La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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The Detroit Cobras

Baby

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Toujours sous le charme de leur précédent "Seven Easy Pieces", nous nous empressions de découvrir le dernier disque des Cobras de Detroit. Sortis de l’ombre de la "Motor City" par l’entremise du surplus lumineux dégagé par les projecteurs braqués sur les White Stripes, les Detroit Cobras sont parvenus à sortir leur épingle du jeu. De publicités (Pampers, Coca-Cola) en concerts, le combo est parvenu à ressusciter les premières heures du rock’n’roll en se spécialisant dans l’art de la reprise. Hank Ballard, Steve Cropper, Bobby Womack ou encore Dan Penn figurent au rang des relectures proposées sur le nouveau bébé des Detroit Cobras. Souvent pointés du doigt comme une sorte de photocopieuse spécialisée dans la reproduction de covers obscures, les ‘five’ de la ‘Motor City’ méritent davantage de considération. Les écoutes jouissives engendrées par "Baby Let Me Hold Your Hand", "Everybody’s Going Wild" ou "Cha Cha Twist” en attestent. The Detroit Cobras met en lumière le patrimoine mondial du blues, de la soul et du rock. Ni plus ni moins. Emmenés par le timbre suave de cette tigresse de Rachel Nagy, les musiciens se démènent, s’acharnent et exhibent un héritage trop longtemps négligé, une mémoire collective menacée de désuétude. Régénérateurs d’une forme sécurisante, dénicheurs de titres historiques abandonnés dans une vieille manne de brocanteur, les Cobras se présentent finalement comme les meilleurs archéologues d’une histoire sans fin.

The Devastations

The Devastations

Écrit par
Les Devastations ont accordé leur premier concert en septembre 2002. Après 4 ou 5 dates, ils ont été invités à assumer le ‘supporting act’ des Tindersticks, lors de leur tournée australienne. Faut dire que la formation est issue de Sydney et que leur réputation a rapidement dépassé les frontières du pays des kangourous, lorsque le légendaire guitariste de Birthday Party, Kevin S Howard, leur a consacré un article élogieux, dans la presse spécialisée. Il les a même rejoints sur scène, à l’une ou l’autre reprise. En outre, le trio a également collaboré à la confection d’une bande sonore cinématographique, sur l’initiative d’Alexander Hacke, leader du groupe allemand légendaire Einsturzende Neubauten. Vous soupçonnez donc fort que la musique des Dévastations concède des affinités avec celle des Tindersticks et de Nick Cave ? Et vous n’avez pas tout à fait tort. A cause du baryton profond de Conrad Standish, également préposé à la basse. Mais nuance, et elle est de taille, il partage régulièrement le chant avec une invitée. En l’occurrence l’ex Luxedo, Emilie Martin. Lors de duos qui ne sont pas sans rappeler les exercices de style opérés par Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Et sous cette forme, les titres y sont beaucoup moins sinistres, nonobstant des lyrics qui traitent de thèmes aussi joyeux que le chagrin, la rupture, la solitude, et j’en passe et des meilleurs. Une Emilie qui se charge également des parties de violon. Et en particulier sur les deux fragments les plus ténébreux, « Previous crimes » et « You can’t reach me now ». Maintenant, il ne faut pas sous-estimer le rôle des deux autres membres du groupe. Tout d’abord, le drummer Hugo Cran : sobre et efficace. Et puis du guitariste/pianiste, Tom Carlyon. Ses interventions peuvent même se révéler meurtrières. A l’instar du décapant « Hold me ». Ou encore douloureuses. Tout a long de l’intimiste, indolent, mais tellement vibrant « Under ». Maintenant, cet opus explore d’autres horizons sonores. Et je pense tout particulièrement au lancinant « We will never drink again », caractérisé par un harmonium omniprésent. Au rock très carré « Loene ». Et enfin à « He was’nt like that when I knew him ». Digne d’Ennio Morricone, cet instrumental aurait pu servir de ‘soundtrack’ à un western spaghetti. A mon humble avis, lorsque les Devastations auront totalement digéré leurs influences, il faudra compter avec eux…

