L’aurore de Lathe of Heaven…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Courtney Love fait un arrêt à Bruxelles

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Courtney Love et ce qu'il reste de Hole seront de passage à Bruxelles le 10 mai. Ils viendront y défendre leur nouvel opus, "Nobody's Daughter" disponible dès le 26 avril. Le concert aura lieu au Cirque Royal dans le cadre des Nuits Botanique. Les tickets seront mis en vente ce vendredi 12 mars à partir de 11 heures. Le prix varie de 28 à 34€.
www.botanique.be

Salut Marie !

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« Verni rouge » est le premier single issu du tout nouvel album de Marie Warnant. En 2005, cette jolie namuroise s’était signalée en sortant un premier ouvrage « De Dix à Un » qui s’est écoulé à plus de 5 000 exemplaires. Une tournée d’une centaine de dates s’en était suivie et l’avait menée en France, en Suisse, au Québec et même en Pologne.

Après une parenthèse de deux ans qu’elle a mis à profit pour donner naissance à sa petite fille, la jeune maman nous revient. Durant son interruption, elle en a profité, tout en pouponnant, pour écrire et composer. Son nouvel opus s’intitulera « Ritournelle » et sortira dans les bacs dans quelques semaines, le 19 avril prochain.

En attendant la commercialisation de son elpee, découvrez déjà un extrait du single en cliquant sur le lien suivant http://www.youtube.com/watch?v=d2YbYyR2qRk&feature=email

Marie Warnant – Ritournelle – Sortie le 19 avril 2010

 

Te fais pas de Bihl Agnès !

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Pour son quatrième album, « Rêve Général(e) », la petite ‘Renaud’ féminine de la chanson française comme elle aime à se surnommer, nous présente une facette un peu plus austère de sa personnalité. Habitués que nous étions à des textes engagés, révoltés, enflammés, nous allons découvrir une Agnès plus féminine que féministe avec des sourires enjoués à la place des moqueries et des sarcasmes. Changement radical ? Pas tout à fait, enragée, elle l’est toujours mais en essayant une nouvelle approche, en se montrant sous un nouvel éclairage.

On attend impatiemment le résultat.

En attendant, pour regarder le clip d’ « Elle et Lui », rendez-vous sur http://www.youtube.com/watch?v=IdL6pz0dRRU

Agnès Bihl – Rêve Général(e) -  Vient de sortir fin février

1 C'est encore loin
2 De bouche à oreilles
3 Je t'aime que moi
4 Je pleure, tu pleures, il pleut
5 Quand on voit c'qu'on voit
6 SDF Tango
7 Gueule de bois
8 Véro
9 Elle et lui
10 Habitez-vous chez vos amants ?
11 Mamie les cheveux mauves
12 No flouze blues
13 Soif de champagne

 

Sparklehorse

Mark Linkous s’est donné la mort…

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Mark Linkous, l’âme de Sparklehorse, s’est suicidé ce samedi 6 mars. Il était âgé de 47 ans. En 1996, ce personnage dépressif avait déjà effectué une tentative, suite à une overdose volontaire, alors qu’il assurait le supporting act de Radiohead. Un épisode qui avait laissé des séquelles, puisqu’il avait dû se résoudre à circuler dans une voiturette pendant quelques années. Et lorsqu’il a repris la marche, c’était en boitant. Responsable de quatre albums, il comptait parmi ses admirateurs Thom Yorke et PJ Harvey. Enregistré en 1996, « Vivadixiesubmarinetransmissionplot », constitue son opus de référence, un disque remarquable, surréaliste, halluciné et complètement déjanté. Les trois albums suivants, quoique de bonne facture, n’auront cependant plus le même impact. Et surtout plus le même effet de surprise. En 2009, le songwriter américain avait rejoint l'électronicien Fennesz pour participer à une aventure « In the fishtank » et le producteur américain Danger Mouse l’avait sollicité pour participer au projet Dark Knight of The Soul. Refusé par le label de Linkous, l’œuvre avait cependant récolté un succès certain via internet. Sparklehorse devait se produire cet été au festival Pukkelpop.

