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Múm

On Fairy Stories

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Epinglons tout d’abord la qualité de programmation proposée par Het Depot à Leuven. Sis au cœur de la ville (face à la gare), c’est un véritable vivier de musique alternative (NDR : confirmée ou non). S’y bousculent régulièrement au portillon, des mélomanes issus de tous les horizons. Et au cours de ces quatre dernières semaines (!!!), des groupes iconoclastes tels que Yo La Tengo, Ghinzu, Patrick Watson, Yuko, múm et The Raveonettes y étaient progammés. L’agenda des concerts du Het Depot mérite, sans l’ombre d’un doute, l’intérêt attentif de tous les amoureux de musique indé.

Notre attention s’arrêtera ici sur la prestation des Islandais de múm livrée ce jeudi 03 décembre.

Combo insolite et expérimental, múm se révèle progressivement indispensable à la scène post-rock contemporaine. Fondé à Reykjavík en 1997, le groupe islandais nous propose une musique expérimentale caractérisée par des sons nés de la fusion entre l’électronique glitch et l’utilisation d’instruments traditionnels. Sextet où chaque membre se transforme en multi-instrumentiste virtuose (cuivres, cordes, claviers, mélodicas, ukulélé…) vêtant subtilement une indietronica d’une pureté saisissante. Sorti le 24 août 2009, « Sing Along To Songs You Don’t Know » nous propose cependant des mélodies résolument plus pop. L’esprit féérique d’où sourdent des geysers et peuplé d’elfes reste néanmoins vivant dans l’univers sonore ‘mùm’. Monde où le son onduleux des chants des sirènes prend forme sous les mélopées organiques lancées par la voix douce et raffinée d’Örvar Þóreyjarson Smárason (chant/guitare).    

Malgré les esquisses plus pop tracées sur le dernier elpee, le set livré à Louvain s’éloigne de celui offert peu avant au Botanique de Bruxelles (NDR. : concert du 01/09/2009). La setlist revisite davantage les anciens morceaux et des atmosphères plus hermétiques. Le violon et le violoncelle s’éteignent alors sous des feux calmes de musique électronique. En Belgique, ces deux dates aux couleurs sonores divergentes nous confirment encore la flexibilité expérimentale du combo islandais.

Et en rappel, quelques réminiscences de Cocteau Twins vont nous transporter quelque part sous le ciel limpide et calme de Reykjavik. 

Deux visages aux regards proches des attentes artistiques des fans de Sigur Ros, Efterklang, Björk (…) mais aussi de Notwist et Lali Puna.

Múm demeure décidément un doux et délicieux moment sur terre.

(Organisation Het Depot)

The Field

Un spectacle pour les yeux, pas pour les oreilles…

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Jeudi 3 décembre, Axel Willner aka The Field venait présenter son second et dernier opus, « Yesterday And Today ». En concoctant l’excellent « From Here We Go Sublime » (NDR : son premier elpee, paru en 2007), le Suédois était parvenu à s’enfoncer au cœur d’une nouvelle sphère techno deep particulièrement étonnante. Un univers sonore minimaliste et cérébral très apprécié par le label allemand Kompakt (NDR : chez qui milite également Gui Boratto). Entre krautrock, ambient et electronica, The Field nous promettait donc, au sein de l’Orangerie du Botanique, une soirée électro haute en couleurs…

Première surprise, avant que le concert ne débute, on remarque la présence d’une batterie, d’une basse et d’une guitare. Et dès que le show commence, des projections hallucinantes sont projetées en boucle, en toile de fond. Paysages et objets y fusionnent pour créer de nouvelles formes. Rien que cette féerie est un spectacle à lui seul. On est presque est hypnotisés par cette vision. Et la plupart des spectateurs semblent manifestement tomber sous ce charme… car côté musique, on reste sur sa faim. Sur les planches, les musiciens semblent avant tout préoccupés par leur instrumentation voire leur partition. Un effort de concentration néanmoins guère concluant, puisque si on entend bien l’énorme sonorité produite par la basse du Suédois, c’est au détriment des autres instruments. Voire même de la musique. Quant au public, les membres du groupe s’en soucient comme de leur première culotte. A un tel point que la prestation auditive commence franchement à devenir lassante. Malgré un set d’une heure vingt, au cours duquel le tracklisting va privilégier les morceaux issus du premier opus, The Field se retire, laissant la poignée de spectateurs présents ce soir, quitter la salle, en emportant un sentiment d’amère déception. Heureusement, il y avait quand même un spectacle pour les yeux, mais pas pour les oreilles…

(Organisation : Botanique)   

 

-M-

Noir sur blanc…

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Lors de la tournée consécutive à la sortie de l’album « Qui de nous deux », en 2005, j’avais manqué son concert. En cause ? Une vilaine grippe. J’en étais encore plus malade. Pas question donc, cette fois-ci de le louper ! Il y a quelques semaines, j’avais chroniqué son dernier ouvrage ; et je dois avouer que l’écoute de ce disque m’avait procuré énormément de satisfaction. Une fois de plus, ce nouvel opus est une réussite, plein de maturité et de fantaisie. J’avais même terminé mon article par les mots ‘Vite le concert !’