The Diabolical Biz Markie

Weekend Warrior

Écrit par
Après 10 ans d’absence dans le domaine du long format, Biz Markie revient. Cette légende new-yorkaise du hip hop old school n’a pour autant pas chômé pendant cette période. Il a poursuivi une intense activité de dj. Il s’est aussi spécialisé dans des featurings délirants chez les plus grands : De La Soul, les Beastie Boys, Gravediggaz, Notorious Big, Handsome Boy Modeling School et bien d’autres dont j’ai oublié les noms. Côté cinéma, les infortunés qui ont payé leur entrée pour assister à la projection de « Men in Black II » ont même eu la surprise de l’apercevoir dans cette désastreuse pellicule. Mais passons ! Il y a 2 ans, il a fait savoir qu’il était de retour avec l’excellent single « Turn the party out ». Un retour confirmé par ce « Weekend Warrior », où Biz est accompagné de P. Diddy, Jazzy Jef, Erick Sermon et le raggaman Elephant Man. Le flow inimitable et le sens de l’humour sont toujours présents, et Biz Markie arrive à délivrer des morceaux d’excellente facture (« Do your thang », « Chinese Food », « Throw Back »). Malheureusement, malgré l’appui de toutes les pointures précitées, il n’y a rien ici qui risque de le relancer sur le devant de la scène grand public, comme au temps de « Just a friend » ou « Vapors ». Pour ceux qui accrocheront à « Weekend Warrior », jetez vous tête baissée sur les travaux passés du mc. Après plus de 15 ans, ils n’ont pas pris une ride (écoutez « Best of Cold Chillin’ ») et sont autrement plus essentiels...

Cara Dillon

Sweet Liberty

Écrit par
Photographiée dans un champ de fleurs ou devant un tas de bûches, les yeux toujours baissés, Cara, petit bout de femme, nous offre un CD qui semble parfaitement à son image. A savoir une collection de chansons folk typiquement anglaises, aimables et discrètes, parfois colorées de musique celtique. Elle a une belle voix, très claire et faussement fragile. Son chant est limpide, parfois (trop rarement) doublé avec bonheur pour un refrain ('There were Roses'). L'accompagnement, parfois très ténu ('Everywhere'), est essentiellement acoustique : guitare classique et piano sont parfois secondés par un violon ou une flûte. Divers claviers, percussions, basse et guitare électrique, ainsi que des uillean pipes (au son voisin des cornemuses) interviennent parcimonieusement. L'album est dominé par les rythmes lents et s'agite quelque peu sur quatre belles plages, dont une enrichie de percussions orientales. Cara a tout conçu et réalisé en compagnie de son complice Sam Lakeman. Ce CD n'est certes pas original, mais séduit par sa finesse et sa délicatesse. C'est gentil, mignon, tout en nuances, et en définitive fort plaisant. Un peu trop sage, peut-être? Faites-vous donc votre opinion!

Dimi Dero

Greetings from Trauma

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Ancien journaliste pour Rock’n Folk, Dimi Dero a sévi successivement chez les Grooves, Ghost Train, Chatterbox ou encore les New Bones, avant de fonder Dimi Dero Inc. Une formation au sein de laquelle figurent des vétérans de la scène toulousaine. Pour enregistrer son deuxième opus, le groupe a reçu le concours de quelques invités. Tout d’abord Miss Tallulah X (de Lady Godiva), dont la voix est empreinte de douceur ou de frénésie, suivant les circonstances. Apportant ainsi davantage de contraste au timbre de Dimi, dont les inflexions peuvent osciller d’Iggy Pop à Stan Ridgway, en passant par Peter Murphy. De Sébastien Moly, également. Sur « Dandy’s daughter », sa trompette aux accents mariachi suggère une rencontre hypothétique entre Wall of Voodoo et Calexico. Découpé en 11 fragments, « Greetings from Trauma » carbure le plus souvent au punk rock énergique, urgent, torturé, menaçant, réminiscent des Stooges et des New York Dolls. Il est alors assez facile d’imaginer que les vocaux de Dero, à l’instar de James Osterberg, se font rageurs, possédés ou féroces. Mais certains fragments paraissent plus complexes ou encore semblent véhiculer des énergies malsaines, comme hantées par un rite vaudou. Et je pense tout particulièrement à « You shallow grave », tramé sur un piano délicat et énigmatique (Nick Cave ?). A « Deep sleep », dont l’intensité électrique fiévreuse, rappelle les Scientists. Au sauvage et métallique, mais aux accents orientalistes « Koursk » (Tea Party ?). Et puis au tribal « Down in hell », que balaie des cuivres jazzyfiants. L’opus recèle deux morceaux relativement plus calmes. Tout d’abord « The good things that I’ve done » et la valse britpop « Two sentences a day ». Ce n’est plus une surprise, mais une confirmation !