Victoires de la musique: And The Winner is...

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Hier soir ont eu lieu les Victoires de la Musique 2010. Parmi les lauréats, on retrouve Birdy Nam Nam, Pony Pony Run Run Run, Coeur de Pirate ou encore Olivia Ruiz. Benjamin Biolay, qui a reporté le concert qu'il devait accorder à l'Ancienne Belgique afin d'être présent à la cérémonie, s'est quant à lui raflé la mise de deux catégories sur les trois auxquels il était nominé. Il a donc remporté le titre d'artiste masculin de l'année et de l'album de l'année. La récompense qui lui a échappé est celle de la chanson de l'année, seule catégorie dont le vainqueur est désigné par le public. Celle-ci est revenue à "Comme des Enfants" de Coeur de Pirate.
 
 
Les lauréats:
 
Artiste interprète masculin: Benjamin Biolay
Artiste interprète féminine: Olivia Ruiz
Album: Benjamin Biolay "La superbe"
Album rock: Izia "Izïa"
Album de musiques urbaines: Oxmo Puccino "L'arme de paix"
Album de musiques du monde: Salif Keita "La différence"
Enregistrement de musiques électroniques ou dance: Birdy Nam Nam "Manual for a successful rioting"
Chanson originale: Coeur de Pirate "Comme des enfants"
Spectacle musical: Johnny Hallyday "Tour 66"
Vidéo-clip: Olivia Ruiz "Elle panique"
DVD musical: "Alain Bashung à l'Olympia"
Groupe ou artiste révélation du public: Pony Pony Run Run
Groupe ou artiste révélation scène: Izia
Album révélation: Yodelice "Tree of life"

Pas si dramatique que ça…

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Le label anglais Dramatico (Katie Melua, Mike Batt, Florence Rawlings, Gurrumul…) vient de signer l’artiste australienne Sarah Blasko. Son troisième album « As day follows night » devrait paraître chez nous à la mi-mars 2010.

Enregistré en Suède sous la houlette du producteur Björn Yttling (NDR, c’est celui de Peter, Björn and John) « As days follows night » a décroché un disque d’or en Australie, trois semaines à peine après sa sortie !

http://www.myspace.com/sarahblasko

 

Les frères Engels

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Après avoir enflammé les foules sur les dancefloors, lors de leurs DJ sets, les Hermanos Inglesos ont décidé d’enregistrer un premier album. Intitulé « The Wander Of You », il paraîtra ce 29 mars. Pour vous faire une petite idée, allez jeter une oreille et même un œil sur leur MySpace, puisque « Mastermind », extrait de cet elpee, fait également l’objet d’un clip vidéo. Un clip auquel ont participé Tiga et Tommie Sunshine. Et si vous aimez ce type d’électro pop, sachez que le duo belge tournera à travers la Belgique, au cours des prochaines semaines…

13.03 Kitsch Club - Knokke
18.03 Charlatan - Gent
19.03 Anarchic - Brussel
20.03 Petrol - Antwerpen
25.03 official release party @ secret Location – Gent

http://www.myspace.com/hermanosinglesos

 

Benjamin, la victoire tu l’auras pas Biolay !

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Le 6 mars prochain auront lieu les traditionnelles Victoires de la musique.

Benjamin Biolay y est nominé dans trois catégories :

            - Artiste Masculin de l'année

            - Album de l'Année

            - Chanson originale de l'année

Comme le public peut participer au vote pour cette dernière catégorie, peut-être assisterons-nous enfin à la ‘Victoire’ du talent sur le marketing et le milieu surprotégé des médias franchouillards…

« La Superbe » mériterait bien cette distinction. Pour le reste, on peut rêver mais l’homme ne fait pas l’unanimité dans le métier, loin de là ! Hélas pour lui et pour ses admirateurs !

