Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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Galahad

Year Zero

Écrit par

Cet elpee fait figure d'OVNI dans le paysage prog de l'an de grâce 2002. Franc-tireur anachronique et singulier, Galahad n'en est pas moins l'auteur d'une œuvre 'originale', séduisante et captivante. Comment oser qualifier d'" original " un album qui, telle la madeleine de Proust, évoque tant de souvenirs ? Il est indéniable que ses concepteurs ont beaucoup écouté des groupes aussi variés que Yes, Asia, Porcupine Tree, Hawkwind, Tangerine Dream et j'en passe… Mais il faut saluer leur capacité à réinventer la syntaxe d'un vocabulaire emprunté, à assembler des mots antagonistes en alexandrins chatoyants, puis en poèmes puissants et longs en bouche.

Après une introduction composée d'errements électroniques espiègles, la deuxième plage lance les hostilités avec panache. La magistrale combinaison d'une rythmique irrésistible et de riffs synthétiques superbement distribués nous plonge dans un espace sonore immense. Et même si la suite n'est pas intégralement à la hauteur, elle réserve suffisamment de moments de bravoure pour mériter une mention spéciale. En fait, la référence la plus évidente, dans l'architecture d'ensemble, consacre Alan Parsons Project, dont Galahad conserve aussi la prédilection pour les morceaux chantés à tempo lent et richement orchestrés. Mais l'APP des meilleurs jours, avant qu'il ne devienne insipide. Et avec cette réserve que Galahad ménage quelques ponctuations très énergiques, transitions facétieuses et cassures pertinentes telles qu'on n'en a jamais entendu chez APP. Par ailleurs, le CD offre de longs soupirs romantiques ou expérimentaux aux notes de synthé aussi capricieuses que le vol d'un papillon. Le chanteur possède une voix fragile mais bien expressive. A deux reprises, il reçoit l'aide d'un John Wetton en colère. Les sonorités sont variées : du hautbois à la trompette, de l'orgue d'église à la flûte, sans oublier les bidouillages électroniques très nombreux. Le souci du détail ainsi qu'une production valorisante finalisent cet ouvrage comme une dentelle de Bruges. Galahad a ainsi le mérite de parcourir de vieux sentiers peu fréquentés, leur restituant une bonne praticabilité grâce aux techniques modernes et un brin d'ambition personnelle, mais sans en trahir le décor naturel. Il ne manque vraiment qu'un morceau phare pour que cet album soit absolument incontournable. N'empêche, on en redemande !

 

Mary Gauthier

Filth & Fire

‘De la country !’, s'exclame le néophyte, la peur au ventre et les mains sur les oreilles. Certes, la country évoque pour nous les stetsons élimés, les étoiles de sheriffs, Willie Nelson et Kris Kristofferson chevauchant leur guitare comme un yankee son taureau dans l'arène. A l'écoute de l'album de Mary Gauthier, tous ces stéréotypes, heureusement, volent en éclats : son " Filth & Fire " prend aux tripes - et toutes nos railleries préparées pour l'occasion d'être reléguées au placard. Cet album est un album de country, mais il est accessible à tous, du rockeur fan de Ben Harper au néo-folkeux n'écoutant que Palace et Lambchop. On y retrouve tous les ingrédients de la country, la hargne en plus : c'est que Mary Gauthier n'a pas eu la vie facile (junkie, fugueuse, SDF, …), et sait merveilleusement nous en chanter le récit. Ses paroles sont tétanisantes, on reste pendue à ses lèvres du début à la fin, et pourtant ce n'est pas gai. En s'érigeant porte-parole des laissés-pour-compte de l'Amérique profonde, Mary reprend le flambeau d'Emmylou Harris, l'une de ses idoles, pour mieux la surpasser. Révélée il y a un an avec " Drag Queens in Limousines " (fameux titre pour un album country), Mary Gauthier devrait devenir énorme.

 

Geschmacksverstarker

God = pushin´

A part leur nom à coucher dehors, ces deux Limbourgeois ont tout pour plaire, du moins si l'on est fan d'EBM et de métal indus : riffs bien crades et acérés, beats tectoniques, voix électrifiées, refrains rentre-dedans. Découverts avec " Blow Your Cover ", ils reviennent en pleine forme avec ce " God = Pushin' " féroce, rappelant les heures de gloire de Front 242 et des Young Gods, voire de Prodigy (" Motion Thrills ") ou de Stabbing Westward (" Sold Out ! "). Tout cela pourrait sonner un peu " vintage ", ce genre de fusion techno-métal-industriel n'ayant plus forcément la cote auprès des jeunes, plus friands de Faithless et de Nickelback… Pourtant, mettez-les sur un ring avec Maxi Jazz, et ils vous le plient en deux d'un tour de main (voir la pochette). A force d'être arrogant (" Pushin' "), dieu ne sera plus alors DJ, et Faithless d'atterrir dans les bacs à soldes, sa véritable destinée. Faut pas pousser ces Limbourgeois, sinon ils se fâchent. A bon entendeur…

 

Giant Sand

Cover magazine

Écrit par

Cet opus pourrait bien être le dernier de Giant Sand. En fait, vu son succès, Calexico exige de plus en plus de dépense d'énergie au tandem Convertino/Burns. Résultat des courses, il ne dispose plus assez de temps pour épauler Howe Gelb. Ce dernier va donc devoir, plus que probablement, se concentrer sur sa carrière solo.