Diverse

One A.M.

Diverse, un nom qui claque et qui veut bien dire ce qu’il veut dire : voilà un rappeur qui n’a rien du puriste, empruntant ses beats et ses samples aussi bien à la blaxploitation des seventies qu’au jazz de Blue Note. En cause, deux géants de la production hip hop de ces dernières années : RJD2 et Madlib. D’où cette ambiance groovy et chaudasse qui nous change du rap racoleur : Diverse, c’est plus Funkadelic que « Simple et Funky », Stevie Wonder que Stevie Ray Vaughan… La basse roule, le rythme se fait suave, le synthé coule comme du miel. Sur deux titres on retrouve également Prefuse 73, bidouilleur de chez Warp qui prête à Diverse ses talents d’‘ambianceur’ hors pair à la Lalo Schifrin (« Jus Biz » et « Leaving », du « Bullitt » downtempo les cylindres bien huilées). Ajouter des featurings de Vast Aire (Cannibal Ox) et de Lyrics Born (Blackalicious), et vous avez là un sacré bon disque de hip hop, à ranger aux côtés du dernier Dudley Perkins et de l’intégrale du label Quannum. Du solide !

The Divine Comedy

Absent friends

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Après avoir enregistré « Regeneration », Neil Hannon a donc décidé de prendre congé de ses musiciens avec lesquels il bossait depuis 1996. Alors qu’on imaginait qu’il allait poursuivre son aventure sous son propre nom, il a décidé, à l’instar de Jason Pierce pour Spiritualized, de reprendre le patronyme du groupe à lui tout seul. Ce qui ne l’a pas empêché de faire appel à l’un(e) ou l’autre invité(e) pour enregistrer ce nouvel opus. En l’occurrence Yann Tiersen pour la plage « Stick & stones » et l’ex Kennickie Lauren Laverne pour « Home Billy bired », titre qu’elle enrichit de sa voix angélique. Sans oublier son fidèle collaborateur Joby Talbot, dont les orchestrations ont été enregistrées par Guy Massey et mixées, bien évidemment, par Nigel Godrich. Première constatation, Neil en est revenu à la forme orchestrale qui avait fait le succès de « Liberation », « Promenade » et « Casanova » ; c’est à dire abordée dans l’esprit d’un Burt Bacharach ou des standards des comédies musicales. Seul le thème diffère, cet opus traitant essentiellement des problèmes liés à l’instabilité. De son instabilité. Une instabilité née des nombreux changements intervenus au cours de son existence. Tout d’abord le split de sa formation, bien sûr. Mais aussi la naissance de son premier enfant, l’énorme tournée accomplie aux States et son déménagement de Londres à Dublin. Un retour aux sources, en quelque sorte, puisque Neil est né à Londonnery, en Irlande du Nord. Même si dans le style il demeure d’excellente facture, « Absent friends » constitue probablement l’album le moins surprenant pour un des fils spirituels les plus doués de Scott Walker. Vous savez ce qu’il vous reste à faire...

The Division Of Laura Lee

Das not compute

Écrit par
Deuxième opus pour ce quatuor suédois responsable d’une musique ‘garage’ particulièrement excitante. Vous aimez Soundtrack Of Our Lives, les Hives ou encore International Noise Conspiracy, vous aimerez The Divisison Of Laura Lee. Maintenant, le style musical pratiqué par cette formation possède des références distinctes, qui oscillent du post punk à la noisy, en passant par le psychédélisme bien british. Les spectres de Jesus & Mary Chain, des Stooges, du Spacemen 3 et de Spiritualized Electric Mainline rôdent en permanence au sein d’un univers sonore partagé entre guitares malsaines, torrentueuses, basse crépusculaire, piano sinistre, orgue fluide, poussiéreux et drums métronomiques. Sans oublier les parties vocales assurées par Per Stalberg. Susceptible de vociférer à la manière d’un Alice Cooper lorsque le climat entre dans une phase agressive ou d’emprunter l’accent de Brooklyn lorsque la solution sonore prend une coloration yankee, il a la capacité d’emprunter un timbre limpide et tendre lorsque la circonstance est de rigueur. Et même si le sens mélodique s’avère particulièrement contagieux, le groove est tellement omniprésent tout au long de l’opus que de peu de temps est laissé à l’auditeur pour reprendre son souffle. Un disque sur lequel Nina Persson, la vocaliste des Cardigans, est venue donner de la voix sur « Dirty love », et qui comprend un morceau caché. Doté de propriétés lancinantes, il aurait pu figurer au répertoire des frères Reid…

