Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Gang Gang Dance

Saint Dymphna

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Gang Gang Dance évolue à des lieues de tout battage médiatique. Et pour cause, on est en présence d’un groupe expérimental. Fort doué, certainement ; et surtout  très intéressant. En 2005, il avait ainsi sorti un excellent album. Intitulé « God’s Money », il avait été unanimement acclamé par la critique. Et comme leurs concerts recueillent moult échos favorables (NDR : ils se produisent alors en première partie de Sonic Youth, Animal Collective, Black Dice ou encore TV On The Radio), plusieurs labels commencent à s’intéresser à ce phénomène. Finalement, ce sera Warp qui décrochera le deal. Et en lui ouvrant ses portes, cette écurie est peut-être aussi occupée de lui ouvrir celles du succès.

Il leur a fallu quand même trois années avant de concocter un nouvel opus. Bien sûr, entretemps, les musiciens ont bossé dans le domaine de la vidéo (NDR : ils ont sorti un Dvd intitulé « Retina Riddim », en 2007) ou expérimenté de nouvelles techniques de collage. Mais hormis un Ep l’an dernier (« RAWWAR »), on n’a pas eu grand-chose à se mettre dans l’oreille. Ce qui explique sans doute pourquoi les sceptiques attendaient le quatuor newyorkais au tournant. Et le résultat est probant ! Gang Gang Dance vient très certainement de commettre son meilleur elpee, à ce jour. Intitulé « Saint Dymphna » (Sainte Patronne de la ville de Geel en Belgique), c’est une véritable œuvre d’art. Les orchestrations sont superbes. Les sonorités riches et enivrantes. Leur maîtrise instrumentale impressionnante.

L’opus s’ouvre par « Bebey », une compo qui puise manifestement son inspiration chez l’artiste qui est à l’origine du succès de Warp : Aphex Twin. Au menu : minimalisme électronique et percussions orgasmiques. GGD est lâché dans l’arène. Plus rien ne peut les arrêter. Les mélodies s’enchaînent comme des mixes. L’énergie libérée s’amplifie au fil des morceaux. « Blue Nile » rend hommage à la techno 80’s underground, tout en balançant ses gros beats à la tête d’autres courants musicaux ; et en particulier le hip hop et le trip hop. Des beats qui peuvent aussi se révéler plus cérébraux. A l’instar de « Afoot », une plage qui devrait convaincre toutes celles et tous ceux qui doutaient encore du potentiel de Gang Gang Dance. Certains médias n’ont d’ailleurs pas hésité à déjà qualifier ce disque de culte, sur la scène expérimentale. « Saint Dymphna » ouvre la route et le Messie s’appelle désormais Gang Gang Dance !

 

Euros Childs

Cheer gone

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Probablement excédé par les commentaires des journalistes spécialisés, qui n’ont jamais cessé de comparer sa musique à celle des Super Furry Animals, l’ex-leader de Gorky’s Zygotic Mynci a donc décidé d’emprunter une nouvelle orientation musicale. Laissant tomber, pour la circonstance, ses expérimentations acoustico-psychédéliques, pour embrasser un style davantage inspiré par la folk traditionnelle britannique (NDR : pensez à Steeleye Span plutôt qu’à Fairport Convention) et la country américaine (NDR : celle de Nashville, of course !) Pas étonnant quand on sait qu’il s’y est rendu pour enregistrer son opus, sous la houlette de Mark Nevers, le producteur de Lambchop. Et il faut reconnaître que la mise en forme est raffinée. Elle est même enrichie par quelques subtiles touches d’électro. Cependant, le sens mélodique du Gallois est toujours aussi insulaire. Et puis la voix de crooner, subrepticement médiévale (NDR : il chante aussi parfois en gaëlique) d’Euros est toujours aussi savoureuse et navigue à des années-lumière des vocalistes de roots music ou d’americana. Résultat des courses, les onze plages de cet opus, malgré la présence épisodique d’une steel guitar, d’un banjo, d’un violon, d’un piano, d’un harmonica et même de quelques accords de six cordes judicieusement électrifiés, et une incursion dans l’univers gothique appalachien (« My love is gone ») ou la présence d’un orgue ‘cathédralesque’ (« Medecine head »), émargent toujours à la pop typiquement britannique. 

Oli Brown

Open road

Écrit par

Si éminent autrefois, le blues anglais est aujourd’hui un héritier bien pâle. C’est même un enfant très pauvre, lorsqu’on regarde le statut de son frère aîné, célébré outre-Atlantique. Pourtant, les adeptes du british blues contemporain continuent toujours à y croire. A cet égard, on ne peut que saluer le mérite et surtout la persévérance du label allemand cher à Thomas Ruf. Après avoir révélé, au cours de ces dernières années, Aynsley Lister ainsi que Ian Parker ; et il y a peu, le juvénile Dani Wilde, il vient de dénicher un authentique et réel espoir. En l’occurrence le très jeune Oli Brown. Un chanteur/guitariste/compositeur qui vient à peine de fêter ses 18 ans. Faut dire aussi que le gamin a déjà tapé dans l'oreille de musiciens notoires comme le vieux maître d'école, John Mayall ; mais également le réputé Robben Ford. Ce dernier lui a d’ailleurs confié : ‘You've got it man!’. En outre, Walter Trout reconnaît en être devenu un ‘big fan’.

