La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

Winter adults only ?

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Bénabar les regarde danser…

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Denver ou DNVR ?

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Fireside

Get Shot

C'est déjà le sixième album des Suédois de Fireside, et toujours cette volonté de ruer dans les brancards du rock, de la pop (noisy) et du folk, de mélanger le tout et d'en faire une belle omelette, succulente et jamais indigeste. Dans les années 90, Fireside était considéré comme un groupe de hardcore, parce qu'il jouait vite et fort. Depuis " Elite " en 2000, les quatre Scandinaves ont grugé leurs fans et les critiques, en osant un instrumental de 10 minutes (" Elite "), un morceau presque country (" Elevator Action "), sans parler de ces synthés et ces trompettes qui foutaient le bourdon à ceux qui attendaient là des guitares bordéliques et des meuglements hystériques. 2003, l'affaire est entendue : il est bien fini le temps des excès de colère, place aux mélodies pop qui accrochent, aux refrains certes enlevés mais plus si excités. " All You Had " résume bien ce changement de cap : une ambiance pop à la Dandy Warhols, des guitares cristallines à la Soundtrack of Our Lives ( des amis ). Kalle Gustafsson des Soundtrack a d'ailleurs produit cet album, et ça s'entend : le son est léché, net, précis. " Follow Follow " monte vers le psychédélisme, jusqu'à l'explosion de " Betrayer ", comme si les deux morceaux formaient un diptyque. Entre ligne claire (ces guitares acoustiques) et fil rouge tendu à mort (ces riffs qui déménagent), Fireside garde l'équilibre, sans jamais se casser la gueule. A la fois mélodieux et nerveux, " Get Shot " devrait plaire autant aux fans de rock couillu qu'aux amateurs de joliesses pop. De toutes manières, Fireside a pensé à tout : en milieu de course, " I'm Coming Home " ralentit la cadence et déroule le tapis country, comme si Kristofer Astrom, le chanteur, s'exerçait en solitaire (cfr ses albums solos en compagnie des Hidden Truck)… De quoi reprendre ses esprits pour ensuite repartir de plus belle… ou au contraire abandonner la partie. Dommage pour ceux qui se défilent : ils n'ont pas le goût du risque. C'est vrai qu'à la fin, Fireside redouble de violence. Mais cela reste limpide, malgré la saturation, malgré la tension. Voilà un album qui s'écoute autant pour sa vivacité garage que pour ses harmonies pop un peu sixties : autant dire qu'on y retourne souvent.

Fischerspooner

#1

" Emerge " constitue le plus gros tube de la génération elektroklash : sexy, sauvage, jouissif. De la dynamite. Le genre d'hymne transgressif que l'on fredonne sans cesse, même après 10.000 écoutes. Alors que le genre, déjà en pleine baisse de régime, ne devrait plus faire long feu, on ressort le premier et unique album de Fischerspooner, alias Warren Fischer et Casey Spooner. Sans doute parce qu'" Emerge " est encore sur toutes les lèvres : " Sounds Good… Looks Good… Feels Good Too " serait en passe de devenir le slogan des adeptes de l'hystérie collective et du Carpe Diem, des clubs aux salles de concert rock. Parce que les deux compères, au départ, ne comptaient pas faire de la musique. Plutôt des expos et des performances vidéos dans les galeries d'art, à semer leur bonne parole à la Andy Warhol et tenter de récolter leurs " 15 minutes de gloire ". C'est ainsi que, de fil en aiguille, Fischer et Spooner sont devenus des stars de l'électro glam-trash, érigés symboles déviants d'une jeunesse électro qui voulait le retour des strasses et du show, de tout ce cirque qu'on croyait réserver à Kiss et Marilyn Manson. Fischerspooner représente la plus bestiale mais aussi la plus sensuelle des incarnations de notre société déliquescente. Comme à l'époque de la Factory, tout est ici basé sur l'apparence, le commerce, le marketing, comme nouvelles règles d'un art qui se veut destiné aux masses. Que personne ne s'y trompe : Fischerspooner n'est qu'une splendide arnaque manigancée par deux génies de la pub avides d'exposition médiatique. Bien sûr, c'est grotesque. Et génial à la fois. Parce que cela prouve une fois de plus que ces 15 minutes de gloire sont à la portée de n'importe quel bon manipulateur. Fischer et Spooner l'ont bien compris, puisqu'ils ressortent leur album une troisième fois (après International DeeJays Gigolo et Ministry of Sound), agrémenté cette fois d'un DVD d'1 heure. Au menu : docs, clips, interviews,… Un complément essentiel au disque, puisque l'image s'avère essentielle chez ces deux pirates de l'information, qui sont parvenus avec talent et malice à détourner le medium musical à leur avantage, encore et toujours (et ça fait presque trois ans que ça dure !). Côté musique ? " Emerge ", énorme. Et une reprise de Wire (" The 15th "), genre slow élektro-glam étonnant de profil bas. Puis d'autres tubes, certes mineurs par rapport à " Emerge ", qui empruntent leur minimalisme à Kraftwerk, D.A.F. (" Turn On ") voire Plastikman (" Horizon ") et Orbital (" Ersatz "). L'expérience, aussi bien musicale que visuelle et promotionnelle, vaut en tout cas le détour. Jusqu'à leur prochain coup d'état médiatique.

