Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Benjamin Biolay

La ‘Comédie Humaine’ revue et corrigée par Benjamin Biolay…

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Artiste déchiré, controversé, Benjamin Biolay aime provoquer et s’écorcher publiquement. Ses célèbres coups de gueule dans le monde artistique francophone et son autosuffisance affichée lui ont d’ailleurs coûté une petite mort médiatique. Petite mort dont il a utilisé soigneusement les stigmates pour signer l’un des meilleurs albums de chanson française de cette décennie. Parmi ces fleurs du mal, a fini par éclore « La Superbe », essence magistrale d’un auteur-compositeur-interprète de génie aux dérapages capricieux qui le condamnent à marcher dans l’ombre d’un Gainsbourg. Ce dernier ouvrage lui a valu la reconnaissance méritée de ses pairs : il remporte trois victoires de la musique dont celle du meilleur album et de l’artiste interprète de l’année.   

Adoré ou détesté, le dandy lyonnais s’érige dès lors comme l’un des artistes les plus prolixes et les plus doués de sa génération. Bref, une icône masculine adulée par les femmes –détestée par leur mari– qui nous offre ce soir la quintessence de son cinquième album sur les planches de l’AB de Bruxelles. Ville chère à ses yeux où il a écrit (NDR : Biolay évoque le célèbre café-concert l’Archiduc), composé et enregistré (ICP) la majorité des sillons lumineux de son dernier opus.       

20h30. Sur un fond de décor noir, simple et intimiste, le dandy ténébreux investit les lieux et introduit « Même si tu pars », sur un ton serein et assagi. Un nouveau visage Biolay, plus calme, moins torturé, s’affiche d’emblée pour nous livrer un set qui gagne en valeur au fur et à mesure que la setlist avance. L’artiste se livre progressivement au public, communie crescendo d’anecdotes, d’humeurs de vie… et parvient finalement à tisser un lien doux et amical avec le public. L’atmosphère prend corps et donne de l’assurance aux compos. La voix grave et hésitante se rassure au fil des morceaux et finit par vaincre une timidité profonde. Puis, elle s’impose doucement comme si elle acquiesçait progressivement à l’autorisation tacite de s’inviter parmi nous. Sur « Night Shop », Benjamin Biolay se libère et se métamorphose furtivement en un délicieux raconteur d’histoires. Ensuite, les titres déboulent…

Armée de cinq musiciens (harpe, batterie, guitares, basse, claviers), la performance scénique peine cependant à trouver la grandiloquence du studio. Les arrangements et les compositions ‘live’ trahissent les finitions fines de l’album et ne parviennent que trop rarement à utiliser les aspérités de la scène pour donner vie aux textes. Victime d’un album presque parfait, le concert sue et se chagrine davantage de nostalgie sur les morceaux de « Trash Yéyé ». Ainsi, « Bien Avant », « Dans La Merco Benz » et « Qu’est-ce que ça peut faire », moins instrumentalisés, redonnent un supplément d’âme à l’AB.   

C’est d’ailleurs lorsque la ‘spleen machine’ se retrouve seule au piano, légèrement habillée d’une harpe délicate et de quelques percussions discrètes (« Nuit Blanche »), que les mélodies sombres et déchirantes retrouvent pleinement leur âme originelle.

« La Superbe » et « Qu’est-ce que ça peut faire » attendront encore une heure avant de crouler sous les innombrables brassées d’applaudissements d’un public absolument fan et conquis. Enfin, le concert se referme sur le plus intimiste « A l’Origine ». Trois rappels viendront  clôturer cette soirée aux paroles hautement émotives : le plus léger « Padam », le mélancolique « Les Cerfs-Volants » et l’authentique « Brandt Rhapsodie », sur lequel l’audacieuse harpiste palliera l’absence vocale de Jeanne Cherhal.     

Pas de gifle musicale étourdissante ce soir à l’AB. Plutôt les confessions intimes d’un homme fragile et sincère qui nous propose un nouveau profil touchant d’humanité et d’ironie amère…

(Voir aussi notre section photos) 

 

Christophe Willem

Brussel’s night fever…

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Phénomène issu de l’émission radio crochet ‘La nouvelle star’, Christophe Willem avait donné rendez-vous à ses fans mercredi soir, à Bruxelles. Quelques heures avant de m’y rendre, l’envie n’y était pas. Faut dire qu’en règle générale, ce genre de variété franchouillarde ne m’inspire pas beaucoup. Mais bon, j’avais sollicité et reçu une invitation ; j’étais donc tenu de répondre présent. Normal ! Allez, courage, quand faut y aller, faut y aller…

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, lors d’un concert prévu à Forest, j’ai droit à ma dose de bouchons dès la sortie de l’autoroute et un mal de chien pour dénicher une place de stationnement. Mais tout vient à point à qui sait attendre et au guichet m’est remise une place de choix, face à la scène, juste derrière la table de mixage. Et un bon point, un ! Je m’installe et constate rapidement que le public n’est pas tout à fait celui auquel je m’attendais. Là où je croyais ne rencontrer que des jeunes (et moins jeunes) femmes, force est de constater que Christophe Willem attire, tout comme Tintin, les jeunes de 7 à 77 ans, tant de sexe masculin que féminin. Manifestement non, Christophe Willem n’est pas que le héros des ménagères de moins de 50 balais, loin de là…

Il est vingt heures pétantes lorsque Sky, petit bout de femme, seule au monde, nous apparaît, isolée face à 6 000 personnes, ne disposant comme seule arme, qu’une guitare acoustique. Mais visiblement, cette situation ne l’effraie pas. Courageusement, elle entame sa première chanson et révèle au public une facilité de voix assez déconcertante ainsi qu’un jeu de cordes très au point et non moins efficace. Se baladant tant en français qu’en anglais, la belle nous met en forme durant la petite demi-heure que lui a accordée son  ‘patron’… (NDR : elle est également invitée à former un duo dans le spectacle de l’ex-nouvelle star, dont elle n’était que choriste lors de la tournée précédente). Et cela marche. Très bien même. Oscillant entre Zazie et Sheryl Crow, les titres qu’elle nous propose sont tout à fait de nature à mettre l’assemblée en appétit. La demi-heure est donc vite avalée et digérée.

Il ne faut pas plus d’une vingtaine de minutes pour que l’idole, que toute la salle attend, fasse son apparition. Et quelle apparition ! Après un générique (sur un écran super géant) digne d’un film à gros budget, Christophe Willem opère une entrée remarquée et remarquable. Suspendu à un câble par la main gauche et le micro dans l’autre, il descend tel un artiste de cirque, au milieu de l’arène, tout en entamant son premier titre « Berlin », repris directement par 6 000 chœurs plus qu’enthousiastes. Et c’est un euphémisme ! Tout au long des deux heures de spectacle, ce sera une constante. La foule chantera et dansera. Et déjà à ce moment-là, bien que ne connaissant quasi rien de son répertoire, le doute m’habite. Je me demande où je suis tombé. Plutôt habitué à l’odeur d’un joint pourri, j’ai pour une fois dans le nez des parfums plus chics les uns que les autres ! Ça change…

 

Sur scène, ils sont sept outre la vedette : trois choristes, dont deux superbes créatures, un trio basse-guitare-batterie et une claviériste rompue à tous les exercices dont ceux des effets sonores spéciaux. Et bien sûr, Sky qui viendra interpréter quelques duos dont une fabuleuse reprise de « Why » d’Eurythmics. C’est la soirée du strass et des paillettes, le retour des années disco, un spectacle son et lumières fabuleux, un clip vidéo gigantesque de deux heures. 