Hier soir Mathieu et son band se produisaient donc, à l’Aéronef de Lille. Départ vers 18h30, histoire d’arriver bien à l’aise, de se choisir une bonne petite place pour participer à une chouette soirée. Ouais ! Mais Indochine était également programmé à deux bornes de mon point de chute. Résultat des courses : quelques bouchons pour sortir du périf et accéder au centre commercial d’Euralille (NDR : originalité, l’Aéronef est une petite salle nichée au sommet dudit centre ; et les voisins ne sont pas dérangés !) Pas de panique, il est 19h30 quand j’arrive à destination ; et il n’y a pas encore trop de monde. Tous piégés comme votre serviteur, sans doute…

Les portes à peine franchies et juste le temps de se trouver un petit espace, les lumières s’éteignent. Quatre jeunes garçons surgissent des coulisses, guitares et baguettes à la main, et prennent place devant le rideau. Leur morceau d’ouverture et surtout leurs voix suffisent à nous faire bouger le popotin. Gush pratique une pop bien léchée, toute fraîche et endiablée. Une solution sonore au sein de laquelle on discerne des influences puisées chez les Beatles, les Beach Boys et Crosby, Stills, Nash & Young. Tout juste pour nous mettre en appétit… Leur set est nickel. Le drummer particulièrement dynamique. Les guitares acoustiques sont bien présentes et les harmonies vocales de toute beauté. Le courant passe immédiatement entre les 2000 personnes alors présentes et ces jeunots, tant leur ferveur de jouer de la musique est communicative. Un set de trente minutes au cours duquel ils vont littéralement chauffer l’audience, achevant même leur prestation par un titre joué à capella et sans micro. Le respect du public est total. Leur succès bien mérité. Gush se retire sous les applaudissements nourris. Lumière et une bonne chope bien fraîche (NDR : fait très chaud dans cette petite enceinte).

Vingt bonnes minutes seront nécessaires pour préparer la suite des événements. 20h30, la scène est déserte et le public réclame son idole. Quelques longues minutes s’écoulent. -M- serait-il sourd à nos appels ??? 20h40, l’auditoire est complètement plongé dans l’obscurité. On entend plus que hurlements, sifflets, battements de mains et de pieds. 20h41, une lumière éblouissante jaillit et dévoile une scène intégralement blanche. Même la batterie et le piano se sont mis au diapason. Tout est absolument immaculé. En toile de fond, derrière un voile estampillé d’un énorme ‘M’, on devine par transparence la silhouette de Matthieu qui entame « Mister Mystère ». Hystérie générale ! Aux trois-quarts du morceau, Matthieu déchire la feuille de papier et traverse le décor qui le séparait de ses musiciens. Nouvelle réaction hystérique. Mais l’accouchement est plutôt ‘douloureux’. On croyait le gaillard guéri des facéties guignolesques qui le caractérisaient ; mais force est de constater que sa tignasse est encore plus exubérante qu’auparavant et le contraste entre son look et celui du reste de la troupe est saisissant. Il est vêtu complètement de noir. De la tête aux pieds. ‘I am the boss’ ! Le rose n’est plus de mise…

Dès le second titre, caché derrière ses lunettes de soleil, il se fend d’un solo dont il a le secret, démontrant par la même occasion qu’il est probablement un des meilleurs guitaristes de l’Hexagone. Lorsqu’il interprète « Hold up » (emprunté à son papa), la mise en scène est saisissante ; on assiste quasiment à un court métrage au cours duquel les musiciens deviennent acteurs. Même le préposé à la sécurité y joue un rôle. Le braquage se termine par la mort des deux complices qui s’écroulent sous les balles de la police et tombent raides-morts parmi les spectateurs des premiers rangs. Génial !

Un changement de costumes s’impose pour la suite des événements. De quoi aligner une série de titres notoires durant lesquels les fans sont invités par Mathieu à reprendre les refrains ou à l’accompagner, même sans aucun support musical. Et ils s’en donnent à cœur joie. La moitié du show est largement dépassée, lorsque les premiers accords de « Je me démasque » retentissent. Sur un texte de sa grand-mère, Andrée, -M- décide de passer à l’acte. C’est le moment choisi pour abandonner définitivement son accoutrement de ‘bête de scène’ et redevenir lui-même. Enlevés le postiche capillaire et les lunettes de soleil. Face à nous se dresse maintenant l’homme tel qu’il est. Le chanteur dans toute sa sensibilité, son humour, sa fragilité. Une seconde (re)naissance !

Et c’est reparti pour une série de standards du style « Le complexe du corn flakes » avant de quitter une première fois le podium. Le public en redemande (évidemment) et la troupe ne se fait pas prier trop longtemps pour faire sa réapparition et nous interpréter trois titres dont le sublime « Onde sensuelle » avant une chorégraphie (croit-on) finale assez surprenante de la part de tous les membres de sa ‘famille’.

Deuxième rappel et Matthieu s’exécute en duo avec sa petite sœur Anna pour « L’élixir », splendidement proposé en ‘deux voix’ ; interprétation soutenue par les membres de Gush pour les chœurs (NDR : bel hommage pour ces jeunes artistes programmés en première partie).

Non encore repue, l’assemblée en réclame une dernière de la part de son favori qui se plie volontiers à la demande. Et c’est un troublant « Lettre à Tanagra », chanson dans laquelle il prononce les mots 'J'aime ton cul', qui clôture une soirée où chacun aura trouvé son bonheur tant du côté scène que du côté public, conquis dès avant l’entame de cette représentation !!!

A ne louper sous aucun prétexte si vous en avez (encore) l’opportunité…

(Organisation : Agauchedelalune + Aéronef)

 

Le diable tatoué!

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Le cinquième opus studio de Black Rebel Motorcycle Club paraîtra ce 8 mars 2010. Intitulé “Beat The Devil’s Tattoo” il a été enregistré principalement aux studios The Basement à Philadelphia, là où le combo avait concocté “Howl”. Il s’agit également de la première session à laquelle a participé le nouveau drummer,  Leah Shapiro. Le groupe devrait se produire le 14 mai dans le cadre des Nuits Botanique.