Five Deez

Kinkynasti

Derrière Five Deez se cache en fait Fat Jon, qu'on a pu entendre cette année chez Pole et Styrofoam. Preuve que l'homme a du goût, ce qui est presque un luxe dans le monde stéréotypé du rap amerloque. Pour cet album, le deuxième de son groupe, Fat Jon n'a pourtant pas retenu les leçons de ces potes du laptop : ici, on parle toujours de hip hop, et du plus riche. Si " Kinkynasti " n'est pas avare en tubes plaqués or, il lorgne davantage du côté plus abstrait du jazz rap à la Gangstarr. C'est quand les rythmes s'étirent et que les femmes soupirent (" Another Love Affair ", " Tonight ") que Five Deez retient le plus notre attention, même si certains atours plus funky peuvent aussi attiser notre ardeur (" Funky ", comme son nom l'indique). Il arrive également à Five Deez de garder ses mots en bouche et laisser parler la musique : ces instants-là, précieux (" The Ocean ", " The Rain "), nous rappellent alors le meilleur de Cinematic Orchestra, bref le meilleur de l'électro-jazz. De ce disque se dégage une poésie tranquillisante, loin des diktats FM imposés en général par le rap bizness. Du miel pour les oreilles !

 

Flattbush

Smash the octopuss

Écrit par

Amis de la dentellerie, bonjour ! Vous aimez le métal, les Philippines, Brujeria et Mike Patton ? Soyez les bienvenus, vous êtes à la bonne adresse... Procédons clairement : les infos sont légion. Après Jim Martin, ex guitariste de Faith No More, (supposé) actif au sein des Guérilleros Brujeria, c'est au tour de Billy Gould, ex bassiste de ce toujours FNM de se coller derrière les manettes. Pour ne rien cacher, si le son si caractéristique de sa basse vous manque, une petite rasade de "Smash..." et vous voilà remis sur les rails. Ensuite il faut admettre que si Patton était mort, il pourrait se réincarner sans problèmes chez Enriko Maniago. La discothèque du hurleur en chef n'est pas difficile à imaginer. Au point de ressentir une petite gêne ça et là lors de l'écoute. Ironie, Flattbush a tourné avec Patton ! Le moustachu gesticulateur a bien du rire sous sa cape... La question se pose donc : où trouver l'identité propre de ce combo ? Bin, difficile à dire. Comme vous le savez les groupes ‘engagés’ me plaisent. Vivre aux Philippines semble donner envie de refuser et de résister. Bon point donc. Chanter en philippin a touché mon cœur de voyageur. Encore une langue qui se prête à autre chose que des mièvreries. Autre bon point donc. In fine, ami lecteur insensible au plagiat, "Smash the octopuss" pourrait bel et bien pour vous botter…

Fleshies

The Sicilian

Écrit par

Commençons par le plus simple, le plus évident : l'information pure. D'abord, le label : Alternative Tentacles. Drivé de main de maître par Jello Biaffra (Dead Kennedys), ce vivier de la scène punk et rock alternative américaine assène les auditeurs qui n'ont pas froid aux oreilles, de musique tantôt radicale, tantôt expérimentale, mais surtout toujours politique, depuis maintenant près de 20 ans. Un petit détour par le site du label s'impose. Ensuite, Alex Newport. Ce monsieur n'est autre que la tête pe(n)sante de Fudge Tunnel, groupe iconoclaste, insaisissable, tendu et dangereux dont on n'entend plus beaucoup parler. Au faîte de sa reconnaissance au milieu des nineties, Newport s'en est allé former le temps d'un album hautement recommandable Nailbomb avec ses petits amis de Sepultura et de Fear Factory. Reconverti depuis longtemps à la production, le bonhomme se retrouve sur ce deuxième album des Californiens Fleshies. Dont la première image que renvoie le groupe, se résume à celle de palmiers malmenés par une tempête comme un des visuels du livret. Pas l'ombre d'une bombe en bikini à l'horizon si ce n'est lorsque la touche play est enfoncée. Là, les choses sérieuses commencent réellement. 15 titres bouclés en 35 minutes, y'a pas à dire, pas le temps de s'ennuyer. Si on écarte ça et là quelques morceaux moins intenses, "The Sicilian" se situe au-dessus de la moyenne. Les origines de leur rock à tendance punk sont puisées dans les classiques (Victims Family, le label Trance Syndicate) plutôt que dans la nouvelle garde. Poussé à fond les manettes, ce rock n' roll défoulant augure également des concerts qui sentent bon la bière et l'animal, mais aussi la dépense d'une sacrée dose de folle énergie sur scène.

