Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Velma

Ludwig

En Suisse aussi, on sait mettre les pendules à l'heure quand il s'agit de musique : à trois, les types de Velma déclinent ainsi toutes les recettes miracle de la pop-électro-folk la plus sophistiquée avec une minutie et une dextérité d'artisan horloger. A la fois d'une fragilité ravissante et d'une complexité prenante, la musique de Velma s'écoute dans le recueillement, comme si ces bleeps grésillants, ces accords sibyllins et ces voix vaporeuses venaient d'un autre monde, peuplé d'anges et de jolies filles à la bouche vermeille. D'un souffle, ce folk de l'ère numérique nous conduit au septième ciel, dans un lieu où nos corps flottent comme des bulles de savon. D'autres groupes nous ont déjà procuré ce même sentiment de lévitation : Mum, Pulseprogramming, Rothko, Windsor for the Derby,… Velma est leur ami. Et le nôtre, par extension : comment résister à ces complaintes étourdissantes où l'écho des voix se heurte doucement à celui, hypnotique, des beats en sourdine ? Comment ne pas s'émouvoir devant ces cathédrales électro-acoustiques bâties dans le cristal le plus translucide, à travers duquel la lumière irradie de mille couleurs et imprime notre rétine de divins mirages ? Ces visions magiques s'appellent ici " Cube " (10 minutes d'étourdissement auditif), " Minute " (et sa rythmique aquatique), " Obstacle ", " Lieu ",… Des titres hermétiques derrière lesquels se cache pourtant l'une des musiques les plus sensibles de l'année écoulée. Qui a dit que la Suisse n'était que le pays du ski, des montres et du chocolat ? Avec Velma, la voilà sauvée pour longtemps de sa neutralité. Musicale, tout du moins.

Venus

Vertigone

Après quelques vagues (le départ de Thomas Van Cottom et de Patrick Carpentier, la faillite de leur label Sonica Factory), Venus est de retour avec un nouvel album en tous points remarquable. Plus abouti et cohérent que " Welcome to the modern dance hall ", " Vertigone " surprend par son homogénéité et la qualité de ses compositions. De fait, Marc Huyghens et ses trois compères semblent avoir retenu les leçons de leurs errances passées, et nous épargnent ces fautes de goût qui pouvaient jadis les discréditer. Finies les tubes faciles (" She's so disco ") et les relectures bedonnantes (l'expérience live avec orchestre, souvent indigeste, malgré quelques moments de grande beauté), " Vertigone " joue la carte de l'album apaisé, quasi pastoral. Peu de hits (si ce n'est l'évident " Beautiful Days "), peu de sursauts à la " Pop Song ", " Vertigone " se dessine davantage comme un univers merveilleux et rêveur, qu'il faut arpenter d'un coup, sans a priori, l'oreille (essayons) vierge, sous peine d'y perdre le nord. L'écouter pour de vrai, c'est l'étreindre de la première à la dernière note, s'y lover, s'y reposer, sans se soucier du quand dira-t-on. Parce qu'il y aura toujours des gens pour dire que cet album est d'un ennui profond, à des lieues de la spontanéité parfois crasse de " Welcome to the modern dance hall ". Seulement voilà, Venus n'est pas de ceux qui aiment le surplace, la redite. Creuser, toujours, jusqu'à déterrer un trésor. Et de trésors, cet album en regorge (" Wanda Wultz " et son rythme enivrant, " " Daystar " et ses arrangements dépouillés mais touchants, " " Running at full speed " et ses chœurs étonnants, " Vertigone " et son acoustique luxuriante). Reste aux indécis à vaincre leur peur du neuf, du changement (même si l'on reconnaît la touche Venus dès les premières secondes), et à se replonger vite fait dans cet album d'une beauté irradiante. Parce que comme on dit - et cela Venus l'a bien compris : il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas (d'avis).