DJ Cam

Liquid Hip Ho

Écrit par
Après s’être rebaptisé ‘Cam’ le temps d’un disque, Laurent Daumail a repris l’abréviation ‘DJ’ pour une plaque très hip hop, tendance New York. Il faut dire que l’homme voue un culte sans bornes au genre. Les remerciements de pochette suffisent pour s’en rendre compte : à peu près tous les producteurs hip hop qui ont fait école s’y retrouvent, de RZA aux Neptunes sans oublier son idole Dj Premier, à qui Cam consacre le titre « Premier ». Côté musique, on a droit à une collection d’instrus (ponctués ça et là de trop rares rimes) solides qui puisent dans des boucles soul, jazz et funk. Sortent du lot les chouettes « Ghetto Supastar » et le remix d’« Espionage », rehaussé par la participation de Guru. Pas vraiment surprenant mais solide et surtout de bonne qualité, le son devrait énormément plaire à Dj Premier. Agréable à écouter, cet opus plaira donc aux fans absolus du dj français et aux nostalgiques du hip hop new-yorkais du milieu des années 90.

DJ Yoda

How to Cut & Paste the Eighties Edition

Écrit par
Originaire de Londres, Dj Yoda est un magicien des platines. Il a commencé la série des « How to… » en consacrant les deux premiers volumes à mixer entre eux des morceaux hip hop, en y ajoutant des bruitages de son cru et des dialogues de série télé. Toujours réalisé à l’aide d’un 4-pistes et de 2 platines, le troisième volume opère un collage de près d’une heure, consacré à la décennie 80. Les grands succès populaires de l’époque (sauf Prince, Jacko et Madonna pour cause d’autorisation) y sont mélangés, laissant pour intermède les génériques et dialogues des séries télé de l’époque (Dallas, Dinasty, Supercopter, etc.). Le hip hop n’est pas en reste puisque quelques pépites old school de Grandmaster Flash, Slick Rick et quelques autres sont ici incluses ; le moment le plus étonnant demeurant le mélange de « The Message » avec « Turn Back the Clock » de Johnny Hates Jazz. Bref, un joyeux foutoir à l’humour potache où les associations les plus diverses et originales se produisent. Les 39 morceaux charcutés ici laissent d’ailleurs entrevoir au combien amusantes doivent être les soirées animées par ce gaillard. Les apprentis disc-jockeys peuvent toujours y jeter une oreille pour y puiser quelques idées…

Do androids dream of electric sheep ?

Adactapreface

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A force de le répéter, tout le monde finira bien par établir le lien : “Do androids dream of electric sheep” est le titre anglais du roman de Philip K. Dick qui inspira le film Blade Runner. Au delà de tous les aspects philosophiques que soulèvent cette question (NDR : pour les réponses je vous invite à vous rendre sur leur site), admettons que le (soft) math-core de cette formation luxembourgeoise siège largement au dessus du panier. En 34 minutes et des poussières, le band ratisse les différentes variations sur un même thème avec un même bon goût pour l’efficacité et l’originalité, sans tomber dans une surenchère maladive ou les poncifs du genre. Et en restant audible de part en part, “Adactapreface” positionne donc le quintet aux portes d’un podium. Le rêve ?