 

Ce grand déglingué sans allure nous en met plein la vue et les oreilles. Il nous bluffe complètement en usant de sa voix d’une justesse remarquable et jouant à la fois au chauffeur de salle, au comédien, à l’humoriste, au danseur. Il va même jusqu’à descendre au milieu de la fosse pour entraîner sur le podium Micheline (non non, j’sais pas qui c’est) en compagnie de laquelle il interprètera le titre suivant tout en esquissant un pas de danse. Et là je me dis : ‘Très fort le bougre’. Et je me surprends à battre la mesure, à sourire, rire même. Ben oui, je m’amuse, beaucoup même. La bonne humeur est contagieuse !

Après « Trash », morceau électro-pop surpuissant, Christophe honore ses comparses en les mettant en évidence chacun à leur tour. Visiblement authentique, sympa et relativement rare… D’une simplicité et d’un naturel assez convivial, il arrive à mettre Bruxelles dans sa poche (ben oui, moi aussi) ! Cinq bonnes minutes seront nécessaires à la reprise du ‘concert’. Le public acclamant son idole durant de longs moments au son du célèbre refrain de « Seven nation army » dont il avoue ne pas connaître les paroles, sans quoi…

Le calme revenu, il choisit d’entamer « Why » en duo avec Sky. Sur fond bleu azur, ce titre renaît de ses cendres et confirme tout le talent d’interprète de ce grand bigleux hors du commun. La belle ne le quitte plus pour la fin du show et voit son statut de choriste passer à celui de complice…

On épinglera aussi tout l’humour dont une certaine dose d’autodérision qui caractérise le personnage. Projetant d’immenses photos de lui-même en arrière-plan, il n’a visiblement pas choisi les clichés les plus avantageux et n’en a cure. Cela marche et fait à nouveau (sou)rire les plus pincés, s’il y en avait… Le ‘Coffie Tour’ arrive déjà à sa fin, plus d’une trente, seize titres passés à la vitesse de la lumière. Et pour une fois, le son était à la hauteur, les ingénieurs ont fait du bon boulot dans cette salle à l’acoustique minable. 

Les lumières s’éteignent sur le final de « Heartbox ». Mais des milliers de mouchoirs blancs s’agitent et réclament le retour de la star. Et sans manière, sans chichi, sans faire patienter de longues minutes ses fans, il revient. Seul au piano pour interpréter « Si je tombais », superbe ballade qui dénote un peu dans le répertoire de ce showman complètement déjanté. Et une fois de plus ça marche. Il peut tout se permettre, rien à dire il est doué le mec ! Avant de tirer sa révérence, il se demande s’il n’a pas oublié un titre. Et celui que tous attendaient, le seul que je connaissais réellement, « Double jeu » terminera la soirée de la même manière qu’elle avait commencée. Sur les chapeaux de roues.

Ben franchement, moi je lui tire le mien à ce gars. Il m’a blousé. De la première à la dernière minute. Il m’a invité à une grosse fête où tout le monde s’amuse, tout le monde rigole. Où la bonne humeur est ou devient obligatoire. Il ne nous laisse pas le choix. Ce mec-là, c’est un remède contre tout ce qui va mal ou pas bien. C’est un mélange de ‘Prosac’ et de gélules survitaminées.

Et puis basta avec le reste. Faites comme moi. Partez avec des pieds de plomb et revenez en chantant, heureux…

(Organisation Live Nation) 

 

Various Artists

The Afrosound Of Colombia Volume 1

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L’écurie Vampisoul nous propose un voyage à travers l’âge d’or colombien du label Discos Fuentes. Maître des rythmiques endiablées durant les 60’s et 70’s, Antonio Fuentes Estrada est la première personne à avoir lancé un label en Colombie. Créé en 1934, à Carthagène, Disco Fuentes est surtout notoire pour ses disques mélangeant savamment sonorités afro telles que la cumbia, le fandango ou encore le porro. Souvent comparée à la Motown, pour sa démarche unique en son genre, l’écurie colombienne vient de refaire surface par la grâce de Vampisoul, dont le travail de fouilles dans les archives des musiques du monde devient de plus en plus impressionnant

Le premier volume de « The Afrosound Of Colombia » est double. En outre, il est enrichi d’un superbe booklet incluant notes, photographies rares et biographie d’artistes. Un bel objet collector, comme toute réédition de qualité qui se respecte.

Impeccablement remasterisée, l’œuvre est découpée en 43 titres. Des compos caractérisées par leur richesse musicale. Ici la musique vient du cœur. Elle est dansante, ensoleillée, mais avant tout le fruit d’un mélange de rythmes latino et de percussions frénétiques. Et les inconditionnels du R’n’B à deux cents peuvent d’ores et déjà passer leur chemin ! Au bout du compte, on se rend compte que la Colombie ne se limite pas à la coke et Pablo Escobar ! A cet égard, il faut remercier Monsieur Fuentes, pour son incroyable feeling ! En signant des groupes ou artistes comme Wgandia Kenya, Afrosound ou encore Michi Sarmiento, le label Disco Fuentes va rencontrer un énorme succès, et surtout faire vibrer toute la République du Nord-Ouest de l’Amérique du Sud. En outre, le concept Fuentes est indissociable de Fruko, l’enfant terrible du label qui apportait sans aucun doute un plus au sein de l’écurie ! Véritable génie déchaîné, on doit à Fruko des titres aussi excitants que « Flores Silvestres », « El Ausente » ou encore l’excellent « Tihuanaco », caractérisé par ses bongos et congas jubilatoires ! Hautement recommandable à toutes celles et tous ceux en recherche perpétuelle de nouvelles sensations !

Vinc Project

My Story…

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Paru il y a presque deux ans, cet opus est le résultat d’un travail solo de Vinc, mieux (?) connu comme guitariste au sein de la formation suisse Ever Since. Alors, la question à deux balles : Ever Since, cékiça ???

Voilà, voilà. Ever Since est un groupe de ‘melodic dark metal’ (ben oui ça existe) helvétique, connu seulement par les spécialistes du genre ou par les autochtones du pays du gruyère et de Fendant (vin blanc du coin). On soulignera tout de même que ce combo compte plus de dix ans d’existence et trois albums à son actif.

Après avoir collaboré une décennie aux réalisations des hardeurs helvétiques, Vinc se la joue perso depuis 2008.