Voodoo Muzak

Brouillarta

Ce qui surprend dans le sixième album de ce groupe français, c'est cette envie de coller des baffes aux colleurs d'étiquettes : post-rock tribal, électro-jazz acoustique, Can-eries hypnotiques ? Peu importe, tant que l'auditeur jase. De fait, Voodoo Muzak en jette : rythmiques métronomiques à la Liebezeit, ruptures soudaines de style, sonorités entêtantes,… Ces Français mordent dans le krautrock à pleines dents, sans s'y casser une seule molaire. En cinq titres mais le double d'émotions et d'impressions fugaces, ces pros des percussions, des basses et des samplers prouvent que l'alliance franco-allemande, qui n'a jamais été aussi dans l'air du temps, n'est pas qu'une affaire d'Etat. Kraftwerk, Neu !, voire To Rococo Rot : on sent chez ces Français une influence teutonne, même si, en pratique, ce sont les Anglais d'Eardrum (Lou Ciccotelli et Richard Olatunde Baker) qui sont venus leur prêter main forte… Tout cela, certes, ne devrait pas plaire à Tony Blair… Bof, qu'importe : " Make music, not war ", point barre.

Various Artists

Culture Club - Club Compilation

Pour les gens qui restent chez eux le samedi soir, se matent un Derrick en mangeant un frisko, un petit topo s'impose : le Culture Club, késako ? C'est un club (d'où le nom) situé à Gand, dont les 2Many DJ's sont résidents, bref plutôt tendance, bourré de pépettes m'as-tu-vu et de types au look glamour se trémoussant l'air emprunté sur Miss Kittin, New Order et Dr. Lektroluv, autre habitué des lieux. Mais c'est aussi de la soul, du hip hop, bref toutes ces musiques urbaines de pointe qui plaisent aux jeunes et font peur aux parents, plutôt fans de Genesis et d'Emerson, Lake & Palmer. Pour sa première compile maison, le Club Culture nous propose deux mixes pour le prix d'un : le premier, avec aux platines les Glimmer Twins, enchaîne tubes électro et vieilles scies eighties (ce qui revient au même). Quant au deuxième, mixé par TLP (aka Troubleman), il fait péter le hip hop et tutti quanti, que des trucs parfaits pour remuer les fesses et faire des cumulets sur le dance-floor. Dans le désordre et pour le plaisir des yeux, voici une petite liste des artistes qui s'y bousculent : Felix Da Housecat, Soft Cell, Kelis, Soul 2 Soul, Earth Wind & Fire, Human League, Mr. Fingers, The Residents, Sean Paul, N.E.R.D., Chaka Khan, Sisters Sledge, Justin Robertson, Lionel Ritchie, Shakedown et même Phil Collins ! Assurément une des compilations festives de l'année, d'un éclectisme à toute épreuve ! Merci qui ?

Various Artists

Coffeeshop - Finest Selection of Chillout Traxx Vol. 5

Dans la série des compile lounge, les Coffeeshop occupent plutôt le haut du panier. La sélection, en rien putassière, propose en général de bons petits standards " cosy " et pas " tapisserie " (ou " pâtisserie "), à écouter sous la couette sans pour autant roupiller comme un cochon après cinq minutes. Cette fois, le choix s'est porté sur davantage de titres trip hop, des merveilleux Tosca à De-Phazz, en passant par Nightmares On Wax, Ghostcauldron et… Motel. D'une belle consistance et d'un intérêt quasi constant, ce volume 5 plaira aux amateurs de beats moites et d'ambiances feutrées. Aux plus exigeants, que les compiles rebutent, on conseillera néanmoins d'en rester là, et d'acheter le dernier Terranova. Un bon vieux Al Green peut également faire l'affaire.

Various Artists

Atticus - …draging the lake II

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26 titres pour autant de formations : cette compile laisse présager la présence de la crème de la scène punk, emo, ska et hardcore contemporaine. En fait, ce projet est né de la collaboration entre le label californien (NDR : de LA !) Side One Dummy (NDR : un spécialiste de la compile !) et la maison 'Atticus Clothing', une boîte fondée par Mark Hoppus et Tom Delonge de Blink 182, qui réunit combos yankees et pros du skate, snowboard et BMX. Comme son titre l'indique, il s'agit déjà du deuxième volume. Un disque dont le plus grand mérite est d'être parvenu à proposer un éventail de groupes puisés chez différents labels. Ce qui n'est pas une mince affaire, dans l'industrie musicale. Et puis de receler 11 inédits (Alkaline Trio, Down By Law, Blink 182, H20, Dropkick Murphys, etc.) Evidemment, pour vendre le produit, il fallait aussi des standards. C'est chose faite en compagnie de Rocket From The Crypt, Thrice, Sparta, Jets To Brazil, Rise Against, The Mighty Mighty Bostones,. Il y a, bien sûr, à boire et à manger sur cette plaque ; mais pour 26 titres, il n'y pas lieu de faire la fine bouche…