Kirk Fletcher

Shades of blue

Écrit par

De couleur noire, ce guitariste milite au sein d'un milieu dont les stars sont toutes blanches : Junior Watson, Kid Ramos, Alex Schultz, Rusty Zinn,… Mais à l'instar de ces dernières, il est un adepte du style jump, cher aux musiciens californiens. Originaire de Lakewood, en Californie, il a été très top imprégné du son des années 50 et 60. Et en particulier par le grand BB King. Il n'a que 27 ans, et a déjà côtoyé des musiciens de blues contemporain aussi notoires qu'Al Blake (NDR : le leader du Hollywood Fats Band), Lynwood Slim et Jr Watson. Il a participé à de nombreuses sessions pour John Stedman, le boss de JSP. Il a d'ailleurs commis son premier elpee chez ce label : "I'm here and I'm gone. En 1999. Il figurait également sur l'excellente collection "Blues across America : the Los Angeles Scene", un disque paru sur le défunt label Cannonball. Tout récemment, il a transité par le backing band de Kim Wilson et des Fabulous Thunderbirds. Aux côtés de Kid Ramos. Quel beau monde! Boss de Crosscut, Detlev Hoegen a eu le nez creux. Les sessions de cet album se sont déroulées aux studios Valley, près de L.A. Les invités sont de grosses pointures et se partagent les vocaux : Kim Wilson, la sulfureuse Janiva Magness et Finis Tasby. Parce que Kirk gratte mais ne chante pas.

Cet elpee s'ouvre par un instrumental : "Blues for Boo Boo. Bien rendu par l'orgue Hammond de Red Young, le climat trempe dans le Memphis R&B. Pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est le son de la guitare qui occupe le devant de la scène. La section rythmique impose un swing léger. Mais si Kenny Sara exerce son rôle à la batterie, les parties de basse sont produites par les pédales de l'orgue. Bonne entrée en matière ! Red Young est un claviériste texan. De Dallas Fort Worth. Il drive sa propre formation : le Red Hots Trio. Un combo au sein duquel on retrouve Sara aux drums. "Bad boy" est un de mes blues favoris. Une histoire de mauvais garçon composée par le grand Eddie Taylor. Cette version bénéficie ici d'un bonus décisif. Kim Wilson le double au chant et à l'harmonica. Il y a une éternité que Kim l'interprète en compagnie des ses FabTs. Janiva Magness revient chanter une version très personnelle de "Little by little". L'univers sonore est très proche du morceau qui ouvre l'opus. Très Memphis, ce fragment est dominé par l'orgue Hammond. Kim Wilson chante "My home is a prison" de Jay Miller. Sa voix reste distante sur ce blues des swamps louisianais chargé d'émotion. Kirk joue dans un style bien éloigné du jump, libérant une bonne dose d'intensité dramatique. La machine est désormais parfaitement huilée. Kim est toujours au poste pour se lancer dans le "Country girl" de BB King. Un West Coast swing d'excellente facture émaillé d'échanges de grande classe, entre la guitare et l'harmonica. Chanteur noir californien, Finis Tasby interprète "Welfare blues", un blues lent, brûlant, écrit par Jimmy Dawkins. Du Chicago blues ! Red Young est passé au piano. Eli Fletcher se sent comme un poisson dans l'eau pour exécuter ce fragment au style orthodoxe. Signé Willie Dixon, "Don't go no further" est ici rendu de manière très originale. L'atmosphère roots se teinte de jazz. Janiva Magness est au chant. Red au piano. Jeff Turmes à la basse et à la guitare acoustique. Kim repart de plus belle. L'inspiration féconde, il souffle avec puissance sur son instrumental "Club Zanzibar". Quelle pêche ! Faut dire que Kim a ramené une fameuse section rythmique. En l'occurrence Ronnie James Weber (ex-Little Charlie & the Nightcats, Fab Ts) et Richard Innes (ex-Hollywood Fats Band, Fab Ts). Finis Tasby chante encore de sa voix claire et puissante le "Down home woman" de Mark Goldberg (ex Canned Heat) et le classique de Percy Mayfield, "The river's invitation". "That's why I'm cryin" est sans doute le moment le plus intense de l'album. Un blues lent classique, à vous flanquer des frissons partout. Tout au long de cette plage signée Magic Sam, Janiva susurre une dernière fois au sein d'un univers sonore déchiré entre orgue Hammond et guitare…

