La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Alicia Keys

As I Am (The Super Edition)

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Fêtes de fin d’année oblige, la bonne copine Alicia Keys tend à ses fans le piège de la « Super Edition », qui n’a de super que son nom. Car, à côté des quatorze morceaux qui composaient déjà la version originale de « As I Am », la donzelle ne propose que trois nouvelles compositions. Parmi elles, « Another Way To Die », le duo entre la jeune interprète et Jack White, enregistré pour les besoins du dernier James Bond. Un morceau qui vaut le détour, surtout pour les riffs de guitares du White Stripe. « Doncha Know (Sky Is Blue) » et « Saviour » sont les deux autres compositions additionnelles. Pas dégueu. Ces derniers laissent penser qu’Alicia Keys s’est enfin aperçue que les sixties reviennent en force au niveau de la Soul Music. S’il s’agit là de la direction que la pianiste a choisi de suivre pour l’écriture de son prochain opus, nul doute qu’il devrait être supérieur à cet « As I Am ». En attendant, ceux qui possèdent déjà la première mouture du disque feraient donc mieux de se procurer ces trois extraits via une plateforme de téléchargement légal.

Quant au DVD, rien de plus inutile, sauf peut-être pour les fans ultra dévoués. Il s’agit en effet de quelques morceaux choisis d’un concert privé enregistré à Londres. Seuls quelques quidams privilégiés assis autour d’une table y assistent ; et la demoiselle ne semble pas fournir énormément d’efforts sur scène. De plus, seulement cinq morceaux composent cette section. Bien maigre, pour une « Super Edition ». Super dispensable.

 

Jennifer Gentle

The Midnight Room

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Enregistré dans une maison sise au Nord de l’Italie, dont le propriétaire précédent s’était suicidé d’un coup de carabine, ce deuxième album de Jennifer Gentle est empreint d’une atmosphère grotesque et nocturne. Doté d’une étrange de voix de farfadet démoniaque, le chanteur Marco Fasolo joue l’intégralité de l’instrumentation sur « The Midnight Room ». L’Italien convie Nino Rota (le compositeur de Federico Fellini), Kurt Weill et le psychédélisme du premier Pink Floyd afin de concocter un disque pour le moins étrange et inquiétant. Et pour l’atmosphère, le résultat est probant. On se croirait plongé dans le nouveau film de Tim Burton. « The midnight Room » est une petite symphonie gothique et moyenâgeuse où l’humour et l’horreur se mélangent. Quelques plages sont un peu plus faibles ; mais elles ne sont pas légion. D’ailleurs dans son ensemble, l’elpee passe très bien la rampe. Et en particulier sur le glacé « Twin Ghosts » (et ses orgues solennels), la ballade tordue « Take My Hand » et le morceau de country grandguignolesque « Electric Princess ». Ces chansons marient à merveille les guitares rockabilly, les orgues cryptiques et les voix qui rappellent les délires d’Ange et de Syd Barrett. Un disque à ne pas mettre entre toutes les oreilles (l’hiver est encore long). D’ailleurs, si on peut lui donner un bon conseil à Marco Fasolo : qu’il change d’adresse pour le prochain disque. Enfin, s’il souhaite conserver intacte sa (vacillante ?) santé mentale.

 

The Ditch

Far Away (single)

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« Far Away » est le premier extrait de « Hypnotized », l’œuvre introductive de The Ditch. Les lauréats du ‘best new national artist award’ aux derniers TMF Awards distillent un pop/rock plutôt désuet. Ce single devrait plaire principalement aux fans de Zornik qui fredonnent encore leur « Hey Girl » et autres « Scared Of Yourself ». La voix de Kristof Van Den Bergh se noie dans la masse et pour peu que l’on écoute autre chose que du pop-rock à longueur de journée, « Far Away » dégage légèrement un arrière-goût de supercherie. Si ce single donne effectivement un aperçu de « Hypnotized », on passera gentiment notre tour.