 

Les frangins de Black Keys

Écrit par

Deux ans après l’excellent « Attack & Release » produit par Danger Mouse et leurs élucubrations hip-hop de l’an dernier sous le sobriquet de BlakRoc, the Black Keys reviennent avec un sixième album. Il s’intitulera « Brothers » et sera, cette fois, autoproduit. Danger Mouse apparaîtra néanmoins derrière les manettes d’un seul morceau (« Tighten Up »). Dans les bacs le 17 mai.

Tracklist "Brothers":

Everlasting Light
Next Girl
Tighten Up
Howlin' For You
She’s Long Gone
Black Mud
The Only One
Too Afraid To Love You
Ten Cent Pistol
Sinister Kid
The Go Getter
I'm Not The One
Unknown Brother

Never Gonna Give You Up
These Days

Seasick Steve chante pour Elizabeth

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Ce lundi 8 mars, Seasick Steve publiera son nouvel album, "Songs For Elizabeth", une compilation de ses meilleurs morceaux dédiées à sa bien aimée. Il contiendra un inédit, "Ready For Love". 
 
Tracklist:

1. 8 Ball
2. Walkin Man
3. My Donny
4. Dr Jekyll & Mr Hyde
5. Just Like A King
6. My Home (Blue Eyes)
7. Ready For Love

Un océan de CocoRosie

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Les déjantées Sierra et Blanca, aka CocoRosie, feront un détour par le Cirque Royal le 15 mai dans le cadre des Nuits Botanique. Mais 4 jours auparavant, elles délivreront « Grey Oceans », leur nouvel opus

1. Trinity’s Crying
2. Smokey Taboo
3. Hopscotch
4. Undertaker
5. Grey Oceans
6. R.I.P. Burn Face
7. The Moon Asked the Crow
8. Lemonade
9. Gallows
10. Fairy Paradise
11. Here I Come

Saint Damien Jurado

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Damien Jurado, le secret le mieux gardé du label Secretly Canadian publiera le 25 mai. « Saint Bartlett », un album très orchestral produit par Richard Swift. Il fait suite à « Caught In The Trees », paru l’an dernier.

Tracklisting :
1. Cloudy Shoes
2. Arkansas
3. Rachel & Cali
4. Throwing Your Voice
5. Wallingford
6. Pear
7. Kansas City
8. Harborview
9. Kalama
10. The Falling Snow
11. Beacon Hill
12. With Lightning In Your Hands

Un avant-goût sur http://www.saintbartlett.com


Keane se met… au rap !

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Après The Black Keys et leur projet hip-hop BlacRok, ce sont les Britons de Keane qui se tournent vers l’ « Urban Music ». Le 8 mai paraîtra « Night Train », un EP à dominance rap-pop auquel K’naan et Tigarah prêteront leur voix.
 
Tracklisting

'House Lights'
'Back In Time'
'Stop For A Minute' (feat. K'naan)
'Clear Skies'
'Ishin Denshin' (You've Got To Help Yourself) (feat. Tigarah)
'Your Love'
'Looking Back' (feat. K'naan)
'My Shadow'

LCD Soundsystem, #3

Écrit par

Le très attendu troisième album de LCD Soundsystem devrait être publié le 14 mai prochain. Le disque n’a pas encore de titre mais on en connaît déjà la tracklist. A noter qu’il ne contiendra pas le ‘one-off’ single « Bye Bye Bayou ». Pour rappel, James Murphy a annoncé qu’il s’agira probablement du dernier disque de la formation. Ceux qui n’ont pas obtenu le sésame pour les voir sur scène le 5 mai à l’AB pourront se consoler à Rock Werchter le vendredi 2 juillet.

Tracklisting

Dance Yrself Clean
Drunk Girls
One Touch
All I Want
Change
Hit
Pow Pow
Somebody's Calling Me
What You Need

Peter Von Poehl

Entre miel et fiel…

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Que serait devenu Brett Dennen s’il avait été suédois et talentueux ? Certainement Peter von Poehl.

