de l’attitude rebelle revendiquée par cet ensemble gallois. Elle va même complètement disparaître en 1995, en même temps que leur parolier, Richey James, dont on ne retrouvera jamais la trace. Et pourtant, réduite à un trio, la formation continue d’enregistrer. Des disques, pour la plupart, sculptés dans la pop. « Postcards from a young man » constitue leur dixième opus. Une œuvre qui a de nouveau reçu le concours de Dave Eringa, à ma mise en forme. Et il y a mis un camion de cordes. Surtout en début de parcours. Sympa, mais pas vraiment de quoi soulever l’enthousiasme. Certains titres ainsi arrangés me font même parfois penser à Divine Comedy (pour les meilleurs, mais sans l’aspect baroque), Elton John (« Hazleton avenue ») voire même Neil Diamond. Ni de quoi pavoiser. Et encore moins lors d’un « Golden platitudes », dont le final évoque un certain Wallace Collection circa « Daydream ». On a aussi droit à du hard FM. Sur l’hymnique « All we make is entertainement », que sauve d’excellent lyrics ou le radiophonique « A billion balconies facing the sun », qui bénéficie de la participation de l’ex-Gun’s N Roses, Duff Mc Kagan, à la basse. Lors des sessions d’enregistrement, le trio a également reçu le concours de Ian McCulloch (Echo & The Bunnymen) sur « Some kind of nothingness », un titre enrichi de chœurs gospel (NDR : des chœurs qui apportent à plusieurs compos, manifestement, un plus) et puis John Cale, qui se réserve les claviers sur l’excellent « Auto-intoxication », une plage caractérisée par ses changements de tempo entre refrains et couplets, ses accords de gratte acérés et cette rythmique implacable. L’ombre de Lenny Kravitz plane également sur ce morceau. Le long playing recèle deux autres titres de toute bonne facture. Tout d’abord « The descent (pages 1 & 2) », dont la jolie mélodie est à la fois digne de John Lennon et de Ray Davies ; et puis un très curieux « The future has been here 4ever ». Nicky Wire chante (NDR oui, oui !) d’un timbre laconique, un peu à la manière de Dean Warheham (Luna) pendant que Sean Moore hante le morceau de ses interventions énigmatiques à la trompette. Dommage cette moitié de cd, totalement anecdotique…

Ariel Pink

Before Today

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Ariel Pink est probablement l’un des personnages les plus hauts en couleurs et difficile d’accès de la scène indie contemporaine. Il signe, en compagnie de ses trois acolytes de Haunted Graffiti, une sorte de « Rocky Horror Picture Show » des années 2010, entre ingéniosité et douce folie. Après avoir publié une flopée d’œuvres confidentielles, Ariel Pink sort de sa tanière et délivre un disque qui donne envie d’enfiler une paire de collants, de se coiffer comme un David Bowie circa « Labyrinthe » et d’exécuter un ballet dantesque, un peigne à la main en guise de micro.

Qualifiés de pop ‘retro-futuriste’, les morceaux qui étayent « Before Today » sont de véritables hymnes à la démence, taillées sur mesure pour les créatures de la nuit et autres ‘freaks ’ assumés. Ariel Pink’s Haunted Graffiti peut se targuer d’avoir délivré l’un des disques les plus intéressants, analytiques et divinement absurdes de l’année 2010. D’ailleurs, sur scène, Ariel Pink et ses comparses délivrent un show comparable à une visite guidée dans l’enceinte d’un asile de fous, le soir d’Halloween. « Before Today » est une œuvre surprenante, décomplexée et sans faille. En un mot, culte !  

Shout Out Louds

Work

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En 2005, les Shout Out Louds publiaient « Howl Howl Gaff Gaff », un premier disque impérieux, porté par « The Comeback », un single dont la mélodie, une fois assimilée, frisait l’obsession. Le résultat sera un peu moins percutant pour « Our Ill Wills », une œuvre légèrement plus ‘travaillée’, qui suivra deux ans plus tard. Mais le quintet suédois remonte la pente grâce à son troisième labeur, « Work ». Contrairement à son précédent opus, « Work » opère dans la simplicité. Les notes naturelles de pianos remplacent élégamment les lignes de synthé. Et l’emphase est plus que jamais placée sur les vocalises d’Adam Olenius plutôt que sur les envolées mélodiques.