Pour fêter le 20ème anniversaire du groupe, le trio est quand même parvenu à se réunir, le temps d'enregistrer cet opus. Un disque presque exclusivement constitué de reprises, qui a bénéficié du concours de leurs meilleurs amis. Et tout d'abord de Polly Jean Harvey. Sur la cover aride, fiévreuse du " Johnny hit and run Pauline " de X. Aux backing vocaux. Ou plus exactement aux gémissements sanglants. Matt Ward ensuite. Aux chœurs et au piano. Pour la version énigmatique, méconnaissable, cuivrée, du célèbre " Iron man " de Black Sabbath. On frôle même parfois ici l'univers du jazz moderne. Neko Case et Kelly Hogan, encore. Toujours aux backing vocaux. Sur le blues lo fi signé Johnny Cash " Wayfaring stranger/Fly me to the moon ", dramatisé à la manière de Will Oldham. Jim Fairchild, le guitariste de Grandaddy, enfin. Chez le crazyhorsien " Blue marble girl ". Une compo de Gelb interprétée 'live' à Oslo. Le disque épingle encore deux enregistrements immortalisés en public. Et en particulier le classique de concert " The inner flame ". Un morceau signé par feu Rainer Ptacek, un pote de Gelb disparu en 1997. Sans oublier l'adaptation du célèbre " The beat goes on " de Sonny & Cher. Qui bénéficie ici de deux versions sculptées dans la rumba. Une live : la dernière de l'elpee. Et une autre en studio, qu'il partage en duo avec Sofia, son épouse. Les autres covers épinglent encore le folk sinistre " Red right hand " de Nick Cave ; le lugubre " Human/lovely head " de Goldfrapp, dont l'atmosphère oscille entre jazz et trip hop ; une interprétation très libre du classique de jazz " King of the road " ; la cover bluesy du " Plants and rags " de PJ Harvey (NDR : encore !) ; " I'm leaving now (Adios) " de Johhny Cash, une adaptation de country jazz que ce même Cash aurait pu jouer s'il s'était mis à écouter Chuck Berry ; et enfin, " El paso/Out of the week end ", un medley qui s'ébroue dans le tex mex, ou si vous préférez le mariachi, avant de virer assez rapidement vers une superbe adaptation d'" Out of the week end " de Neil Young, plage qui figurait sur l'incontournable " Harvest ". La sélection de toutes les plages de cette œuvre varie en style et en genre ; démontrant ainsi que Gelb possède parfaitement l'art d'assortir une cover avec l'invité approprié…

 

Beth Gibbons & Rustin Man

Out of season

Écrit par

La voix enchanteresse de Portishead, rappelons-le quand même, en vacances depuis maintenant près de 5 longues années, ressurgit aujourd'hui (encore et toujours) parée de ses plus beaux atours. Fer de lance du mouvement trip hop, flanqué de Massive Attack et/ou de Morcheeba, Portishead a durablement marqué les esprits à la recherche de spleen et de pathos à l'extrême. Suintant d'une émotion rarement autant exprimée par une voix, et soutenue d'une manière aussi pertinente par une musique parfaitement équilibrée entre sample et rock, la formation de Bristol nous a gratifiés de 2 albums désormais élevés parmi mes classiques. Et je ne suis pas le seul à le penser. Je rappelle une nouvelle fois que le groupe ne donne plus signe de vie sous cette configuration. Alors comme mise en bouche et comme pour mieux raviver cette empreinte, Beth Gibbons s'offre une petite gourmandise, en compagnie de Rusty Man. Si des comparaisons doivent absolument être établies, il faut franchement reconnaître que tout au long de cet " Out of season ", sa voix n'a jamais été aussi soul, aussi ‘mûre’. En résumé, Gibbons chante plus qu'elle ne gémit ! Si, si ! Force est de constater que la tentative se solde par une réussite complète. Musicalement, Rusty Man la joue plutôt acoustique, paisible, tranquille sous un arbre. Limite démodé. Cette plaque existe de façon autonome. Définitivement. Les fans de Portishead y trouveront leur compte, d'autres pas ; certains découvriront, d'autres passeront à côté. Ainsi va la vie…

 

Big Gilson

Live at the Blue Note NY

Écrit par

Né au Brésil, à Rio de Janeiro très exactement, Big Gilson es âgé de 43 ans. Il a drivé le groupe local Big Allanbik, responsable de 4 albums au cours de son existence. " Live at the Blue note NY " constitue son 3ème opus solo. Il fait suite à "Yellow mojo blues", commis en compagnie d'Alan Ghreen" et "Car driver blues", déjà paru chez Topcat. Ce petit dernier a été enregistré live, en février 2000, dans le plus grand club de jazz au monde : le Blue Note de New York.