Mentionnons brièvement les introspections narratives dont usait le chanteur suédois pour exorciser ses mélancolies de l’exil (NDR : l’auteur-compositeur-interprète scandinave vivait alors entre Paris, Malmö et Berlin) sur son brillant premier opus intitulé « Going to where the tea-trees are ». Errance musicale et thérapeutique qui s’exhalait sur toutes les scènes européennes comme le parfum de son sillage.

Las de traîner ses guêtres sans fin vers l’horizon, Peter von Poehl pose enfin ses valises à Paris et y concocte « May Day ». Lieu de sédentarisation où il fait la rencontre de Marie Modiano (fille du célèbre écrivain français prix Goncourt 78 pour ‘Rue des boutiques obscures’). De cette rencontre artistique naît « May Day ». Un album écrit, composé et mis en scène par le duo couple franco-suédois. Apaisé, Peter von Poehl imprime des influx plus sereins à sa création artistique : ‘J'accompli fait beaucoup de concerts en solo, surtout en Grande-Bretagne où il n'est pas toujours facile de te faire entendre et c’est à cause de cela que j'ai probablement mis davantage l'accent sur l'intensité dans les nouvelles chansons. Je voulais sentir qu'il y avait quelqu'un sur l'autre extrémité. Ecouter quelqu'un. Ce n'était vraiment pas une préoccupation à l'époque du premier album’. Cette autre extrémité se nomme Marie Modiano.

Grâce à cet album, Peter von Poehl exorcise ses peurs et quitte les sentiers troubles de l’exil. Son univers jadis tissé de sentiments ombragés, éphémères et destructeurs finit par se dissoudre dans des eaux plus limpides. Les replis abyssaux de la nuit intérieure s’estompent peu à peu. Le visage lumineux de Peter quitte alors la chambre obscure de son existence et se projette sur les planches de la Rotonde.

Théâtre subtilement habillé de cordes, de cuivres, de percussions et de piano d’où émerge la voix angélique du chanteur nomade qui touche le public par sa sincérité. Lieu cousu de fils d’or mélodiques et finement brodé d’orchestrations cuivrées, paradoxalement policées et grinçantes. Mais aussi d’accords de piano vaporeux, aux sonorités Hammond, et d’un mélodica improvisé. Lieu insolite et personnel à l’écart des modes et des courants, sans filiation musicale : ni folk, ni pop, ni rock…

Autour de ce cocon musical, Peter von Poehl architecture son sens inné de la mélodie de sons travaillés, d’harmonies de chœurs... Ses compositions claires tirent sur une corde sensible mais sans lyrisme sous les sons caressants du clavier de Marie Modiano.

Un set entre miel et fiel qui alterne le nouveau et l’ancien, le radieux et l’obscur, l’intime et le public. Quand "Parliament", morceau rythmé, s’amuse de piano, synthés et cuivres, "May Day" ronronne d'une basse très sonore sur laquelle se posent alternativement des cordes et un joli ensemble piano/cuivres.

Malgré un set globalement plus lumineux, Peter Von Poehl n'est cependant jamais aussi touchant que lorsqu'il chante en spleen. L'histoire d’une funeste balade vers nulle part contée sur "Forgotten Garden" en témoigne délicieusement. Quant au final ("Lost In Space"), il nous habite somptueusement d’une sensation de solitude orchestrée de claviers et de chœurs aériens.

Trois rappels viendront finalement clôturer ce délicieux moment sur terre. Un dernier morceau sous forme d’impro session mêlant un rock-jazz-cabaret explosif, posera le dernier souffle sonore du combo franco-suédois. Ultime cadeau qui ravira un public conquis de la première à la dernière note.

(Organisation Botanique)

 

30 Seconds To Mars

Retourne sur ta planète Jared!

