Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Harlem

Hippies

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A l’image de son pendant cinématographique, annuellement présent au Festival de Sundance, la musique indépendante US demeure d’une incroyable vivacité. Réutilisant sans cesse les mêmes vieilles recettes, elle ne cesse pourtant de nous surprendre. Dernier exemple en date, le trio Harlem, non pas originaire de New-York, comme son nom le laisse supposer, mais d’Austin, dans le décidément inépuisable état du Texas.

Ces trois cowboys je-m’en-foutistes proposent, tout au long de « Hippies », des compos aux mélodies crasses, faciles, mais oh combien réjouissantes. En bref, on est en présence du recueil le plus réussi pour branleurs depuis Jeffrey Lewis. Production lo-fi, refrains garages directs et diablement mélodiques, orchestrations et arrangements quasi inexistants. « Hippies » a probablement été enregistré en quelques jours dans un joyeux bordel auquel on aurait aimé avoir été convié ! Quel musicien n’a jamais rêvé de composer des hits immédiats comme « Faces » ou « Pissed » ? La musique d’Harlem n’est pas hippie pour un sou mais l’attitude, elle, l’est peut-être. Mais alors celle d’hippies grunge ! On imagine sans aucun mal Michael Coomers, Curtis O’Mara et José Boyer, dans leur ‘local-garage’ enfumé, jouant sur leurs vieilles guitares déglinguées afin de tromper l’ennui de leur petite bourgade de Tucson. Les morceaux d’Harlem sentent la bière et la cigarette du diable. Kurt Cobain en serait assurément tombé raide dingue… et les trois compères n’en sont d’ailleurs pas dupes en chantant, sur « Someday Soon » : ‘The only band we like is Nirvana. The only album we like is “Nevermind”. The only song we like is “Smells Like Teen Spirit”’.

Irrésistible ! Imaginez des Black Lips un peu moins féroces mais tout aussi déglingués. En outre, il paraît que sur les planches les musiciens de Harlem, sont complètement fous à lier…  

 

Matthew Herbert

One One

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Matthew Herbert adore les pseudonymes. Alias Herbert, Doctor Rockit, Radio Boy, Wishmountain ou encore flanqué de son Big Band, il multiplie les expérimentations sonores. Maestro et pionnier de la microhouse, cet artiste anglais est un bosseur. Depuis la mi-90’s, il doit avoir pondu au moins 25 albums. Son nouveau projet il l’a envisagé sous la forme d’un triptyque. Et « One One » constitue le premier volet. Il devrait être suivi par « One Pig » et « One Club ». Herbert s’est chargé de tout sur cet elpee. Depuis la compo à la production. Et manifestement cette galette est particulièrement savoureuse. En outre, pour la toute première fois, le Briton a décidé de se mettre au chant. Et il faut reconnaître qu’il se débrouille plutôt bien, lors de cet exercice de style, s’en servant même comme d’un instrument…

« One One » est un album au cours duquel Matthew nous propose un city trip. Il a choisi pour titres de ses chansons, des noms de villes. De « Manchester » à « Milan », en passant par « Porto » et « Berlin », son itinéraire est bien balisé. Réfléchi, même. Pas question de faire fausse route. Car son périple, il le destine à la recherche de petites sonorités (NDR : des microbeats !) les plus suaves les unes que les autres. Mais aussi empreintes de mélancolie douce. Sans oublier d’y insuffler habilement une petite dose de complexité. Sans y mettre de pression inutile ! Et le voyage de s’achever par un titre  contemplatif : « Valencia ». La fin d’une expédition qui a tenu toute ses promesses.

Cet été, pas la peine de vous adresser à un ‘tour operator’ pour réserver vos vacances. Matthew Herbert se charge de tout. Il sera même votre guide. On attend d’ailleurs impatiemment la suite de cette excursion…

 

Hermanos Inglesios

The Wander of You

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Contrairement à ce que pourrait le laisser penser leur nom à consonance latine, les Hermanos Inglesios ne sont pas espagnols, ni même british (‘Inglesios’ ?), mais de véritables frères on ne peut plus belges. Mais pourquoi avoir choisi ce nom à consonance hispanique ? Tout simplement parce que Cédric et Didier sont nés au sein de la famille Engels, dont le nom est la traduction néerlandaise d’‘Anglais’… ‘The English Brothers’ donc ! Engels = English = Inglesios. CQFD !