Deerhoof

Offend Maggie

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Deerhoof est un peu considéré comme un groupe culte à San Francisco. Une formation indie au sein duquel militent Satomi Matsuzaki (vocaux et basse), John Dieterich (guitare), Ed Rodriguez (guitare) et Greg Saunier (batterie). « Offend Maggie » constitue déjà leur neuvième album. Il faut dire que le combo existe depuis 1996. Digne héritier de Sonic Youth, le quatuor californien reproduit les mêmes recettes de base instituée par ses aînés : mélodies bizarres, harmonies sophistiquées, dissonances maîtrisées, rythmes  asymétriques, structures complexes et improvisation. Cependant, Deerhof ne se contente pas de marcher sur les traces du gang sonique new-yorkais ; il a le bon goût de chercher constamment à se forger sa propre identité… Et la présence d’une chanteuse japonaise n’y est pas étrangère. A l’origine, elle avait débarqué dans la métropole pour étudier le cinéma.

Signe des temps, à l’instar de Liars, The Fiercy Furnaces ou encore OOIOO, Deerhoof fait aujourd’hui partie des ensembles contemporains les plus intéressants. Et on ne prend pas beaucoup de risques en annonçant qu’ils pourraient, à leur tour, avoir une influence majeure sur le futur du rock

Si vous n’avez jamais prêté l’oreille à la musique de Deerhof, cet « Offend Magie » risque fort de vous perturber. Pourtant, il constitue leur elpee le plus accessible à ce jour. Et pour cause, les cris et les gloussements dispensés sur les opus précédents, ont disparu. Imaginez Yoko Ono pousser les vocalises chez la bande à Thurston More. Néanmoins, plusieurs écoutes sont nécessaires pour pouvoir apprécier ce disque à sa juste valeur. Cette nouvelle stabilité n’empiète cependant jamais sur leur rafraîchissante singularité. Faut dire que si le groupe est en voie de reconnaissance médiatique, il refuse de quitter la marge de la production rock actuelle. Parmi les belles chansons à la fois mélodiques et dissonantes, on épinglera le titre maître, une plage caractérisée par cette judicieuse incursion dans l’univers africain et puis le plus conventionnellement rock « The tears and music of love ». Déjà un goût de top de fin d’année…

 

Bloc Party

Intimacy

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Kele Okereke et sa bande sont de retour du studio, la troisième galette dans la besace. La franchise étant une qualité, nous n’en manquerons pas en parlant de « The Week-end in The City » leur album précédent (sorti en 2007), un peu à côté de la plaque, il faut l’avouer. Si, si, quitte à me fâcher avec certains inconditionnels du groupe, le tournant pris par Bloc Party ressemblait plus à un dérapage incontrôlé qu’à une preuve de maîtrise. Proposé d’abord sous format ‘téléchargeable’ sur le net, l’annonce surprise d’un nouvel opus, laissait donc un peu perplexe, tant la déception suite à l’incroyable « Silent Alarme » en 2005 nous avait balancé une claque, dont on se serait bien passé.

Qu’en est-il donc de cet « Intimacy » ? Les Anglais auraient-ils eu l’audace de pousser plus loin encore leurs recherches sonores, pour nous relancer de gauche à droite comme nous aimions ? Alors allons-y franco : « Intimacy » va au-delà de nos espérances. Dès l’ouverture des 11 plages, on retrouve ce goût perdu, mais qui nous hantait comme la madeleine de Proust. Quand apparaît « Ares » le premier morceau de l’elpee et son intro ultra courte (30 secondes), on se sent tomber dans une fosse aux riffs endiablés ; et c’est les poings serrés vers le ciel, en signe de victoire, que l’on poursuit l’écoute de l’album. Les baffes continuent à pleuvoir, par la suite. Elles se transforment même en bombes. A l’instar de « Halo », « Trojan Horse » ou l’incroyable « One Month Off ». Parsemé d’effets électro, aussi discrets qu’efficaces, leur univers rock est terriblement percutant. En outre, le bon goût et la justesse n’ont de cesse de nous haranguer. Un formidable troisième album alimenté par une incroyable énergie communicative. Un talent indéniable mis à profit entièrement. Bloc Party est de retour, dans la souffrance et la sueur ; et on ne va pas s’en plaindre.

 

Blitzen Trapper

Furr

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« Furr », le quatrième opus de Blitzen Trapper, paraît seulement onze mois après son prédécesseur, « Wild Mountain Nation ». Une précipitation qui s’explique par l’engouement soudain pour la formation et leur signature au sein de Sub Pop, le label que l’on ne présente plus. Révélé en Europe grâce à la tournée accordée en compagnie de Two Gallants, Blitzen Trapper met la pédale douce sur son Americana bordélique. Entre folk et lo-fi, la formation délivre un recueil passablement mieux contrôlé et forgé que les travaux antérieurs. Malgré des influences bien trop évidentes, Grateful Dead, The Beatles et Neil Young en tête, le sextet originaire de Portland s’offre ici l’un de ses meilleurs ouvrages.