Dogs Die In Hot Cars

Please Describe Yourself

OK, description : quatre garçons, une fille. Ville : Glasgow. Influences : Dexys Midnight Runners, Madness, XTC, Talking Heads. Son : du béton, tubesque et racé, produit par Clive Langer et Alan Winstanley (Dexys et Madness, justement, et bien d’autres). Objectif : conquérir le monde avec les hits que sont « I Love You Cause I Have To », « Lounger » et « Glimpse At The Good Life ». Se disent ambitieux, déconneurs (ce groove !) mais gentils. Nom : Dogs Die In Hot Cars ( ?). Pourraient bien arriver à leurs fins tant leur album s’avère d’une fraîcheur incommensurable… Au risque d’agacer certains, qui ne supportent pas ces chœurs gais et ses cascades de synthés eighties. Moralité : « Please Describe Yourself », c’est de la balle. CQFD.

The Dollyrots

Eat my heart out

Écrit par
Maintenant que Gwen Stefani a délaissé ses tâcherons de No Doubt pour prendre son envol solo vers les cieux plus rémunérateurs de l’international pop (fais gaffe Madonna !) et d’Hollywood (barrez-vous Nicole, Julia, Renée et les autres !), les candidates au poste de Miss Punk US se font attendre. Et pourquoi pas Mrs Kelly Ogden ? Cette sémillante rousse, accompagnée de ses deux copains tatoués de The Dollyrots, fait dans le punk rock résolument radio friendly (« Wreckage »). Sexy et énergique, Mrs Ogden enchaîne les 13 titres de ce 1er opus intitulé « Eat My Heart Out » avec enthousiasme. Mais notre enthousiasme, lui, il s’arrête là. Les chansons du trio ne se départissent pas du canevas ultraformaté de la rengaine (wo ho wo ho wo hooooo!) punky (« Penny », « New College »). On ne peut même pas parler de candeur quand on sait que leur « Feed me, Pet Me » a été récupéré par la multinationale HP pour un de leurs spots pubs. On retiendra de Miss Ogden, outre le maniement de la 4 cordes, un efficace brin de voix vitaminée, ainsi que l’hommage rendu aux girls bands des années 60 (la reprise du standard des Ronettes « Be My Baby »). On doute que cela suffise pour retenir sa candidature…

Domenico + 2

Sincerely Hot

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Ce disque constitue le deuxième épisode d’une idée fort originale. Moreno Veloso (fils de Caetano), Domenico Lancelotti et Kassin ont collaboré avec à peu près tous ceux qui comptent dans la musique brésilienne d’aujourd’hui : de Arto Lindsay à Bebel Gilberto en passant par Lenine. Ces trois musiciens ont décidé d’unir leurs efforts pour publier une trilogie au cours de laquelle chaque membre se met totalement au service des compos de l’autre. Intitulé « Moreno +2 » et paru en 2001, le premier volume voyait Kassin et Domenico aider le chanteur Moreno à présenter, sous le meilleur jour possible, ses chansons. Cette année, il revient au batteur Domenico d’articuler le projet autour de lui. Il propose une plaque où le rythme tient logiquement une place prépondérante sans que les mélodies soient oubliées. Génialement produit par Kassine, « Sincerely Hot » va dans tous les sens. De la bossa brésilienne parfaite (« Aeroporto 77 », « Possibilidade », « Solar », « Despedida »), à l’expérimentation couillue (« Alegria vai là », « Sincerely Hot », « Você e eu »), en passant par le soul jazz (« Te convidei pro samba », « Felizes ficaremos na estrada »)... Un fourre-tout décomplexé et jouissif. Mais laissons de côté les superlatifs, car cette plaque audacieuse et inventive est chaudement recommandable...