Big Gilson a toujours été inspiré par Johnny Winter et d'une manière plus générale par le Texas blues. Il est ici entouré par les Solid Senders. Marty Bauman est à la guitare, Steve Shaw à la basse et Bob Berberich aux drums. Ils sont épaulés par l'harmoniciste de Washington DC, Bruce Ewan.

L'elpee s'ouvre par "Tribute to Roy Buchanan". Un hommage appuyé au formidable guitariste disparu. Toujours pas repu, il reprend également "Messiah will come again" du même Buchanan. Un blues très lent et d'excellente facture. La présence de l'harmoniciste Bruce Ewan est un plus pour les Solid Senders. C'est en outre une collaboration cinq étoiles sur "Cab driver blues", même s'il faut oublier la voix passablement faible de Gilson. Heureusement, la slide de ce dernier fait facilement passer cette carence. La bonne impression laissée par Ewan subsiste sur "Ghreen's boogie", un boogie très participatif au cours duquel il se révèle percutant, doué d'un phrasé clair, habile dans les tons jazz. C'est avec un certain soulagement que Big G cède le relais vocal à son ami Bruce qui entame aussitôt deux compositions de Little Walter : "Blue and lonesome" et "I got to go". En harmonie complète avec la slide gouailleuse, la première est majestueuse. Elle est jouée sur l'instrument chromatique, avec beaucoup de passion et de feeling. Ewan accelère à fond sur l'harmo diatonique pour amorcer le second. L'intervention de Gilson sur cette plage est tout à fait brillante. Ewan est à nouveau mis en évidence sur "Judgment day" de Snooky Pryor". Une redoutable version, dont il respecte le style. Pour aborder "Shake your moneymaker", le célèbre tube d'Elmore James, les Senders bénéficient de la participation d'un autre guitariste : le très doué Bobby Radcliff. Pourtant, on ne l'entend plus guère depuis quelques années. Elève de Magic Sam Bobby, ce musicien de Washington compte quatre albums sur le label Black Top, à son actif. Mais son dernier, "Live at the Rynborn", date déjà de cinq ans ! Son intervention est nerveuse et sans bottleneck, Big Gilson se réservant la slide. La dernière plage est encore une cover d'Elmore J : "Drivin' wheel". Rampe de lancement idéale pour le décollage final de ce guitariste brésilien doué, elle s'étend ici sur plus de neuf minutes. L'opus recèle également "Hey doc", un blues original, très enlevé, marqué par les éclats d'Ewan à l'harmo. Un musicien à suivre, c'est une certitude...

 

Ginger Ale

Laid Back Galerie

Ginger Ale, c'est l'histoire de Stéphane Bertrand et Jonathan Chaoul, deux producteurs français qui emboîtent le pas d'Air et maintenant de Cassius, à savoir écrire de vraies chansons sous influence électronique. Finis les morceaux instrumentaux, retour au format plus classique (et résolument en vogue) du single chanté par un invité de marque : ici Sondre Lerche (Röysopp n'est pas loin), Etienne Daho, Matthieu Malon (Laudanum), Johan Asherton et l'inconnue (plus pour longtemps) Angèle David-Guillou, alias Klima. Album de producteurs à la Playgroup, " Laid Back Galerie ", comme son titre l'indique, retourne aux prémices eighties de la house et de l'électro, les voix en plus. Au final, un beau voyage dans le temps, de Siouxsie (la reprise sautillante de " Happy Hour ") à Manchester, avec une brève escale à Rome (" If ", sorte de " Week-end à Rome " revisité, avec en guest-star… Daho lui-même). Mais malgré ses détours et ses virages en épingle, " Laid Back Galerie " surprend par sa cohérence, et semble montrer la voie que devait emprunter l'électro française si elle veut sortir de son ornière - privilégier plutôt le format de la chanson pop que celui des dance-floors. En ce sens, l'album de Ginger Ale est une belle réussite, et le signe avant-coureur d'un renouveau de la scène électro française.

 