 

The Flower Kings

Unfold the Future

Écrit par

Roulez tambours, sonnez trompettes : les Flower Kings ont encore frappé! Et nous mettent K.O. une fois de plus. Roine Stolt a dû un jour parier que son groupe deviendrait une anthologie du Prog à lui tout seul. Et le bougre pourrait bien y arriver! Il y a sur ce (double) CD à peu près tout ce qu'il faut pour séduire un amateur du genre. Cet opus commence en fanfare par un morceau de 30 minutes qui constitue le plus bel hommage que l'on ait rendu à Yes à ce jour ( Starcastle et autres clones et tâcherons peuvent rentrer au vestiaire). Le morceau est étincelant, accumule les clins d'œil et autres allusions, tout en revendiquant son identité. C'est bien du Flower Kings, et du meilleur cru: énergique, inspiré, dense, complexe, contrasté, aventureux et chargé d'émotion. Un must! Pour notre plus grand bonheur, la qualité ne faiblit jamais ensuite. Entre tonus (" Monkey business "), expérimental façon Crimson période 'Starless and Bible black' (" Christianopel "), petite douceur (" The Navigator ") et autres séquences plus classiques (" Black and White ", " Silent Inferno " ), le premier CD suscite l'enthousiasme du début à la fin. Mais la grosse surprise nous attend sur le deuxième CD: en alternance avec des morceaux de facture très familière, on baigne carrément dans un jazz-rock varié, entre ambiance feutrée (" Grand old World ") et concentré rythmique (" The Devil's Danceschool "). Le tout nous conduit vers une dernière et superbe plage, épopée de 24 minutes inénarrable, dont la finale flirte avec le free jazz. Détailler les qualités des musiciens nécessiterait une succession lassante de superlatifs. Ils sont immenses tous les cinq. Leur plus grand atout est sans doute de n'être jamais arrivé à la conclusion que leur instrument n'avait plus de secret pour eux. Une mention quand même pour le bassiste Jonas Reingold, qui décidément s'avère une excellente recrue et n'est sans doute pas étranger à l'enrichissement de la palette de couleurs des Flower Kings. A n'en pas douter, un album à ranger d'emblée parmi les meilleurs du groupe. Faites-vous plaisir. Ils le valent bien.

 

Fœtal Void

Know (single)

Écrit par

Fondée en 1998, cette formation brugeoise a signé chez le label canadien Geska (Montréal). Un groupe drivé par un certain Tom Cornille, responsable à la fois du chant et de la composition. Après avoir écouté les deux titres de ce single, qui prélude la sortie d'un album (" Involuntary human "), il ne fait aucun doute que Fœtal Void a beaucoup écouté la musique du début des eighties : hybride, électro-wave, gothique, industrielle et synthé pop. Et en particulier Depeche Mode et Gary Numan. Contagieux, presque hymnique, le titre maître rappelle les débuts du célèbre groupe de Basildon, alors que l'instrumental " Forged senses " baigne au sein d'un univers atmosphérique, étrange, légèrement oriental. Les notes cristallines du piano égrenées tout au long du fragment courtisent même celui de Yukuhiro Takahashi. Il n'y manque finalement que David Sylvian au chant. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de l'elpee.

The Folk Implosion

The New Folk Implosion

Écrit par

Exit John Davis, le line up de Folk Implosion est aujourd'hui partagé entre le drummer Russell Pollard (Sebadoh, Alaska), le guitariste Imaad Wasif (Lowercase, Alaska) et Lou Barlow, chanteur/compositeur et fondateur du groupe. Qui a repris son rôle de bassiste, comme à l'époque de Dinosaur Jr. Ce qui explique, sans doute, le titre de ce nouvel album. Encore, qu'il aurait été plus judicieux de parler de la renaissance d'un certain passé. M'enfin, n'est-ce pas dans les vieilles casseroles que l'on fait la meilleure soupe ? Parce que Lou en et revenu à une formule plus basique, plus organique, plus rock. Et dans ce domaine, il ne doit rien à personne. D'autant plus que ses deux compères sont au sommet de leur art. Les riffs de guitare tantôt effilés, incisifs, rougeoyants, bringuebalants, dispensés par Imaad (NDR : non, non, il n'et pas oisif !) apportent un fameux coup de fraîcheur à des compositions il est vrai quelque peu ténébreuses, mais terriblement contagieuses, toujours mélodiques, presque hymniques, parfois enrichies d'un piano électrique, de samples, d'une boîte à rythmes ou d'une six cordes acoustiques, que chante Barlow d'un timbre limpide. Parfois, sa voix me fait penser à Beck ou même à David Crosby. Et même à John Wetton sur " Creature of salt ", un fragment qui navigue sur des couches successives de folk britannique et de rock progressif. Un peu comme si King Crimson et Nick Drake avaient eu l'idée de joindre leurs talents. Et que dire de la section rythmique tissée par Lou et Russell ? Solide, efficace, implacable, impressionnante, elle canalise parfaitement cet énorme flux d'intensité, lorsqu'elle ne le transforme pas en groove. Le disque recèle trois démos que Lou avait écartées de ses albums précédents. Et pas nécessairement de quelconques sessions d'enregistrement de Folk Implosion. Tout d'abord la valse chaloupée " Pearl ". Ensuite la ballade semi acoustique " Easy ". Et enfin le fiévreux et agité " Fuse ", une chanson téléchargeable sur le site de Lou, mais sous une forme plus minimaliste. Un disque coproduit par Aaron Espinoza (Grandaddy, Eels, Sebadoh, Juliana Hatfield,…) et Mickey Pretalia (Beck, Eels et Luscious Jackson) qui ne souffre d'aucune faiblesse. Mais parmi tout ces temps forts, j'ai surtout flashé sur " Coral ", un formidable périple dans le Paisley Underground que n'aurait pas désavoué le Dream Syndicate. Un must !