Nés à dix années d’intervalle, cette fratrie nous vient de Gand tout comme les célèbres frères De Waele (2 Many DJ’s et Soulwax). Aimerait-on particulièrement faire la fête sous les coups de butoir de beats électro dans la citée estudiantine de Flandre orientale ? Les frères Engels sont de véritables ‘bêtes de scène’ sévissant depuis des années sur la scène électro flamande. Cédric, le plus jeune, s’est en effet produit lors du festival « I Love Techno », alors qu’il était à peine âgé de 15 ans ! L’accès lui avait d’ailleurs été interdit, dans un premier temps…

« The Wander Of You » constitue le premier album du duo. Il fait suite à un opus réunissant remixes et compos personnelles. Une œuvre qui avait été acclamée par des pointures de la scène électro comme Tiga ou Fake Blood. Les 12 morceaux constituent un concentré maîtrisé –bien que très peu original– de ce qui s’est fait de mieux au sein de la scène belge, au cours de ces dernières années (le label R&S, Culture Club ou Eskimo Recordings). Impossible de ne pas remuer les jambes ou de bouger la tête à l’écoute de certains titres ultra dansants et énergiques, tel le single très fédérateur « Mastermind ». Imaginez Goose un poil plus méchant et mal élevé. « Wanderland », leur nouveau single, est assurément le point fort de l’opus. A cause de son beat minimal et de son ambiance ‘chilly’. Les fans d’électro-house devraient être ravis et se réjouir des remixes proposés. Bien sûr, en fin de parcours, il y a bien quelques longueurs ; mais pas la peine de faire la fine bouche. Et pour les plus nostalgiques, on a même droit sur « Take Me Down », à un déchiquetage en règle du célèbre « Paradise City » des Guns N’ Roses…

Le duo gantois dispose donc des armes nécessaires pour mettre le feu aux festivals estivaux. Malheureusement, aucune date n’est encore prévue pour le moment… Leurs Dj Set font, paraît-il, fureur lors des ‘parties’ privées organisées par Sienna Miller et Charlotte de Monaco ! Ce ne sont certainement pas des Djs come les Hermanos Inglesios qui feront pâlir l’étoile de la scène électro noire-jaune-rouge…

 

Sivert Høyem

Moon landing

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“Moon landing” constitue déjà le troisième effort en solitaire de Sivert Höyem. Mais le premier depuis que l’ex-chanteur de Madrugada a entamé une carrière solo. Une décision qu’il a prise après le décès du guitariste, Robert Burås, retrouvé mort dans son appartement, à Oslo, le 12 juillet 2007. La formation norvégienne avait alors achevé l’enregistrement de son opus éponyme et accompli les dernières dates de sa tournée, avant de se séparer définitivement.

Découpé en 10 plages, « Moon landing » laisse encore transparaître des réminiscences de son ex-combo. Surtout sur les morceaux les plus électriques. On y décèle d’ailleurs cette intensité blanche ténébreuse si caractéristique. A l’instar du titre maître, de « Lost at sea » et surtout du remuant « High society », un morceau contaminé par un clavier vintage et illuminé par l’intervention débridée d’un saxophone. Un clavier dont le flux continu (NDR : un orgue Hammond !) hydrate « Arcadian wives », un morceau dont la lente progression instrumentale nous replonge quelque peu dans l’univers de la prog. Tout comme « Shadows/High Meseta », un titre glacial, tout en crescendo, dont la richesse évoque Motorpsycho et le feeling mystique, un certain Tea Party. Le reste de l’opus met davantage en évidence la superbe voix de Sivert, baryton dont le timbre rappelle parfois celui de Neil Diamond. Et en particulier sur la ballade langoureuse « Going for gold », le contagieux « Empty house » ainsi que sur le titre qui ouvre l’elpee, « Belorado », une compo de près de 9 minutes, baignant paradoxalement dans une ambiance positive. Un bien bel album pour un artiste, dont le style est en pleine mutation…