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Aroma Therapy

Le label Aroma a été fondé en 1998 par DJ " Raoul " Belmans, résident du Food et moitié du projet house Swirl People (avec Dimitri)… Cinq ans d'existence, ça se fête ! Avec cette compile où Raoul nous mixe avec joie les classiques qui ont ponctué la courte histoire du label : Swirl People (forcément), Da Cuban Heelz, Cricco Castelli (remixé ici par Freaks, le duo Luke Solomon/Justin Harris), New York Thunder, Alexander East,… La thérapie Aroma, c'est avant tout des beats ensoleillés, du poumtchak qui sent bon les vacances, des " ritmo de la noce " festifs et sans cellulite. House, latino, baléaric, disco, lounge,… Au menu que du chaud lapin, parfait pour mettre le feu à vos soirées barbecue. Shake it !

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Aggropop now

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Pour célébrer le 10ème anniversaire de leur existence, la formation berlinoise Terrorgruppe a sollicité tous les groupes qui avaient tourné avec eux, pour contribuer à cet événement. Comment ? En fournissant une chanson à leur compile. Près de 50 groupes issus de la scène punk internationale ont ainsi répondu à l'invitation, en enregistrant soit une nouvelle chanson, soit en leur cédant une rareté. Parmi les participants figurent NOFX, Good Riddance, Mad Sin, Mad Caddies, Swinging Utters, The Movement, Mighty Mighty Bosstones, Heideroosjes, RKL, Shandon, Youth Brigade, Wizo, Me First & The Gimme Gimmes, Die Arzte, Real McKenzies, Guttermouth, Muff Potter, Dritte Wahl, Church Of Confidence, Skin Of Tears, et bien d'autres. Sans oublier le combo punk allemand, qui signe ici le titre maître de ce double CD, vendu au prix d'un seul.

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50 years of Jazz & Blues - Blues

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Si Alligator constitue le label n° 1 du blues à Chicago, Delmark se rapproche de plus en plus de son statut. Drivé par par Bob Koester et focalisé entre le jazz et le blues, cette maison de disques célèbre, cette année, son 50ème anniversaire. L'occasion était donc belle de sortir une collection "Blues" sur un double CD. Et une compile qui vaut son pesant d'or puisqu'elle est rehaussée par la présence de quelques plages jamais éditées à ce jour. Sept sur les 33 fragments retenus.

Bénéficiant du soutien de Ken Saydak au piano, la chanteuse Zora Young ouvre le feu par "Learned my lesson". De son timbre vocal purement soul, Syl Johnson chante "I like your style". Signé Junior Wells, "Ways like an angel" est le premier inédit. De tout premier intérêt, ce slow blues paresseux remonte à juin 1953. Enrichie d'une superbe partie d'harmonica, cette prise alternative est issue des sessions de l'album "Blues hit big town". Les Aces sont bien au poste : Louis et Dave Myers ainsi que Fred Below aux baguettes. Speckled Red, un des grands pianistes de Saint-Louis, interprète "Cow cow blues". Un extrait de "The dirty dozens", le tout premier opus de blues, paru chez Delmark en 56. Le premier disque recèle encore quelques excellents fragments. Le dynamique "Let it roll", tout d'abord. Une composition du chanteur guitariste Frank Morey. "I can't quit you baby" d'Otis Rush, ensuite. Un morceau immortalisé 'live' en 1975, au Japon. Secondé du sémillant Billy Flynn à la slide, Willie Kent nous réserve une interprétation merveilleuse d"I had a dream", tellement proche d'Elmore James. Issue des sessions de "Pineywoods blues" (1958), "Midnight creep" est une plage indédite de Big Joe Williams. Lurrie Bell est responsable de l'adaptation du "Got my eyes on you" de Smokey Smothers, tramée sur le riff de "Help me". Le second disque s'ouvre par "My woman is gone", une réplique de Howlin' Wolf exécutée par Tail Dragger. Des inédits, encore ! Magic Sam, le roi du West Side, reprend son succès de 57, "Everything's gonna be alright". Une version commise en 67, au club Mother Blues. J.B Hutto, un des princes de la slide, nous gratifie du brûlant "Love retirement", un fragment enregistré en 72, à l'époque de son album "Slidewinder". Johnny B. Moore concède "Broke man". Enregistré en février, cette compo sera la plage titulaire de son prochain album. Tout comme le "Back to the Delta" de Jimmy Burns. Flanqué de Hammie Nixon et de Yank Rachell, Sleepy John Estes exécute "Time is drawing near". Un titre issu des sessions de l'album "Broke and hungry", commises en 64. Ce morceau de plastique épingle encore "You were a good old ride" de Steve Freund et la cover du "Help me" de Karen Carroll, par Johnny B. Moore et Ken Saydack. Cette version date de l'an 2000. Carey Bell exécute son slow blues sublime "So hard to leave you alone" (1977) en compagnie de son fils Lurrie. Le guitariste Dave Specter se réserve l'instrumental délicat "Blues A-la-King". Enfin, le tout jeune Luther Allison, "Dust my broom", un extrait de son elpee "Love me mama" (1969). Et pour que l'information soit complète, sachez que Delmark a édité, en même temps, une compilation jumelle, consacrée au "Jazz".