Elpee entièrement écrit, joué et interprété par cet amateur de néo métal, ce ‘Project’ se veut avant tout autobiographique. En une petite dizaine de titres, Vinc nous raconte les déboires de sa vie sentimentale sous forme d’un voyage sombre, torturé et mélancolique. Autant dire tout de suite que « My Story » ne transpire ni de bonne humeur ni d’hilarité… Vinc a donc concocté neuf morceaux inspirés d’une espèce de métal mélodieux (ça existe ce truc ?)

A vouloir mélanger les genres –guitares acoustiques, violons, violoncelles d’un côté et artillerie lourde de l’autre– on a l’impression que notre artiste s’emmêle les pinceaux, hésitant même entre la musique de film (voulait-il imiter le génial Mike Oldfield, responsable de la B.O. de « L’exorciste ») et l’opéra rock tragique ‘bon marché’. Hélas, le résultat est loin, très loin, d’atteindre un niveau intéressant. 

En un mot comme en cent cet album est ‘trop’. Trop lourd, trop sirupeux (violon, violoncelle), trop doux ou trop hard. Bref, il est totalement indigeste ; car Vinc a voulu enfiler des gants de velours à de grosses pattes velues. Ça le fait pas du tout. On dirait plutôt une grosse soupe préparée à l’aide de tout ce qu’il avait sous la main. Et cette mixture sonore devient du grand n’importe quoi. Des styles qui s’opposent et qui ne s’harmonisent pas du tout. Un peu comme si le grand ogre gourmand devenait gardien d’enfants dans une crèche de mioches. Bonjour les dégâts…

Bref, un ‘Project’ qui aurait mieux fait de rester à l’état de ‘projet’, tout simplement !

 

The Avett Brothers

I and Love and You

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Méconnus en Europe, les frères Avett comptent déjà 6 elpees à son actif. Leur premier remonte à 2 000 et s’intitulait « I and Love and You ». Les frangins (Scott au banjo et Seth à la guitare) sont de véritables stars au sein de leur Caroline du Nord natale ; et jouissent d’une notoriété certaine aux States. Le duo de jeunes cowboys se charge également des parties vocales. Ils sont épaulés par le bassiste Bob Crawford. Leur folk basique évoque les montagnes rocailleuses des Catskills. Le vénérable San Fransisco Chronicle leur a consacré un article, en décrivant leur musique comme véhiculant la tristesse de Townes Van Zandt, empruntant la concision pop et légère de Buddy Holly et libérant l’énergie brute des Ramones. Comparaisons flatteuses et exagérées ? Pas tant que ça... et Rick Rubin n’a d’ailleurs pas hésité à les signer sur son propre label, dès 2008. Le gourou barbu est d’ailleurs responsable de la mis en forme de leur dernier essai en date.

Une production assurée par Rick Rubin, un classement au Billboard et une signature chez Sony Music : serions-nous en présence d’authentiques disciples de la country mainstream, descendant des Appalaches ? Peut-être chez un puriste né en Arkansas sous le drapeau sudiste ; mais pas le moins du monde pour de modestes oreilles européennes.

Baignant tour à tour au sein de climats profonds ou légers, les perles se succèdent tout au long de cet elpee. Depuis « I and Love and You » à « January Wedding » (NDR : soutenue par de superbes accords de piano, très présents tout au long de ce disque, cette compo est dédié à Audrey Hepburn), en passant par « Kick Drum Heart », un morceau qui aurait fait le bonheur du Creedence et « Ten Thousand Words », un véritable classique digne des années 70. Et certaines plages auraient pu figurer au répertoire de My Morning Jacket, en plus roots et passionné ! Wilco n’est pas loin. Ce qui devrait vous donner une petite idée du style pratiqué par The Avett Brothers.

Cet album a atteint la 16ème place des charts américains… au grand désespoir des nombreux fans du groupe. L’Europe les découvre alors que le combo vient d’atteindre sa pleine maturité. Une bonne raison pour ne pas passer à côté de ce long playing…  

 

Oli Brown

Heads I win tails you lose

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Oli Brown n’a pas encore vingt ans ; et pourtant, ce très jeune chanteur/guitariste anglais a été signé par Thomas Ruf, il y a déjà deux ans. Ce qui lui a permis d’enregistrer son premier elpee, "Open road". Mais pour concocter ce nouvel opus, Ruf a fait appel au mythique Mike Vernon à la mise en forme.

Au cours des sixties, Vernon a énormément apporté au blues. Il constitue même une des pierres angulaires du succès remporté par le british blues, à l’époque. Il a ainsi signé des tas de futures légendes ; et en particulier Eric Clapton ainsi que Peter Green. Vernon s’était retiré de la scène musicale depuis une dizaine d'années ; mais en écoutant Brown, il n’a pu résister à reprendre du service. Il ne faut pas oublier, non plus, que lorsque les gratteurs anglais, populaires au cours des sixties, se révélèrent au public, ils étaient eux aussi fort jeunes. Bref, le courant est fort bien passé entre le gamin Oli et le vieux renard, Mike. Oli est entré en studio en compagnie de ses musiciens : le bassiste Gary Rackham, le drummer Jamie Little ainsi que Dave Lennox, un claviériste jouissant d’une grosse réputation outre-Manche.

Brown attaque "Evil soul". Effréné, le tempo est imprimé sur celui du chemin de fer. Sa six cordes occupe la quasi-intégralité de l’espace sonore. Son timbre vocal est encore juvénile, mais bien posé. "Makes me wonder" s’inspire manifestement du regretté Stevie Ray Vaughan, mais sans la puissance et le groove du Texan. Brown et Vernon cosignent deux morceaux. Tout d’abord "Keeping my options open", une plage caractérisée par sa rythmique répétitive, dansante. Puis "Speechless", une ballade savoureuse, mélodieuse, au cours de laquelle Vernon et son jeune élève reprennent le refrain de concert ; une chanson qui permet à Oli de signer une excellente sortie sur les cordes. Soutenue par l’orgue de Lennox, la cover du célèbre "Fever" ne manque pas de dynamisme. Brown chante "Not a word to say", en y injectant tout son feeling, toute sa passion. Une plage indolente de toute bonne facture. Dans le même registre, "I can make your day" permet à Vernon de mettre son talent en exergue. "Real good time" et "Take a look back" sont des morceaux sculptés dans le funk. Vernon appuie le chant, alors que les cordes s'évadent constamment. La reprise du "No dignity" de Bill Withers lorgne vers la soul. Bien ficelée, elle illustre le boulot accompli par le producteur tout en soulignant le brio de l’artiste. "Love's gone cold" constitue le slow blues de circonstance. Très ‘british’, chargé d’intensité dramatique, il est caractérisé par le recours à la formule questions/réponses entre le chant et les cordes. Une formule reconduite sur "On top of the world", un titre funky qui achève cet excellent opus…

 

Chickenfoot

Get Your Buzz On Live (Dvd)

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Quand quatre mecs aussi doués et célèbres que Joe Satriani, Chad Smith (Red Hot Chili Peppers), Sammy Hagar (Montrose, Van Halen) et Michael Anthony (Van Halen) décident de réunir leurs efforts pour composer onze titres, il faut en payer le prix. Et donc rentabiliser au maximum le projet. On publie une première fois les onze titres sur un album officiel. Six mois plus tard, on les ressort en digipack édition limitée enrichis d’un Dvd de clips vidéo. Et finalement, on les refourgue une troisième fois sur un Dvd live. En ces temps difficiles pour l’industrie discographique, parvenir à vendre trois fois les mêmes compositions en moins d’un an, c’est un exploit remarquable. Surtout que le public (votre serviteur en premier) n’a pas vraiment envie de se plaindre puisque le Dvd « Get Your Buzz On Live », tout comme l’album « Chickenfoot » et sa déclinaison ‘limitée’, est une véritable tuerie.