Écrit par

Waouw, quel événement ! Le groupe des frères Leto cartonne actuellement partout sur la planète et fait escale à Lille. Ni une ni deux, je saute dans ma voiture avec ma complice photographe pour aller immortaliser pareil événement. Une fois n’est pas coutume, l’Aéronef est plein comme un œuf. Plein de ‘petits jeunes’ (surtout du beau sexe) dont la moyenne d’âge frôle les 16-17 printemps à peine. Bon ben, on est déjà sûrs d’une chose, ça va ‘gueuler’ du début à la fin ! Préparons-nous à subir les hurlements de jeunes filles en fleur (en chaleur serait plus approprié).

Pour chauffer l’assistance, si c’était encore nécessaire, Street Drum Corps assure la première partie des festivités ; un rôle joué par le combo partout où Jared et sa bande se produisent. Y’a pas à dire, ils connaissent leur métier les bougres. Pour chauffer, ça chauffe ! Le ton est donné. Une musique au son destructeur. Du néo-punk/rock qui rend plus d’un spectateur complètement sourd…

Il est 20h35 et une première opération marketing se dessine. On est où là ? A la foire à la grosse saucisse ? En tout cas, ça y ressemble fort puisqu’on assiste à une distribution gratuite de bracelets phosphorescents, jetés du balcon, et qu’on a droit à une mini animation ‘style foire commerciale’ avant d’entrer dans le vif du sujet. Mais kékséksa ??? Jamais vu un truc pareil !

Et Jared de faire son apparition sous les roulements de tambour (comme au cirque) dans une tenue à la limite du ridicule (c’est lui le clown ?) Une veste militaire galonnée bleu marine et une coupe de cheveux digne des ‘marines’ U.S. (This is War of course…) Délire chez les ados qui ne se contrôlent plus, poussent, tirent, sautent à qui mieux-mieux dans tous les sens. Mais qu’est ce que je fous ici moi ?

« Night Of The Hunter » est le premier titre interprété par les troupes du ‘sergent chef’ Leto. Et c’est parti pour 90 minutes de bonheur pour les uns, d’insatisfaction voire d’ennui pour les autres (NDR : ben oui j’suis dans les autres !) Durant tout le set, Jared entretient le culte de la vedette. 30 Seconds to Mars, c’est LUI, en pleine lumière, et quelques autres, dont son frère, dans l’ombre. Parfois, il fait appel à ses larbins de Street Drum Corps, maquillés et tatoués à faire peur, pour agiter un drapeau ou taper sur une caisse claire. Comme si ce n’était pas suffisant, il sait très bien que les filles en pincent pour lui. Il en remet une couche, et même parfois deux. Il devient même parfois très lourd lorsqu’il éructe dans un ‘franglais’ très subtil des ‘Je t’aime’ ou ‘Voulez-vous coucher avec moi ce soir’. De ridicule, on passe à pathétique. Comme si on avait besoin de ces artifices pour apprécier la (bonne) musique dispensée par le groupe sur disque. Mais visiblement, ce soir, ce n’est pas le chanteur qui est sur scène, c’est l’acteur. Et aucun espoir pour lui, la prestation réalisée ne mérite ni César (on est en France) ni Oscar… Comble du ‘léchage de cul’, Jared se drape dans le drapeau bleu blanc rouge ; ce qui visiblement provoque un orgasme chez une groupie. Son soutien-gorge atterrit aux pieds du petit soldat qui s’empresse, comble de la bêtise, de l’enfiler. Ben oui, on n’est plus à une facétie près.

‘Il est aussi con que ses fans’. J’ai pas rêvé, j’ai bien entendu ça. Et de la bouche d’une fille en plus. Ouf je ne suis pas seul sur mon île. Et ce n’est pas tout. Son ramage n’étant pas à la hauteur de son plumage, quand l’exercice vocal se fait trop pointu (ben oui, on n’est pas en studio), le bel américain se tait et invite ses admiratrices à chanter. Hé pas con hein !!! Et il parle, il parle entre deux titres. Finalement je me demande même s’il n’a pas plus parlé que chanté durant son show. Et pour ne rien dire ou si peu…

Si j’étais prof, je noterais sa copie comme ceci : bien au début (dernier album en majorité), a créé alors une bonne ambiance, creux au milieu, difficile à supporter dans le troisième quart et lamentable en fin de set. Inconsistant et superficiel ! A améliorer d’urgence !