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50ème Anniversaire du Rock'n'Roll

‘J'aspirai l'air un long moment, je flairai la musique sanglante et bariolée (…). La partie lyrique du morceau était sucrée, graisseuse, dégoulinante de sentimentalité ; l'autre était sauvage, extravagante, puissante, et toutes les deux, pourtant, s'unissaient naïvement et paisiblement et formaient un tout. C'était une musique de décadence, il devrait y en avoir eu de pareille dans la Rome des derniers empereurs. Comparée à Bach, à Mozart, à la musique enfin, elle n'était, bien entendu, qu'une saleté, mais tout notre art, toute notre pensée, toute notre civilisation artificielle, ne l'étaient-ils pas, dès qu'on les comparait à la culture véritable ? (Herman Hesse, Le Loup des Steppes, Le Livre de Poche, p.38).’

Qu'on le considère comme de l'art ou comme du commerce, l'histoire du rock - pleine de fric et d'innocence, de mauvais goût et de flamboyance, de ridicule et de sublime (pour ne rien dire du sexe, de la violence et des costumes de soie rose) - n'est rien d'autre que le reflet déformé du rêve américain dans un miroir de Luna Park " (Nick Tosches, Héros Oubliés du Rock'n'Roll, p.21). Déjà en 55, Elvis, qui inaugure cette triple compile par " A Little Less Conversation (pas le remix couillon de Junkie XL), était persuadé que cette musique serait " là pour un bout de temps, à moins de trouver quelque chose de très fort pour le remplacer " (Alain Dister, L'Age du Rock, deuxième couverture). Presque 40 ans plus tard, le rock est toujours là, et en grande forme. Cette compile rend hommage à tous ces artistes aujourd'hui inscrits au panthéon d'un genre qui ne cesse de renaître et de gueuler sa jeunesse éternelle : Elvis Presley, Carl Perkins, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis, Little Richard, Eddy Cochran, Bill Haley, Gene Vincent, Buddy Holly, Fats Domino, Vince Taylor, Roy Orbison, Wanda Jackson, Bo Didley, Louis Jordan,… Ils sont tous là, et à les entendre on se dit que le rock a encore de bien beaux jours devant lui, parce que tous ces hits d'un autre âge, avouons-le, suintent encore la colère et le sexe, et n'ont pas à rougir face aux tubes FM de notre époque décatie. Le rock'n'roll ? Même pas mort !