Pour plus d’infos : http://www.blackrebelmotorcycleclub.com

 

 

Hot Chip, chaud pour 2010 !

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Le titre du nouveau single « Take It In » à peine connu, le combo britannique Hot Chip nous dévoile  le tracklisting du successeur de « Made In The Dark », paru en 2008. Intitulé « One Life Stand », cette quatrième galette (déjà) est annoncée pour le courant de l’année 2010. Une année qui s’annonce déjà bonne en musique !

Tracklist :

01. Thieves In The Night
02. Hand Me Down Your Love
03. I Feel Better
04. One Life Stand
05. Brothers
06. Slush
07. Alley Cats

08. We Have Love
09. Keep Quiet
10. Take It In

Pour plus d’infos : http://www.hotchip.co.uk et http://www.myspace.com/hotchip

 

Kiss the Audio Bullys

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Le duo électro Audio Bullys annonce la mise en téléchargement gratuit de “Kiss The Sky”, premier extrait de leur nouvel album à paraître dès mars 2010. Simon Franks et Tom Dinsdale ont en effet déjà clôturé l’enregistrement de leur 3ème album ! Ce nouveau morceau des Londoniens sera seulement disponible 2 semaines à partir du 30 novembre. Les fans de Prodigy devraient être ravis…

http://www.audiobullys.com
http://www.myspace.com/audiobullys
http://www.twitter.com/AudioBullys

 

 

Du bon son belge gratuit...

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Le single "Atom Juggler" de Wallace Vanborn est en téléchargement gratuit sur le site de Studio Brussels. Le premier album du groupe gantois, 'Free Blank Shots', sera disponible en février 2010. Leur rock dansant devrait faire des ravages...

http://www.stubru.be
http://www.wallacevanborn.be

 

 

Gamma Ray signe chez ear Music

Écrit par

Le nouvel album de Gamma Ray sortira chez ear Music, le 1er février 2010. Fondé en 1989, par l’ex-Helloween « Kai Hansen », Gamma Ray est, avec Blind Guardian, Helloween, Running Wild, Grave Digger et Primal Fear, l’un des piliers du power métal traditionnel à la teutonne.

« To The Metal » sera leur dixième album studio. Pour célébrer l’occasion, Hansen promet un album de pur heavy métal traditionnel combiné avec quelque chose d’un peu plus novateur. Notamment des influences gothiques sur les titres « Mother angel » ou « All you need to know » et industrielles sur « Empathy ». Le titre « To The Metal » qui donne son nom à l’album est présenté comme un hommage au métal tel que le jouent Judas Priest et Iron Maiden et comme l’une des meilleures chansons écrites par le guitariste/chanteur hambourgeois. Vivement 2010 !

Pour plus d’infos : http://www.gammaray.org/

 

Emily Jane White

Le jardin très secret d’Emily…

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Ce 2 décembre, Emily White Jane se produisait à l’Orangerie du Botanique. Deux heures avant son set, elle nous a accordé un dizaine de minutes d’entretien. Juste le temps de parler de son magnifique second album, de ses influences et de la France, pays au sein duquel elle a vécu presque une année pour y apprendre la langue de Molière (NDR : dont elle a pratiquement tout oublié, faute de pratique) et tutti quanti. Plutôt timide elle manifeste une gentillesse naturelle, mais son discours semble quelque peu bridé par la présence du ‘tour manager’…

Emily, tu as composé la musique du long métrage ‘Wild Tiger I Have Known’. C’est ce qui m’a permis de découvrir ton univers. Mais par quel hasard as-tu été choisie pour décrocher la confection de cette bande sonore ?  

Le réalisateur, Cam Archer, est un ami proche. Lorsqu’il a dû poser son choix afin de composer la bande sonore de son film, il s’est naturellement tourné vers moi. J’ai vécu une expérience simple et agréable que j’aimerai recommencer.

Tu as déclaré aimer répéter dans ta chambre. Y composes-tu également ta musique ? En arrivant en studio est-ce que tout est déjà prêt à être enregistré ?

Ma chambre est mon jardin secret. Et je suis une personne très ‘privée’. Je m’y sens bien et en confiance. Mais de là à dire que j’y compose toutes mes chansons, il y a une marge que je ne franchirai pas ! Je ne m’impose pas de règles préétablies, car je n’ai pas encore finalement tellement enregistré dans ma vie (rires)… Effectivement, quasiment tout est prêt avant d’entrer en studio. Quelques détails sont ajoutés suivant les circonstances ; mais tout est écrit. Je ne suis pas loin du ‘control freak’, en studio…

Malgré ce côté ‘control freak’, y a-t-il certaines personnes particulières à qui tu demandes conseil quand tu composes ?

Je ne demande jamais conseil ! Même si en studio je sollicite parfois l’avis de personnes en compagnie desquelles je travaille. Mais j’accomplis surtout ce que j’estime le plus judicieux. Je n’en fais un peu qu’à ma tête.

Crois-tu au paranormal ? Aux esprits, aux spectres, bref tout ce qui tourne autour du surnaturel ?

Pas vraiment, même si je ne contesterai jamais leur existence. Je suis très intéressée par le sujet, mais ce n’est pas une obsession au quotidien…

Tu parles également beaucoup de la mort dans tes chansons. Ce qui explique sans doute pourquoi la presse te considère comme une chanteuse de ‘Dark Folk’. Est-ce justifié ?

Je me sens proche de la mort, en effet pour certaines raisons d’ordre personnel. Ce sujet transparaît évidemment dans mes chansons, même si ce n’est pas nécessairement voulu. C’est inconscient ! Mais en parlant, on évoque également beaucoup la vie, finalement ! Elle ne m’effraie pas, en tout cas…

Tu sembles influencée par la littérature. Gothique, en particulier. Un auteur comme Flannery O’Connor constitue-t-il une source d’inspiration pour tes lyrics ?