Ah oui, j’allais oublier de vous raconter : pour clôturer la soirée, une seconde opération marketing s’est à nouveau déroulée : Jared, non seulement nous offre des affiches de ses ‘ouvriers’ de Street Drum Corps, mais en outre, il nous invite à le rejoindre gratuitement à Bercy. Oui, oui, vous ne rêvez pas, les tickets sont distribués à la demande. Faut croire que le bide n’est pas très loin !!! Ça ferait deux de suite…

Y paraît qu’y’a de l’eau sur Mars. Fais gaffe de pas te noyer Jared !

Organisation A Gauche de La Lune

(Voir aussi notre section photos)

Hockey

Ce Hockey m’est resté en travers de la gorge, toute la soirée…

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A l’instar de MGMT et de Passion Pit aux States, mais également de Friendly Fires en Grande-Bretagne, Hockey fait l’objet d’un véritable ‘hype’. Il se produisait au Botanique ce 3 mars 2010, pour y défendre son « Mind Chaos », un très bon premier opus sorti durant l’été 2009. Le combo avait, par la même occasion, la ferme intention de montrer son savoir-faire ; mais également prouver qu’il méritait une place au sein de la scène pop indie festive...

Début des hostilités à 20 heures. Ce soir la Rotonde n’affiche pas complet. Lorsque les musiciens montent sur les planches, on constate que le line up s’est enrichi d’un nouveau membre. Un claviériste, plus précisément. Tout au long du set, il va saupoudrer la solution sonore d’interventions électro. Si leur elpee brillait par son dynamisme et sa vivacité, on ne peut en dire autant de sa transposition en live. Et pourtant la prestation avait commencé en force. Mais après avoir aligné quelques morceaux excitants, Hockey a progressivement perdu son fil conducteur. Et la version country de « Four Holy Photos » (NDR : une horreur !) ainsi que l’adaptation d’« Everyone’s The Same Age » en slow ringard, en sont vraiment de parfaites illustrations. Et franchement, elles n’ont vraiment plus rien de percutant. On a même eu droit à une nouvelle compo. Pathétique ! Drôle d’idée de briser constamment le rythme. Ce qui n’annonce rien de bon pour le prochain album…

Les Ricains vont achever leur show par « Too Fake ». Les percus sont enfin judicieuses et stimulantes, mais elles ne font pas long feu. De quoi accentuer notre sentiment de désillusion. D’ailleurs on ne peut pas dire que les acclamations aient été nourries. Alors qu’on s’attendait à un concert festif et riche en déhanchés, ont a dû se contenter d’un spectacle mou et laborieux…

(Organisation : Botanique)

Gary War

New Raytheonport

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Phil Gone alias Gary War est un individu plutôt mystérieux. Il vit à New York et compte déjà quelques albums à son actif. Mais pour le surplus, il ne filtre guère d’informations officielles à son sujet sur le net. Pas pour rien que le gaillard aime brouiller les pistes…

Album surprenant, « New Raytheonport » reflète l’esprit claustrophobe et schizophrène de l’artiste. Au cours de sa jeunesse, il a certainement dû dévorer tous les classiques de l’histoire du rock. Et pour cause, sur cet opus, les influences oscillent du psychédélisme au shoegazing, en passant par la cold wave et le rock garage. Un sacré bordel donc !!! Un peu comme si Panda Bear avait grandi à l’écoute de Joy Division et The Talking Heads plutôt que de s’immerger dans l’œuvre de Beach Boys. Ou alors à l’instar d’un Liam Finn qui aurait abusé de psychotropes. Phil Gone aime expérimenter. Et refuse de suivre le mainstream. Si ses compos sont souvent torturées, il ne néglige pourtant pas pour autant leur aspect mélodique. Simplement, il faut gratter un peu avant de déceler cette sensibilité.