Tanya Donelly

Whiskey tango ghost

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Tanya Donnelly est surtout connue pour avoir sévi chez Throwing Muses et les Breeders (NDR : avant qu’elle ne parte fonder son propre groupe, Belly). Son soprano séraphique, aussi riche que le chocolat, se mariait à merveille avec le timbre gémissant de sa demi sœur, Kristin Hersh. « Whiskey tango ghost » constitue déjà son troisième elpee. Et inévitablement, on ne peut qu’émettre des comparaisons avec le dernier opus de Kristin, « The grotto ». Deux œuvres minimalistes qui font la part belle à l’instrumentation acoustique et à la voix. Deux disques dont les thèmes évoquent le mariage, mais en des termes bien différents. Cependant, si Kristin semble bien enracinée dans le folk appalachien, Tanya puise davantage son inspiration dans la country basique de Nashville (NDR : pensez à Loretta Lynn, Emmylou Harris et Lucinda Williams), la pop romantique (Carole King, Suzane Vega) et la country alternative (Neko Case et Wilco). Le titre de l’elpee est même une réponse codée au dernier long format de la bande à Jeff Tweedy. Pour enregistrer ce « Whiskey tango ghost », Tanya a reçu le concours de son mari Dean Fisher. L’ex membre du groupe de Juliana Hatfield, y joue de la guitare, de la basse et des drums. Rich Gilbert (Frank Black & the Catholics) à la steel et Elizabeth Steen (Nathalie Merchant) au piano, complétant le line up. Et Tanya a le bon goût de ne pas sombrer dans la mélancolie maladive, injectant dans sa solution sonore, tantôt un zeste de jazz, des percus tribales ou évoluant même sur un mid tempo (NDR : l’excellent « Butterfly thing »). Mais les plus belles chansons sont tramées sur un piano sonore. Et je pense tout particulièrement au bouleversant et envoûtant « Golden mean » ou encore au fragile « Divine sweet divine ». Un superbe album !

Johnny Dowd

Cemetery Shoes

Cette voix d’outre-tombe qui braille du blues-rock branque et soûlard : y a pas de doute, c’est Johnny Dowd qui rapplique ! Cinquième album du noceur quinquagénaire, et toujours aucune trace d’essoufflement. La carcasse et la voix sont intactes, et les doigts, même calleux, restent assez vivaces pour encore tricoter quelques riffs démoniaques. Johnny Dowd ne mourra jamais, parce qu’il aime trop le blues. Si le contraire arrive, il viendra toujours nous hanter sous la couette, en hurlant comme un damné de sa voix éraillée. Pour l’instant, il continue à dérouiller son blues à coups de guitares qui rouillent et de batterie qui titube. Parfois, un synthé s’ajoute au tableau (noir), et ça fout encore plus les boules, tellement c’est lo-fi. Du blues lo-fi ? En prod’, mais pas en couilles. Johnny Dowd pourrait donner la fessée à Jon Spencer, comme RL Burnside ou les autres vieux briscards de Fat Possum. Il ose même clôturer son album sur un instru surf d’enfer, lui sur la planche, les jambes même pas branlantes, narguant les jeunes rockeurs de ses yeux de vieux fou. Johnny Dowd, mon pote, y a rien à dire : t’es trop balèze.

Down Home Super Trio

In the house

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« In the house » constitue le 5ème volume de série "Live at Lucerne". Le Down Home Super Trio réunit l'harmoniciste RJ Mischo, le guitariste Frank Goldwasser (NDR : célèbre pour son sobriquet 'Paris Slim') et l'infatigable batteur Richard Innes. Une œuvre immortalisée ‘live’ lors leur passage au festival de Lucerne, le 15 novembre 2003. Et pour une bonne tranche de downhome blues !
 