La littérature gothique ne m’attire pas particulièrement mais j’aime bien certains auteurs américains tels que Cormac McCarthy, Edward Allan Poe ou d’autres poètes issus de mon pays, moins connus. Mes lectures influencent inévitablement ma propre écriture.

Tu as milité pour une association destinée à combattre la violence contre les femmes. Tu as déclaré être féministe. Que signifie cet engagement pour toi ?

Je suis féministe et défend les droits des femmes mais j’ai ma propre définition du féminisme. C’est compliqué car il y a tellement de définitions de ce que doit être le féminisme. Je crois à l’égalité des sexes, à la justice sociale et j’ai des opinions bien arrêtées par rapport à la violence conjugale ! J’ai d’ailleurs été conseillère pour couples en crise au sein de cette association. Mais je ne suis pas une porte-parole des féministes, je suis une artiste dont l’avis est très tranché sur le sujet.

Pour revenir à des questions plus légères, en compagnie de quel artiste aimerais-tu partager un duo ?

Je ne sais pas trop. Un ami probablement ! Je préférerai cette formule plutôt que de le réaliser avec quelqu’un que je connais à peine ou pas du tout. Mais les propositions n’ont pas été nombreuses à ce jour, même si j’ai participé, en tant que collaboratrice, à pas mal d’enregistrements.

Es-tu fatiguée d’être comparée à Alela Diane et Cat Power ?

Pas réellement car j’ai confiance en moi et puis j’avoue que ces comparaisons sont flatteuses ! Alela est plus jeune que moi. Elle est aussi californienne et joue de la guitare acoustique en utilisant les cordes mineures. Un peu à ma manière. D’où ces raccourcis faciles, probablement.

Tu as vécu à Bordeaux pendant un an. Est-ce la raison pour laquelle tu as signé chez le label bordelais Talitres ?

Non ! C’est Bernard Lenoir (NDR : le John Peel français sur France Inter) qui m’a révélée à Talitres. Je connaissais cette maison de disques via certains artistes que j’aime comme Swell, Scary Mansion ou The Walkmen ! J’ai vécu à Bordeaux, pour y étudier le français à l’école et j’ai ensuite participé à un programme d’échange dans le Nord de la France. A mon retour en Californie, j’ai rencontré des Français qui m’ont proposé de venir jouer à Bordeaux. En compagnie de Kim par exemple. Un artiste injustement méconnu ! Au cours de ce séjour, je me suis énormément consacré à la musique et j’ai passé beaucoup de temps auprès des artistes sur place. De très bons souvenirs !

Pour finir en douceur. Quel est ton plat français favori ?

Pas facile à poser un choix ! Je dirai le fromage de raclette !!! Et puis les aubergines ; car j’adore la façon dont ce mot sonne en français…

 

Brightblack Morning Light

Speed Of Light

Écrit par

Depuis la sortie de « Motion To Rejoin », leur troisième opus publié en septembre 2008, Nathan Shineywater et Rachael Hughes, alias Brightblack Morning Light, sillonnent sans relâche les routes du monde entier. Le duo de néo-hippies faisait d’ailleurs étape à la Rotonde du Botanique, ce 2 décembre. Une escale des plus brèves…

Figure montante de la scène ‘Freak Folk’, qui compte en ses rangs des artistes comme Joanna Newsom et Devendra Banhart, Brightblack Morning Light (anciennement Brightblack tout court) est déjà responsable de trois hypnotiques recueils de psyché contemplatif. « Motion To Rejoin », le cadet de la discographie du duo, a été entièrement enregistré à l’aide de deux panneaux solaires en plein désert de New Mexico. On ne peut plus proche de la nature, Nathan Shineywater monte sur les planches. Il est 21 heures précises, et il se plante derrière son micro orné de deux espèces de fourrure de castor. Pour le soutenir, Rachael Hughes aux percussions et trois autres musiciens, dont Danielle Stech-Homsy, la voix de Rio En Medio (NDR : formation qui assurait la première partie). L’accueil réservé au combo est plutôt timide. Faut dire que seuls les gradins de la Rotonde sont occupés.

Tandis que le son languissant des compositions de la formation s’échappent doucement des baffles, Shineywater, dissimulé derrière ses cheveux, invoque les esprits devant un public au sein duquel on remarque quelques visages subjugués. La majorité des morceaux se suivent et se ressemblent. Mais ils parviennent à nous faire avaler la pilule sans broncher ; car la particularité de Brightblack Morning Light procède de ces petites subtilités qui font toute la différence d’une compo de l’autre. Au bout de 35 minutes, après une interprétation transcendante d’« Everybody Daylight », extrait de l’opus éponyme, Shineywater se lève, tape dans les mains de ses collègues et se retire sans révérence. Et dans la foulée, ces derniers suivent leur mentor. Une demi-douzaine de minutes d’applaudissements plus tard, les lumières se rallument. Et non, les gars, ils ne reviendront pas… Bilan de l’opération : un concert sympathique mais court. Trèèèès court…

(Organisation : Botanique)

 

Eiffel

Energie brute

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Vu l’engouement suscité par le phénomène Eiffel, La Cave aux Poètes avait donc déplacé ce concert au Grand Mix de Tourcoing. Et la salle était pleine à craquer. Plus de 1000 personnes s’étaient donné rendez-vous, dans ce petit coin du Nord de la France, pour se ‘chauffer’ au son de trois artistes et/ou formations issues de l’Hexagone.