FortDax

Folly

De l'électro gentille, mais pas terrible : Darren Durham aurait l'intégrale de Tangerine Dream à la maison qu'on ne s'étonnerait pas. Ces petites vignettes évasives (vaseuses ?) d'ambient bon marché n'ont donc pas grand intérêt. Que les nappes ternes du bonhomme s'étalent sur chaque morceau, à la limite. Mais qu'elles tirent sans cesse à elles toute la couverture, là pas d'accord. Pour cela, il y a Jean-Michel Jarre. Et quand Cotton Casino d'Acid Mothers Temple vient pousser la chansonnette, c'est la bérézina : on se croirait dans un resto chinois, à s'emmêler les baguettes dans nos nouilles ramollies, cette muzak en fond sonore. Darren Durham ferait bien d'écouter les BO d'Hisaichi, le maxi d'Alexander Perls et les albums de Brian Eno : il en prendrait de la graine (de soja).

Four Tet

As Serious as Your Smile (single)

Rappelons aux distraits que " Rounds ", le troisième album de Kieran Hebden, alias Four Tet, est une merveille d'electrofolk : l'un des disques de l'année. Sur ce maxi, on retrouve l'une des plus belles compositions de l'Anglais, " As Serious as Your Life ", agrémentée d'un remix pas très novateur et d'une version live de 23 minutes ( !) sur laquelle Hebden s'amuse à dynamiter la structure du morceau en parcelles bruitistes rappelant Suicide, Merzbow et Cabaret Voltaire. Un exercice à la limite de l'audible, zébré de stridences post-industrielles qui jurent avec l'univers austral et mélancolique dilué par petites couches sur l'album. C'est angoissant, mais cela reste du grand art. L'interview du bonhomme est toujours en ligne sur notre site… So check it !

Four Tet

Rounds

Kieran Hebden n'a que 25 ans et compte déjà huit albums à son actif : trois sous le nom de Four Tet, le reste avec Fridge. Mais " Rounds " pourrait bien être son meilleur, tant le jeune homme s'est ici surpassé dans la conception d'une électro-folk en tous points magnifique. " Folk ", parce que son électro est d'abord à base d'instruments acoustiques (banjo sur " She Moves Me ", harpe sur " My Angel Rocks Back and Forth ", cordes et clochettes sur " Spirit Fingers ", piano sur " Unspoken ", clavecin sur " As Serious as Your Life ",…) : une gageure que l'Anglais relève avec une incroyable maîtrise et un goût sans failles. Et pour cause, puisque par-delà cette originalité, Hebden nous gratifie de mélodies éblouissantes, le sommet de l'album étant atteint par cet " Unspoken " à l'allure divine, avec ces notes de piano égrenées sur un beat de batterie entêtant. Magique ! En convoquant ces sons à la chaleur toute organique, Kieran Hebden touche à nos cordes sensibles… Mais ce qui étonne encore davantage, c'est cette faculté d'utiliser les bruits du quotidien (le " pouet-pouet " d'un jouet en plastique sur " Slow Jam ") et de les intégrer dans le canevas de ses ritournelles contemplatives, avec pour conséquence cette impression de proximité rassurante. La musique passionnée et passionnante de Four Tet nous fait du bien, nous console, nous rassérène. On s'y love dès qu'on peut, parce qu'on s'y sent en paix. Un chef-d'œuvre, pas moins.