Girls Against Boys

You Can´t Fight What You Can´t See

Depuis plus de trois ans, on était sans nouvelles des Girls Against Boys (si ce n'est via la BO de " Series 7 "). Sans doute trop occupé à vouloir redorer son blason suite au bide de " Freak*On*Ica ", le groupe de Scott McCloud était donné pour mort, mangé tout cru par l'industrie du disque. Et voilà qu'il est de retour, plus en forme que jamais : finis les détours électro de ce " Freak " assez tiède, envolés les doutes existentiels et les remises en question (major oblige), Girls Against Boys est reparti pour un tour en première division de l'Internationale noisy. Produit par Ted Niceley, déjà responsable du son ravageur de leur " House of GvsB ", " You Can't Fight What You Can't See " sonne monstrueux : les deux basses de Johnny Temple et d'Eli Janney martèlent des lignes d'enfer (" Basstation ") et la voix de Scott est toujours aussi sexy… " Pussycat, what's new ? ", chante-t-il sur " All The Rage " : ce qui change ici, c'est justement ce retour aux sources, cette marche-arrière des influences que l'on aurait redouté chez les autres mais que l'on accueille avec joie chez les GvsB. Car leur rock écorché, hypnotique et moite n'a jamais mieux sonné que dépouillé de toute production trop léchée, comme c'était malheureusement le cas avec " Freak*On*Ica ". Ici, on retrouve le GvsB des guitares folles, pétant de jeunesse sonique et de mélodies magiques (" Kicking The Lights " et ses chœurs à la Pixies, le langoureux " Let It Breathe ", " Tweaker " et ses rythmes affolés). Parrain de toute une génération abonnée aux montées d'adrénaline (Mogwai, Six By Seven,…), Girls Against Boys ranime encore une fois la flamme d'un rock mature mais sans concession. Grand!

 

Glassjaw

Worship and tribute

Écrit par

Voici donc l'exemple même de la logique de récupération par une bonne grosse major d'un genre qui se popularise sacrément, le bien nommé néo/nu métal. Que vraiment retirer de marquant à propos de Glassjaw ? Musicalement, pas grand chose à redire, car le mix rock/métal fonctionne plutôt bien. Les diverses ambiances sont alternées et bien marquées. Viennent poindre quelques passages nettement plus techniques, à la limite du noise de qualité, saccadés et suffisamment crispants pour attirer l'attention de vos chères oreilles ensommeillées, à ce stade de l'écoute. Mais ils restent trop rares pour garder en éveil. Par contre là où la plaque coince sérieusement, je vous le donne en mille mes amis : le chant. Qui l'eut crû ? Bon, le chanteur fait de sérieux efforts pour démontrer toute la palette de ses émotions, variant au possible son registre. Et croyez-moi il a bien vécu notre petit chanteur ! Malheureusement ça tourne rapidement à l'auto parodie, avec pour summum les traditionnels titres pour contenter les demoiselles des premiers rangs... Ceci dit je pousserai bien ma curiosité en allant quand même jeter un coup d'œil aux précédentes productions. Qui sait ?

 

Gluecifer

Easy Living

La Scandinavie est riche en groupes de rock'n'roll qui tachent : The Hives, The Hellacopters, Backyard Babies,… Gluecifer en fait assurément partie. En écoutant ce Easy Living, on pense à AC/DC, Queens of the Stone Age, Therapy ?, bref à tous ces groupes qui allient refrains accrocheurs et riffs qui arrachent. Tiré de l'album " Basement Apes ", ce morceau donne envie, à celui qui l'écoute à fond la caisse, de hurler sous les ponts son amour du rock bien poilu. Et ce n'est pas Ape & Essence, le morceau qui l'accompagne, qui calmera ses (h)ardeurs ! Ouaaaaais, c'est cool, Gluecifer.

 

David Gogo

Skeleton key

Écrit par

David Gogo est né à Nanaimo. En Colombie britannique, c'est à dire à l'Ouest du Canada. Il découvre le blues au cours des années 80, en écoutant Howlin' Wolf et Son House ; mais ne trouve sa voie qu'après avoir rencontré Stevie Ray Vaughan. A ce jour, il est responsable de six albums. Tous parus chez lui, sur le label Cordova Bay : "David Gogo", le live "Dine under the stars", un elpee de blues acoustique intitulé "Bare bones", "Change of pace" et "Halfway to Memphis". "Skeleton key" constitue donc son sixième.