Le public est principalement composé d’une tranche d’âge située entre 25 et 40 ans ; et il attend de pied ferme le nouveau ‘Tour’ d’Eiffel... (NDR : facile, je sais), absent des scènes depuis 2007. C'est-à-dire une consécration ‘olympienne’ à Paris. Faut dire que Romain Humeau s’était alors quelque peu dispersé au sein de différents projets pendant deux bonnes années. Que ce soit chez les Têtes Raides ou Noir Désir.

Il est plus de 20 heures 30 quand Julien Pras prend possession de la scène. Il est seul et autorise pour toute compagnie sa guitare acoustique. Mais aussi petit soit-il (sa gratte est presque aussi grande que lui), son talent est inversement proportionnel à sa taille. Interprétant ses propres compositions dans la langue de Shakespeare et reprenant très joliment « Starman » de Bowie, le Bordelais nous gratifie durant 30 bonnes minutes de superbes ballades, soutenues par une voix qui ne l’est pas moins (NDR : Julien est également le chanteur de Calc). Quelque peu bavarde et dissipée, l’assemblée demeure cependant assez calme et respectueuse tout au long du set de l’ami Julien. ‘C’est un peu Simon sans Garfunkel’, ‘ Superbe voix’ entend-on ci et là. Et le ‘petit bonhomme tout timide’ de quitter le podium après une petite dizaine de morceaux ponctué par un ‘merci’ à peine soufflé, pour ne pas déranger les clients du bar, agglutinés au fond de la salle…

Quelques minutes suffisent pour préparer l’arène en vue du second groupe. Peu de matériel à débarrasser. Quelques petits réglages à finaliser tout au plus. Donc peu de remue-ménage. Les Lillois d’Ace Out font leur apparition vers 21h15 et tentent immédiatement de faire monter la température de plusieurs degrés dans la salle. Le band réunit quatre énergumènes aussi déchaînés les uns que les autres. Locha au chant, coiffé d’un petit chapeau tout à fait de circonstance (!) se ‘fabrique’ une voix électronique à l’aide de son synthé. Une technique correspondant parfaitement à un style musical qui est en quelque sorte un ‘Grand Mix’ (NDR : oui je sais…) entre pop-électro-funk et hard. Tout un programme ! La réaction de l’audience est toujours aussi timorée, même si certains fans s’agitent occasionnellement. Les paroles sont interprétées en anglais, mais un anglais ‘franchouillardisé’. En outre, pour toute communication, le vocaliste se limite à répéter la question : ‘Vous êtes là ?’. Si en plus il a besoin de lunettes… Un peu pauvre à ce niveau. Néanmoins, Ace Out déménage et n’est pas sans intérêt. A noter cependant, en fin de parcours, un excellent sample d’un mélange Queen/Nirvana de la meilleure veine et une remarquable interprétation de « She looks for something new ». Fin de la seconde partie vers 22h15.

La scène à peine libérée, Eiffel investit les planches. Sans aucune réaction du public qui imagine être en présence de techniciens. Pas tout à fait faux, puisque cette équipe débarrasse, installe et teste le soundcheck. Bref, tout ce qui est exigé lors de la préparation. Et pourtant, ce sont bel et bien Romain et sa bande qui font le boulot. Etonnant !

Les roadies ( ?!?!?) quittent l’estrade. L’obscurité s’invite ; et après avoir changé de ‘casquettes’, les ‘techniciens’ réapparaissent… sous les acclamations du public cette fois. Marrant !!! Il est 22h30 quand « Minouche » met le feu aux poudres. Titre d’ouverture du dernier opus de la formation, il entame également les festivités. Pendant que Romain cherche à poser sa voix au plus juste, j’essaie de discerner (NDR : superbes, au demeurant !) les textes ; mais hélas, ils ne sont plus que crachotements étouffés par un son trop ‘lourd’ et des guitares parfois trop agressives (NDR : surtout celle de Nicolas). Les tracklisting défile sans presque aucune intervention de Romain. Manifestement, il ne communique pas beaucoup avec ses fans. Le rythme est soutenu (et c’est un euphémisme). Le second Nicolas, à la batterie, a visiblement les accus bien chargés et ne concède aucun temps mort à ses compagnons de scène. Le public répond présent et quelques pogos sont l’apanage d’un petit groupe d’excités un peu perdus parmi les amateurs de bons mots… qui préfèrent chanter, voire crier ; bref, se mettre au diapason du quatuor toulousain. Privés d’échanges, nous nous contentons de quelques bons mots mais surtout de l’interprétation très ‘visuelle’ de Romain qui pourrait fort bien troquer sa tenue de chanteur contre celle d’acteur tant sa prestation est convaincante. « A tout moment la rue », actuellement diffusé en boucle sur les ondes, n’est curieusement pas ce qui ‘passe’ le mieux auprès du millier d’inconditionnels. Les aficionados lui préfèrent, en effet, des compos plus anciennes, musicalement plus ‘dures’ et plus agressives. Quelques morceaux d’anthologie pimentent la prestation d’Eiffel : « Saoul », « Je m’obstine », « Disperses », « Inverse-moi », « Hype »… En tout, une vingtaine de titres se succèdent à une cadence infernale, entrecoupés de trop rares moments de ‘papotes’ entre l’artiste et son public.