Bien plus que des musiciens célèbres, Satriani, Smith, Hagar et Anthony sont de véritables bêtes de scène. A la fois virtuoses, clowns et showmen accomplis, les Chickenfoot sont ‘le’ supergroupe par excellence. Insérer « Get Your Buzz On Live » dans un lecteur Dvd, c’est se payer une incroyable partie de plaisir. Hormis les deux reprises du rappel (« Bad Motor Scooter » de Montrose et « My Generation » des Who), Chickenfoot nous ressert une nouvelle fois les onze titres de l’album studio ; mais les musiciens ont le bon goût de les triturer ‘à l’ancienne’ ; c’est-à-dire en les tirant en longueur à grands coups d’improvisations jouissives. Comment d’ailleurs ne pas rester scotché devant les soli de l’immense Joe Satriani ? L’un des meilleurs guitaristes du monde. Aucun doute à ce sujet. Pourtant, il faut bien le quitter des yeux pour pouvoir apprécier les grimaces du déjanté Chad Smith ou pour profiter de l’incroyable complicité qui lie Sammy Hagar à Michael Anthony. Le groupe est soudé et l’ambiance festive communicative. Bref, « Get Your Buzz On Live » est La leçon de rock’n’roll ultime.

Comme tout Dvd qui se respecte, il est enrichi de bonus. Passons sur la galerie photos (inutile, comme toutes les galeries photos). Mais ne ratons surtout pas le documentaire. Celui-ci est constitué d’une succession de séquences hilarantes où l’on peut voir, entre autres, Chad Smith se promener en rue, le micro à la main, demandant aux passants s’ils connaissent Chickenfoot. On peut aussi y découvrir Sammy Hagar interviewant Bob Weir, le guitariste des Greatful Dead, Joe Satriani interviewé par le guitariste de Spinal Tap et un entretien très amusant entre Michael Anthony et le DJ américain Adam Carolla.

Si vous avez aimé Chickenfoot en studio, vous adorerez la version live !

 

Disiz Peter Punk

Dans le ventre du crocodile

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« Disiz The End » annonçait laconiquement son dernier album, paru en 2009. Sérégine M’Baye tentait de mettre à mort son personnage de Disiz La Peste, catapulté sur le devant de la scène, grâce à son tube « J’pète les plombs » (200 000 albums et 500 000 singles vendus!), un pseudo inspiré du film de Joel Schumacher sorti en 2000, « Chute Libre », mettant en scène Michael Douglas. Le rappeur d’Evry (NDR : c’est en banlieue parisienne) souhaitait explorer de nouveaux horizons sonores et surtout s’éloigner du milieu hermétique du hip-hop hexagonal. Pari risqué lorsqu’on connaît ses antécédents hip-rock (Silmaris, Pleymo, Crazy Town et consorts…) Des voyages accomplis à New-York et en Mauritanie lui ont permis d’élargir ses influences musicales. Si Disiz conserve son flow et ses lyrics bien particuliers, les ambiances, elles, partent dans tous les sens. Tout n’est pas parfait mais certains passages sont irrésistibles.

Après une intro explicite intitulée « Mutations », dont les sonorités africaines sont inspirées du manga Akira, il embraie par le single imparable « Dans le ventre du crocodile ». Caractérisée par sa rythmique technique et festive inspirée du LCD Soundsystem, cette ode à l’enfance est soulignée de textes percutants. « Rien comme les autres » est un véritable morceau rock sur lequel Disiz… chante ! Sa voix est très limite. Et il avoue cette carence, ajoutant avoir d’ailleurs pris des cours. « Yeah Yeah Yeah » et « Jolie Planète » sont moins réussis. A cause de leurs riffs punk/métal un peu gras et trop basiques. Ce qui n’empêche pas l’humour au second degré des lyrics de faire des ravages. « Trans-Mauritania » est interprété en peul (la langue des touaregs). Un chouette morceau dont les références oscillent entre Talking Heads, XTC et Foals. Mais les meilleures compos sont également les plus mélancoliques et balisées par le piano. En particulier « Paradoxe » et « Je t’aime mais je te quitte » (clin d’œil au slogan de la France de Sarkozy). « Dans le ventre du crocodile » est un album inégal mais fort intéressant. Et ma foi, son challenge d’entrer dans l’univers du rock par la grande porte est pratiquement réussi…

Revers de la médaille, Disiz a probablement perdu tout crédit auprès des fans de hip-hop old school. Mais en démontrant qu’il existe une vie après le rap, l’artiste est parvenu à se réinventer un nouveau personnage, unique en son genre, libre de s’exprimer comme il le souhaite, et très susceptible de conquérir un public bien plus large.

The Divine Comedy

Bang goes the Knighthood

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So British… So kitschy! La pochette du dernier long playing de « The Divine Comedy » nous plonge spontanément dans le monde facétieux et précieux de Neil Hannon : nu dans son bain mousseux, il est soigneusement vêtu d’un chapeau melon et d’un nœud pap’, tout en fumant la pipe. En outre, le leader charismatique du groupe irlandais regarde tendrement son labrador en buvant une coupe de champagne (NDR : clin d’œil qui nous rappelle l’amour particulier qu’il porte à la France).

Depuis « Regeneration » (paru en 2001 et produit par Nigel Godrich : Radiohead, Beck, U2, REM…), album purement britpop réservant une place importante aux guitares, l’auteur-compositeur-interprète britannique a décidé de réintégrer doucement une musique plus baroque et orchestrée. L’esprit Scott Walker est à nouveau présent ; et ce retour aux sources ne devrait certainement pas déplaire aux fans de la première heure. Si on y ajoute la participation récente de Neil Hannon dans la comédie musicale, « God Help The Girl », de Stuart Murdoch (« Belle & Sebastian »), les artères principales du corps du dixième album studio de The Divine Comedy sont tracées. Influence que l’on peut entendre, entre autres, sur « Island Life ».    

« Bang goes the Knighthood » propose dès lors une pop symphonique sophistiquée voilée de cordes (« Down In The Street Below »), de cuivres («Assume The Perpendicular »), et d’ivoires (« Can You Stand Upon One Leg »). Un piano et une batterie saccadée hantent la majorité des titres de ce dernier opus. L’ensemble nous offre une variété originale de morceaux uptempo (« Neapolitan Girl »), dont la fausse simplicité caractéristique des premiers albums de The Divine Comedy (« Island Life ») résonne en écho.