Long Way 02

Écrit par

Au milieu des années 80, des groupes tels que Four Ways fleurissaient aux quatre coins du globe, et plus particulièrement dans le nord de l'Europe. Influencés tant par le heavy metal d'Iron Maiden que par le hard FM américain, ces formations avaient pour nom Pretty Maids, Shy, Tokyo Blade ou Vengeance. Four Ways aurait donc pu très bien séduire une certaine frange du public hard n' heavy s'il avait sorti son album "Long Way 02", vingt ans plus tôt. Mais aujourd'hui ce type de metal sonne bien daté ; et même s'il faut reconnaître un certain talent de composition chez ces Espagnols en retard de deux guerres, personne ne s'intéressera malheureusement à leur cas, mis à part de rares nostalgiques. L'idée du solo d'orgue Hammond sur le sautillant "Untamed Girl" est originale et la reprise du classique "Love Gun" de Kiss enrobé de synthés peut surprendre. Mais de là à vous recommander l'achat de cette plaque...

Michael Franti

Everyone Deserves Music

Depuis quelque temps, Michael Franti a décidé de prendre la vie du bon côté : même si ce n'est pas la joie, que Bush est un idiot, que les guerres se multiplient, que la canicule fait rage, il y a aura toujours de la musique pour faire passer la pilule. On vous épargnera les messages humanistes de Michael Franti : il y en a à la pelle sur ce disque, à commencer par son titre. Il est désormais loin le temps où l'ex-basketteur rappait violemment des textes vengeurs sur un hip hop malin et rentre-dedans (Disposable Heroes of Hiphoprisy). Aujourd'hui, Franti se prend pour le pape, répandant la bonne parole ‘urbi et orbi’ et jouant, tant qu'à faire, au bon père de famille, au meilleur ami et à l'employé du mois. Cette naïveté déclinée à toutes les sauces (rap, reggae, disco, pop, funk, samba, karaoké, capoeira,…) peut évidemment, quand il fait beau et qu'on s'est levé du bon pied, faire plaisir à entendre, et mettre encore plus " la patate ". Ca groove, y a pas de doute (" We Don't Stop ", " Love Invicible ", " Bomb The World " avec Sly et Robbie, " Pray For Grace ")… Mais cette avalanche de bons sentiments donne parfois la nausée. " Tout n'est pas noir ", chante Franti, avec ses gros sabots d'alter mondialiste du music business. N'empêche que ses messages de paix, d'amour et de tolérance nous laissent souvent de marbre, faute de nuances et de second degré. A force de vouloir nous faire croire que la vie est si belle, Michael Franti passe juste pour un gros rigolo.

The French

Local Information

Après plusieurs années passées au service d'Hefner, Darren Hayman, sans doute épuisé par la conjoncture actuelle du music business, a décidé de régler ses comptes avec le rock et ses pontes et de se lancer toutes séances tenantes dans un nouveau projet : The French. Au programme : de l'indietronica à la Postal Service/DNTEL. Bref des bleeps sur fond acoustique, des mélodies simples à la guitare égratignées au passage par de l'électro câline. Là où on sourit, c'est à l'écoute des paroles, très référencées : Kylie Minogue (" Porn Shoes ", The Wu-Tang Clan (" The Wu-Tang Clan "), Peter Gabriel (" Gabriel in the Airport "),… Darren Hayman cite ses confrères avec ironie, soit pour les plaindre de leur statut de victimes consentantes FM, soit pour vivre, par procuration, leur trépidante existence de stars abonnés aux récompenses. Darren, lui, n'a jamais connu la gloire, à peine l'estime de quelques mélomanes assez patients pour se pencher sur sa musique. Une musique qui, il est vrai, a perdu ici en saveur ce qu'elle a gagné en évidence : les (mini) tubes s'enchaînent, sans pour autant laisser un souvenir impérissable. Que ce soit chez Hefner ou The French, Hayman n'a donc toujours pas réussi à convaincre. Il lui reste cette indéfectible persévérance qui, on l'espère, le récompensera un jour de toutes ces années perdues à trimer dans l'indifférence la plus totale, alors que d'autres, sans réel talent, se voient sans cesse remerciés pour leur contribution suffisante à l'histoire mortifère de la musique pop.

Frenzal Rhomb

Sans souci

Écrit par

16 singles, 6 albums, 8 compiles. Si j'ai bien compté, " Sans souci " constitue la septième galette du combo, et accessoirement la troisième pour le label Fat Wreck. Formé en 1994 en Australie, le band est directement plié et emmené dans les valises de leurs grands frères alors en tournée sur le sol natal (Offspring, NOFX, Pennywise et Bad Religion). De quoi préparer l'expatriation ! D'ailleurs, ils ont foulé le sol limbourgeois lors du festival Pukkelpop 2002. Bien sûr, on imagine sans peine le travail fourni entre ces deux dates. Ma première ligne vous dit tout : boulot ! La multiplication des petites apparitions le confirme. Contrairement aux autres signatures du label, Frenzal Rhomb sort carrément du lot, se positionne en marge du courant et comme alternative crédible. Il était temps dira-t-on. Ne se limitant pas au seul punk rock et parsemant son opus de légères pointes de hardcore, de métal et de néo, cette formation surprend par son originalité. Ce qui est une gageure. A ne pas écouter trop distraitement !