Tout au long de « New Raytheonport », l’Américain se laisse emporter par le fil de ses idées. Tel un aventurier sonore, il goûte à tous les styles et tous les climats. Des climats tour à tour atmosphériques, ténébreux ou allègres. Un « Clouds Went That Way » lorgne ainsi vers un Animal Collective période « Feels » alors qu’« Obscure Preference » baigne dans la cold wave circa Joy Division. Et l’éventail de références est loin d’être exhaustif.

La voix de l’artiste est difficilement détectable tant elle est trafiquée, se fondant même parfois complètement dans l’expression sonore. Impossible d’isoler les différents instruments. La musique de Gary War forme un tout, une masse intelligemment agencée. Ce n’est qu’après plusieurs écoutes que se dessine la réelle puissance de l’album. N’y cherchez pas la rigueur. Ce n’est pas le souci majeur du Newyorkais. Même qu’il lui arrive, à force d’expérimenter, de se planter. On ne fait pas l’omelette sans casser d’œufs…

Gary War ne deviendra sans doute jamais populaire. Mais son cas mérite d’être examiné. A cause de son immense potentiel créatif. Et puis, si vous appréciez la musique alternative, ne passez pas à côté de son œuvre. Et tout particulièrement de ce « New Raytheonport », un opus dont les compos nécessitent un certain laps de temps avant d’être appréciées à leur juste valeur ; mais qui après avoir pénétré dans votre subconscient ne veulent plus en sortir…

Arid

Under The Cold Street Lights

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1998, un album sorti de nulle part concocté par un ‘petit groupe’ flamand issu de la région gantoise obtient un succès retentissant en Belgique. Cet album s’intitule « Little Things of Venom » et la formation coupable de ce magnifique ouvrage porte le patronyme d’Arid.

Depuis le siècle passé (ben oui), Jasper Steverlinck et ses complices sont devenus un des groupes-phares de la scène rock/pop ‘made in Belgium’. Chaque nouvelle réalisation est accueillie par un public qui s’élargit au fil des disques et des concerts du band.

Deux elpees confirment le statut de révélation de cette fin de millénaire. « All is quiet now », tout d’abord. Publié en 2002, il s’avère pour les uns, plus calme et moins audacieux, pour les autres plus intimiste et plus profond. « All Things come in Waves » tombe dans les bacs en janvier 2008. Un retour aux sources, couronné de succès et considéré comme l’album le plus abouti du combo gantois. La tournée consécutive à la parution de cet opus permet au combo d’acquérir de l’expérience ; et surtout d’accentuer sa popularité. A ce moment, Arid est quasiment considéré comme la meilleure formation belge de l’époque. Il lui aura fallu six ans pour arriver au sommet de la reconnaissance. Jasper Steverlinck, chanteur/guitariste et âme du groupe, volontiers comparé au regretté Freddy Mercury pour son organe vocal, a entretemps tenté une petite percée personnelle en concoctant un album solo intitulé « Songs of Innocence », un long playing truffé de reprises (Bowie, d’Arby) qui récolte un succès tout à fait inattendu.

2010, « Under the cold Street Lights », quatrième réalisation d’Arid, paraît ce 1er mars, soit deux ans seulement après la sortie de son très abouti troisième opus.

Rien de bien neuf, de bien surprenant à l’horizon musical de la bande à Jasper. Le menu proposé opère un mix entre toutes leurs facettes, de toutes leurs possibilités et envies. La ligne mélodique reste toujours très soignée, oscillant entre ballades lancinantes (« Seven Odd Years », « Mindless »), titres plus dansants, plus pop (« Something brighter », « Custom Gold ») et morceaux plus ‘musclés’ (« The Flood », « Come On »). La voix (et quelle voix !) du leader faisant le reste. Jasper reste très performant et centralise autour de sa personne quasiment tous les intérêts portés à la formation. Le ‘Freddy Mercury gantois’ (ne lui dites pas, il déteste la comparaison) étale à nouveau tout son talent d’interprète, visite tous les registres, tout en restant le songwriter du band (écoutez donc le splendide « All that’s here is all what that’s left »). Gloire à lui !