 

2e coup de sang pour "True Blood"

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« True Blood », la passionnante série créée par Alan Ball (déjà auteur de la magnifique série culte « Six Feet Under ») entame cet été sa 3e saison. Non content d’étoffer le casting du feuilleton avec pas moins d’une dizaine de nouveaux personnages, Ball ne néglige pas la trame sonore en offrant à son œuvre une deuxième bande-son à vous glacer le sang. La première, publiée l’an dernier, contenait, entre-autres, des morceaux de Ryan Adams, Lucinda Williams, The Watson Twins et le thème interprété par Jace Everett. Cette nouvelle bande son sera, elle, parcourue de classiques de Screamin’ Jay Hawkins, Beck, M.Ward, Eels, Elvis Costello, Jace Everett, Thievery Corporation et Bob Dylan. Dans les bacs le 25 mai.

Tracklist :

M. Ward: "Howlin' for My Baby"
Jace Everett & CC Adcock: Evil (Is Going On)
Beck: "Bad Blood"
Robbie Robertson: "How to Become Clairvoyant"
Jr. Walker and The All Stars: "Shake and Fingerpop"
Screamin' Jay Hawkins: "Frenzy"
Lucinda Williams & Elvis Costello: "Kiss Like Your Kiss"
Buddy & Julie Miller: "Gasoline and Matches"
Chuck Prophet: "You Did (Bomp Shooby Dooby Bomp)"
The 13th Floor Elevators: "You're Gonna Miss Me"
Eels: "Fresh Blood"
Thievery Corporation: "The Forgotten People" (Bon Temps Remix)
King Britt & Sister Gertrude Morgan: "New World in My View"
Bob Dylan: "Beyond Here Lies Nothin'"

Sia enfante un 4e album

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La délicieuse Sia, qui a accordé un concert particulièrement chaleureux ce 16 mai à l’AB, publiera son nouvel opus intitulé « We Are Born », le 21 juin prochain. Il est précédé du single ultra-entêtant « Clap Your Hands ». L’Australienne à la grande voix propose ce morceau et cinq autres extraits de l’album en écoute sur son site.

http://www.siamusic.net/

R.I.P. RJ Dio

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Ronnie James Dio, leader de Dio, Rainbow, Heaven & Hell ainsi que Black Sabbath, après le départ d’Ozzy Osbourne, s’est éteint ce 16 mai des suites d’un cancer de l’estomac. La maladie avait été diagnostiquée en novembre dernier et malgré quelques diagnostics positifs, celle-ci l’aura emporté sur l’éternel metalleux. Il avait 67 ans.

Le poney fatigué de Gary Lightbody et ses potes

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Gary Lightbody, chef de la patrouille des neiges, avait annoncé fin 2009 qu’il préparait deux projets parallèles pour 2010. Le premier des deux sera dévoilé le 12 juillet, avec la sortie du premier album de Tired Pony, « The Place We Ran From ». Outre Lightbody, Tired Pony compte dans ses rangs Peter Buck (R.E.M.) et Richard Colburn (Belle & Sebastian). Tom Smith (Editors) et She & Him (Zooey Deschanel & M. Ward) sont crédités comme guests vocaux.

 

 

 

How To Destroy Nine Inch Nails

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En congé temporaire de ses Nine Inch Nails après une longue tournée qu’il annoncait comme la dernière, Trent Reznor reprend du service. Cette fois, il fait équipe avec Mariqueen Maandig, sa jolie épouse. Le side-project répond au nom de How To Destroy Angels. Un premier EP éponyme devrait paraître cet été. En attendant, il est déjà possible de se faire une petite idée du contenu en jetant une oreille aux démos postées sur leur site officiel ou au premier single, « A Drowning », disponible sur quelques plateformes de téléchargement.

www.howtodestroyangels.com

 

Ratatat compte jusque 4

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Après avoir participé à l’album de Kid Cudi, le duo Ratatat revient pour son compte, ce 7 juin. Le nouvel album s’intitule « LP4 », suite logique de son prédécesseur « LP3 », publié en 2008.