 

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10 Years Domino - Worlds of Possibility

Après Rough Trade, c'est au tour de Domino de fêter son anniversaire : 10 ans déjà que ça dure, surtout pour le meilleur. On retrouve donc ici tous les artistes maison qui ont construit, au fil des ans, la réputation du label anglais : Sebadoh, Palace, Smog, Clinic, Pavement, The Pastels, Elliott Smith, Jim O'Rourke, Folk Implosion, Royal Trux,… C'est le premier cd, celui des ancêtres, des parrains, des initiateurs, tous ces types à la base d'un genre aujourd'hui rapidement réduit à l'étiquette d'indie, de lo fi, d'alternative. Sur le deuxième cd se bouscule la nouvelle génération : The Kills, Clearlake, Four Tet, James Yorkston, To Rococo Rot, Quasi, Franz Ferdinand,… Du beau monde assurément, dont la dure tâche sera de continuer le travail de leurs prédécesseurs, à savoir composer des chansons aux mélodies intemporelles, à l'atmosphère unique, aux imprévus fédérateurs. Toute une clique dont les récents albums nous rassurent quant à l'avenir de Domino : radieux et plein de surprises, à l'image d'une décennie déjà fort belle en émotions.

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Wig in a box - Songs from & inspired by Hedwig and the Angry Inch

" Hedwig and The Angry Inch " est au départ une pièce à succès de Broadway sur un transsexuel déjanté qui veut devenir une star du music business. Joué (et écrit) par John Cameron Mitchell, ce " musical " glam-trash fut même adapté au cinéma (par Mitchell lui-même) et remporta de nombreux prix… C'est gai (gay…), détonant, émouvant, et Mitchell y est époustouflant de démesure (le rôle serait à moitié autobiographique). Mais le meilleur de ce " biopic " à la " Priscilla, Queen of the Desert " reste les chansons elles-mêmes, vraiment au poil : " The Origin of Love ", par exemple, vaut bien l'intégrale de " Grease ". Un vrai tire-larmes, un éloge à la différence, un hymne à l'amour. Pas étonnant qu'elle soit présente à deux reprises sur cette compile-hommage, au début et à la fin, avec comme interprètes Rufus Wainwright et Jonathan Richman (la classe). Il faut croire qu'Hedwig/Mitchell - c'est presque pareil - a réussi son rêve (devenir une star), parce qu'il/elle a plein d'amis plutôt chicos : Frank Black, The Breeders, Bob Mould, Peter Buck (R.E.M.), The Polyphonic Spree, Yoko Ono, Yo La Tengo, Ben Lee/Kweller/Folds ("The Bens "), Cindy Lauper, Sleater-Kinney, Fred Schneider (B-52's), They Might Be Giants,… Du beau monde qui se bouscule au portillon pour y aller de sa reprise, avec plus ou moins d'originalité : mentions spéciales à la version punky du déjà classique " Angry Inch " par les Sleater-Kinney et Fred Schneider, (très New York Dolls), aux délires baba cool des Polyphonic Spree et au capharnaüm spectorien de Yo La Tengo et de Yoko Ono (ou : Wall of Sound vs. Mur du son). A noter que les bénéfices des ventes de cette compile seront versés au Harvey Milk High School de New York, qui accueille en son sein des élèves homo- ou transsexuels.

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Where blues meets rock V

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Il y a de nombreuses années que le label hollandais Provogue est devenu un spécialiste des rencontres entre le blues et le rock. Mais, en général, elles accouchent d'un hard rock aux accents bluesy. Un résultat renforcé par le cinquième volume de cette collection "Where blues meets rock". Pour être honnête, j'avoue être davantage attiré par les plages les plus blues. Et en particulier celles que défendent Omar & the Howlers, Dave Hole, Jan James et Tony Galla, ainsi qu'aux plages de braise allumées par Michael Katon et Rob Tognoni.