L’opus s’ouvre par le "If you dig me let me know" de Goldwasser. Une plage très enlevée réminiscente de Jimmy Reed. Même que RJ Mischo prend ici le rôle de Jimmy et Frank celui d'Eddie Taylor au chant. Le "Sister taught me guitar" d'Eddie Campbell est facilement reconnaissable à son intro. Le souffle de Mischo est puissant et inspiré. Du RJ des grands jours. Il chante cette plage avec une grande vivacité, l'harmo sur le coin des lèvres, prêt à bondir à tout instant. "Candle is burning low" est un blues lent, terrestre, très Chicago southside. Il nous transporte au coeur des fifties, dans la Cité des Vents. La voix de Goldwasser n'est pas parfaite. On imagine facilement celle (NDR : d'outre tombe) de Howlin' Wolf intervenir sur cette plage. Et c'est justement à ce dernier que RJ veut rendre justice en chantant le "Just can't stay" de Don Nix. Un exotisme discret envahit le trio pour attaquer le bref "Blues King Mambo", une compo signée Alfred Harris. Un moment de dépouillement très bien restitué. RJ est seul sur les rails pour attaquer son "Keep on running". Il l’exécute tout en souffle, talonné par ses seules percussions. Mischo se libère et s’autorise les célèbres effets de whooping, du mythique Sonny Terry. Une ombre se dessine à l'arrière scène. Celle d’Alex Schultz, une guitare à la main. Quel bonheur de revoir et de réentendre ce géant californien du jump blues. Un musicien jusqu'au bout des ongles, capable de jouer de tout avec le même bonheur. Il nous invite au "Grand Casino", un instrumental créé à la seconde. Un blues très lent inspiré par les lieux : le Casino de Lucerne. Schultz s’y montre impérial de finesse, de technique et de feeling. Le trio se lance alors dans le "Going down the line" d'Earl Hooker, un boogie speedé. Les musiciens sont chauffés à blanc. Le public est très réceptif et participe à la fête. Le chant de RJ est impeccable. Billy Flynn et Goldwasser attaquent leurs cordes avec une certaine dose de violence, avant de les faire exploser. Mischo est maître de la scène. Il émerveille par sa vivacité et son dynamisme tout au long de "They try to kill me". Il en perd sans doute la voix, car Goldwasser reprend les parties vocales pour les trois dernières plages. Un RJ sans voix mais toujours le souffle long sur "Just don't care'. Il fait pleurer son harmo ; une technique à laquelle il a souvent recours sur ses propres albums. Frank a pris le pouvoir pour interpréter son "Homesick blues" : un hommage à ses maîtres face aux percussions tribales d'Innes (NDR : ce drummer d’exception a été de tous les bons coups du blues, au cours des 25 dernières années : Hollywood Fats Band, Fabulous Thunderbirds, Lynwood Slim, Rod Piazza, William Clarke, Kid Ramos, Kim Wilson et bien d'autres). Pour clôturer le concert, Frank prend son bottleneck et rappelle sur scène Billy Flynn. Cet autre fin slider, réputé pour ses coups de slide à la Elmore James, rejoint ses compagnons dans le Southside de Chicago pour y chanter le "Bloody tears" de Willie Dixon. Le bonheur! J'avais déjà eu l’occasion d’assister à un set du Down Home Super Trio. Au Spring Blues Festival d'Ecaussinnes, en mai 2003. Mischo, Goldwasser mais aussi le guitariste Steve Freund s’étaient produits sans Richard Innes ; mais cette expérience valait déjà son pesant d’or. Et si vous appréciez ce style musical, je vous invite à découvrir les albums de RJ Mischo et de Frank Goldwasser, parus sur le label Crosscut.

Dragonforce

Sonic Firestorm

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Pour promouvoir son deuxième opus, Dragonforce accomplit pour l’instant une tournée européenne en compagnie de WASP. Son speed mélodique manifeste la dextérité d'un Helloween grande époque. Rares sont les groupes d'outre-Manche capables de pratiquer aujourd'hui cet exercice de style caractérisé par une double grosse caisse emballée, des solos de guitare vertigineux et un chant mélodique haut perché. Les huit titres qui découpent ce "Sonic Firestorm" méritent largement le détour, fort d' une production cristalline et d' un niveau technique largement au-dessus de la moyenne. Le groupe s'inscrit dans la lignée des combos de heavy teutons qui concèdent une lourde influence à Iron Maiden, mâtinée pour la circonstance d’une touche de Yngwee Malmsteen. Dragonforce, faute de l'avoir inventer, fait parler la poudre.