Tracklist:

Bilar
Drugs
Neckbrace
We Can't Be Stopped
Bob Gandhi
Mandy
Mahalo
Party With Children
Sunblocks
Bare Feast
Graper Juice City
Alps

Kylie Minogue teste son charme

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Album #11 pour Kylie Minogue. Intitulé « Aphrodite », il fait suite à « X » publié trois ans plus tôt. Jake Shears (Scissor Sisters), Tim Rice (Keane) ou encore Calvin Harris lui ont prété leur plume pour l’occasion. Le disque sera disponible le 5 juin et sera suivi du single « All The Lovers ».

Tracklist :

All The Lovers
Get Outta My Way
Put Your Hands Up (If You Feel Love)
Closer
Everything Is Beautiful
Aphrodite
Illusion
Better Than Today
Too Much
Cupid Boy
Looking For An Angel
Can’t Beat The Feeling

Bonnie Prince Billy

The Wonder Show Of The World

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Plus de 20 ans déjà que notre barbu trace son chemin sans se soucier du temps et des modes. Plus de 20 ans que le natif du Kentucky nous enivre de son folk/country à la fois si contemporain et intemporel. Plus de 20 ans qu’il grave des albums à une cadence métronomique, et sous des patronymes différents (Palace Music, Palace Brothers, Will Oldham,…) A ce jour il doit avoir publié une cinquantaine de long playings. Une carrière déjà bien remplie, qui lui permet de revendiquer, une place, au panthéon des artistes américains du style (Neil Young, Leonard Cohen, …)

Pour concocter ce nouvel elpee, le roi du folk a reçu le concours du Californien Emmet Kelly, aka Cairo Gang. Aux vocaux et à la guitare. Et la collaboration opérée entre le maître des lieux et son invité est remarquable. Bonne nouvelle, Will Oldham a décidé d’en revenir à un style plus lent et dépouillé, qu’il avait abandonné le temps de confectionner « Beware ». Mais son country folk, il le teinte aussi parfois de blues ou de jazz. Et même de gospel. En particulier lors de l’époustouflant « Someone Coming Through », tapissé d’inévitables chœurs évangéliques. Les arrangements sont simples. Les cordes de guitare acoustiques. Les percus discrètes. Tout un ensemble destiné à mettre en évidence la voix somptueuse de l’Américain. Dont il se sert pour communiquer ses émotions. En toute sincérité. Dans ces conditions, difficile de rester de marbre…

A première écoute, « The Wonder Show Of The World » laisse plutôt perplexe. Il faut d’ailleurs plusieurs écoutes avant de pouvoir en savourer toutes les subtilités. Et c’est au bout de cette persévérance, qu’on se rend compte de l’excellence de l’œuvre. Finalement digne de « The Letting Go » (2006), « Master Of Everyone » (2003) ou encore « I See The Darkness » (1999).

 

Les Nuits Botanique 2010 : lundi 17 mai

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Parce que les Nuits Botanique sans une soirée fourre-tout ne seraient pas les Nuits, le festival proposait en cette soirée de clôture un véritable melting-pot de genres. L’Orangerie en aura donc vu de toutes les couleurs : du chaabi aux accents hip-hop, en passant par le pop-rock électronique, le bidouillage expérimental ou encore de l’électro subversif. Elixir providentiel ou soupe indigeste ?

En tête de liste, les Français d’Amazigh sont venus présenter leur mariage de hip hop et de musiques traditionnelles raï et chaabi. Bien que certaines sonorités ne soient pas sans rappeler Tinariwen, la recette du quatuor est loin de rassembler les foules. Le set, un peu linéaire, a eu cependant le mérite de satisfaire une petite demi-douzaine de festivaliers décomplexés qui ne manquaient certainement pas de place pour danser.