L’esprit sixties/seventies reste donc fort présent (« Sleepytime in the Western World », « Furr », le très beau « Lady On The Water ») mais ce sont avant tout les bidouillages à la Beck, circa « Odelay », qui accroissent le charme de ce nouveau disque. Des morceaux tels que « Gold For Bread », « EZ Con », « Fire + Fast Bullets » et « Saturday Nite » marquent un nouveau départ pour Blitzen Trapper, une bande de joyeux drilles qui semble enfin avoir trouvé ses marques.

 

Bénabar

Infréquentable

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Qu’il soit décrié, ou adulé, Bruno Nicolini, alias Bénabar, crée le buzz. Chaque sortie d’album fait exploser le nombre de pressages vendus et les tournées sold-out s’empilent comme des assiettes sales dans l’arrière-salle ( ?!?!?) d’un grand restaurant. Quelle est la recette de cet incroyable succès ? Que met-il dans sa tambouille pour rendre jaloux certains auteurs qui ne parviennent pas à décoller ? Il s’agit sans doute de ce côté proche et commun à chacun, qui parsème ses textes. De ces capsules anodines d’émotion, que nous avons tous vécues à un moment ou un autre de notre vie. Il se permet de dire tout haut ce que l’on pense tout bas. De l’amitié (« Ou t’étais passé ? ») à l’arrogance (« Tout Vu, Tout Lu »), en passant par l’humour (« A La Campagne ») et la tendresse (« Malgré Tout »), tout au long de son quatrième elpee, Bénabar manifeste à nouveau sa mauvaise foi, pose des réflexions, tout en y injectant une bonne d’humour… très particulier. Et pourtant, ce disque est attachant. Pas révolutionnaire, cependant. Mais il est très susceptible de vous faire passer agréablement le temps. Ce temps perdu sur les quais des gares, dans ces rames de métro ou lorsqu’on poireaute dans le froid, à attendre… un rendez-vous…

Wovenhand

Ten Stones

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Pour enregistrer le sixième opus de Wovenhand, David Eugene Edwards a pu compter sur la participation du guitariste Emil Nikolaisen, compositeur de la formation norvégienne Serena Maneesh. Et franchement, il faut reconnaître que tout au long de cet opus, l’électricité y est plus présente. Une participation qui peut tout simplement s’expliquer par un partage des mêmes idées philosophiques. Un disque pour lequel, il aussi bénéficié du concours de son groupe. C’est à-dire le drummer Ordy Garisson, l’ancien bassiste de 16 Horsepower Pascal Humbert, et son gratteur attitré, le Belge Peter Van Laerhoven. Enfin, cet opus a été coproduit sous la houlette de Daniel Smith de Danielson.

Première constatation la voix d’Eugène a pris de l’amplitude. Ce qui permet de donner davantage de relief aux compos, même les plus austères ou les plus incantatoires. Bien sûr, il continue de nous bassiner, tel un prédicateur, ses réflexions sur la miséricorde, la décrépitude de l’humanité, la rédemption et autres salades puisées dans l’Ancien Testament, que 50% des Américains avalent tous les jours. Mais il y croit. C’est son droit. Penchons-nous donc maintenant sur l’essentiel, son nouvel elpee. Très réussi, il faut l’avouer. Tout en conservant une ligne de conduite gothique et des accents appalachiens, il se révèle beaucoup plus éclectique. Les interventions fulgurantes de la six cordes d’Emil y sont pur quelque chose. Mais également son inspiration dans les compos. Et je pense tout particulièrement au féroce et cinématique (Ennio Morricone ?) « Cohawkin road », au blues discordant et hypnotique (remarquable par ailleurs !) « White knuckle grip », à la bossa nova sinistre « Quiet nights of quiet stars », un morceau hanté par un mellotron patraque, au tribal « Kicking bird »  et puis au percutant « The beautiful axe ». Et si le reste de l’opus renoue avec le passé de Wovenhand, il ne manque pas pour autant de saveur. A l’instar de « Kingdom of ice », coloré par un orgue de Barbarie ou de l’envoûtant et glacial « Horsetail ». Un des albums de l’année, assurément ! 