Gogo ouvre les hostilités par "Jesse James". La dégaine du rythme est puissante. Le riff rock'n'roll victorieux. Brendan Hedley martèle ses ivoires derrière le piano. David a poussé la puissance et la réverb de sa slide au maximum. Le rythme hausse encore d'un cran sur "Stay away from my home". Un fragment timidement traversé par l'harmonica de Gerry Barnum et mouillé par l'orgue de Rock Hopkins. "I can still hear you crying" opère un habile changement de style. Une ballade douce, mélodique, très musicale. La voix légèrement rocailleuse de Gogo colle parfaitement à ce style de répertoire. Le piano de Hedley est bien en avant. La guitare sonne étonnement proche de celle de Mark Knopfler du Dire Straits. Le solo est lumineux et les réponses chant/guitare sont brillantes. "Things are about to change" est un blues rythmé. Gogo en exécute une interprétation très nerveuse. Il y étale sa classe, en promenant ses cordes dans l'univers des Albert Collins, Buddy Guy, et peut-être également de l'ami Luther Allison. David avoue être un fan de Stevie Ray Vaughan. Il a beaucoup appris en écoutant l'ange d'Austin. Les petits reflets rythmiques qui introduisent "I don't make sense (that you can't make peace)", en sont la plus belle démonstration. Un superbe blues signé Willie Dixon, qu'il chante avec passion. Avide de disserter au sein de ce climat dramatique, une guitare trafiquée, torturée dans le jeu de pédales, se libère au beau milieu de cette plage. Excellent! Classique écrit par Paul Butterfield, Mike Bloomfield et Nick Gravenites, "Reap what you sow" est une nouvelle plage lente hydratée par l'orgue de Hopkins. La guitare se fait volontiers mélodique. La tonalité est proche de celle du géant Bloomfield. Un climat parfaitement approprié qui bénéficie du concours d'une section de cuivres ; et il faut l'entendre le Gogo monter progressivement en puissance. Il n'a d'ailleurs aucune raison de rougir de sa prestation ! Billy Hicks s'agite aux percussions pour entamer "Walkin". Un fragment écrit naguère par Otis Spann, l'inoubliable pianiste du Muddy Waters Band ; mais l'harmonica de Barnum n'est pas assez percutant à mon goût. Ballade soul bien ciselée, le titre maître est renforcé par des cuivres, dont le jeu me rappelle le Memphis R&B. David a adapté le "Backstroke" d'Albert Collins. Le Master de la Telecaster est incontestablement une de ses influences majeures. Tout au long de cet instrumental, il en reproduit très bien le jeu tout en pickin'. "Signed, sealed, delivered" est issu de la plume de Stevie Wonder. Une nouvelle ballade soul dont le solo de guitare immaculé scintille sur fond d'orgue. Très beau! "Personal Jesus" achève cet elpee. Mais bon sang, n'est-ce pas une composition de Depeche Mode? Absolument ! La version réalisée par David me plaît beaucoup. L'intervention aux claviers est très réussie et celle de l'harmonica beaucoup plus présente. Un album, ma foi, fort agréable à écouter !

 

Jacob Golden

Hallelujah World

En plus d'être l'auteur comblé de deux albums remarquables sous le pseudonyme de Faultline, David Kosten a aussi du flair pour dénicher les perles rares. Après avoir produit l'album de Ben Christophers, le voilà qu'il récidive avec celui de Jacob Golden, inconnu de tous à l'heure actuelle, mais sans doute plus pour longtemps. Car le jeune homme a du talent, sorte de Tom McRae nappé d'électro savoureuse mais réservée, d'Ed Harcourt battant sa coulpe folk-rock en priant Saint Roland, patron des amateurs de synthés et de laptop. Avec David Kosten aux manettes, Golden n'a en tout cas aucun souci à se faire (il apparaît d'ailleurs sur un titre du dernier Faultline)… Sa renommée est même sur une très bonne voie : celle des songwriters épaulés par des metteurs en sons pas frileux, qui osent marier les beats et les guitares, les envolées lyriques et le plancher des vaches (un peu folles). Dommage que Golden s'enlise parfois dans la surenchère. Car sa voix haut-perchée ne fait alors vibrer que les aiguilles V.U., pas notre corde sensible. Ainsi, d'habitude passionnées, habitées, ses chansons douces se transforment en ‘hallelujah(s)’ (le titre), un brin pénibles. Des chansons à sacrifier au plus vite sur l'autel de la jeunesse, cet âge où l'on croit tout savoir. N'empêche, cet " Hallelujah World " reste une fameuse surprise, et un très bon album. Que le nom de ce Jacob Golden soit sanctifié !

 

Gomez

In our gun

Écrit par

Franchement, je n'aurais jamais imaginé que Gomez puisse un jour injecter une telle dose de technologie moderne dans sa solution sonore. Enfin, pas à ce point, puisque si dans le passé le quintette avait eu recours à l'un ou l'autre gadget électronique, il faut avouer que tout au long de " In our gun ", il a mis la gomme. Avec d'excellents, de bons et de moins bons résultats. En fait, le quintette a conservé pour formule basique son mélange de funk, de britpop, de folk, de punk, de soul, de country, de rock, de blues et de psychédélisme. Il l'a même enrichi de cuivres. Et il peut toujours compter sur trois chanteurs, dont un Ben Ottewell doué d'une voix savoureuse ; une voix dont le timbre rocailleux campe un hybride entre celui de Tom Waits et d'Otis Redding. Une véritable corne d'abondance que le groupe a délibérément décidé de cuisiner à la sauce contemporaine (NDR : pour ne pas dire techno !). Les rares titres sculptés dans la ballade intimiste, constituant les exceptions qui confirment la règle. Le douloureux " Sound of sounds ", tout d'abord. " 1000 times ", ensuite. Ce dernier glissant même progressivement au sein d'un climat semi-acoustique à caractère 'Remesque'. L'énigmatique et hanté " Miles end ", enfin. Valse country alternative, le morceau maître vire ainsi dans la techno musclée d'un Prodigy, au beau milieu du fragment. Funk déjanté, enrichi de percussions métalliques et parcouru d'un clavier kitsch, " Ruff stuff " frôle l'univers d'un Beck. Des claviers kitsch qu'on retrouve sur le reggae industriel " Army dub ". Des effets technologiques dispensés à des doses diverses, mais le plus souvent avec bonheur. A l'instar d'" Even song ", piqué de cuivres sous Morphine. De " Rex Kramer ", dont le groove est littéralement allumé par la slide caoutchouteuse. Ou encore de " Shot shot ", caractérisé par ses riffs de guitare trempés dans le delta blues et galvanisé par un saxophone presque free jazz. Reste trois titres, allègres sans doute, mais dispensables, sans aucun doute.