The Dragons

Rock and Roll Kamikaze

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Rock and Roll Kamikaze… Tudieu, quel nom d’album ! Nul, bête à chi…, mais tellement bon ! Le genre de slogan qu’on arborerait finalement avec une certaine fierté sur un t-shirt à une soirée pleine de minettes. Oui, c’est affreux à dire mais c’est la vérité, tout comme ce qui va être dit dans les lignes à venir sur The Dragons. Ce groupe, c’est un peu l’horrible combo de punk/métal dont vous êtes en train d’assister au concert dans un pub pourri accompagné par trois compagnons de perdition. Au début, vous vous approchez de la scène, un sourire narquois aux lèvres et une Gordon à la main. ‘ ..tain, qu’est ce qu’ils sont ringards, c’est pas vrai des types pareils, j’y crois pas’. Lançant un petit regard en coin au pote de gauche qui vous le rend bien vous apercevez alors dans ses yeux la petite lueur moqueuse qui ne trompe pas. Et il est vrai que c’est nul, que tous les clichés y passent. Chanteur à la voix de pochard des bas quartiers, guitariste aux solos héroïques abominables, morceaux d’une banalité affligeante, c’est à se demander ce que vous foutez encore là. Et puis, petit à petit, la métamorphose honteuse s’opère. « Merde, c’est pas vrai, ça commence à me plaire ». Pas que la musique se soit améliorée, loin de là, mais nom de dieu ces types jouent du rock and roll comme si leur vie en dépendait et c’est bon. Y’a pas à dire l’honnêteté rachète beaucoup de défauts… A la fin du concert et à l’heure des commentaires tout le monde se retrouve au centre de la salle
- « Oh là là, c’était mauvais, quelle horreur »
- « Ouais, affreux hein ? »
- « Hmm, hmm… »
- « Bon allez, on se casse ? »
Sur le chemin du retour, tout le monde la ferme, mais pas parce qu’il n’a y rien à dire… Juste qu’il est quelque fois difficile d’avouer qu’un truc laid et vulgaire vous a plu l’espace d’un instant…Allez, virez-moi cet album hors de ma vue…

Dream Theater

Live at Budokan

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En commettant son quatrième (!) et triple (!) album public, le plus populaire des combos de metal progressif renoue avec la tradition des monstres des années 70 qui ne pouvaient concevoir une discographie complète sans l'incontournable live enregistré au Budokan. Onze années de carrière et quatre témoignage live peuvent paraître un tantinet excessif, mais pour Mike Portnoy et compères, Internet et le téléchargement ont énormément changé la donne en permettant au public de se procurer beaucoup plus facilement des enregistrements pirates. Et les fans de Dream Theater sont plutôt du genre obsessionnel et collectionneur. Ils veulent tout posséder sur le groupe. Portnoy a personnellement veillé à ce que les sets-lists des différents albums live de Dream ne se marchent pas sur les pieds. Ici, la part belle est faite à "Train of Thought", dernier CD studio en date, et de gros moyens ont été déployés pour assurer une qualité sonore absolument irréprochable. Découpé en dix-huit fragments (dont un fabuleux medley), habillé d’un luxueux digipack 3-CD set, et disponible à prix avantageux, "Live at Budokan" n'est certes pas un produit destiné à vider les poches des fans. Les 20 minutes du titre "Beyond this Life" et le décoiffant "Instrumedley" justifient à eux seul l'achat de ce superbe témoignage d'une tournée qui passa par Forest National en janvier 2004. Pour faire bonne mesure, le fabuleux concert est également disponible en version DVD. Dream Theater est le seul groupe actuel capable de rivaliser avec Rush. Aussi bien sur le plan technique et émotionnel qu'au niveau de la consistance de ses compositions. "Live at Budokan" est une nouvelle preuve de leur savoir-faire. Régalez-vous!

The Dt´s

Hard Fixed

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Chouette, une nouvelle collaboration de Lisa Kekaula des BellRays ! Après vérification et inspection fouillée du mince livret fournit par The Dt’s, il faut s’y résoudre : pas de Lisa Kekaula au rendez-vous. A sa place, une certaine Diana Young-Blanchard (très joli patronyme pour évoluer dans le milieu) s’applique à éructer le patrimoine de Tina Turner, d’Aretha Franklin ou de Janis Joplin sur un mode résolument rock’n’roll. En provenance de Seattle, le quatuor, mû par l’énergie intensive du timbre de Diana, cultive les clichés sans vergogne. Histoires de flingues ("Loaded Gun"), d’amours sulfureux ("The Hurt Is Over"), de meurtres sordides ("On The Ground") et de grosses cylindrées pilotées par des équipées sauvages de barbus en perfecto ("Chopper") se bousculent ainsi au portillon. "Hard Fixed" se range incontestablement entre le "Let It Blast" des BellRays et le "Kick Out The Jams" du MC5. The Dt’s balance la sauce, soul punk de première classe. La recette est connue : musique vintage (toujours ?) dans l’air du temps, fiévreuse et colérique comme une rage de dents mal soignée. La guitare rutile, la batterie fracasse les temps morts, le moindre instant dénudé de son. De temps à autres, un clavier vient passer la tête avant d’être décapité par la puissance vocale tranchante de Diana, nouvelle princesse de nos nuits d’ivresses.