Women

Women

Écrit par

Sans aucun doute, le premier album de Women –groupe 100% masculin– est un pur produit de la scène indie canadienne. Aussi déluré et improbable. Tantôt mélodique, tantôt dissonant. Un fil étrangement tissé, sombrement avant-gardiste, qui sera reçu avec autant de scepticisme que de curiosité. Que ceux qui étaient restés perplexes devant les expériences de Panda Bear et Avey Tare rebroussent chemin. Women approfondit l’insolite en perdant ça et là sa ligne mélodique, pour la faire rejaillir au moment où on désespérait de la retrouver. L’instrumental « Woodbine » joue l’incompris en s’imposant sans jamais décoller. Interrogatrice aussi, la saturation largement désinhibée de « Flashlights » et « Lawncare ». Il reste que, mis à part ces quelques moments bruitistes moins digestes, le cœur de l’album vaut largement le détour. « Group transport hall » et « Shaking hand » pourraient figurer sans miracle sur le « Sung tongs » des Animal Collective, voire compléter admirablement le « Person Pitch » de Panda Bear. On y retrouve intacts ce son brut, ce timbre venu d’ailleurs, ces claquements de main, ces mélopées psychédéliques. Une trouvaille pour le label Jagjaguwar (Okkervil River, Bon Iver, Oneida, Black Mountain) qui n’en finit plus de dénicher le futur du rock de derrière les fagots. Qui plus est, enregistré ici entre la  cave et le caniveau avec des ghettoblasters et un vieux lecteur cassette, et le résultat prend tout son sens. Un album ciblant tout spécialement qui ne s’étonne plus de rien.

Various Artists

The Best of Bond… James Bond

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Quarante-six ans déjà que le plus célèbre espion de l’Albion sert la reine. Depuis la sortie de « James Bond contre Dr No », en 1962, James Bond est bel et bien devenu un mythe. Cette compile rend donc hommage à l’agent 007. On y retrouve donc la plupart des thèmes sonores, devenus pour la plupart célèbres. Il y avait eu un premier recueil consacré à ce type de B.O. C’était en 1992. Lors de la célébration du trentième anniversaire de l’homme au Walter PPK. Depuis, il faut avouer que la série cinématographique ne s’est jamais interrompue ; même si elle a consommé des tas d’acteurs différents. Outre les titres notoires interprétés par John Barry & Orchestra, Tom Jones ou encore la formidable Shirley Bassey, ce « Best Of Bond… James Bond » recèle donc les morceaux-phares consacrés aux longs métrages les plus récents. Et notamment le superbe « Goldeneye » de Tina Turner, destiné au premier film de l’ère Pierce Brosnan. Sans oublier le « Die Another Day » de Madona, dont le style déjanté avait totalement rompu avec le profil de certains classiques. Ou encore le « You Know My Name » de Chris Cornel pour le très controversé mais excellent « Casino Royale ». Petite déception néanmoins, le thème de « Quantum Of Solace », dernier épisode de la saga Bond, n’y figure pas…

 
 

Outre ses 24 plages audio, ce « Best Of » inclut un Dvd de 7 plages recelant quelques surprises. Et notamment une version ‘live’ du « Goldfinger » de Shirley Bassey ainsi qu’un documentaire consacré aux thèmes musicaux du plus célèbre agent du MI6.

 
 

« Best Of Bond… James Bond » n’est certes pas un objet unique pour tout collectionneur ; mais il ferait néanmoins très bien l’affaire comme cadeau de fête de fin d’année. A bon entendeur…

Gina Sicilia

Hey sugar

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A l’instar de son compagnon d’écurie Dave Gross, Miss Sicilia n'affiche que 23 ans au compteur. Ce dernier a d’ailleurs participé activement à la confection du second opus de cette artiste talentueuse. Il fait suite à "Allow me to confess", paru l’an dernier. Non seulement cette jeune dame est très douée aux vocaux, mais c’est également une compositrice prolifique.