Aaaah, les Vismets. Jeunes Bruxellois top tendance qui militent dans le pop-rock nappé d’électro bien d’aujourd’hui. La salle, autrement remplie qu’une heure auparavant, s’impatiente. La formation monte sur le podium en concédant une bonne vingtaine de minutes de retard. Leur prestation est centrée sur « Gürü Voodoo », un premier album déployé dans les bacs le matin même. Scéniquement, rien à signaler, pas même une petite étincelle.  Suivant.

Perdu au milieu de tout ça, les génies canadiens de Holy Fuck prennent d’assaut l’Orangerie sur le coup des 22h40. Le quatuor, en rang serré, présente « Latin », un troisième recueil un peu plus en retenue que son prédécesseur, l’énorme « LP ». Ce qui leur vaut d’ailleurs quelques critiques en demi-teinte. Qu’à cela ne tienne, c’est sur scène que Holy Fuck prouve toute sa valeur. La formation parcourt ses deux derniers éléments discographiques avec une force et une maîtrise remarquables. Même les plages les plus fadasses de « Latin » prennent, en ‘live’, une dimension orgasmique. Carton plein, une fois encore, pour ces véritables bêtes de scène.

Il est près de minuit lorsque les deux hurluberlus de Sexy Sushi débarquent sur scène devant un public déjà acquis à leur cause. Dès les dernières notes de la chanson introductive, le show se transforme déjà en happening. Rebeka Warrior ne perd pas une seconde et se jette au sein de la foule pour scander son poétique « Petit PD » pendant que son acolyte Mitch Silver appuie sur les deux seules touches de son Mac qui lui sont utiles. Lors du troisième morceau, l’ultra-lyrique « Enfant de Putain / Salope ta Mère », une large partie du public se retrouve sur scène à l’invitation de Rebeka. Celle-ci tombe la chemise quelques minutes plus tard pour le plus grand plaisir de ses fans. Entre-temps, les deux jolies plantes qui servaient de décor au show de Holy Fuck ont vécu leurs derniers instants. Planté derrière le duo, un ‘garde du corps’ coiffé d’un masque du KKK tente de balayer les irréductibles gaillards du public refusant de quitter la scène. Un spectacle ‘pour les mioches’, comme le signalera la chanteuse. A 00h45, Sexy Sushi achève sa prestation chaotique et surtout sans queue ni tête. Un peu à l’image de cette soirée de clôture de l'incontournable festival bruxellois.

Organisation : Botanique

Les Nuits Botanique 2010 : samedi 15 mai

Lors de cette antépénultième soirée des Nuits Botanique, le Cirque Royal accueille le duo américain CocoRosie, dont le nouvel elpee est sorti en Europe, quatre jours plus tôt, et la formation danoise Efterklang. Récemment signée chez 4AD, elle est également responsable d’un nouvel album (« Magic Chairs »), paru en février dernier. Le Cirque Royal est comble pour cette double affiche.

La soirée commence par Efterklang, dont le pop rock est alimenté de chœurs, de trompettes, de guitares, et d’une batterie. Une première partie sympathique et enjouée, qui lorgne manifestement vers l’univers d’Animal Collective. Le groupe se retire à 21h, et nous souhaite de passer un bon moment, en compagnie de CocoRosie.

Les sœurs Casady débarquent à 21 heures 30 sur la scène du Cirque Royal. L’accueil réservé par le public est plutôt timide. Cheveux lâchés et emmêlés, Bianca porte un costume à martingale désuet sur une longue chemise blanche. Sierra est vêtue d’un long manteau de princesse rouge. Elles sont accompagnées de Tez, leur ami beat-boxer, du pianiste et bidouilleur de sons Gael Rakotondrabe, et d’un percussionniste ; invités qui confèreront au duo intimiste l’envergure nécessaire au live.