Après un premier rappel et une petite attaque visant les Inrocks, qui leur reprochent trop de guitares, Eiffel nous interprète « Search & Destroy » des Stooges et « Hype ». A cette heure du concert et de la soirée, il faut reconnaître que ces interprétations manifestent une pêche d’enfer. Avant le retrait définitif des troupes, Romain revient une dernière fois flanqué ses acolytes pour nous ‘dire’ un superbe texte de Boris Vian : « Je voudrais pas crever » qui nous démontre une nouvelle fois que le mec a ‘des lettres’. Humblement, Eiffel applaudit son public et le remercie avant de se retirer dans ses appartements à la recherche plus que probable de rafraîchissements amplement mérités…

Il est minuit vingt. Je récupère Ann qui a fait des tonnes de photos ; et, en route… Dans une bonne heure, j’aurai le bourdon dans les pavillons et beaucoup de mal à trouver le sommeil !

Eiffel + Ace Out + Julien Pras

Organisation La Cave aux Poètes

(voir aussi notre section photos) 

The Decemberists

The Hazards Of Love

Écrit par

Silence dans la salle. Le rideau se lève. Colin Meloy s’avance sur le devant de la scène, entouré de ses Decemberists. Derrière eux sont plantés de sublimes décors. Le prélude s’échappe des baffles. Des acteurs fantomatiques, invoqués par le narrateur, entrent en scène. Acte 1. « The Hazards Of Love » ou les dangers de l’amour. William et Margaret, les héros du conte, entrent en scène. Deux âmes sœurs que rien ne peut séparer. Acte 2. Une reine vengeresse approche. Finie la quiétude des deux tourtereaux. Fallait pas se promener dans la forêt. S’ensuit la quête tourmentée de William pour retrouver son amour. Une quête qui trouve son aboutissement au coeur d’un quatrième et dernier acte qui balaie toute conception du ‘Happy Ending’.

Pour leur cinquième ouvrage, The Decemberists nous fait à nouveau le coup de l’album-concept. D’ailleurs, au sein de « The Hazards Of Love », ce ne sont pas tant les compositions de la formation qui enthousiasment véritablement. En fait, l’intérêt de la galette repose essentiellement sur l’écriture de Meloy qui, de disque en disque, ne cesse de parfaire sa plume. Il parvient ici à nous entraîner dans un conte très imagé et passionnant de bout en bout. « The Hazards Of Love » est une œuvre ne comportant aucune pause entre les morceaux et qui s’écoute donc d’une traite, de la même manière qu’on se plonge dans un (bon) film.

The Decemberists publie d’ailleurs ce 8 décembre 2009 une version vidéo de la galette. Intitulé « Here Come The Waves : The Hazards Of Love Visualized », le film sera disponible via iTunes.

 

Julian Casablancas

Phrazes For The Young

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Après avoir goûté les essais en solitaire, plus ou moins convaincants, de Nicolai Fraiture (Nickel Eye), Fabricio Moretti (Little Joy) et d’Albert Hammond Jr., on se demandait ce que le leader et compositeur principal des Strokes, Monsieur Casablancas, allait nous concocter, sans ses acolytes. Un certain scepticisme entourait la blogosphère et je dois avouer que la première écoute de cet elpee n’a pas été couronnée de succès. Heureusement, dès la deuxième, sa voix hypnotique a recommencé à m’envoûter. Même ton languissant, filtré et désinvolte. Sans oublier cette évidence mélodique (NDR : ces refrains !) terriblement contagieuse. Les plus blasés se résigneront à l’admettre, « Phrazes For The Young » est une véritable réussite.

Tout en conservant ses aptitudes vocales, reflet d’une identité propre, Julian Casablancas est parvenu à se construire un univers distinct de celui de son célèbre groupe au succès planétaire. Ses compositions solos s’avèrent en effet bien plus contemporaines. Novatrices et expérimentales, même parfois. Au risque parfois de surprendre, à l’instar du pourtant très réussi « River Of Brakelights », chanson dérangée à tonalité futuriste que l’on n’attendait pas forcement d’un chanteur souvent qualifié de vintage. L’album s’ouvre par « Out Of The Blue », le morceau parfaitement le plus ‘strokien’ du lot. D’ailleurs son refrain aurait pu figurer sans problème sur une compo de l’elpee « Is This It » (NDR : opus récemment proclamé album de la décennie par le vénérable NME). Dès le second morceau, « Left & Right In The Park », les claviers et boîtes à rythmes font leur apparition. Le refrain est à nouveau fédérateur et suscite même mon enthousiasme. Et caractérisé par son clavier 80’s addicitif, le single « 11th Dimension » est de la même trempe. La suite de l’œuvre concède quelques plages moins irrésistibles, quoique de bonne facture. Et notamment la ballade « 4 Chords Of The Apocalypse » et le presque country « Ludlow St. ». Julian Casablancas a en outre, pris l’excellente initiative de limiter « Phrazes For The Young » à 8 chansons. Pas de temps mort ou de morceaux réellement inutiles. La production rétro-futuriste de Jason Lader (Jay-Z, Gwen Stefani, Coldplay) colle de plus merveilleusement à l’ensemble.