 

Tino Gonzales

A world of blues

Écrit par

Tino serait au blues ce que Carlos Santana est au rock. Ce qui ne peut être qu'un compliment ! La culture latine exerce, il est vrai, toujours une certaine fascination, pour ne pas dire une fascination certaine. Tino n'est pas un débutant, loin s'en faut. Ce musicien mi-américain, mi-mexicain est né à Chicago voilà un peu plus d'un demi-siècle. Il compte déjà à son actif une importante production discographique. Ce monde du blues est déjà sa quatrième production originale, distribuée par Dixiefrog. Elle fait suite à "A heart full of blues" parue en 97, "Tequila nights" en 99, et "Modern day hobo" en 2001.

Cet album a été enregistré en France. Il s'ouvre par "Lies, lies, lies". Une ballade aux accents ‘soul’, introduite par une guitare à la fluidité saisissante. La touche latine est renforcée par le concours d'un redoutable duo italien : Gio Rossi aux drums et Alberto Marsico au piano ainsi qu'à l'orgue Hammond, deux accompagnateurs habituels d'Egidio "Juke" Ingala et d'Alex Schultz. "You bad" est une plage qui swingue et déménage. Marsico est à l'Hammond, David Maxwell au piano et la guitare reconnaissable de Jimmy Thackery épaule celle de Gonzales. Amar Sundy a été invité pour participer au slow/blues/funky "Cruising in the night" ; un jeune guitariste algérien, kabyle et touareg, originaire de Biskra. "Cajun queen" nous offre un petit détour par la Louisiane. Le piano de Marsico roule. Les percussions palpitent et l'accordéon de Lionel Suarez, un musicien issu du milieu jazz, frémit. "A million miles away" est une nouvelle ballade soul, chantée admirablement. Pour aborder le vigoureux "I was all wrong for you", Tino s'approprie le style de B.B King. Appuyé par un orgue Hammond et force cuivres, il nous sort un petit trésor de solo, tout en délicatesse et finesse. Même le chant est mené à la manière de BB. Le puissant et lourd Popa Chubby D est le dernier invité de l'album. Lui et Tino conjuguent leurs cordes pour affronter la plage jazzyfiante, "Compared to what". Douceur et mélodie hantent le gracieux et tout aussi jazzyfiant "Just for Juliette". Une complainte exotique pour guitare acoustique, piano et accordéon. Toni manifeste beaucoup de subtilité et libère énormément de feeling pour chanter un blues sensible au mélange de fraternité et de paix. Un morceau proche du Memphis blues d'Albert King intitulé "No more misery". La finale instrumentale "Peace and wine" déborde de joie dans sa trame latino-américaine. Un des meilleurs albums de Mr Gonzales !

 

Gorillaz

G-sides

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Petit rappel " G-sides " est une nouvelle version du premier album de Gorillaz. Un album déjà classé incontournable, depuis la sortie du fameux single " Clint Eastwood ". Cette version garde ce qui a fait le succès du premier opus, c'est à dire un flow musical impressionnant qui a puisé ses racines dans le meilleur du hip hop, du rock, du reggae ou encore du punk ; ce qui procure cette alchimie musicale incomparable. Ce groupe virtuel mené de façon bien réelle par Damon Albarn (leader de Blur), a su créer la surprise. En effet, chaque morceau de l'album exsude fraîcheur et innovation musicale. Revenons à nos moutons, en se penchant sur le cas de " G-sides ". Enrichi de deux excellent remixes, dont celui beaucoup plus hip hop de " Clint Eastwood ", il épingle sept inédits et une version radio de " Rock the house ". Cerise sur le gâteau, le CD inclut deux clips et pas des moindres : l'impressionnant de réalisation " Clint Eastwood " (encore lui) et " Rock the house ". Une excellente idée, il faut le souligner ! Encore une fois une belle réussite de Gorillaz.

 

Gov’t Mule

Gov’t Mule

Écrit par

En 1994, Warren Haynes, guitariste de l'Allman Brothers Band fonde son propre groupe : Gov't Mule. Un trio de southern rock au sein duquel on retrouve également Matt Abts aux drums et Allen Woody à la basse. Distribué aujourd'hui en Europe, cet opus avait vu le jour en 1995. C'était également le premier elpee du Mule. Depuis, le bassiste Woody nous a quittés. Au cours de l'année 2000, pour être plus précis.