Bianca et Sierra, alias Coco et Rosie, entament le set par un morceau à la fois électro et lyrique, « Repose in Peace ». La voix d’opéra de Sierra résonne sur le beat de Tez, tandis que Bianca les accompagne à la flûte. Une ambiance pastorale émane de ce chant lancinant venu d’ailleurs. Sur le deuxième morceau, « Black Rainbow », les deux voix complémentaires mêlent leurs réverbérations pour une tirade mélancolique. Suit « Undertaker », qui démarre par un enregistrement d’une vieille chanson cherokee ayant bercé leur enfance. Des notes de carillon et de piano accentuent cette ambiance d’un autre temps. Les souvenirs, disloqués, s’entrecroisent et se démêlent, en laissant un arrière-goût poussiéreux.

Sans adresser un seul mot au public, les CocoRosie enchaînent sur « Fatherhood ». Aux vocalises dégringolantes de Sierra répond le timbre aigu et dense de Bianca, sur fond de rythmique hip-hop et de piano jazzy. Les percussions graves évoquent des tambours amérindiens. Le chant résonne comme une prière.

Les sœurs tombent leurs accoutrements respectifs et se retrouvent en longues chemises blanches flottantes. Réincarneraient-elles des prêtresses d’une religion inventée. Le set est soutenu par une projection vidéo qui n’est pas aussi riche que l’univers musical du combo. Des images kitch et populaires se suivent, se répètent, mêlant sans queue ni tête croix chrétiennes et svastika, dollars, vagues déferlant sur la plage et portrait de cheval, visages d’enfants ou encore vampires morbides… Un fond visuel qui perturbe le concert plus qu’il ne l’enrichit.

Lorsque « K-hole », succès du second album « Noah’s Ark », démarre par des sons de jouets d’enfants, le public se réchauffe. Tez, qui assure des basses très présentes simplement grâce à sa voix, s’octroie ensuite un solo, une performance de beat box, acclamée par le public.

Après « Turn me on », le concert prend une forme plus ludique, moins attendue, dont ce « Hopscotch » et ses allures de comptines, entonnée par les deux frangines redevenues enfants, tapant dans leurs mains comme dans une cour d’école.

Ce sont en tout dix-neuf morceaux dont huit du nouvel album et cinq inédits qui nous régaleront les oreilles. Leur prestation ne s’attardera pourtant pas pour un long rappel. Le concert se clôt sur « Tranny Power » où Sierra abandonne enfin son sérieux, avant que les lumières ne se rallument sur un parterre de gobelets laminés. Bianca quant à elle est restée impassible, et c’est son ‘merci’ lancé sur le chemin des coulisses qui clôture la soirée.

Si l’on tient compte du nombre de concerts accordés par CocoRosie (presque un chaque soir pour le mois de mai), on comprendra qu’elles n’aient pas joué les prolongations.

Efterklang + CocoRosie

(Organisation Botanique)

Alice Bossut

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Quand les ondes électroniques du chapiteau grondent férocement aux portes du Museum, le cœur du grand salon bat lentement, ce soir, sur des mélopées fragiles et intimistes. Espace cotonneux où deux instruments sont à l’honneur : la guitare acoustique de Noria et le piano de Maximilian Hecker.

Sous le pseudonyme de Noria se profile, en filigrane, le projet d’Olivier Piette. Un jeune guitariste virtuose doté d’une voix d’ange venu timidement nous présenter son premier opus : « Seasons Of The Song ». Album sur lequel il s’entoure d’Elie Rabinovitch, Catherine Graindorge (Nox), Pierre Jacqmin (ex-Venus) et Mister Diagonal (Black Light Orchestra). C’est pourtant seul, ce soir, qu’il nous présente les mélodies mélancoliques de « Seasons Of The Song », dans une version acoustique. Une chaise pour seul décor où le visage exsangue et la silhouette dégingandée d’Olivier Piette viennent se recroqueviller à côté d’un pied orné de trois guitares sèches pour nous offrir un set épuré. Un festival d’arpèges minutieux sublimant une voix claire-obscure et gracile qui déchire le silence abyssal du Museum et fige un public admiratif. Pas un mot entre les morceaux, seule importe la musique. Un authentique  songwriter qui alterne académiquement des mélodies pop et folk qui s’étonnent parfois d’airs  manouches. Noria, un personnage et une voix touchant aux notes de guitares qui sanglotent. Reste à découvrir la formation complète sur scène dans un avenir proche.