Fin 2006, Oli monte son trio en compagnie du bassiste Fred Hollis et du batteur Simon Dring. En janvier 2008, il signe son contrat chez Ruf. Et début mars, le combo entre en studio à Leipzig. Oli signe huit des onze plages de ce premier opus. Il a la voix de son âge et de sa musique. Un timbre un peu frêle, qu’il doit forcer régulièrement. Mais il la soutient constamment par sa guitare. D’ailleurs, son jeu de cordes talonne en permanence le chant.

Les deux premières plages, “Psycho” et “Open road”, sont forgées dans un blues funk. La rythmique est impérieuse. “Stone cold (Roxanne)” colle bien au style dépouillé du trio. Il célèbre Roxanne passionnément. Il y injecte autant de sensibilité que Sting dans Police. Et pourtant, il ne parle pas de la même fille. “Can’t get next to you” constitue la première cover de cet elpee. Un tube décroché par les Temptations en 1969. La formation anglaise Savoy Brown en avait réalisé une version, il y a plus de trente ans. Et c’est cette adaptation dont Brown s’est inspiré. Pour la circonstance, il a reçu le concours aux vocaux de ses acolytes et du claviériste Govert Vander Kolm. Du très beau travail ! La reprise du « All the King horses » de Luther Allison épouse un même profil. Van der Kolm est toujours au poste. Mais l’intensité est plus marquée. Brown se libère enfin totalement, démontrant, au passage, sa dextérité sur les cordes. On a encore droit à une autre cover : le “Black betty” de Huddie ‘Lead Belly’ Ledbetter. Une compo écrite voici plus de 70 ans. Et qui a connu plusieurs versions. Ram Jam avait popularisé la sienne en 1977. La nouvelle n’apporte rien de neuf. Ballade séduisante, “Shade of grey” permet à Brown d’étaler sa dextérité jazzyfiante, mais très personnelle. “Missing you” constitue le slow blues rituel. Ce qui ne l’empêche pas de dispenser une énorme dose d’intensité. “New groove” est un shuffle vigoureux ; un morceau au cours duquel notre ami Oli perd un peu ses repères vocaux. Par contre, il manifeste beaucoup plus d’autorité et d’agressivité pour attaquer “Played by the devil” ; une plage dont la vitesse d’exécution rappelle inévitablement Alvin Lee, de la grande époque du Ten Years After. L’album s’achève par “Complicated”. Pas compliqué du tout. Plutôt même banal. Ce qui n’empêche pas d’entrevoir chez ce jeune musicien, une carrière à la hauteur de son talent. D’ailleurs si vous souhaitez en savourer un aperçu, je vous invite à visionner une séquence ‘live’ diffusée par Youtube, au cours de laquelle il soutient John Mayall et donne la réplique à Buddy Witthington…

 

Randall Bramblett

Now it's tomorrow

Écrit par

Randall est un musicien issu du sud des Etats-Unis. Compositeur et multi-instrumentiste, il roule sa bosse sur les routes de la rock music, depuis bien longtemps. Originaire d’Athens, en Georgie, il a d’abord été marqué par la soul music ; et en particulier celle de James Brown et de Ray Charles. Au cours des 70’s il a participé à l’aventure du groupe de southern jazz rock, Sea Level. A cette époque, il apporte sa collaboration à Gregg Allman, Elvin Bishop ou encore à l’Atlanta Rhythm Section. Et puis décide d’entreprendre une carrière solo. « Now it's tomorrow » constitue son septième opus ; et le quatrième pour le label New West. Edité par Polydor, son tout premier remonte à 1975. Il s’intitule "That other mile". Il a toujours plongé son écriture jusqu’aux racines américaines, en lui conférant des accents blues et country. Mais pour concocter ce "Maintenant, c'est demain", il a décidé d’élargir sa palette, n’hésitant pas à revisiter les Beatles, la musique psychédélique et indienne. Lors de la confection de cet elpee, il a bénéficié de la collaboration de ses fidèles musiciens. En l’occurrence les guitaristes Davis Causey et Mike Hines, ainsi que le bassiste Michael C. Steele. Sans oublier son ami Garry Hansse, préposé aux drums, mais également responsable des sessions d’enregistrement, du mixage et de la production.