Le géant texan Omar chante "Life without you". Un blues lent issu de l'album "Big Delta". La voix écorchée et puissante de Jan James se montre à son avantage tout au long de "Built me a man", un blues de bonne facture qui épingle Craig Calvert à la guitare. Il y a très longtemps, Tony Galla s'était illustré comme gratteur chez Raven. Il chante parfaitement son "A.S.A.P" en communiquant des accents très BB King à sa guitare. Le boogie rock est également au menu de cet opus. Et tout d'abord, Michael Katon. Un guitariste issu de Hell, dans le Michigan. Sa slide furieuse déchire "The Detroit river dirty blues". Dans ce registre, Rob Tognoni n'est pas un manchot non plus. Paul Gilbert et son oncle Jimi Kidd sont réputés pour leur métal dévastateur. Mais sur "Girl watching", le duo passe quand même la rampe. Les Barrelhouse Brothers paraissent un peu perdus au milieu de toutes ces machines puissantes. Leur boogie confortable est parcouru par le piano élégant de Colin Earl (ex-Mungo Jerry). On retrouve pourtant au sein du line up le regretté Noël Redding (ex-Jimi Hendrix Experience), Eric Bell (ex-Thin Lizzy) et Corky Laing (ex-Mountain). Certains guitaristes sont ici, manifestement inspirés par le spectre de Jimi Hendrix ; et en particulier Jay Hooks, Carl Verheyen et Craig Erickson. D'autres préfèrent offrir un avant goût de leur tout prochain album. A l'instar de Michael Lee Firkins, dans sa reprise du "Still alive and well" de Rick Derringer, un standard interprété naguère par un certain Johnny Winter. De Greg Koch également, pour un assez prometteur "Ain't got problems" ; et en fin de Steve Fister…

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Tresor Never Sleeps

Tout le monde a déjà entendu parler du Tresor, ce mythique club berlinois qui a permis à la communauté électronique de sortir du ghetto dans lequel la masse bien pensante l'avait injustement parquée. Grâce au Tresor, la techno a gagné en crédibilité et en visibilité, sortant de l'underground pour se poser en mouvement socioculturel et artistique le plus important de ces vingt dernières années. On pourrait gloser là-dessus pendant des pages… Mais on oublierait l'essentiel : danser. Parce qu'avant tout, la techno est une musique de danse, même si depuis quelques années elle se fait de plus en plus cérébrale. Tresor l'a toujours bien compris, en évitant à travers ses compilations de dévier de son objectif principal : faire remuer le bas du dos et les membres inférieurs des clubbers avertis et des autres, même les plus réfractaires à ce boum-boum synthétique. Le beat, la pulsation, le pouls cardiaque : voilà la cheville ouvrière de la musique électronique. Et ici, on en a pour son argent : ça pulse à tout va, sans temps morts. " Tresor Never Sleeps ", nous dit le titre : le message est clair, et passe comme une lettre à la poste. Du début à la fin, ce n'est que succession de titres incendiaires, d'une efficacité redoutable, étudiée (éprouvée) sur le dance-floor. La plupart des titres ici présents sont déjà des classiques chez les habitués du Tresor (British Murder Boys, Jeff Mills, 3 ST vs. Dash, Leo Laker, Joey Beltram,…). Quant aux autres, qu'ils importent dans leur salon l'ambiance ruisselante du club allemand ! Suffit d'appuyer sur " Play " et d'attendre l'arrivée des fourmis… dans les jambes. Un conseil, néanmoins : attendre la tombée de la nuit, pour un résultat plus convaincant. La touche " Repeat " peut toujours servir en cas d'after.

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The very best of reggae

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Se proposant de réunir le meilleur du reggae sur deux rondelles de 14 morceaux chacune, cette compile n'est ni pire ni meilleure que tout ce qui existe déjà sur ce marché surpeuplé. Elle est destinée à tous ceux pour qui le reggae évoque Bob Marley et un gros spliff mais aimeraient aller au-delà de ce fastidieux cliché. Les plus grands noms sont donc de la partie : du grand Bob à l'époque de sa collaboration avec Lee Perry en passant par le crooner Gregory Isaacs. Sans oublier quelques noms moins connus, mais tout aussi essentiels que John Holt et Toots & the Maytals. Tous présents dans des classiques qu'ils ont popularisé ou qui ont été transmis au grand public par UB40 (" Everything I own "), Simply Red (" Night nurse ") et d'autres girlsbands dont j'ai oublié les noms. Le spectre temporel couvert par les disques est assez étendu : on part des années 60 à nos jours. Stylistiquement, les grandes tendances du reggae sont représentées (même les dee-jays), exception faite du ragga-hardcore qui, hormis Sean Paul cet été, n'a jamais produit d'énormes tubes. Même si les puristes risquent fort de se plaindre (NDR : à raison !) de l'absence d'innombrables classiques oubliés par ce " Very best of ", il n'en constitue pas moins une honorable introduction au genre pour les profanes.