Cette plaque éponyme s'ouvre par "Grinnin' in your face". Un chant traditionnel écrit par Son House et repris ici, a capella, par Warren. Il le chante d'un timbre largement éraillé, à la manière d'un certain Joe Cocker. La formule du trio entame les hostilités par "Mother Earth", un blues lent signé Memphis Slim. La voix de Warren est puissante et frémissante. "Rocking horse" repose sur un riff dramatique. Un schéma calqué sur les trios légendaires des 60s : Cream, Experience ou Mountain ; Warren Haynes se réservant la part majestueuse du gâteau. Et le guitariste star se débrouille à merveille dans ce rôle. Arc-bouté sur un riff bien gras, "Monkey hill" est dominé par la voix, avant que les flots de notes ne s'échappent de l'instrument. Une formule reconduite sur "Temporary saint" ; mais davantage dans l'esprit du Mountain de Leslie West, tant par la puissance vocale que musicale. Théâtre d'une débauche de notes sorties de la guitare objet, l'instrumental "Trane" rappelle les outrances des guitaristes du passé. Ceux de la fin des 60s et début des 70s, chez qui les soli kilométriques étaient de rigueur. "Mule" est une espèce de titre signature. C'est également un excellent exercice de style. La voix et la guitare sont toujours très en avant, pendant que des grappes de notes très musicales s'échappent d'un harmonica. Il appartient à John Popper des Blues Traveler et les spécialistes l'auront reconnu de suite. La musique est assez complexe, de très bonne facture mais un peu nombriliste. Il ne faut cependant pas oublier que nous ne sommes pas tellement loin de l'univers des Allman Bros, une formation qui n'hésitait pas à étendre ses titres jusqu'à plus de 20'. Sur "Dolphineus", l'homme se calme, se tempère. Il s'accompagne à la guitare acoustique qu'il duplique pour absorber le maximum d'effets. L'atmosphère est aux mantras indiens. En fait, Allen Woody est armé d'un dulcimer basse et Warren d'une guitare Alvarez. Cette plage se fond dans la suivante, "Painted silver light". Une référence aux lumières colorées qui évoquent l'atmosphère orientale et psychédélique. Ainsi en est-il lorsque l'amplification revient! Le son est impressionnant. Il me rappelle certains groupes texans, d'Austin très exactement. Gov't Mule nous réserve une petite gâterie lorsqu'il reprend "Mr Big". Un titre du répertoire du groupe anglais Free, qui remonte à 1969. Et même le superbe riff de guitare créé par Paul Kossoff est reproduit. Blues rock théâtral, "Left Coast groovies" est rehaussé par la participation d'un autre harmoniciste intéressant : Hook Herrera. "World of difference" est une dernière plage kilométrique sans intérêt majeur. Un bon album pour les amateurs du genre!

 

Gov’t Mule

Live… With a little help from our friends Volume 2

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Trio de rock sudiste, de southern rock si vous préférez, Gov't Mule réunit le leader/chanteur/guitariste Warren Haynes, le bassiste Allen Woody et le batteur Matt Abts. Warren et Matt militaient ensemble, au cours des années 80 dans le Dickey Betts Band. Le même Warren avait même sévi chez Allman Brothers Band, dans sa version réincarnée. En 1989, très exactement. C'est ainsi que Warren a fait la connaissance d'Allen. Et que Gov't Mule s'est formé. D'abord en parallèle avec l’ABB. Et à partir de 1997, comme projet indépendant.

Eponyme, le premier opus est paru 1995 sur Relativity. L'année suivante, le combo a immortalisé son premier elpee en public, "Live at Roseland Ballroom", chez Foundation. Nouvel album studio, "Dose" a vu le jour en 1998 sur Capricorn. Enfin, enregistré la nuit du nouvel an 99 au Roxy Theatre d'Atlanta, "Live with a little help from our friends" réunit de multiples invités. Pour être tout à fait complet, sachez qu'en 2000, la formation a commis "Life before insanity". Et qu'il semblerait qu'ATO ait également décidé de consacrer une trilogie au combo. Premier volume, "The Deep end - Volume 1" réunit ainsi différents bassistes, dont Jack Bruce et John Entwistle. Woody, le bassiste originel, est en effet décédé en août 2000. Cet elpee est le résultat de la distribution européenne du volume 2 de l'album live paru en 1999.

Le trio remplit bien l'espace sonore. La section rythmique est très riche. Warren a saisi sa slide guitar qui sonne immédiatement très Allman. En ouverture, Warren chante "Wandering child", avec une puissance inouïe. La prise de son est remarquable. On croirait vraiment que l'enregistrement s'est produit en studio. Gov't Mule poursuit par le lent "No need to suffer". Un fragment bien dans le style dramatique du southern rock, proche de Lynyrd Skynyrd. La basse de Woody impressionne avant de laisser échapper les cordes de Haynes. "The hunter" est un titre écrit par Booker T and the MGs pour Albert King. Drivé par le chanteur Paul Rodgers, le groupe anglais Free l'avait repris fin des 60s. La version de Gov't Mule est inspirée de cette reprise. Deux invités ont pris place au sein du trio : Chuck Leavell à l'orgue (NDR : un ami de l'Allman Brothers Band qui a également joué en public en compagnie des Rolling Stones) et Marc Ford (Black Crowes) a la guitare. Il se paie ici un petit bijou de solo. Ce " Hunter " est vraiment bien réussi. La reprise de "Spanish moon", avait été écrite par Lowell George pour Little Feat. Elle figure d'ailleurs sur l'album "Feats don't fail me now". De nouveaux invités entrent en piste. Randall Bramlett au sax tenor (ex-Traffic et Sea Level), Bernie Worrell à l'orgue (ex-Parliament, Funkadelic) et Yonrico Scott (Derek Trucks Band), aux percussions. Ils participent à ce voyage atmosphérique de plus de 20 minutes. Un périple d'une densité et d'une richesse instrumentale saisissante. Le Gov't Mule revient sous la forme d'un trio pour délivrer "Pygmy Twylyte", une tranche musicale complexe composée par Frank Zappa…