 

Fruit Bats

Mouthfuls

Avant de piétiner gaiement les plates-bandes verdoyantes des Thrills et de Turin Brakes, Eric Johnson jouait du garage sous forte influence sixties. Puis il a rencontré les déjantés de Califone, qui l'ont encouragé à lâcher la guitare électrique pour le banjo, ses vinyles des Sonics pour l'intégrale des Beach Boys. Depuis lors, Eric tente de mettre en musique son Summer of Love à lui, aidé gentiment aux claviers et aux chœurs par Gillian Lisée, un vieil ami dévoué. A deux, ils chantent le verbe bucolique, tels des cousins germains de Kings of Convenience, Belle & Sebastian et Grandaddy (le magnifique " Little Acorn "). Conclusion : il ne faut pas être à cinq pour faire de la bonne zique. On s'échange les instruments (banjo, xylophone, synthés, trompettes, mandoline, percussions) comme on se partage les tâches ménagères. Dans un couple, tout est question de confiance. En 10 comptines miniatures à l'orchestration modeste mais élégante, Fruit Bats prouve que le minimum syndical (quatre mains, deux voix) peut suffire pour séduire… Du beau travail d'orfèvres, qui fond dans les tympans, pas dans la bouche.

The Fucking Champs

Greatest Hits

Écrit par

Comment ne pas maudire son rédacteur en chef quand celui-ci vous invite, en pleine période festive, à chroniquer l'album d'un groupe sorti de nulle part, qui sévit (NDR : parait-il !) depuis 1995, est à l'origine d'une petite quinzaine de hits (voir titre???) et porte un nom aussi accrocheur que The Fucking Champs? La pochette est belle comme une photo de première communion, la musique moins excitante qu'un documentaire de chasse, la production aussi soignée que la démo d'un groupe de grind core roumain, et l'hommage à Jean Sébastien Bach (NDR : en plage 5) relève du pur sacrilège. Bon, ben finalement, j'reprendrais bien un morceau de cette bûche dégoulinante de crème au beurre.

Rhys Fulber

Conjure One

Écrit par

Cet album est quasiment impossible à définir. En fait, il faut se laisser emporter ou non, par l'étrangeté qu'inspire ce disque. Et justement, comme il revêt un caractère étrange, il en devient "cafardant". Ce qui ne gâche rien à la beauté des mélodies, des voix - Sinead O 'Connor pour "Tears from the moon", et Chemda qui revient plus souvent sur cet album - mais le mélange de ces voix et du fond sonore magnifique mais lugubre, n'est pas à mettre entre les mains d'une personne déprimée. Malgré les basses et le rythme, les chansons agissent sur nous (et notre moral !!) comme des mélopées afghanes ou rappellent également "Enigma" ou pire encore "Era" ! Ceci est surtout vrai sur "Years" où le sinistre l'emporte sur le beau. Heureusement que "Conjure One" comporte un deuxième CD, vraiment excellent. Et heureusement que sur ce deuxième CD, les remixes ont été opérés à partir des meilleures chansons du premier volume. Ainsi "Sleep" et "Tears from the moon" deviennent de purs moments de bonheur. N'exagérons rien, mais tout de même, on se verrait bien "jumper" sur les beats qui alternent lenteur et reprise encore plus forte, plus brutale. Le meilleur des remixes est sans doute celui de "Sleep", réalisé par Christophe Chantzis et Erik Vanspauwen, qui introduisent à la troisième minute une techno tout droit sortie des années 80, aux frontières de la hard house. S'il fallait qualifier ce "Conjure One", en le réduisant à un mot, il conviendrait de dire 'spécial'.