Les morceaux les plus marquants de « Work » en sont également les plus entêtants. Les mélodies et/ou refrains de titres tels que « Throwing Stones », « Fall Hard », « Too Late Too Slow », « Paper Moon » ou « The Candle Burned Out » ne sont certes pas révolutionnaires mais chatouillent agréablement les conduits auditifs. Le troisième opus des Shout Out Louds souffre cependant de quelques imperfections (« Walls », « Show Me Something New », « Play the Game ») qui l’empêcheront probablement d’accéder au titre de disque incontournable.  

Slide On Venus

Put Music To Your Troubles (Ep)

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L’aventure commence pour Slide On venus en 2008, lors de la sortie d’un premier Ep intitulé « Pixel ». Depuis lors, le quatuor défraie la chronique : articles élogieux, travail accompli en compagnie d’un producteur notoire (NDR : en l’occurrence Kim Rosen –Franz Ferdinand, Fall Out Boys, The Chemical Brothers–), distribution au pays de l’oncle Sam ; le tout couronné par un prix décroché lors du Festival Inter Ecoles du Gibus comme meilleur groupe de rock. En 2010, il était donc temps pour le groupe de Besançon de sortir un troisième Ep. Ce sera « Put Music to Your Troubles ».

Malgré tout ce contexte favorable, j’ai beau écouter et le réécouter, je ne parviens pas à accrocher. Les réminiscences ‘emocore’ américaines de leur solution sonore pop/rock ont pris un coup de vieux. La voix du chanteur me rappelle celle des punks californiens du début du millénaire. Je cherche vainement un quelconque sens mélodique. Il ne correspond, en tout cas, pas du tout aux attentes suscitées par la prose déversée lors de la sortie de leurs deux premiers Eps. Bref, j’ai beau retourner ce « Put Music to Your Troubles » sous toutes ses coutures, il me laisse indifférent…

 

Solefald

Norrøn livskunst

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L’actualité musicale plus que consistante de la fin d’année 2010 a bien failli me/nous faire passer à côté de cette perle. Amateur de musique ‘à l’ancienne’ votre serviteur a tendance à vouloir privilégier l’écoute (et la chronique) d’albums reçus en format Cd. Indie Recordings a choisi la voie du ‘digipromo’ (NDR : des albums digitaux envoyés aux chroniqueurs en version mp3) pour la promotion et, par conséquent, voit la plupart de ses productions passer à la trappe dans nos colonnes. Dommage puisque le label norvégien ne signe généralement que des groupes de qualité.

J’avais adoré les deux premiers opus de Solefald (« The Linear Scaffold » paru en 1997 et « Neonism » en 1999). Je me suis donc quand même décidé à jeter une oreille sur « Norrøn livskunst », le nouvel elpee de ce duo black métal avant-gardiste norvégien. Grand bien m’en a pris puisque Solefald vient, sans conteste, de sortir le meilleur de ses huit long playings.

Comme le souligne d’une manière très humoristique la bio du groupe, ‘Solefald est un animal étrange au sein du troupeau black métal puisqu’aucun de ses membres n’a séjourné en prison’. Mais un casier judiciaire vierge n’est pas le seul signe distinctif du combo. Il serait aussi judicieux d’évoquer le mélange improbable de sérieux et d’humour qui le caractérise ainsi qu’une propension démesurée à l’expérimentation musicale. Outre son implication au sein de la formation black/thrash expérimentale Sturmgeist, Cornelius Jakhelln’ (chant, guitare et basse) est aussi un auteur reconnu en Norvège. Il a publié des romans épiques, des livres pour enfants et des recueils de poèmes. Lars A. Nedland, alias Lazare (chant, claviers, batterie) milite aussi chez Bork Nagar, Carpathian Forest, Age Of Silence et Asmegin est, à ses heures, producteur pour la télévision norvégienne, mais également acteur. Il a joué dans une parodie télévisée relatant de manière humoristique les dérives du black métal (« Barron Blod »).