En 2008, Maximilian Hecker pensait avoir atteint un point de non-retour dans sa carrière artistique. Le jeune Berlinois âgé alors de 31 ans ne trouvait plus de plaisir à jouer. Trop à l’étroit dans un corset de perfectionnisme et de conventions infligées par les maisons de disques, l’auteur-compositeur-interprète allemand ne trouvait plus l’inspiration, le souffle nécessaire pour exprimer pleinement ses émotions artistiques. Cette sensation musicale perdue, il l’a cependant retrouvée, amplifiée du reste de plus de force introspective et de colère intestine, sur son sixième et dernier opus intitulé : « I Am Nothing But Emotion, No Human Being, No Son, Never Again Son ». Hymnes pop mélancoliques qu’il va distiller pendant plus d’une heure et demie devant le public passionné du Salon de Concert du Botanique.

Plus de voix de fausset sur les dernières compos mais la trace d’une âme plus librement torturée. Un timbre déchiré et des paroles à induire le dégel des cœurs les plus arides. Un talent bien particulier d’esthétiser radieusement l’amertume. « Nana » s’érige alors en une sculpture de spleen divinement ciselée de notes de piano délicates et sombres. La ballade addictive « Heroin » hypnotise et emmène l’auditeur dans un voyage à distance indéterminé. Un spleen poétique que l’on écouterait volontiers pendant des heures allongé sur le sol, les yeux fermés.

Un concert entre miel et fiel qui s’achèvera par ‘l’incapacité d’aimer’. Sentiment d’apathie dont manifestement Maximilian Hecker n’est pas atteint lorsque celui-ci s’amuse en français avec son auditoire et plonge finalement pour l’embrasser. L’obscur Hecker devient alors radieux et termine les deux copieux rappels par un bouleversant : ‘Merci. Au Revoir. Je vous aime’ qui sue de générosité et de sincérité. Il consacrera d’ailleurs un long moment à son public devant les portes du Museum. Maximilian Hecker, un artiste qui jongle parfaitement entre joie et tristesse, ombre et lumière. Touchant !       

Maximilian Hecker (DE) + Noria (BE)

(Organisation Botanique)

Eric Ferrante 

 

La B.O. de Twilight: "Eclipse", plus fort que Twilight 2 ?

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La bande son du second volet de la saga Twilight constituait une excellente surprise. Qu'en sera-t-il de celle de "Twilight: Eclipse", dont la version cinématographique débarque sur grand écran le mois prochain ? Les vampirophiles mélomanes se régaleront d'inédits de Vampire Weekend, Florence + The Machine, The Black Keys, Sia, The Dead Weather ou encore un duo entre Beck et Bat For Lashes. Une fois encore, une qualité qui dépassera celle du produit que la B.O. est censé promouvoir ? A découvir le 8 juin, soit une semaine avant le film. Le premier single à en être extrait sera "Neutron Star Collision (Love Is Forever)", interprété par Muse.
 
Tracklist

Metric "Eclipse (All Yours)"
Muse "Neutron Star Collision (Love Is Forever)"
The Bravery "Ours"
Florence + the Machine "Heavy in Your Arms"
Sia "My Love"
Fanfarlo "Atlas"
The Black Keys "Chop and Change"
The Dead Weather "Rolling in on a Burning Tire"
Beck & Bat For Lashes "Let's Get Lost"
Vampire Weekend "Jonathan Low"
UNKLE "With You in My Head (feat. the Black Angels)"
Eastern Conference Champions "A Million Miles an Hour"
Band of Horses "Life on Earth"
Cee-Lo Green "What Part of Forever"
Howard Shore "Jacob's Theme"
Update: Une version Deluxe de la B.O. est prévue et contiendra des inédits de Bombay Bicycle Club ("How Can You Swallow So Much Sleep") et... Battles ("The Line")!