Le leader se concentre sur le chant, les claviers et le saxophone. Plage d’ouverture, “Sun runs” est un condensé parfait de l’univers musical au sein duquel cet opus baigne. Une sorte de pop/rock légèrement acide, complexe, riche même. Vous ne serez donc pas étonnés d’apprendre que l’œuvre est truffée d’accents psychédéliques. L’assise rythmique établie par Steele et Hensen constitue la pierre angulaire de cet elpee. On comprend beaucoup dès lors, le privilège d’un producteur lorsqu’il est également le batteur. L’introduction d’“Everybody glows” est à la fois chiadée et tordue. Pourtant, cette plage demeure très pop et mélodique. Un peu dans l’esprit d’Eric Clapton. Et coïncidence, la voix est ici terriblement proche de celle de Delaney. Pas facile d’écrire des chansons à la fois contagieuses et complexes. On pourrait même ajouter raffinées, intelligentes et constamment à la recherche de nouvelles sonorités. Et “Blue Road” en est une parfaite illustration. “Let’s go” est à mon humble avis, le meilleur morceau de l’opus. Un périple musical très séduisant. Au cours duquel les claviers apportent une délicatesse à l’échafaudage sonore… “Some mean god” exsude un parfum d’Orient. Une compo majestueuse, réminiscente de l’univers musical des Beatles. Celui au cours duquel ils étaient sous l’emprise de leur gourou. Mais les compos caractérisées par leurs sonorités en couches, nécessitent plusieurs écoutes avant d’être appréciées à leur juste valeur. “Mess about it” s’ébroue en douceur. A cause de la fragilité et de la délicatesse de la voix. Mais la quiétude cède ensuite sa place au rythme. Explosif ! Alors que la guitare torturée de Davis crie toute sa souffrance, elle laisse à son tour, la place libre aux claviers issus d’un autre monde. Plus classique, “Use to rule the world” émarge au R&B. Funky, la rythmique est alimentée par tous les instruments. Bramblett nous invite à partager une danse nerveuse, en la dynamisant, pour la première fois, de son saxophone. “Visions” (NDR : le titre est bien choisi !) dérive vers des paysages sonores multiformes. Les images sont traitées à l’acide. Le riff est solide. Une aventure reconduite sur “You better move”. Ballade empreinte d’une grande simplicité, mais aussi d’une beauté intemporelle, “Don’t waste your time” est caressée par la voix paresseuse et expressive du leader et illuminée par une jolie échappée de Steele sur sa basse. Cet opus terriblement excitant s’achève par une autre ballade empreinte de tendresse : “You better move”. Clapton  n’est pas loin… D’ailleurs, Delaney fréquente souvent des jam bands comme Govt Mule ou Whitespread Panic. Et à mon humble avis, il doit y laisser des traces…

 

Matt Andersen

Something in between

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Matt Andersen est chanteur/guitariste. Un Canadien qui réside sur la côte est. Il impose par sa stature. Mais c’est surtout un artiste étonnant à la voix puissante et expressive. Il puise largement ses sources dans le blues, country et rock américain. A ce jour, il comptait deux disques enregistrés ‘live’. Tout d’abord un EP intitulé “Bold and beaten” ; et puis un elpee répondant au titre de “Second time around”. « Something in between » constitue son premier opus concocté en studio. La production a été confiée à son ami Paul Miner. Né en Angleterre, il vit aujourd’hui au Canada. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées sur le vieux continent. A Lincoln, très exactement. Au nord de Londres. Pour la circonstance, il a bénéficié de la collaboration de quelques requins de studio. En l’occurrence le drummer Henry Spinetti et le bassiste Dave Markee ; deux musiciens qui ont bossé en compagnie d’une pléiade d’artistes. Dont Eric Clapton. En compagnie duquel il a accompli un fameux bail. Un certain Norman Barrett est également de la partie. C’est le second guitariste. J’ignore si nous sommes en présence du même gratteur qui sévissait au sein de Gravy Train, un combo de prog qui s’était illustré au début des 70s, notamment en signant quelques elpees pour le label Vertigo. Mais c’est plus que probable.

Revenons cependant à l’ami Matt! Il a une sacrée voix. En outre toutes les comparaisons émises lors de cette chronique, sont à mettre à son crédit. L’opus s’ouvre par “Come by”, un titre très southern rock qui mêle cordes électriques à un dobro acoustique. Manifestement, il est ici hanté par le spectre de Gregg Allman. Le titre maître est une bien jolie ballade country. Matt joint sa voix aux chœurs gospel. Dan Cutrona siège derrière le piano. “Working man blues” campe un boogie bien carré. Matt marque le tempo de sa slide aux accents métalliques. La production insiste beaucoup sur les effets de voix qui étreignent celle du leader ; ce qui lui permet de laisser libre cours à son talent de gratteur. La voix d’Andersen trahit parfois des similitudes avec celle de Joe Cocker. Elle est bien sûr moins ébréchée ; mais s’avère tout aussi chaleureuse et graveleuse. Et elle colle parfaitement à des plages empreintes de quiétude comme “So gone now” et “Broken man”. Ou encore sur la chanson qui m’a le plus fait flasher. En l’occurrence la reprise du “Wrote a song for everyone” de John Fogerty. De quoi vous flanquer des frissons partout. A cet instant, Matt nous réserve sa meilleure sortie sur les cordes. J’épinglerai encore une référence. Celle relative à Bob Seger, le rocker de Detroit. C’est manifeste sut la ballade rock “Stay with me”. Cutrona se réserve l’orgue Hammond ; mais le line up est différent. En fait ces sessions d’enregistrement s’étaient déroulées au Canada. Tout comme sur le tendre “How I wish”. Matt est d’ailleurs un bluesman qui déborde de sensibilité. Et “Better man blues” en est la plus belle illustration. Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que Matt est également susceptible de s’attaquer au swing et au jazz. A l’instar de “Baby come back home”. Ou encore en fin de parcours, lorsqu’il se retire en chantant “Bold and beaten”, face à un quartet de cordes. Démontrant ainsi sa capacité à varier son répertoire. Un album fort intéressant !