Electrelane

The Power Out

A la production de cet album hors normes, un type qu’on connaît bien : Steve Albini. C’est sans doute en partie à cause de lui qu’Electrelane lorgne maintenant davantage du côté de la no-wave que du post-rock ambient. Le premier album de ce quatuor féminin de Brighton n’était en effet parsemé que de nappes à la Stereolab et d’atmosphères krautrock, sans aucune parole. Ici, les guitares fusent, la batterie se fait plus épileptique, la basse se la joue Peter Hook. Verity Susman chante avec l’ironie de Sadier et l’emphase de Siouxsie. Derrière elle, ses trois copines martèlent des mélodies qui rappellent parfois Blonde Redhead (« Take the Bit Between Your Teeth »), Blurt (le saxophone sur « Only One Thing is Needed »), voire The Slits (« On Parade »). Ce mélange de rétro futurisme (les synthés), de punk et de post-rock donnent une tambouille surprenante, au goût sans pareil. L’affolement de nos papilles auditives étant atteint par « The Valleys », hymne presque gothique avec ses chœurs déplacés et son harmonium pesant (écouteraient-elles Bathory avant d’aller dormir ?). Les paroles sont de Siegfried Sassoon, un poète. Plus loin, c’est Nietzsche qui se voit déclamé avec force, sur le joli « This Deed », tout en douceur malgré le son massif de la batterie. Ce disque est une des bonnes surprises de ce début d’année. Gageons qu’il le restera au moins jusqu’à la fin de l’année.

Electric Six

Fire

" Danger ! High Voltage " était un des singles de l'année dernière : boombastic, furieux, jouissif, totalement addictif. En guest, un certain John S. O'Leary hululait des insanités, sur fond de disco-garage fantasque et festif : certains affirment que derrière ce pseudonyme se cacherait en fait l'idole des jeunes rockeux, Jack White des White Stripes. Selon Dick Valentine, le chanteur lubrique d'Electric Six, il s'agit sans plus d'un mécano de Cleveland qui aurait gagné un concours pour participer aux chœurs (voir notre interview) : cette anecdote confirme l'humour potache de ces cinq tarés de Detroit. Rien que leurs noms de scène sonnent déjà comme une bonne blague : The Colonel, Johnny Na$hinal, Frank Lloyd Bonaventure, M., et Dick Valentine (+ aux synthés, Tait Nucleus). Remarqués sur la compile bootleg des 2Many Dj's, les zozos d'Electric Six (ex-Wildbunch) auraient donc pu être catalogués " bêtes de foire rock'n'roll " ou "Messieurs Loyal du cirque médiatique "… Mais ces gars-là n'ont rien d'un boys band dérisoire pour fans de nu-blues rouge et blanc : leur musique, un amalgame déjanté de rock, de punk, de garage, de disco et de funk, n'est en rien un gros pétard mouillé fabriqué par l'industrie du disque. Au contraire, " Fire ", et ses 13 bombes larguées directement sur le dance-floor, souffle tout sur son passage. " I wanna make it last forever ", hurle Dick sur " Dance Commander ", possédé tel un diable par ces riffs crochus et cette batterie groovy : nous aussi, on veut que ça dure. Chance : ça continue, et pour le meilleur. " Electric Demons In Love " fait sauter nos dernières craintes : ça suinte, ça bouge, ça swingue ! Dick alterne voix grave et falsetto, à la Mike Patton. Ou comment MC5 et les Stooges se retrouvent bourrés dans un night club, avec Chic et les Bee Gees derrière les platines. " SOLO ! ! ! ", crie Valentine sur " ! ;Naked P ictures (of Your Mother) ", et ça pète grave, tous aux abris. Les paroles font aussi bien rire : réduites à quelques mots-clés (" fire ", " electric ", " nuclear ", " dance ", " night "), elles s'apprennent par cœur en deux écoutes, de quoi chanter en compagnie de Dick sous la douche, devant le miroir ou dans la cuisine. Au centre de ces appels à la transe : le sexe, source d'inspiration inébranlable (sic). " I was born a dancer in your disco fire ! " (" She's White ") : Electric Six sont les nouveaux Sade, à la sauce rock'n'roll. Et la guerre ? Rien à foutre : " KILL BUSH ! ! ! ", gueulent-ils en riant (voir interview), la seule bataille qui vaut la peine étant celle du dance-floor. Danser partout, sans tabous (" Improper Dancing ")… " Nuclear war on the dance-floor " : Electric Six sont les rois de la piste de danse, parce qu'ils mettent le feu au cul et au reste. " I'm the Bomb " : tout juste. Ces Mister 100000 Volts jouent du bon rock qui vous explose à la gueule. Du " clit rock " comme dirait leur amie Peaches (dont ils ont repris le " Rock Show ") ? Pourquoi pas … Leur cible : le Point G. G comme Grandiose, Glamour, Gabba Gabba Hey ! " STOP ! CONTINUE ! " (" Improper Dancing "): ce disque tourne en boucle dans notre stéréo, parce qu'il est le parfait exutoire à tous nos petits tracas. Une bombe dont on ne se lassera jamais, comme de faire l'amour ou de s'envoyer en l'air sur le dance-floor. Yeeeeeeeeeaaaaaaahhhhhhhhh ! ! ! " Have sex with the Six ", " Rock the clit et make it last forever " ! ! !