L'album s'ouvre dans le jazz. Traditionnel, même. La voix de Miss Sicilia est naturellement puissante. Elle ne doit donc guère forcer pour aborder ce nouveau chapitre. Tout en manifestant un panache certain. Ce jazz lui colle à la peau. L'atmosphère ne varie pas sur son "So attracted to you". La structure est complexe. Les changements de rythme bien huilés. Au cœur de cette ambiance délicieuse, la trompette feutrée de Jon-Erik Kellso et la clarinette de Gerry Niewood se mettent en exergue, alors que David Maxwell apporte sa touche roadhouse à l'ensemble, de ses accords de piano redoutables. "Kissing in the dark" aborde enfin le blues pur et dur. Une plage introduite par la guitare primaire de Dave Gross et l'harmonica de Dennis Gruenling. Deux fameuses pointures, il faut le rappeler ! L’émotion étreint Gina. Elle semble apprécier ces baisers volés dans l’obscurité. Sublimée par ce plaisir qui l’envahit, elle force la voix. Gross sort de sa réserve et forge un solo implacable. L’elpee baigne souvent au sein d’un climat désuet. Tout en observant le ciel, Gina chante passionnément "I pray most everyday". Les cordes sont acoustiques. Maxwell montre toute sa dextérité aux ivoires. Le saxophone ténor reste volontairement en retrait afin de souligner la passion qui hante la chanteuse. "Jack & Jill" est imprimé sur un tempo indolent. Chris Revelli martèle pourtant solidement ses peaux. David est passé à l'orgue Hammond. Dave opère une sortie chargée d’un maximum d’intensité, tout en dispensant un minimum de notes! Miss Sicilia est capable de changer de registre. A l’instar de "What the moon could never do", ballade country rafraîchissante, semblant sortir tout droit de Nashville. Et son timbre se fond naturellement dans ces nouvelles saveurs sonores. "Bad years comin' on" s’attarde dans cette atmosphère très américaine. Tout comme la jolie complainte "Hey sugar", un morceau enrichi par des chœurs émouvants, comme s’ils sortaient d'un vieux jukebox poussiéreux des années 50. La voix de la jeune Gina est très sensuelle. Un atout dont elle aime user et abuser. Ce timbre chaud nous chuchote son "Cherry Tree" dans le creux de l’oreille. Impossible de résister à son charme. Et pourtant, notre pulpeuse pennsylvanienne aime le blues. Et elle le démontre sur le ravissant "Lowest of the low", un morceau au cours duquel elle crie son désarroi de l’instant. Lors de cette plage, elle est soutenue par Gruenling à l’harmonica. Il distille d’incessantes phrases empruntées à Little Walter, avant de s'isoler sur l'instrument chromatique. Un moment éblouissant et aussi et surtout le sommet de cet opus. Miss Sicilia nous tartine encore une solide couche de country bien sirupeuse pour refermer cet album. Lors de deux reprises. Tout d’abord, le "Nobody's darling but mine" de Jimmie Davis, un personnage qui a cumulé une carrière musicale et politique, puisqu'il a été, à deux reprises, gouverneur de la Louisiane. Et puis le "Coat of many colors" de Dolly Parton. Enfin, elle achève l’elpee par "Plain apple pie", une compo chargée d’émotion. Quoique de bonne facture, « Hey sugar » néglige un peu trop le blues à mon goût. Un goût sans doute trop sucré. A l’instar du titre de l’album. Une sensation accentuée par la couleur de la pochette : rose bonbon et vert pistache.

The Shaky Hands

Lunglight

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Sur “Lunglight”, Shaky Hands mise sans complexe sur l’électrique. Plus de traces de ces instrumentations épurées qui faisaient l’accroche du premier « Shaky hands » (2007). On n’y trouvera d’ailleurs pas de titres aussi implacables que "Whales Sing" et "Why and How ». Cependant, l’ensemble tient le cap. Pour la circonstance, le quintet de Portland ne laisse aucun répit aux guitares, tirées par des rythmiques rétro, des percussions artisanales et épisodiquement un piano plaintif. « You are the light » remplit correctement son tribut aux eighties. « Settle on » sent bon les Beatles caféiné.  « Loosen up » joue habilement sur des aspérités post-punk. « Air better come » creuse son tempérament en pleine lignée des Strokes. « We are young » explose avec la nonchalance des Libertines. « Wake the breathing light » achemine en douceur un blues rock un peu moins rugueux que celui des Black Keys. Et en filigrane, à travers ces mélodies sur le fil du rasoir, on devine aussi le ton Pavement. Nick Delff (aussi membre de Castanets) sait pertinemment d’où il vient. Mais ces influences –clairement assumées– ne sont pas assassines. Ce disque impose même un imperceptible quelque chose qui l’extrait miraculeusement de l’ombre de ses maîtres.