The Wedding Present

El Rey

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“El Rey” constitue le deuxième album de Wedding Present, depuis sa reformation. Il fait suite à « Take fountain » paru en 2005. Et première constatation, David Gedge n’a toujours pas digéré le départ de sa compagne. Cette douleur indélébile, il la répercute à travers ses lyrics. Faut dire que déjà en 1987, il s’inspirait des péripéties de ses relations sentimentales pour écrire ses textes. Et apparemment, ce sont des conditions idéales pour sa prose. Lors de l’enregistrement de cet elpee, il a reçu le concours de Steve Albini à la production. Comme en 1991, lorsqu’il avait commis son meilleur opus, « Seamonsters ». Et le résultat est plutôt concluant, même s’il n’atteint pas toujours les sommets de ce chef-d’œuvre. Parce que sans doute plus léger, moins extrême, moins brutal. Ce qui n’empêche pas la plupart des compos de ce disque d’être découpées dans une noisy savoureuse. Les cordes des guitares crépitent, grésillent, bourdonnent, serpentent, mordent, libèrent leur feedback. Les drums manifestent une amplitude évanescente et les lignes de basse rebondissent sans jamais se disloquer. Le tout dans un bel élan mélodique typiquement britannique, même si les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Chicago et à Los Angeles, aux States. Un album qui devrait plaire aux aficionados du groupe de Leeds, c’est une certitude. Et aussi aux autres, si vous êtes réceptif à ce type de noisy estampillée 80’s.

Various Artists

Rich man's war

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Sous-titrée "New blues & Roots songs of peace and protest", cette collection a été colligée par Kenneth Bays. Il a réuni des chansons écrites au début de ce siècle. C’est-à-dire lors du dernier mandat de Georges W Bush. Vous vous en doutez, les textes traitent des injustices sociales et économiques, de la multiplication des conflits qui ont secoué les quatre coins de la planète, le plus souvent pour des motifs futiles et dont la responsabilité incombe au 43ème président des Etats-Unis. Comme quoi, le blues peut également véhiculer des discours engagés. Et pourtant, tous ces artistes ont paradoxalement voulu faire passer un message d'espoir et de paix ; à l’instar de celui qui avait déjà été revendiqué, voici déjà bien longtemps, par les Leabelly, J.B Lenoir, Josh White et consorts.

Sur cette compile, on retrouve autant d’artistes se produisant en acoustique que branchés à l’électricité. Bob Brozman ouvre le recueil par le brillant et délicat "Follow the money", une plage caractérisée par un exercice de cordes époustouflant. Guitar Shorty se réserve "We the people", une compo brillante, imprimée sur un mid tempo. Exubérante et torturée, la guitare libère toute sa puissance. "Don't be afraid of the Neo-cons" est une ‘protest song’. Une chanson folk, vous vous en doutez, également. Au cours de ce morceau, G.W. Bush en prend pour son grade. Il est même rendu responsable des conflits qui ont éclaté en Asie. Il est interprété par le couple Norman/Nancy Blake ; des spécialistes du bluegrass. Chanteur/harmoniciste blanc notoire, Matthew Skoller propose son "Handful of people". Au départ, le ton est empreint d’une certaine douceur ; mais au fil de la compo, le Chicagolais laisse éclater sa colère. Il la traduit aussi bien à travers la voix que la puissance de son souffle dans l'harmonica. David Evans professe à l'université musicale du Tennessee. C’est un expert dans l’univers du folk blues d'avant-guerre. Mais il est également un musicien talentueux. Il manifeste son courroux et épanche son amertume tout au long de "Bring the boys back home". Motif ? La présence des troupes américaines en Irak. La pulpeuse Candye Kane assure le vocaux sur "Jesus and Mohammed", une plage issue de son dernier album "Guitar'd & feathered", une complainte ciselée par les cordes acoustiques de Bob Brozman et Jack Tempchin. Soutenu par son New Memphis Underground, Charlie Wood chante "You don't really wanna know". Il y injecte une fameuse de passion et d’émotion. Le climat très jazz, feutré, fin de soirée, nous replonge dans les clubs enfumés de Beale Street, à Memphis. L’orgue Hammond est chaleureux. La guitare très subtile. Le dernier album de Pat Boyack est paru en 2004. Il s’intitule "Voices from the street". Ce guitariste texan accompagne habituellement la chanteuse/pianiste Marcia Ball. Il nous propose ici "Mr Wesola's lucky number dream book part II". Les lyrics de ce titre traitent du sort de travailleurs de l'ombre, outre-Atlantique. Une longue fresque anti Bush. Un funk rap qui pousse à l'avant-plan les percussions, la basse et les claviers. Sans oublier les hurlements du saxophone. Un petit coup de cœur pour "A time for peace", une parabole pacifique concédée par ce bon vieil Eddie ‘The Chief’ Clearwater. Une plage extraite de son dernier elpee, "West side strut". Accentué par des chœurs gospel, le chant est radieux. Et pour clore cette œuvre, Doug McLeod récite "Dubb's talkin' politician blues", un autre pamphlet trempé dans l’acide. Une bien belle manière d’évoquer une politique impopulaire, bien discutable et surtout discutée.