Bang Goes The Divine Comedy

Écrit par
Le nouvel album de The Divine Comedy sera dans les bacs le 31 mai. Il s'intitule "Bang Goes The Knighthood" et est précédé du single "At The Indie Disco". Le disque le plus pop de la formation menée par Neil Hannon ? Réponse dans 2 semaines.

Tracklist

Down in the Street Below
The Complete Banker
Neapolitan Girl
Bang Goes the Knighthood
At the Indie Disco
Have You Ever Been in Love
Assume the Perpendicular
The Lost Art of Conversation
Island Life
When a Man Cries
Can You Stand Upon One Leg
I Like

Le meilleur de The Jon Spencer Blues Explosion

Écrit par
Alors que John Spencer est sur les routes avec son projet Heavy Trash (en Belgique, ce sera au Cactus Festival), The Jon Spencer Blues Explosion publiera ce 17 mai un best of intitulé "Dirty Shirt Rock'n'Roll (The First Ten Years)". Il contiendra pas moins de 22 morceaux et devrait être suivi d'une réedition 'Deluxe' de l'ensemble discographique de la bande à Spencer.

Tracklist:


1. Chicken Dog
2. Magical Colors
3. Money Rock’N’Roll
4. Love Ain’t On The Run
5. Blues X Man
6. Buscemi
7. Bellbottoms
8. History Of Sex
9. Fuck Shit Up (Live)
10. Leave Me Alone So I Can Rock Again
12. Train #2
13. Water Main
14. Hell
15. Wail (Video Mix)
16. Afro
17. Greyhound
18. Talk About The Blues
19. Flavor (Remix)
20. Feeling Of Love
21. Lap Dance
22. She Said (Single Edit)

Devo, 20 ans plus tard!

Écrit par
Les chapeautés de Devo feront leur retour ce 14 juin. Le disque intitulé "Something For Everybody" est leur premier effort studio en 20 ans. Le prédécesseur, "Smooth Noodle Maps" date déjà de 1990. Ce nouvel album est dans l'air du temps puisque co-produit par Santigold (!), Teddybears (!) et Greg Kustin de The Bird and the Bee.

Tracklist:

Cameo
Don't Shoot
Fresh
Human Rocket
Knock Boots
Later Is Now
Let's Get to It
March On
Mind Games
No Place Like Home
Please Baby Please
Signal Ready
Step Up
Sumthin
Watch Us Work It
What We Do

Un Antony de luxe pour l’automne…

Écrit par

Antony et ses Johnsons publieront un nouvel album le 4 octobre prochain. Intitulé « Swanlights », ce sera leur quatrième. Une édition spéciale comprenant le Cd, un livre de 144 pages, des peintures ainsi que des collages et des photos, paraîtra à la même date. Un nouveau chef d’œuvre en perspective ?

Pour plus d’infos : http://www.antonyandthejohnsons.com

 

High Tone au VK !

Écrit par

Le nouvel album d’High Tone sera dans les bacs le 17 mai prochain ! En outre, ces véritables apprentis-sorciers du sampling et du dub viendront présenter leurs bidouillages électroniques à Bruxelles, ce 27 mai. Les frangins d’High Tone sont toujours aussi décidés à parcourir les chemins de traverse des musiques dites actuelles (novo & live dub, jungle, drum'n'bass, techno transe etc.), pour rechercher les bonnes fréquences !

Le concert, organisé par le VK, aura lieu à La Chocolaterie (Rue Van Malder, 1080 Bruxelles).

http://www.hightone.or
http://www.vkconcerts.be

 

Des ours au paradis ?

Écrit par

Le nouvel album de Bear in Heaven est enfin disponible ! Les new-yorkais nous feront découvrir « Beast Rest Forth Mouth », leur seconde production, ce 13 mai, lors des Nuits Botanique ! Considéré par Pitchfork comme le véritable ‘Cadeau Surprise’ de l’année, cet elpee projette la vision particulière du prog-rock psyché de ces Américains.

http://www.myspace.com/bearinheaven