« Norrøn livskunst » (‘L’art de vivre nordique’) s’ouvre par le superbe « Song Til Stormen » ; un titre lent, intense, presque planant sur lequel les voix claires si caractéristiques du duo Lazare/Cornelius sont rehaussées de chœurs féminins envoûtants. « Norrøn Livskunst », se décline dans un style plus purement black métal. Vocaux écorchés et riffs speedés rappellent les origines nordiques du groupe. Sur l’étrange « Tittentattenteksti », Agnete Kjølsrud (Djerv, ex-Animal Alpha) vient poser des vocaux d’adolescente hystérique sur des lignes de guitares mélodiques surprenantes. « Tridsljod (Blackabilly) » est un black’n’roll plein d’humour au cours duquel les vocaux ressemblent étrangement à ceux d’ICS Vortex (ex-Bork Nagar, ex-Dimmu Borgir, Arcturus). Il s’inspire d’un personnage issu d’un roman policier écrit par Cornélius. « Eukalyptustreet » justifie à lui seul l’achat de l’album. Solefald y réussit l’exploit, en neuf minutes chrono, de faire passer l’auditeur d’une ambiance néo-hippie au black métal symphonique intense. Et ce, à grand renfort de soli de saxophone jubilatoires, d’arrangements vocaux intenses, de guitares pachydermiques et de piano virtuose. Retour au black métal sur « Raudedauden », un titre qui présente la particularité d’être agrémenté d’un solo de guitare, intervention plutôt rare chez Solefald. « Vitets Vidd I Verdi » est un melting-pot organisé de black métal, de rythmes électro, d’ambiances jazzy et de chœurs féminins, sur lequel l’hystérique Agnete refait une apparition vocale remarquée. Métal extrême haineux balancé au rythme des blast-beats ensuite pour « Hugferdi ». « Waves Over Vallhalla (An Icelandic Odyssey Part 3) » revient un court instant sur la saga viking débutée en 2005 sur l’album « Red For Fire » ainsi que sur l’elpee « Black For Death » de 2006. « Norrøn livskunst » s’achève en douceur sur les magnifiques arrangements vocaux et l’orgue hammond du fascinant « Til Heimen Yver Havet ».

Envoyé par le label sur un support ‘politiquement correct’, « Norrøn livskunst » aurait été chroniqué à sa sortie en novembre 2010 et aurait probablement figuré tout en haut de mon top 10 personnel. Recommandé à tous les fans d’Arcturus, Vintersorg, Ulver ainsi qu’aux plus éclectiques des amateurs de musique extrême. Du grand art nordique !

 

Bruce Springsteen

The promise - The lost sessions : Darkness on the Edge of Town

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Comme son sous-titre le précise, cette œuvre réunit des titres qui avaient été éliminés de l’album “Darkness on the Edge of Town”, publié en 1978. Dont « Fire », popularisé par Robert Gordon. Et surtout le célèbre « Because the night » que le boss avait écrit en compagnie de Patti Smith, en 1978. Une compo traduite, à l’époque, en hymne rock, par la Chicagolaise.  La compile recèle, en outre, des versions différentes de morceaux, qui figuraient sur l’édition originale. La plupart d’entre eux avaient cependant déjà été retenus pour différentes compiles, dont le triple elpee « Live 1975-1985 » ; mais il en restait encore. De quoi ficeler ce double opus, en attendant une suite à « Workin on a dream », dont la sortie remonte à janvier 2009.

Je ne vais pas vous décortiquer toutes les compos qui figurent sur cette double plaque. Simplement vous préciser qu’elles avaient été enregistrées en compagnie du E Street Band. Et puis qu’à cette époque, le boss était en bisbille avec son ex-manager, un conflit qui va même se muer en conflit juridique. Ce qui explique le ton ténébreux et austère de la plupart des chansons, même si la seconde plaque se révèle un peu plus allègre. N’empêche le résultat est tout à fait convainquant et échappe à la catégorie des compiles de type ‘Fonds de tiroirs’…