2 EPs pour Beirut

Écrit par

Zach Condon, alias Beirut, publiera 2 EPs en février prochain. Le premier s’intitulera « March Of The Zapotec ». Le second, « Holland », sera publié sous le pseudo de RealPeople.

La tracklist :

« March Of The Zapotec » (Beirut)

El Zocalo

La Llorna

My Wife

The Akara

On A Bayonet

The Shrew

 

« Holland » (RealPeople)

My Night With A Prostitute From Marseille

My Wife, Lost In The Wild

Venice

The Concubine

No Dice

The Hives poursuivis en justice

Écrit par

Jason Shapiro, leader de Celebrity Skin, poursuit The Hives en justice. Il accuse le groupe de lui avoir fauché la mélodie de son obscur single « Why You » enregistré avec The Roofies. Le titre incriminé est « Tick Tick Boom », premier extrait de leur « Black & White Album ». Un musicologue qualifié aurait confirmé la grande similarité entre les deux morceaux.

Les ‘Singles’ de Free Blood

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Free Blood, le nouveau projet de John Pugh, ex-membre de !!!, publiera un premier opus ce 11 novembre aux USA via DFA. L’œuvre est intitulée « The Singles » et sera composé de seulement six morceaux déjà disponibles sur les EPs « EP1 » et « Part 2 ». A ceux-ci viennent s’ajouter 5 remixes. Une date de sortie européenne n’a pas encore été fixée.

 

Tracklist :

Never Hear Surf Music Again
Quick and Painful
Grumpy
Royal Family
Parangatang
Weekend Condition
Never Hear Surf Music Again (Barfly Mix)
Weekend Condition (Scotty Coats and Wes the Mes Mix)
Royal Family (The Brothers Mix)
Grumpy (Greg Wilson Mix)
Parangatang (Tim Love Lee Mix)

 

Carton plein pour AC/DC

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Le retour de AC/DC est un énorme succès pour le quintet. En plus d’une tournée déjà sold-out, leur dernier opus, « Black Ice » est désormais #1 dans 29 pays simultanément! La formation détient la pôle position des charts américains, britanniques, belges, français, suédois, japonais, argentins, néo-zélandais ou encore suisses. Un carton plein.

Un Dvd qui risque de rendre les fans de Police, fous à lier…

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Pour marquer la fin de leur tournée triomphale, The Police sortent un DVD Live. Et il s’intitule « Certifiable » (trad : fou à lier). Les enregistrements ont été effectués à Buenos Aires en décembre 2007; on y retrouve tous les classiques et les plus grands tubes du groupe: ‘Roxanne’, ‘Every Breath You Take’, ‘Don’t Stand So Close To Me’ et ‘Message in a Bottle’. Un cd reprenant les points culminants du cd show est également joint au DVD.

(suivant communiqué de presse)

Date de sortie: 7.11.2008

Pour plus d’infos : http://www.thepolice.com

 

Un nouveau single pour Björk

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Le nouveau single de Björk est disponible via téléchargement depuis ce 20 octobre. Il s’intitule « Nattura ». Ecrite et produite par Björk, cette chanson a reçu le concours de Thom Yorke de Radiohead aux backing vocaux, de Brian Chippendale (Lighting Bolt) aux drums, de Matthew Herbert aux synthés et à la basse et de Mark Bell aux boîtes à rythmes.

Pour plus d’infos : http://www.bjork.com et http://nattura.info

 

La déclaration d’amour de Mathieu Boogaerts

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C’est ce 3 novembre que paraîtra le nouvel opus de Mathieu Boogaerts. Il s’intitule « I love you ».

N’y allons pas par quatre chemins : avec «I Love You», Mathieu Boogaerts frappe un grand coup. Avec ce disque tout en punch et en nerfs, qui vous saisit et vous croque avec la sensuelle férocité d’une bête sauvage, l’auteur d’Ondulé ne fait pas seulement voler en éclats cette image de chanteur lunaire qui, depuis trop longtemps, lui colle injustement à la peau. Tournant le dos à son passé, il s’offre surtout un aller sans retour vers un autre monde musical, un autre pays, dont il invente avec une volupté palpable la langue, les lois et les coutumes. Un pays qui, comme aux plus grandes heures du rock, du rap ou du funk, prônerait la révolution permanente.

Le changement est si radical qu’on pourrait le croire motivé par bon gros coup de sang (mais quelle mouche l’a donc piqué ?) ou par une très sévère crise existentielle (mais par quelles affres est-il donc passé pour en arriver là ?). Sauf que c’est tout le contraire : si Boogaerts a ainsi remis en cause tous les acquis d’une carrière entamée il y a près de quinze ans, c’est parce que, pour la première fois, il a connu le sentiment du devoir accompli. "Avec Michel, mon album précédent, j’ai eu l’impression d’avoir bouclé quelque chose. Je n’ai jamais été aussi peu frustré à la fin d’un disque. D’habitude, j’avais l’impression d’avoir raté quelque chose et je me disais que j’allais devoir faire mieux la fois d’après. Là, j’ai eu la sensation que s’il s’arrêtait avec Michel, mon parcours aurait une certaine légitimité. Du coup, j’ai ressenti une liberté que je n’avais jamais éprouvée – ou alors au tout début, avant mon premier disque, quand tout semblait possible."