 

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The Magnificent Sounds of… CLICK… and more

Insérez ce disque dans votre lecteur CD, appuyez sur " Play " (petit click), et attendez la grosse claque : plus d'une heure d'électro à toutes les sauces, des rythmes africains de Brandy au spoken word de la divine Ursula Rucker. Gigantesque fiesta où se bousculent les plus grands labels ( !K7,Ninja Tune, Force Inc., Planet E, Mantis,…), ce " Click " d'anthologie fait péter la mousse et les petits fours sur le dance-floor, sans pour autant rouler son monde dans la farine. C'est que la fête n'est pas réservée aux VIP marketing experts en fast food music : ici, on sert du premier choix, des hors-d'œuvre cinq étoiles (Akufen, Total Science, Mr. Scruff, Herbert,…). Pas la peine donc de se serrer la ceinture, il y en a ici pour toutes les papilles : techno, house, jazz, soul, hip hop,… Ce " Click " autorise tous les caprices, sans jamais être indigeste. Si la plupart des ingrédients de ce menu gourmet sont bien connus des plus fines bouches (excepté " Walk The Line ", l'inédit de Dani Siciliano, parolier d'Herbert), personne n'ira se plaindre du côté des cuisines : mieux vaut goûter à nouveau ses mets subtils (les gargantuesques " Deck The House " d'Akufen, " Ain't Changin' " de Recloose et " Minstrel Speak " de Rich Medina et Kemeticjust, en tiercé gagnant) que cracher dans la soupe. Un délice !

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The Amos House Collection Volume III

Amos House est une association caritative basée à Rhode Island qui vient en aide aux plus démunis en leur fournissant repas, soins médicaux, formations à l’emploi et conseils juridiques. Pour réaliser ses objectifs, Amos House a besoin d’argent, d’où l’idée de faire cette compile réunissant vingt groupes/artistes soucieux de leur prochain : Super Furry Animals, Califone, Wilco, Azure Ray, Hayden, Her Space Holiday, Wheat,… Au-delà de l’importance d’un tel projet, on est frappé par la qualité des vingt morceaux ici présents, et par la cohérence de l’ensemble (country-rock-pop, pour aller vite). Si on connaît déjà les groupes susmentionnés, cette collection nous offre aussi son lot de découvertes : le songwriting épuré de James Williams Hindle, le post-folk doux amer des Clairvoyants, la voix crépusculaire d’Emily Sparks,… A noter également les (splendides) contributions de John McEntire (The Aluminium Group, l’un de ses side-projects) et d’Archer Prewitt, deux électrons libres de la galaxie Thrill Jockey qu’on est toujours content d’entendre. Une belle compile pour une bonne cause.

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Switch 4

Quelques mois à peine après le volume 3, revoici Switch, la compile maison de l'émission de Studio Brussel. Au programme, que du bon. En gros le meilleur de l'électro de ces trois derniers mois : le joyeux " What is the problem ? " de Grafiti (alias Mike Skinner alias The Streets), l'énorme " Grey Day " de Zoot Woman, l'excellent " Monstertruckdriver " de T. Raumschmiere, l'incroyable " Freak " de LFO, l'historique " Big Fun " d'Inner City, l'étonnant " Dexter " de Villalobos, l'effrayant " Disconnect " de Plastikman,… Et plus encore : Tiga, Freeland, Audio Bullys, U.N.K.L.E., London Elektricity,… Comme d'habitude, c'est sur StuBru que ça se passe, et ne nous demandez pas pourquoi. Insérez le cd dans votre lecteur et appuyez sur " Play " : vous sentez ce chatouillement sous le genou ? Cette envie irrépressible de lever les bras ? Ce sourire béat qui barre votre visage ? C'est ça, l'effet Switch.