La piste introductive, « Down In The Street Below », donne d’emblée le ton général de l’album. Une ballade qui courtise et côtoie incestueusement une comédie musicale populaire fardée de mélancolie et de fantastique. Subtilement, certains morceaux se livrent par moments à des excentricités piano-bar jazzy. A l’instar de « Have You Ever Been In Love ». D’autres, au contraire, présentent un profil plus classiquement britpop. Le single « At The Indie Disco », notamment. L’ensemble nous livre cependant une grande musique pop/baroque et un storytelling capricieux d’une grande cohérence (NDR : esprit grandiloquent qui se rapproche parfois de celui des Irrepessibles. Douze titres finement ciselés qui nous feraient presque oublier les  réalisations précédentes prétentieusement bâclées.              

Album original que l’on pourra également trouver en édition limitée. Ecrin contenant un livret photos griffonné de réflexions de Neil Hannon et un disque bonus du légendaire ‘Live at Cité de la Musique’. Concert de reprises de chansons françaises (chantées en Français !) livré à Paris en 2008 au tracklisting surprenant :

1.         "Amsterdam"
2.         "L'Amour est Bleu"
3.         "Poupee de Cire"
4.         "Les Playboys"
5.         "The Songs That We Sing"

6.         "Les Copains d'Abord"
7.         "Anita Pettersen"
8.         "Sexy BB"
9.         "Joe Le Taxi"
10.       "Je Changerais d'Avis"

D.O.A.

Let’s Wreck The Party

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Imaginez la déception. Déballer un colis postal en pensant y découvrir le nouvel opus de D.O.A., la légende du punk canadienne ; et se rendre compte que l’objet n’est qu’une réédition d’un de ses albums les plus moyens.

S’il y a bien un combo canadien qui peut se targuer d’avoir influencé des générations de punks et d’avoir contribué à initier le mouvement hardcore, c’est sans conteste D.O.A. Dans le genre, le punk simpliste et fédérateur et les lyrics rugueux aux tendances activistes des premiers albums tiennent toujours le haut du pavé. En 1985, D.O.A. avait tenté d’explorer un univers sonore plus fun. « Let’s Wreck The Party » est le résultat décevant de ces expérimentations. Mélanger le punk et le hard rock festif, ce n’est manifestement pas donné à tout le monde.

Pourtant, l’album débute plutôt bien. « Our World » est un titre hard rock assez engageant. Le son n’est pas vraiment excellent ; mais, ce sont les années quatre-vingt, et à l’époque, nous n’étions pas difficiles. « Dangerman », la seconde plage aurait très bien pu battre Nick Cave sur son propre terrain. « Race Riot » est un morceau de punk pur et dur. Violent et vindicatif. Un elpee réunissant des compos de cette trempe aurait probablement fait le bonheur des fans. Le climat se dégrade, cependant, dès le titre suivant. Une reprise incongrue et pas très fun du « Singing In The Rain » de Gene Kelly. Et le déclin s’accentue encore sur « Dance O’ Death », plus proche de la new wave punk dansante des Talking Heads que de D.O.A. Rien de bien brutal donc, caractéristique pourtant très appréciée par les aficionados. Les titres s’enchaînent alors sans se ressembler, mais sans vraiment sortir du lot. Quelques chansons s’apparentent même à du très mauvais Van Halen (« General Strike », « Shout Out ») voire du médiocre Blue Oyster Cult (« Murder In Hollywood », « The Warrior Ain’t No More », « Trial By Media »).

« Let’s Wreck The Party » n’est donc pas l’album à écouter si l’on désire retrouver l’essence de D.O.A. Heureusement, Joey ‘Shithead’ Keithley et son combo ont largement rectifié le tir, après avoir commis cet elpee. Le reste de la discographie de D.O.A. est d’ailleurs suffisamment conséquente si on veut se prendre une bonne dose d’anarchie musicale dans la tronche. Réservé aux fans et aux collectionneurs.

 

Evenline

The Coming Life (EP)

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Les médias français ont toujours cette fâcheuse tendance à ne supporter qu’à moitié leurs combos nationaux. Et en particulier dans l’univers du pop, du rock et du metal. Avant de soutenir leurs meilleurs artistes, ils attendent l’aval d’un pays étranger. Pourtant, au sein de l’Hexagone, il existe également des formations d’envergure internationale. Tous n’attendent qu’un seul signal : une opportunité de se faire connaître auprès des médias. Alors, chers confrères d’outre-Quiévrain, nous vous communiquons une info importante : le prochain combo à soutenir, celui qui ne tardera pas à cartonner dans le monde entier s’appelle Evenline ; et il vient tout droit de chez vous !

Evenline s’est formé en septembre 2009 en Ile de France. Son premier Ep, « The Coming Life », est la quintessence du métal moderne. Une voix magnifique : celle d’Aarno. A coup sûr, l’une des plus belles de l’Hexagone dans ce style musical. Elle transcende les compositions qui s’inspirent (et surpassent même par moment) ce que l’on a produit de meilleur de l’autre côté de l’Atlantique, au cours des dernières années.

Malgré sa courte carrière, Evenline n’a pas vraiment grand-chose à envier (si ce n’est la reconnaissance) à tous les Staind, Alter Bridge, Creed, Pearl Jam, Alice In Chains ou Nickelback du monde. C’est bien simple, sur les cinq titres de « The Coming Life », il n’y a pas moins de cinq hits potentiels. Pour un premier Ep, la qualité est absolument irréprochable. Ce mélange de titres heavy et bien chantés et de ballades percutantes rappelle le style des excellents Slovènes de LastDayHere. La seule chose qui manque encore à Evenline, c’est le soutien massif du public ; mais, vu la qualité, cette réaction ne saurait tarder.

« The Coming Life » est disponible en écoute sur la page MySpace du combo  (http://www.myspace.com/evenlinemusic). Si vous êtes de ceux que le rock/métal moderne à l’américaine fait frissonner, ruez vous sur cet Ep !