« Under the cold Street Lights » ne révolutionnera pas le rock belge, ne surprendra pas les spécialistes, ne fera finalement pas autre chose que de confirmer un état des lieux que l’on connaît déjà : Arid reste bien une des formations les plus pop(ulaires) de notre (mini)planète musicale.

A découvrir, à écouter, à déguster, à apprécier selon ses propres envies… Perso j’en reprendrai bien un peu, dix plages seulement, c’est trop peu !

Une question me taraude cependant l’esprit. Comment diable vont-ils s’en sortir sur scène ? Filip Ros, bassiste depuis la création du groupe n’apparaît plus ni sur la photo de la pochette, ni dans les crédits de l’album ? Ne restent donc ‘en course’ que Jasper au chant et à la guitare rythmique, David Du Pré à la guitare solo et Steven Van Haevere aux drums.

 

Corinne Bailey Rae

The Sea

Écrit par

Il y a 4 ans, porté par des singles ultra-radiophoniques comme « Like A Star » et surtout « Put Your Records On », le recueil éponyme de Corinne Bailey Rae réalisait un carton. Originaire de Leeds, la jolie Anglaise avait d’ailleurs été nominée aux Brit Awards et pour pas moins de 4 Grammy Awards, lors de cet exercice. La belle vie. Du moins jusqu’en 2008. Cette année-là, Jason Rae, le mari de la chanteuse décède d’une overdose. La jeune femme se retire alors de la scène, l’espace de deux ans. Une période de deuil qu’elle mettra à profit pour écrire son second labeur.

« The Sea » aurait pu constituer une galette triste et accablée mais ce serait mal connaître Corinne Bailey Rae qui retombe sur ses pattes et déploie onze morceaux printaniers dans la droite lignée des compositions de son éponyme. Bien que la majorité des textes soient clairement dédiés à la mémoire de son défunt mari (« Are You Here », « The Sea » ou « Diving For Hearts », pour ne citer que les plus affectés), la compositrice privilégie les mélodies upbeat et ensoleillées. La belle condense ses influences Jazz (« I’d Do It All Again »), Soul/Funk (« Feels Like The First Time », le très Prince « Closer ») et Pop-Rock (« Diving For Hearts », « Paris Nights/New York Mornings », « Paper Dolls »). Malgré quelques titres tout à fait dispensables, « The Sea » est un disque plein d’optimisme qui, par moment, fait du bien par où il passe. Mais point trop n’en faut…

 

Biestig

Nebenan

Écrit par

Pour pouvoir apprécier la musique de Biestig, il est nécessaire de passer, avant tout, la barrière de la langue. Et pour cause, les lyrics sont chantés dans la langue de Goethe. Pas que cet idiome soit systématiquement un handicap, mais ses accents gutturaux passent plus difficilement la rampe. Il est donc nécessaire d’écouter deux ou trois plages, avant de s’immerger totalement dans l’univers sonore de ce duo allemand. Un duo réunissant deux charmantes jeunes filles d’à peine 16 ans. Mais une immersion qui crée quelques turbulences. Et pour cause, le punk-rock du tandem féminin est incontestablement énergique. Jude et Anne sont en colère et elles épanchent leur courroux. Elles chantent ou vocifèrent leurs frustrations d’adolescentes et vilipendent la société contemporaine. C’est très instinctif, mais très basique. A un tel point qu’on a parfois l’impression que les dix titres de la plaque sont un peu trop semblables. Heureusement, l’elpee ne dure qu’une petite demi-heure. Une caractéristique très souvent rencontrée dans ce style musical. Et tout à fait judicieuse pour cet opus. Bref, vu l’âge des deux demoiselles, leur expression sonore ne peut que prendre de la bouteille. L’envie et l’énergie y sont déjà. Reste à trouver l’inspiration.