« Lunglight » mérite le détour, au moins pour y apprendre comment se forger un caractère trempé malgré d’indécollables références.

 

The Quemists à la recherché du point ‘Q’

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Attendu depuis plusieurs mois, le trio The Qemists publiera sur Ninja Tunes son premier album “Join the Q”, le 2 février prochain. Entre drum’n’bass et pur rock… des invités prestigieux y poseront leur voix (Mike Patton, Kool Keith ou Björk). En concert ce 20 décembre à l’AB.

 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/qemists

 

 

Le retour de Grandmaster Flash

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“The Bridge: Concept of a Culture”, tel est le titre du prochain opus de Grandmaster Flash, le DJ de légende. Il s’agit de son premier ouvrage depuis “On the Strenght”, publié il y’a 20 ans. L’auteur de l’immense “The Message” s’est entouré pour l’occasion d’une ribambelle de collaborateurs. On y retrouve entre autres Busta Rhymes, Q-Tip, Snoop Dogg, Princess Superstar ou Natachas Atlas. “The Bridge: Concept of a Culture” paraîtra le 23 février.

 

01. 'Welcome'
02.
'Shine All Day' (Feat. Q-Tip, Jumz & Kel Spencer & Jumz)
03.
'We Speak Hip Hop' (Feat. Afasi, Kase-O, Maccho, Abass & Krs-One
04.
'Here Comes My DJ' (Feat. DJ Kool & DJ Demo)
05.
'Bounce Back' (Feat. Busta Rhymes)
06.
'Swagger' (Feat. Red Café, Snoop Dogg & Lynn Carter)
07.
'What If' (Feat. Krs-One)
08.
'Unanswered' (Interlude)
09.
'Tribute To The Breakdancer' (Feat. MC Supernatural)
10.
'Grown & Sexy' (Feat. Mr Cheeks)
11.
'When I Get There' (Feat. Big Daddy Kane & Hedonis Da Amazon)
12.
'Connection' (Interlude)
13.
'I Got Sumthin' To Say'( Feat. Lordikim Allah, J-Flo & Almighty Thor)
14.
'Can I Take You Higher' (Feat. Mr Cheeks, Grandmaster Caz & Tito)
15.
'Unpredictable' (Feat. Syndee & Big Daddy Kane)
16.
'Those Chix' (Feat. Byata, Princess Superstar & Hedonis Da Amazon)
17.
'Bronx Bombers' (Feat. Lordikim Allah, Almighty Thor & Mann Child)
18.
'Zuka The Sound' (Interlude)
19.
'Oh Man' (Feat. Syndee & Natacha Atlas)

Des remixes pour Kylie

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Kylie Minogue publiera ce 5 janvier un recueil de remixes intitulé « Boombox ». Il contiendra des versions retravaillées de quelque uns de ses derniers tubes. Ce sont The Chemical Brothers, Mylo, Whitey, LA Riots et autres Riton qui s’y collent.

 

La tracklist:

 

01. Can't Get Blue Monday Out Of My Head (Bootleg Kylie/New Order)
02. Spinning Around (7th District Club Mental Mix)
03. Wow (Death Metal Disco Scene Mix)
04. Love At First Sight (Kid Creme Vocal Dub)
05. Slow (The Chemical Brothers Mix)
06. Come Into My World (Fischerspooner Mix)
07. Red Blooded Woman (Whitey Mix)
08. I Believe In You (Mylo Mix)
09. In Your Eyes (Knuckleheadz Mix)
10. 2 Hearts (Mark Brown's ‘Pacha Ibiza Upper Terrace’ Mix)
11. On A Night Like This (Bini & Martini Mix)
12. Giving You Up (Riton Re-Rub Vocal Mix)
13. In My Arms (Sebastien Leger Vocal Mix)
14. The One (Britrocka Remix)
15. Your Disco Needs You (Casino Mix)
16. Boombox (LA Riots Remix)

 

Ceux qui se procureront le disque via la plateforme de téléchargement iTunes auront droit à deux bonus:

01. Can't Get You Out of My Head (Greg Kurstin 2007 Mix)
02. Butterfly (Mark Picchiotti ‘Sandstorm’ Dub)

Un I Am Kloot gratos

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I Am Kloot vient de poster un nouveau morceau en téléchargement gratuit sur leur site officiel. L’extrait s’intitule « The Face Of Alabasta » et ne sera pas inclus dans « I Am Kloot plays Moolah Rouge », le prochain recueil de la formation.

http://www.iamkloot.com/

Satriani attaque Coldplay

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Joe Satriani, le légendaire guitariste, attaque Coldplay en justice. Il accuse Chris Martin et ses collègues de s’être largement inspiré de son morceau “If I Could Fly” datant de 2004, pour l’écriture de leur single “Viva La Vida”.