Cet album constitue une très bonne surprise. Surtout de la part du nouveau ‘golden boy’ du rock américain, dont on n’attendait –reconnaissons-le– plus grand-chose. Je me demande d’ailleurs, si les aventures individuelles des différents musiciens ne sont pas plus excitantes que l’attente d’un retour hypothétique des Strokes…

 

Brett Anderson

Slow attack

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Pour enregistrer son troisième opus solo, l’ex-Suede (NDR: accessoirement ex-Tears) a reçu le concours de Leo Abrahams à la production, un personnage devenu notoire pour avoir mis en forme des œuvres –notamment– de Brian Eno, Brian Ferry, Marianne Faithfull ou encore Starsailor. Et ce disque, Leo le marque de son empreinte. Un peu comme si « Wilderness », le précédent elpee de Brett (NDR : remarquable, par ailleurs), avait bénéficié d’arrangements un peu plus aventureux et sophistiqués. Et pour cause, outre la guitare acoustique, le piano, le violoncelle et les percus rencontrés sur le cd précédent, les compos sont régulièrement soutenues par un quatuor à cordes, quelques chœurs, un zeste de basse, un soupçon de clarinette et un chouia de drums. Pas de quoi la jouer maximaliste, mais un univers sonore manifestement moins dépouillé. Ce qui n’empêche pas les 11 compos de cette œuvre de se révéler aussi mélancoliques et bouleversantes que légères et délicates, la voix falsetto d’Anderson se chargeant de communiquer la charge émotionnelle nécessaire et suffisante pour vous communiquer le spleen, le reste de la journée…

Cold Cave

Love Comes Close

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Si certains creusent encore et toujours à la recherche d’un nouveau son, d’autres préfèrent enclencher la marche arrière pour sonder ce qui n’a pas encore été exploité, à ce jour, dans le passé. Même si le climat de ce mouvement n’était pas particulièrement joyeux, la new-wave a indéniablement marqué une génération, dont votre serviteur.

Tout au long de « Love Comes Close », Cold Cave redessine les becs de corbeaux et invite quelques fantômes qui ont eu leur heure de gloire durant les années 80. Dès les premiers accords de « Cebe and Me » on se sent en terrain connu. Caractérisé par son synthé lourd, le ton dark-wave et la voix mécanique de Caralee McElroy (Xiu Xiu), le morceau ouvre les festivités et plante le décor. Assez surprenant ! Si Trish Keenan des Broadcast avait tenté une approche similaire en 2005, sur l’album « Tender Buttons », elle n’avait pas pénétré les ténèbres aussi profondément. Cold Cave enchaîne ensuite, des compos plus synthé-pop réminiscentes des 80’s. Ces sonorités ‘vintage’ (NDR : ce Casio !) entretenues par la machinerie évoquent tour à tour Joy Division, The Neon Judgement, The Cure circa « Three Imaginary Boys » voire même Human League. Mais la formation américaine a le bon goût de ne pas sombrer dans le revivalisme (NDR : malgré ces vieilleries que l’on semblait avoir stockées au fond de nos mémoires, le combo évite le piège du has-been), en se servant de toute une armada d’éléments contemporains. Réussissant ainsi, avec une facilité désarmante,  à établir un lien entre deux générations ; aujourd’hui quand même distantes d’un bon quart de siècle. Réconciliant ainsi celles et ceux qui s’enfilent de l’electro depuis le biberon et les autres qui ont crêpé leur cheveux et ont baladé leur carcasses sur les semelles de leur creepers. Et pour cette raison, j’estime que « Love Comes Close » constitue indéniablement un album incontournable de cette fin d’année 2009.

Bird

Girl and a Cello

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Cette jeune anglaise joue du violoncelle depuis l’âge de six ans. Un instrument qui ne va plus guère la quitter tout au long de son existence. Que ce soit au cours de son enfance, lorsqu’elle militait au sein d’un orchestre local ou lors de son exil au Danemark où elle réside à l’heure actuelle. Une exception qui confirme la règle : elle a siégé quelque temps derrière les fûts, au sein d’un groupe punk, dans sa jeunesse. Hormis cette parenthèse, elle a vécu et vit toujours une grande histoire d’amour avec son instrument à cordes.

Janie Price aka Bird est aujourd’hui âgé de 27 ans ; et elle nous propose son premier elpee solo. Son titre ? « Girl and a cello » (NDR : comme quoi !) Un disque découpé en onze fragments, au cours duquel, elle joue bien évidemment du violoncelle. Et il lui arrive d’en superposer plusieurs couches au cours d’une même chanson. Elle chante également ; et puis s’appuie sur une boîte à rythmes. Si la pop de la Danoise d’adoption est légère et bien ficelée, elle rappelle parfois celle de la Canadienne Feist ou encore Laura Veirs. Une musique sympathique, sans être transcendante, qui bénéficie quand même de lyrics fort intéressants. Des textes au cours desquels Janie Price conte les problèmes de cœur de jeunes adolescentes, dénonçant celles qui adoptent trop rapidement certains clichés ou versent dans le kitch. Le point fort de cet opus ; sans quoi, ce disque est agréable à écouter, sans plus…

 

Vivian Girls

Everything Goes Wrong

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Adulées des hipsters à travers la blogosphère, les Vivian Girls tirent leur nom de desseins artistiques imaginés par Henry Darger, un peintre excentrique du XXème siècle. Apparemment fou, il peignait des jeunes filles chicagolaises (NDR : les fameuses Vivian Girls), puis insérait ses esquisses dans de sanglantes épopées à travers d’étranges découpages. L’histoire de leur patronyme est probablement ce qu’il y a de plus intéressant à propos de nos chères Vivianes ; car à l’écoute de leur long playing, on est en droit de se demander pourquoi elles sont parvenues à décrocher un deal chez In The Red, alors que d’autres groupes inconnus, infiniment plus doués, auraient mérité de signer chez ce label !

« Everything Goes Wrong », le second elpee de ce trio féminin new-yorkais (NDR : Cassie Ramone, Kickball Katy et Frankie Rose), n’est pas foncièrement mauvais. Les vocaux sont même subtilement détachés dans l’esprit girly des 60s (Shangri-La’s). Mais simplement, leur expression sonore est banale. Pourtant leur inspiration est essentiellement puisée dans la noisy pop de My Bloody Valentine et Jesus and Mary Chain (NDR : des références de plus en plus souvent citées…) ; mais la carence en sens mélodique tarit leurs sources. Suffit pas de noyer l’ensemble sous un mur de fuzz pour concocter du shoegaze ! 