C’est toute la beauté des fins de cycle : elles vous permettent de goûter à nouveau à la fraîcheur des commencements. Après les chansons de Michel, qui dans leur subtil dépouillement exprimaient la quintessence de son art, Mathieu est donc reparti de zéro. Premier geste fort : exit la guitare sèche, cette compagne fidèle avec laquelle il avait l’habitude de saisir à la volée de belles idées tombées du ciel. Et place à la batterie, un vieux flirt (“Ça a été mon premier instrument, quand j’avais dix ans“) avec lequel il a éprouvé le besoin d’entamer une relation enfin sérieuse.

Changer d’outil pour mieux se refaire la main et se changer les idées : tel est le pari que s’est lancé Mathieu. Pour le relever dans les meilleures conditions, il lui restait à trouver un cadre dans lequel il pourrait expérimenter sans contrainte. A Bruxelles, où il a vécu un an et demi, le Français a déniché le lieu rêvé : un ancien stand de tir de la police, spacieux, bon marché et insonorisé, aussitôt transformé en home-studio. C’est là, à raison de cinq journées de travail par semaine, qu’il a ainsi jeté les bases de chansons aux contours totalement inédits. “Au lieu d’être des suites d’accords à la guitare, mes premiers jets étaient des rythmes de batterie que je faisais tourner en boucle. C’était très ludique et spontané : en une demi-heure, j’avais l’essence d’un morceau. Ensuite, je trouvais une espèce de mélodie, une ligne de basse, et j’arrivais à un embryon de structure et à une poignée de phrases, dont le sens découlait directement du son. Pendant deux mois, j’ai fait comme ça un ou deux morceaux par jour. Puis j’ai commencé à filtrer, à ne retenir que les meilleurs.

Partisan de la simplicité, Boogaerts a choisi d’enregistrer toutes les parties instrumentales en solitaire, à l’exception de quelques cuivres et chœurs, assurés par des amis musiciens rencontrés à Bruxelles. Et il a volontairement réduit la voilure sonore, n’utilisant en tout et pour tout qu’une batterie, une basse, une guitare électrique et un synthé. “Ce genre de contrainte me stimule beaucoup plus que si j’avais huit batteries à ma disposition… Quand j’ai peu d’options, j’arrive plus facilement à l’essentiel.

L’essentiel, ici, saute aux oreilles dès Come to me, première flèche d’un album qui décoche une grêle de traits rythmiques, sonores et vocaux. Sans esbroufe, mais avec une intensité de tous les instants, les chansons d’»I Love You», comme tendues par les forces du plaisir, ne visent qu’un but : provoquer – au sens le plus charnel et électrique du terme – l’auditeur, embraser tous ses sens, le ramener à sa condition première d’animal désirant. “Avec Michel, je voulais réaliser un album beau, profond et introspectif. Pendant un an et demi, je me suis appliqué à rendre cette beauté sur scène, mais j’ai ensuite eu envie de passer à autre chose. Aujourd’hui, je n’ai pas envie qu’on me dise que la musique d’ «I Love You» est belle, mais qu’elle est sexy.

Ô combien sexy, oui, et dotée d’un charme incendiaire qui n’a que peu d’équivalents dans la faune musicale actuelle. Tout au plus pourrait-on lui trouver quelque cousinage avec l’electro-rock (Fais gaffe, Game over) ou encore avec ce funk-rock mutant né dans les ruines fumantes du punk, qui fit les beaux jours du label new-yorkais Zé Records (Chape de béton, Bandit). C’est à New York, d’ailleurs, que Boogaerts a finalisé les paroles de ses chansons. Lesquelles, autre surprise de taille, adoptent souvent les fiévreuses pulsations de la langue anglaise pour mieux explorer l’un des thèmes de prédilection du Français : les troubles du cœur amoureux. “Dès le début, les textes sont arrivés spontanément en anglais, alors que ça n’avait jamais été le cas avant. C’est un anglais un peu naïf, approximatif, avec des fautes que je n’ai pas cherché à faire mais qui sont venues naturellement et que j’ai assumées comme telles. Là encore, l’instinct a vraiment primé.

N’en disons pas plus : s’épancher davantage sur les qualités d’ «I Love You», ce serait trahir le propos d’un disque qui, en trente-trois minutes menées tambour battant, célèbre les noces de l’esprit de concision et de l’esprit d’invention. “J’ai toujours été à la recherche d’une musique qui soit à la fois évidente et originale, dit Mathieu Boogaerts. J’adorerais qu’en écoutant ce que je fais, quelqu’un dise : “Ah mais oui, bien sûr, il fallait y penser !““. Qu’il soit rassuré : ce sont précisément les mots qui nous viennent en tête à chaque fois qu’on se prend de plein fouet les chansons d’ «I Love You».