Scala chante Rapsat

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Les filles de Scala, la chorale belge au succès international, seront de passage au Cirque Royal le 4 mars 2009. Elles y rendront un hommage à Pierre Rapsat en interprétant quelques unes des meilleures chansons de son répertoire. Le prix des tickets varie entre 30 et 38 euros.

Diplo : tout travail mérite salaire…

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Le 9 janvier 2009, Diplo, le très « in » DJ et producteur de Philadelphie publiera un album de remixes. Synthèse de ses quatre dernières années de travail, « Decent Work For Decent Pay » propose ses versions personnelles de  Bloc Party, M.I.A, Hot Chip ou Daft Punk. 

Tracklisting:

01. Diplo feat. Sandra Melody - Newsflash
02. Daft Punk - Harder Better Faster Stronger (Diplo Work Is Never Never Over Remix)

03. M.I.A. - Paper Planes (Diplo Remix)
04. Spank Rock - Put That Pussy On Me (Diplo Tonite Remix)
05. Kano - Reload It
06. Diplo - 200
07. Bloc Party - Where Is Home? (Diplo Remix)
08. CSS - Let's Make Love… (Diplo Remix)
09. Bonde Do Role - Solta O Frango
10. Samim - Heater (Diplo Extended Edit)
11. Hot Chip - Shake a Fist (Diplo Remix)
12. Diplo - Way More Brazil
13. Black Lips - Veni Vidi Vici (Diplo Remix)
14. Claude VonStroke - The Whistlerz (Diplo Remix)

15. Diplo - Smash a Kangaroo
16. Peter Bjorn & John - Young Folks (Diplo Youngest Folks Remix)

Souchon demande d’écouter d’où sa peine vient…

Écrit par

A la base, il ne devait s’agir que de composer un ou deux morceaux pour la télévision. Mais pris au jeu, Alain Souchon à fini par remplir un album complet. 3 ans après « La vie Théodore », revoilà donc le « gentil » Alain avec « Écoutez d'où ma peine vient » et sa vision particulière des éléments qui nous entoure. Il s’agit là du 12ème album studio en 34 ans de carrière. Mazette !!

Tracklisting :

Rêveur
Les Saisons
Ecouter d'où ma peine vient
Elle danse
La Compagnie
8 m2
Parachute doré
Sidi Ferouch
Oh la guitare
Bonjour Tristesse
Popopo (chanson cachée)

MySpace : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=137752689
Site officiel : www.alainsouchon.net
You Tube : www.youtube.com/watch?v=hYYZcGpFrbQ

Saule est de retour.

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Saule est de retour. L’auteur/compositeur/interprète belge qui avait fait exploser les ventes de  « Vous êtes Ici », nous revient avec un nouvel enfant sous le bras : « Western ». Les noms qui sont associés au projet laissent entrevoir à nouveau, un travail de qualité. Quelques duos seront présents sur l’album. La date de sortie est prévue pour mi janvier.

Mais Saule joue aussi  les Père Noël dans votre cheminée

Pour les utilisateurs de Facebook, il est vous est possible de rejoindre un groupe assez cocasse. En effet, en prévision de la sortie de son deuxième album, Saule s’invite chez vous.

Le groupe « Le Western de Saule » auquel tout membre de ce site de ‘sociabilisation’ peut accéder, vous donne la possibilité d’exprimer vos motivations à recevoir le chanteur chez vous. Une analyse des messages des participants sera faite et un élu se verra le chanceux hôte d’une soirée très privée le 22 décembre prochain.

Vous pouvez toujours patienter en allant écouter le single de Saule ici : http://www.thisisbang.com

Le site officiel : http://www.sauleetlespleureurs.be
Le  Myspace : http://www.myspace.com/saulevousetesici