Depuis Karen O et Beth Ditto, le rock au féminin ne suscite plus guère d’emballement, surtout dans l’univers du Riot Grrrl. Et les 37 minutes de cet « Everything Goes Wrong » en sont le plus bel exemple. Il y a bien « The Desert » et « Tension » qui tentent de sauver la mise ; or, c’est bien cette tension qui manque à ce désert mélodique. Le titre de leur second opus est prophétique, car tout va plutôt mal pour les Vivian Girls. Et si d’aventure, vous êtes à la recherche d’un bon petit album de musique à tendance ‘noisy’, en cette fin d’année, je vous conseillerai plutôt celui des Times New Viking…

 

 

The Dodoz

The Dodoz

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Siouxsie and the Banshees, ça vous dit quelque chose ? La réincarnation, vous y croyez ? The Dodoz, jeune groupe toulousain serait-il l’héritier illégitime du band britannique des eighties ? La ressemblance est troublante. Les riffs sont puissants. Le rythme est agressif. Et puis, il y a la voix de Géraldine… de quoi largement contribuer à confirmer cette impression.

Rien de bien original, donc, à se farcir sous le soleil de l’Hexagone ; mais une bonne petite musique à consommer immédiatement sans vouloir se prendre la tête. Pas de morceau faible parmi ces 11 titres. Pas de perles non plus. Néanmoins, « Do you like boys », « Stanislas » et « Bet » sortent un peu du moule utilisé pour la quasi-intégralité de l’opus. Un peu juste pour faire de ce groupe une révélation incontournable. Pas de quoi, non plus, mériter une (con) damnation à l’issue de sa première réalisation. Soyons quelque peu indulgents et accordons-leur un peu de temps pour faire leurs armes. Ils sont tellement jeunes… D’ailleurs, ils ont dû solliciter une autorisation parentale pour pouvoir se rendre en Ecosse, afin d’enregistrer cet elpee. A revoir !

 

Symphony Cult

Rewind To Fast Forward

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Symphony Cult est un patronyme qui irait comme un gant à un groupe de Power Métal Symphonique. Pourtant, s’il émarge résolument au métal, cette jeune formation originaire de Londres n’a vraiment rien de symphonique. Plutôt que de puiser ses influences chez Rhapsody, Epica ou Nightwish, Symphony Cult va chercher l’inspiration dans la musique de combos comme Alice in Chains, Alter Bridge, Incubus ou Skunk Anansie. Des guitares saturées au groove métallique, des soli de guitare rares sans être absents, un chant féminin clair auquel répond parfois un chant masculin et des mélodies quasi pop : Symphony Cult joue un métal moderne, bien ancré dans son époque. Les compositions sont plutôt bien ficelées pour un groupe fondé il y a à peine un an. Charlotte Lubbock possède un très joli brin de voix qu’elle marie parfaitement aux passages les plus métalliques et magnifie sur les passages les plus calmes. Le son de la galette est plutôt bon. Produit par Willi Dammeier (NDR : il a bossé –entre autres– pour Dimmu Borgir), « Rewind To Fast Forward » sera probablement davantage apprécié par la jeune génération des fans de métal et de rock alternatif musclé que par les vieux briscards de mon genre. Sympa sans être transcendant !

 

The Antlers

Hospice

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Ce disque n’aurait probablement jamais dû arriver sur ma platine. Le folk, pop, indie, atmosphérique, très peu pour moi. Pourtant la presse est plutôt dithyrambique au sujet de cette formation originaire de Brooklyn. Sa musique est comparée à celle d’Arcade Fire, de Sigur Ros, de Radiohead voire de Mogwai. Son vocaliste à Jeff Buckley et Antony Hegarty. Les lyrics de « Hospice » parlent de la mort, des derniers instants d’un patient en phase terminale et de la douleur face à la perte d’un être cher. C’est probablement beau et émouvant, mais c’est surtout déprimant. Si les artistes cités plus haut vous font vibrer, il vous est fortement conseillé de jeter une oreille sur « Hospice ». Si, comme votre serviteur, vous êtes amateurs de riffs musclés et de joie de vivre, passez votre chemin.

 

Richard Brett

Sleep 'til the end of the world

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Richard Brett est un illustre inconnu qui risque fort de le rester…

C’est l’histoire d’un mec sorti de son Angleterre natale, il y a 15 ans pour venir s’établir en Belgique. Où ? Quelque part, dans un coin reculé des Fagnes. Pourquoi ? Pour ouvrir un resto végétarien. Il est né, il y a presque 60 ans, roulant sa bosse au sein de formations aussi inconnues les unes que les autres et s’essayant même à tous les genres : folk, pop, punk,… Bel éclectisme !

Repéré par Miam Monster Miam (NDR : on ne sait pas comment, peut être ont-ils cassé la croûte dans son auberge), ce ‘chef’ des fourneaux a donc décidé de reprendre sa guitare à 12 cordes pour enregistrer un album de huit titres (NDR : ouf y en a que 8), dans son resto, après la sortie des derniers clients (heureusement pour eux !)

Bon ben Richard, je ne connais pas ta cuisine, mais ton disque, je ne le digère pas, désolé. J’espère que tes plats sont un peu moins fades et plus originaux que la parodie de Dylan ou le (mauvais) ersatz de notre petit Fred Lani, servis tout au long de ton cd. Si tu n’as rien de mieux à proposer et tiens tellement à chanter, engage-toi dans une chorale. Et prends ta copine avec toi. Ça nous reposera les oreilles.

Désolé mon vieux. Sans rancune, j’espère.