The Go Find

Everybody Knows it’s Gonna Happen Only Not Tonight

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En signant sur le label indépendant berlinois Morr Music, la formation anversoise The Go Find semble avoir trouvé chaussure à son pied. Et pour cause, sa pop légère, paisible (Boards of Canada ?) déversée sur fond d’électronica (Notwist ? Postal Services ?), s’inscrit dans la lignée des autres groupes militant sur le label teuton. Et en particulier Lali Puna, Mùm, Styrofoam ou encore Seabear et The American Analog Set. La bande à Dieter Sermeus n’en est pas à ses balbutiements sur la scène belge, puisque « Everybody Knows it’s Gonna Happen Only Not Tonight » constitue déjà leur troisième elpee. Pourtant, leur deux premiers opus étaient totalement passés inaperçus de notre côté de la frontière. L’occasion était donc belle pour pallier à cette carence en notoriété, chez le public ‘noir, jaune, rouge’

Pas de poudre aux oreilles tout au long de cet elpee. Subtile, l’instrumentation permet au combo de passer de l’acoustique à l’électrique avec une facilité déconcertante ; le tout traversé d’interventions de cuivres particulièrement efficaces. Dieter assure l’essentiel des vocaux ; mais sur de « One Hundred Percent », il cède le micro à sa collègue féminine. Bref, un disque de toute bonne facture que je vous invite à découvrir. Surtout si vous avez l’intention de vous rendre ce 21 août au fesival Pukkelpop, où ils s’y produiront…

Gush

Everybody’s God

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La pochette d’un album peut parfaitement correspondre à la musique dispensée tout au long d’un opus. Et celle d’« Everybody’s God », le nouvel elpee de Gush, en est une parfaite illustration. En fait, la solution sonore de cette formation française fait l’effet d’un bon jet d’eau dans la tronche… En écoutant « Everybody’s God », on a l’impression d’être réveillé, un peu comme lorsqu’on prend une bonne douche le matin, juste avant de se rendre au boulot ! « Back Home » et l’irrésistiblement gospel « P.nis » sont de véritables brûlots mélodiques. De chouettes claques pop qui vous donnent la pêche, avant d’entamer une journée pénible. En outre, le patronyme du combo correspond au reste du tableau, car Gush signifie ‘jaillissement’ ! La joyeuse bande compose, en effet, des morceaux dont les jaillissements rafraîchissent nos tympans…

Yan, Xavier, Mathieu et Vincent sont frères ou cousins. Teintée de soul et de folk, tout en cherchant à faire la synthèse du pop-rock américain des sixties, leur musique devrait faire des ravages, dans un futur proche. Fait assez rare pour le souligner, les quatre joyeux lurons participent tous à la fête. Ils se refilent chacun leur tour, le lead vocal, au cœur de délicieuses harmonies vocales. Pensez aux Beatles et à Crosby, Stills, Nash et Young, des références de choix pour la formation. Et « Everybody’s God » en est certainement la plus belle illustration. A l’instar de Phoenix, les lignes de basse sont caoutchouteuses. Un feeling contemporain, réminiscent de Kings of Leon, revient régulièrement à la surface. Sculptées dans le folk, les guitares évoquent Coming Soon. Ce qui n’empêche pas l’ensemble de se révéler original. Gush convainc néanmoins sur les compos les plus allègres ; car si les ballades ne sont pas de mauvaise facture, elles semblent procéder d’un exercice de style imposé. Bref, revivalisme et originalité semblent faire ici bon ménage. Une exception qui confirme la règle : « The Big Wheel », un titre qui fait injure à TV On The Radio. Et pas la peine d’insister, vous risqueriez l’écœurement…

Gush se produira dans le cadre du festival Main Square, à Arras, le 3 juillet prochain.

Jeff Hershey

Last call

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Deux ans déjà que le légendaire chanteur/guitariste a quitté cette terre ; et depuis, les publications à titre posthume se sont multipliées. Le dernier en date, "Songs from the road", était un ‘live’. "Last call" (NDR : traduction ‘dernier appel’) devrait clore cette série de témoignages.

Jeff n’a jamais caché sa passion pour le jazz des années 20 et 30 ; et c’est cet aspect du défunt artiste qui est ici épinglé. Soit des sessions exécutées en solo, duo et trio, produites par Healey himself ! Il chante, gratte et souffle aussi dans une trompette, soutenu par le violoniste Drew Jurecka ainsi que le pianiste/clarinettiste Woolridge. Depuis 2002, Stony Plain a édité plusieurs opus du défunt malvoyant, consacrés au jazz. Lors de ces sessions, il a reçu le concours des Jazz Wizards. De cet épisode, trois elpees son parus : "Among friends", "Adventures in Jazzland" et "It's tight like that", ainsi qu’un Dvd intitulé "Beautiful noise". Si vous ne connaissez pas cette facette méconnue de feu Healey, vous risquez fort d’être surpris. Et tout particulièrement, tout au long d’"I'm gonna sit right down and write myself a letter", une vidéo proposée sous la forme de bonus track. Un morceau terriblement remuant qui baigne dans le dixieland le plus pur. Jeff s’y réserve les vocaux, mais surtout souffle dans la trompette, à la manière de Louis Armstrong. Il est épaulé par un clarinettiste, un guitariste, un violoniste, un pianiste, un contrebassiste et un drummer. Un titre vraiment excellent.

L'album s'ouvre par "Holding my honey's hand", une plage très manouche. Jeff chante cette compo. Son toucher de guitare est manifestement inspiré par Django Reinhard. Une trompette au son feutré s’immisce au sein du paysage sonore. Mais le plus étonnant procède du rôle joué par Jeff. Et pour cause, en se servant des propriétés du re-recording, il se charge de l’intégralité de l’instrumentation. A la manière, expliquait-il, de Sidney Bechet, qui dès 1941, s’était réservé six instruments sur le même morceau. Il emprunte une voix de crooner pour interpréter la jolie ballade "Time on my hands" ainsi que "Deep purple" (NDR : aucun rapport avec le célèbre groupe de métal!) "Wildcat" se résume à un duo instrumental. Il met en exergue la performance assez extraordinaire du talentueux violoniste Drew Jurecka. Néanmoins, les plages qui m’ont le plus fait flasher sont celles au cours desquelles, la guitare de Healey emprunte des accents bien manouches. Et "You can't pull the wool over my eyes" en est certainement la plus belle illustration. Sa reprise du "Hong Kong blues " de Hoagy Carmichael est superbe. Il y soigne le sens mélodique. Son jeu de cordes tout en accords est un véritable régal pour les oreilles. "I'm gonna sit right down and right myself a letter" baigne au sein d’une ambiance dixieland. Il ne s’agit cependant pas de la même version que celle dispensée lors de la séquence vidéo, puisque Jeff s’y réserve tous les instruments : voix, trompette et cordes. Il opère un bel échange instrumental avec le violoniste Jurecka, tout au long de "Black and blue bottom". Dans les années 20, les guitaristes Eddie Lang et Lonnie Johnson se produisaient régulièrement en duo. Et c’est sous ce line up, qu’ils avaient composé et exécutaient "Guitar duet stomp". Mr Healey joue ici les deux rôles à la fois, en manifestant beaucoup de virtuosité. Empreinte d’une grande nostalgie, cette œuvre s’achève par "Same of these days", un morceau plongé dans une ambiance dixieland d'avant la grande guerre. Dans le style, c’est un véritable délice !