 

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Switch 3

Sous-titrée " Grooves, beats, house, électro, techno, drum'n'bass ", la nouvelle compile StuBru de l'émission Switch devrait faire un carton dans les soirées entre amis : de fait, on retrouve tout ça sur ces deux cd's, remplis jusqu'à ras bord. Sans usurper sa réputation de programme dance-phare de la radio flamande, Switch concocte ainsi tous les 6 mois une petite compilation maison, sur laquelle on retrouve la crème de la scène dance actuelle. Le grand mérite de Switch, c'est de ratisser large, des tubes FM (Buscemi et sa lounge chaloupée, Arsenal et son " Mr. Doorman ", sorte de Bran Van 3000 house vraiment au poil) aux noms moins exposés (Savas Pascalidis, EZ Rollers, Agoria,…). Evidemment, la radio de service public a un cahier des charges à respecter, notamment celle de plaire au plus grand nombre sans tomber dans le commercial putassier. Résultat : " Switch 3 " s'adresse avant tout aux férus d'électro (Technasia, FC Kahuna, Matrix,…), mais devrait faire également plaisir aux novices, grâce à une kyrielle de hits bien calibrés pour les dance-floors, et pas trop rentre-dedans (Freaks, Gus Gus, Goldfrapp, Ladytron, Metro Area, Playgroup, Black Strobe, Zongamin,…). Toutes les tendances sont évidemment au programme (le sous-titre), surtout l'elektroklash, fashion oblige. Comme compile résumant bien les dernières tendances dance, " Switch 3 " s'avère presque indispensable… Du moins jusqu'à la rentrée.

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Sweety Lounge volume 2

C'est le ‘Bar à thym’ qui nous propose cette compile lounge, forte de " quinze productions originales (sic) et inédites en provenance du Sud de la France ". Pour tous les pauvres provinciaux qui pensent que le " Bar à thym " est un magasin d'huile d'olives, précisons qu'il s'agit d'un bar toulousain " incontournable pour tous les mélomanes venus traîner ses espadrilles dans la région ". Chaque mois, ce bar " à la programmation impeccable et à l'ambiance torride " organise des soirées, les " Sweety Lounge ", dont cette compil est le support plastique (et toc). Mixée par le fameux DJ Bool, on y retrouve tout ce qui a fait le succès de ces sacrées soirées, grands " moments de répit spirituel et onirique dans un cadre aux lumières tamisées "… En gros de la soupe house et balearic, juste bonne comme fond sonore pour les barbecues entre amis, et encore. C'est cliché, convenu, grossier et d'une médiocrité désolante. Au siècle dernier, la firme Muzak proposait déjà une musique de ce genre, faite d'orchestrations anodines et inoffensives pour éviter toute diversion déplaisante. Cette " muzak ", comme la lounge aujourd'hui, était délibérément créée dans un but laxatif : surtout ne déranger, ne passionner personne… Parfaite comme musique " papier peint " à diffuser dans les hôtels et les supermarchés, sorte " d'agréable fond sonore au profit " (dixit la firme), elle permettait de masquer le bruit des climatiseurs et de pousser le client à acheter. Ca fait peur, hein ? Et pourtant c'est ce qui remplit aujourd'hui les bacs de nos disquaires et pollue notre air. De la soupe, oui, de la soupeeee ! ! !

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SoulPower 2

Compilée par Bernard Dobbeleer de Radio 21 et Télé Moustique, " SoulPower 2 " se veut l'exutoire parfait à vos pulsions les plus sauvages. Prenez " A Funky Space Reincarnation " de Marvin Gaye, millésime soul-funk 1978 à faire bramer tous les mâles : une rythmique dantesque s'étalant sur 10 minutes, ponctuée de pics orgasmiques du plus bel effet sudatoire. En cas de panne au lit, à jouer (qui a dit " jouir " ?) très fort, comme tous ces autres classiques de Curtis Mayfield (" Superfly "), Bill Withers (" You Got The Stuff ") et Jocely Brown (" Somebody Else's Guy "). D'accord, rien de bien neuf là-dedans : Dobbeleer assure ses arrières à l'aide des standards déjà maintes fois compilés. Il n'empêche qu'encore une fois, on se laisse pénétrer par ce groove humide et chaud comme, comme… Le deuxième cd s'intitule " Mellow Soul " (le 1er : " Funky Soul ") et propose quant à lui 15 morceaux plus downtempo, à savourer après, après… Barry White, Minnie Riperton, Kool & The Gang, D'Angelo, Sade,… Ensuite, il sera temps de laver ce corps tout dégoulinant et de bien frotter dans les coins des zones érogènes, comme si, comme si… euh, oui, ben bref.