(communiqué de presse)

Pour voir le clip vidéo d’I Love You

http://www.youtube.com/watch?v=rOfcb_VPl5I
http://www.wat.tv/video/mathieu-boogaerts-love-you-10ybv_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYlpZ.html
http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x75pj8_mathieu-boogaerts-i-love-you_music

Tracklisting :

1) Come to me
2) All I wanna do

3) Chape de béton
4) Jambe
5) Fais gaffe
6) Chaque fois
7) Do you feel OK
8) Bandit
9) Corinne
10) Allez
11) Game over
12) I Love you

Pour plus d’infos : http://www.mathieuboogaerts.com

 

Abd Dal Malik philosophe

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Après l’immense succès de l’album ‘Gibraltar’ véritable pont jeté entre les générations et les milieux sociaux. Abd Al Malik enfonce le clou, spirituellement, musicalement, éthiquement.

Pour son troisième album solo, Abd Al Malik réussit la prouesse de fédérer les genres et d’offrir aux amateurs de musique une fois de plus un album d’une très grande qualité, ‘Dante’. Abd Al Malik signe l’ensemble des textes de ce conte urbain, porté par les arrangements soyeux, acoustiques aux accents jazz de Régis Ceccarelli. Gerard Jouannest, et Bilal écrivent les mélodies sur lesquelles Malik a posé ses mots. Puis Alain Goraguer, arrangeur orfèvre des albums historiques de Serge Gainsbourg, a écrit des arrangements enregistrés ‘à l’ancienne’: tout l’orchestre dans le studio, Jouannest au piano et Malik devant le micro et tout le monde enregistre ensemble, en deux prises au maximum.

13 titres somptueux, mixés par Gary Noble (Amy Winehouse, Nas, Kanye West, etc.)

(communiqué de presse)

Date de sortie: 4.11.2008

Tracklisting

01 Roméo Et Juliette (avec Juliette Greco)
02 Gilles écoute un disque de rap et fond en larmes
03 Paris mais... (avec Wallen)
04 Circule petit, circule
05 Lorsqu'ils essayèrent
06 Césaire (Brazzaville via Oujda)
07 C'est du lourd
08 Le marseillais
09 Le faquir
10 Conte alsacien
11 Raconte moi Madagh (avec Wallen)
12 HLM Tango
13 Noces à Grenelle

Pour plus d’infos : http://www.abdalmalik.fr

 

Une édition deluxe pour le dernier album de Bryan Adams

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La légende rock canadienne a sorti son 11e album studio le 14 mars dernier. Une tournée acoustique intime a suivi dans 11 pays dont la Belgique où Bryan Adams a donné un showcase inoubliable. Les premiers singles ‘I Thought I’d Seen Everything’ et ‘Tonight We Have The Stars’ ont très bien marché en radios. Le 30 septembre, il a ajouté une couche supplémentaire à sa fameuse réputation live avec un concert sold out au Sportpaleis à Anvers. Découvrir Bryan Adams en plein travail en studio est aujourd’hui réalisable de votre fauteuil avec cette édition deluxe CD/DVD de son dernier album.

(suivant communiqué de presse)

Date de sortie: 7.11.2008

Pour plus d’infos : http://www.bryanadams.com

 

13 titres sur le 13ème opus studio de Cure

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Après avoir vendu 30 millions d’albums, The Cure revient avec un nouvel album studio, « 4:13 Dream », qui est déjà le 13e à leur actif. Mené par le chanteur/guitariste, Robert Smith, le line-up du groupe comprend également les anciens membres Simon Gallup à la basse, Jason Cooper à la batterie et le guitariste Porl Thompson. Avant la sortie de cet opus, 4 singles ainsi qu’un EP ont été commercialisés depuis le mois de mai.

(d’après communiqué de presse)

Date de sortie: 24.10.2008

Tracklisting:

1. Underneath The Stars 
2. The Only One 
3. The Reasons Why 
4. Freakshow 
5. Sirensong 
6. The Real Snow White 
7. The Hungry Ghost 
8. Switch 
9. The Perfect Boy 
10. This. Here And Now. With You 
11. Sleep When I'm Dead 
12. The Scream 

13. It's Over

Pour plus d’infos : http://www.thecure.com

 

 

Lily Allen décline sa responsabilité

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Le second album de Lily Allen paraîtra ce 9 février 2009. Il sera précédé par le single « The fear ». Lors de sessions d’enregistrement, elle a reçu le concours de Robbie Williams, Mark Ronson, Common, Dizzee Rascal, Jamie T et de la formation Kaiser Chiefs.  

Tracklisting :

1) Everyone’s At It
2) The Fear
3) It’s Not Fair
4) 22
5) I Could Say
6) Go Back To the Start
7) Never Gonna Happen
8) Fuck You
9) Who’d’ve Known
10) Chinese
11) Him
12) He Wasn’t There

Pour plus d’infos : http://www.lilyallenmusic.com ethttp://www.myspace.com/lilymusic

 

Asian Dub Foundation

Asian Hot Foundation !