Holy Fuck

Latin

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L’attente aura été interminable. Trois années qui ont semblé une éternité. En cause, l’énorme « LP » publié en 2007 et qui tourne probablement encore aujourd’hui inlassablement dans les lecteurs MP3 de toutes celles et tous ceux qui ont eu la bonne idée d’y jeter une oreille. Et, avec un scud comme celui-là, t’es forcément attendu au tournant. Les quatre virtuoses du bidouillage se sont donc démenés pour offrir à « LP » un successeur digne de ce nom. « Latin », le résultat de leurs dernières expérimentations soniques, est-il à la hauteur ? Une chose est sûre, les Canadiens n’ont certainement pas tenté un « LP » bis. Ce troisième labeur est tout simplement différent. D’aucuns se plaindront de ne pas y retrouver l’insolence et la spontanéité du prédécesseur, mais Holy Fuck s’évertue ici à dévoiler un nouvel aspect de son talent, plus en retenue.

Ainsi, « Latin » s’ouvre sur « 1MD », une plage noise tout en crescendo qui cède sa place à « Red Lights » et sa ligne de basse à faire bander un Nic Offer (!!!) L’œuvre embraie par des morceaux beaucoup plus atmosphériques (« Latin America », « Silva & Grimes » et un « Stay Lit » évoquant un Explosions In The Sky qui se mettrait à l’electronica), plus proches de l’ancienne formule du Holy Fuck. La garde rapprochée « SHT MTN » et « Stilettos » s’impose comme le climax de « Latin ». Deux tueries qui te fouettent les fesses jusqu’au sang. Et si tu danses pas, mec, c’est que t’as un sacré problème de motricité. Après l’incantation diabolique de « P.I.G.S. », Holy Fuck referme à nouveau son labo pour une durée indéterminée. « Latin » ne laissera certainement aucun fan indifférent. Et peu importe que le verdict soit positif ou négatif car, y’a pas à dire, c’est sûr scène que Holy Fuck fédère. Et là, les râleurs en prennent pour leur grade.

Pavement

Quarantine The Past

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Décidemment, l’année 2010 est l’année de résurgence des groupes américains issus des nineties. Qu’ils soient lo-fi, indie, stoner ou sur la paille. Les reformations de Dinosaur Jr, Pixies, Jane’s Addiction, Hole, Rage Against The Machine, Sebadoh, Throwing Muses, Kyuss… en témoignent d’ailleurs largement. 

Moment précis où le label Domino incite les cinq membres de Pavement à regagner le chemin des planches pour une tournée mondiale et profite de la vague pour publier un best of de 23 titres, concentrant l’essentiel de l’œuvre du groupe californien. Synthèse parfaite dressant l’essentiel de l’une des formations phare des 90’s ayant zappé les années 2000. « Quarantine The Past » propose un tracklisting sinueux tiré des cinq albums du groupe parus entre 1992 et 1999 : « Slanted And Enchanted » (1992), « Crooked Rain… » (1994), le parfait « Wowee Zowee » (1995), « Brighten The Corners » (1997) et « Terror Twilight » (1999).   

A ses débuts, « Pavement » ne disposait pourtant pas des atouts essentiels pour devenir un groupe culte. « Slanted And Enchanted », premier elpee sorti en 1992, se présentait davantage comme l’œuvre d’un petit groupe post-punk artisanal au jeu basique et immédiat. C’est précisément ce charme flou et chaotique qui ravira très tôt le label Domino et le public. Un son dissonant et expérimental, des mélodies brisées et désarticulées, une voix imprécise (voire fausse), des paroles laconiques… seront les ingrédients du charme lo-fi du quintette de Stockton. Les propos de Scott ‘Spiral Stairs’ Kannberg (guitare) résument parfaitement l’esprit ‘slacker rock’ (NDR : genre inventé par le groupe signifiant rock paresseux) de Pavement : ‘Nous savions à peine jouer à nos débuts. Nous nous contentions de bricoler les chansons comme nous pouvions. Nous n’étions pas brillants. Amateurs, plutôt. A la fin, nous n’avancions plus, nous ne progressions plus, nous avions même presque honte de jouer. Il faut bien comprendre qu’au départ nous n’étions qu’une petite bande de geeks.’

Plus de dix ans sont passés ; l’univers brouillon de Pavement inspiré de celui de The Fall et Sonic Youth aurait-il évolué ? Stephen Malkmus et ses acolytes vous apporteront personnellement la réponse lors de leur prochaine tournée mondiale qui passera furtivement en bord de Meuse lors de la cinquième édition des Ardentes à Liège.   

Girls in Hawaii en deuil

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Le drummer de Girls In Hawaii, Denis Wielemans, est décédé au cours de la nuit du samedi 29 au dimanche 30 avril. Il s’est crashé en voiture, à Bruxelles, près du tunnel Madou. Agé de 27 ans, Denis était le jeune frère d’Antoine, le chanteur de Girls in Hawaii. Il était également impliqué au sein du projet de Daniel Offermann, Hallo Kosmo, responsable d’un second album, cette année. Toutes nos pensées émues vont à leur famille et à leurs proches.

Hip-hop made in Canada

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En 2010, Kütu Folk Records sera plus prolifique que jamais, avec les sorties des albums de Soso, Hospital Ships, Evening Hymns, The Delano Orchestra et Leopold Skin, tous cousus-mains, comme de coutume. L’écurie française ouvrira le bal par SoSo, lors de la sortie de « Tinfoil On The Windows », dont la sortie est prévue pour ce 14 juin 2010.

Originaire de Saskatoon (Canada), SoSo (Troy Gronsdahl) est connu pour ses productions soignées, sincères et aériennes grâce auxquelles il est vite devenu un incontournable du milieu hip-hop indépendant.

http://www.myspace.com/sosososo
http://www.kutufolk.com/

Tracklist “Tinfoil On The Windows”

1. Rubber rings
2. Company of chairs
3. All the useless things these hands have done
4. The names of all the trees
5. Your mom is in the next room
6. Floorboards and
7. One eye open
8. For a girl on a faraway hill

 

Thee Vicars

Back to the sixties…

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Le Water Moulin nous proposait une belle double affiche ce samedi 28 mai. Au fil des concerts, ce club devient, ‘the place to be’, au sein de l’univers du rock hors circuit traditionnel, dans la région tournaisienne. Faut dire que depuis la création de la très active ASBL locale, ‘OFF’, cette maison bourgeoise est devenue un véritable antre du r’n’roll. Après une bonne année d’activité, les organisateurs ont frappé fort en programmant le même soir, les Lillois de Teenage Moonlight Borderliners et la nouvelle sensation anglaise psychédélique et 100% énergique, Thee Vicars. Cette soirée très attendue avait donc attiré la foule ; et notamment des mélomanes issus du Nord de la France et de Flandre.

Il incombait au duo français, Teenage Moonlight Borderliners, d’ouvrir les hostilités. Le public était tellement impatient de découvrir nos 4 énervés de la Perfide Albion, que la bonne prestation du duo lillois, responsable d’un rock énergique alimenté par 2 guitares incisives et une rythmique minimaliste mais efficace, est malheureusement passée quelque peu inaperçue ; une bonne partie du public goûtant encore un peu à l’air printanier, avant d’entrer dans le Water Moulin qui allait bien vite se transformer en four.

Thee Vicars, c'est certainement le plus jeune groupe européen de garage qui tourne pour l’instant. Ils sont sur la route depuis avril 2009 et ne poseront leurs instruments à Bury St. Edmunds, dans la région d'Ipswich, leur patrie d’origine, qu'en novembre prochain, si tout va bien...

Après une courte pause boisson, les musiciens se frayent un chemin à travers la salle qui se remplit d’un seul coup. Nos 4 Anglais, à peine sortis de l’adolescence investissent la petite scène du Water Moulin. Il ne faut que quelques secondes pour comprendre qu’un grand moment de rock’n’roll va se produire ! Il leur suffit de quelques riffs pour transmettre leur énergie hautement contagieuse à une véritable meute qui n’en demandait pas tant. Le public est véritablement en ébullition et le Water Moulin, pour l’heure, transformé en club enfumé du Londres des premières heures des Stones, Kinks, Standells ou autres Who, dont les Vicars sont les dignes héritiers.

L’ambiance n’est d’ailleurs pas sans rappeler les 30’’ du concert des Yardbirds au célèbre Marquee dans le cultissime film ‘Blow up’ d’Antonioni contant les pérégrinations d’un photographe de mode dans le swinging London. A l’énergie musicale vient se greffer une ambiance psychédélique quasi-magique dominée par la voix de Mike Whittaker, soutenue par ses 3 comparses ; l'ensemble faisant montre d'une puissance et d'une maturité étonnante. Ils ne desserreront jamais leur étreinte, durant les presque 2 heures que va durer la prestation, sur un public qui n’était pas en reste et en redemandait…

Thee Vicars est incontestablement un très grand groupe de scène, comme on en a peu vu dans la cité scaldéenne. En outre, le combo a eu le mérite d'attirer un public multi-générationnel. Rarement on a vu des gars de cet âge perpétuer, de manière aussi magistrale, l'esprit des early sixties. Ce ne sont pas les articles dithyrambiques récemment parus dans Rock'n'Folk et les Inrockuptibles qui le démentiront. S'il fallait encore mettre l'accent sur leurs grandes qualités, on signalera qu'ils ont joué en support des Black Lips sur toute leur tournée européenne et anglaise !!! Vous l'avez compris, ils sont chauds très chauds et ils sont passés par Tournai un soir de mai...

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que leur nouvel album, intitulé "Psychotic Beat", vient juste de sortir sur Dirty water records. Et il comporte 13 titres !

H.E.A.T.

Freedom Rock (a)

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L’A.O.R est une des nombreuses déclinaisons du hard rock que l’on croyait moribonde depuis les années 90, c’est à dire l’avènement du grunge. Heureusement, certains irréductibles n’ont jamais lâché l’affaire. La bête sommeillait simplement, tapie dans son trou en attendant l’heure du retour. Tout récemment, le comeback fracassant d’anciennes gloires du genre (House Of Lords, Giant, Dare) a réveillé l’intérêt des labels et suscité de nouvelles vocations.

H.E.A.T. est originaire de la petite ville suédoise d'Upplands Väsby, dans la région de Stockholm. La même ville qui en 1979 avait déjà enfanté un monstre du rock mélodique baptisé Europe. Formé en 2007, le sextet avait été élu ‘Meilleur Nouveau Groupe’ par les auditeurs de la radio nationale suédoise après sa participation au célèbre ‘Sweden Rock Festival’.

Si le groupe est nouveau, la musique elle ne l’est pas vraiment. « Freedom Rock » aurait probablement fait un carton s’il était sorti entre 1984 et 1989. Tout sur ce disque évoque le meilleur du rock mélodique ‘à l’européenne’. Le chant harmonieux est soutenu par des chœurs qui le sont tout autant. Les riffs accrocheurs, les soli fluides et les parties de claviers imparables sont mis au service de titres rock mid-tempo et de jolies ballades. De quoi raviver des souvenirs humides aux nostalgiques des années quatre-vingt. Si votre cédéthèque regorge d’œuvres de groupes ou formations comme Europe, Alien, Dare, Tobruk, FM, Fate, Shy, Treat ou Skagarack, il est grand temps de lui offrir une petite nouveauté. « Freedom Rock » fera surement l’affaire.

Notons pour les fans, la participation vocale exceptionnelle de Tobias Sammet (Edguy, Avantasia) pour l’excellent « Black Night ».

Editors

Un final hallucinant !

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La Caserne Fonck de Liège accueillait un concert surprise des Editors, ce vendredi 28 mai 2010. A peine 700 places avaient été mises en vente pour cet événement. Pas étonnant que le set ait été décrété sold out en deux temps trois mouvements. Mais pourquoi cette prestation ? En fait les Editors souhaitaient opérer un warm-up de leur nouveau spectacle prévu pour les festivals d'été. Au départ, le combo avait envisagé se produire dans une église. Mais ces édifices ne leur ouvrant que trop difficilement leurs portes, ils ont accepté de se produire à la Caserne, dont l’architecture offrait certaines similarités. Et puis quoi de plus logique de jouer à Liège, lorsque le lendemain, on est programmé au Pinkpop, dont le site n’est séparé que d’une petite heure de route.

Les réjouissances démarrent à 20h30. La formation sympathique Willow débarque sur le podium pour y dispenser un pop-rock de bonne facture. Peu bavards entre les morceaux, les musiciens dégagent cependant suffisamment de charisme pour chauffer la salle.

21h30 précises La bande à Tom Smith monte sur les planches. Immédiatement, le ton est donné. Le son est excellent. Les différents instruments libèrent des sonorités cristallines. Le combo semble avoir la pêche (NDR : à contrario de leur set accordé en 2008, à l’AB ; une prestation, soit dit en passant, qui m’avait laissé sur ma faim). La formation insulaire est, bien sûr, venue présenter son dernier opus ; mais elle a le bon goût de puiser sa set list au sein de ses trois elpees. Les tueries sont légion. Ce qui n’empêche pas le band de nous réserver quelques compos plus intimistes. A l’instar de "No Sound But The Wind", que chante Tom en s'accompagnant uniquement d’un piano. Une plage programmée entre "The Racing Rats" et "Smokers Outside The Hospital Door" (NDR : l’unique titre un peu trop mou à mon goût !) Imparable, "Papillon" achève le concert. Une heure au cours de laquelle les Brummies ont enchaîné douze titres, que Tom, dans un français quasi-impeccable, ose à peine perturber…

Pas le temps de reprendre son souffle que Tom, Chris, Russ et Ed remontent sur les planches pour se lancer dans un rappel. Qui s’étalera sur six titres. Mais si volet principal se concentrait essentiellement sur les tubes du groupe, le rappel nous proposera des morceaux moins connus, moins évidents à appréhender. Et en finale, le combo nous accordera une compo totalement hallucinante. Intitulée "Fingers In The Factories", elle constitue la cerise sur le gâteau, après une  heure et demie de concert.

Un grand merci aux Editors dont on attend, bien sûr, de nouvelles surprises de ce style…

(Voir aussi notre section photos)