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Actif depuis 1993, Asian Dub Foundation est un véritable caméléon. Non seulement il change constamment de visage, mais aussi de label. Après avoir sorti « Tank » chez EMI, en 2005, disque dont l’accueil est resté plutôt mitigé ; et un premier ‘best of’, publié en 2007, les sept membres actuels reviennent aujourd’hui sous la houlette du label indépendant Naïve (distribué en Belgique par Pias). Le fruit de cette première collaboration s’intitule « Punkara », un septième ouvrage studio toutes guitares en avant. Ce 30 octobre, ils venaient présenter leur dernier opus au public d’une Orangerie comble et comblée.

Evitant à son public la case ‘première partie’, Asian Dub Foundation débarque sur scène à 20h30 sous sa nouvelle mouture. Rejoint par Al Rumjen, ex-membre des regrettés King Prawn, ainsi que par Aktav8r, qui avait quitté les rangs de la fondation en 2004 pour les réintégrer l’an dernier, le combo revient plus puissant que jamais. Après une petite intro pour chauffer la salle, les six membres présents sur scène font la part belle aux morceaux de leur deux derniers opus. Le public se laisse prendre au jeu. Rien n’est plus beau qu’une Orangerie secouée dans ses entrailles par la réviviscence d’une frénésie vécue bien trop rarement dans les salles de concerts. « Buzzin’ », « Speed Of Light », « Burning Fence », « Flyover », « Oil », « Take Back The Power », « S.O.C.A. », « Superpower » ou le très bon « Living Under The Radar » sont autant de titres qui enflamment le parterre et couvre celui-ci d’épaisses gouttes de sueur. Après une petite pause bien méritée, Asian Dub Foundation finit d’achever son public par « Takbir », une excellente reprise d’Ali Khan et son énorme « Fortress Europe ». Même si la formation a snobé ses travaux les plus antérieurs, elle aura démontré une fois de plus toute sa puissance scénique à un public sur les genoux après 1h30 de secousses corporelles.

Organisation : Botanique.    

Various Artists

Full Body Workout Volume 4

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Déjà tout auréolé des succès de M.A.N.D.Y. ou encore de Matthew Dear, le label berlinois Get Physical confirme son statut de bonne forme, en présentant sa nouvelle compilation électronique « Full Body Workout Volume 4 ». Un peu à l’image du Kitsuné en France, Get Physical propose de nouveaux artistes issus majoritairement de la scène deep house, mais comble aussi ce volume par la présence d’électroniciens déjà réputés tels que Lopazz ou encore Elektrochemie. La musique dispensée sur cette quatrième galette se décline sous une forme minimaliste. Et dès Jona et son « Blackened » aux beats exotiques, on en a une belle illustration ; même si cette plage reflète bien l’image dansante de cette compile. Comme bien souvent chez les labels allemands, la perfection est de mise, à l’instar du très technique « Baléa » de Einzelkind vs Meat. Beats racés, profonds et soutenus, les titres s’enchaînent jusqu’au très carnavalesque « Downtown » des Italoboys, évoquant ici une image de Gilles de Binche sous acide. Excellent ! Et la suite ne suscite jamais l’ennui. On atteint même le sommer de l’elpee lorsque Ida Engleberg  & David West nous balancent leur « The Giant From Nibiru », une perle qui risque fort de faire chavirer les dancefloors. Nuances rythmiques, gros synthés et énergie alimentent ce morceau absolument splendide.

 
 

Grâce à ce « Full Body Workout Volume 4 », le label Get Physical se pose autoritairement comme une des meilleures écuries électro du moment. Au fil des années il a démontré son engagement auprès des artistes et sa rigueur dans le travail. Aussi, ce recueil est une juste récompense de leur investissement ; un disque qui régalera, j’en suis certain, tous les amateurs de clubbing !

The Vines

Melodia

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Il aura fallu six ans à Craig Nicholls et ses collègues de The Vines pour se remettre de l’échec critique et public de « Vision Valley ». Depuis, le quatuor a quitté les quartiers généraux de EMI pour se réfugier au sein d’une structure indé, Cooking Vinyl. Plus inspiré que l’essai précédent, « Melodia » présente la formation australienne sous son meilleur jour depuis l’admirable « Highly Evolved ». Le côté ‘propret’ de « Winning Days » et « Vision Valley » laisse place à une production un peu plus bordélique, donnant ainsi du cachet aux morceaux les plus rock du disque (« Merrygoround », le psyché « Manger » ou le terrible « Scream »).

Dans l’ensemble, Nicholls & Co délivrent néanmoins un The Vines pur jus, contenant des mélodies ‘viniennes’ reconnaissables les oreilles bouchées. En témoigne un « Get Out » qui essaie sans succès d’envoyer aux oubliettes le génial « Get Free » ainsi qu’un « A.S. III » qui tente le prolongement d’une série débutée sur « Highly Evolved » (« Autumn Shade ») et laissée en suspend sur « Winning Days » (« Autumn Shade II »). « Melodia » est en quelques mots un sensiblement bon retour aux sources. Mais sa facture classique risque probablement de ne pas convaincre ceux qui ont abandonné The Vines en cours de route.