 

Grand Champeen

Battle cry for help

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L'histoire anodine de Grand Champeen a débuté à l'école. Encore étudiants, ses membres répétaient alors dans un garage ; ce qui explique sans doute pourquoi leur son est toujours aussi sale. Il faut croire que leur persévérance a payé, puisque cet album est sorti à la fois aux Etats-Unis et en Europe. A première écoute, il est difficile de cerner le style de ce quartet texan. La presse spécialisée les a déjà présentés comme la future relève de Soul Asylum ou encore de Superchunk. Mais on est loin du compte. Car les influences y sont multiples. Elles flirtent même davantage avec le punk rock d'un Clash qu'avec le rock yankee. A l'instar de " Nothin' on me ". Mais quel que soit l'angle pris dans le prisme complexe des styles musicaux, le résultat ne m'a guère convaincu. La plupart des compositions de ce second opus sont enlevés, bruyants, énervés et énervants mais restent, paradoxalement, fades. Globalement rock, ce " Battle cry for help " manque même cruellement d'ambition. Mais est-ce vraiment l'objectif de cette formation ? Je crains bien que non. Je ne serais donc guère étonné si cet opus tombe rapidement dans les profondeurs de l'oubli. Sauf peut-être pour la présentation du disque. Ces nostalgiques des bons vieux elpees sont ainsi parvenus à nous proposer un CD double face : côté 'A' 7 titres, et côté 'B' 7 autres clones…

 

Flowing Tears

Serpentine

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En écoutant le troisième album de Flowing Tears, une chose évidente saute aux yeux et aux oreilles: le métal teuton est très loin derrière sa musique. Pourtant, le band souvent comparé à The Gathering a débuté sa carrière en écumant les bars et les clubs allemands, ouvrant même les concerts de groupes de seconde zone. Une période qui disparu naturellement dès que les dieux du son se sont décidés à leur insuffler cette envie d'exprimer la fougue et l'amour des chansons qu'ils portent en eux depuis l'indescriptible "Jade", une musique d'une incroyable richesse qu'ils viennent de sublimer avec "Serpentine". Bien sûr, le groupe souffrira inévitablement de la comparaison avec les Within Temptation et autre Lacuna Coil. A cause du chant féminin angélique de sa chanteuse au look peu racoleur. Mais Flowing Tears garde à fleur de peau la spontanéité et la finesse d'une bien étonnante formule alchimique. Une alchimie qui lui aura permis, depuis les premiers jours, d'envoûter un public grandissant de salles en salles et qui va se précipiter sur cette nouvelle œuvre métallique, romantique et gothique, bourrée de feeling, d'émotion et de véritables mélodies fortes. Flowing Tears mérite bien plus qu'une simple estime. Il est un grand du métal soft de demain! Totalement indispensable!

 

Foo Fighters

One By One

2002 : Dave Grohl sur tous les fronts : derrière les fûts des Queens Of The Stone Age (" Song For The Deaf "), en filigrane du Nirvana revival (best of, journal de Kurt Cobain), et enfin avec ce quatrième album des Foo Fighters, après un passage à vide dû à l'overdose du batteur Taylor Hawkins l'été dernier…. Dave Grohl aurait-il un secret ? A l'écoute de ce " One by One " de bonne facture, on se dit que Grohl carbure sans doute à quelque chose. La drogue ? Non, la passion ? " Done… Done… And Under The Next One ", susurre-t-il sur " All My Life ", premier morceau de l'album. Déjà un classique. Chanson sur le gang-bang ou hymne au travail, " All My Life " répond à notre question : Dave Grohl est une bête de somme qui carbure au rock, depuis plus de dix ans. Et il n'est pas prêt à déposer les armes, en témoignent encore les deux morceaux suivants, d'une fulgurance impressionnante. Après, les choses se tassent, les mélodies se font plus passe-partout. Partagés entre la power-pop de leurs précédents faits d'armes et le métal en fusion façon QOSTA, Grohl et ses trois potes se mordent un peu la queue. À la fin seulement, le Foo reprend du poil de la bête, avec un " Come back " stoner à la … Kyuss. Décidément, les vacances passées chez les Queens (en plein désert) ont laissé pas mal de coups de soleil à l'ex-Nirvana. Mais qui s'en plaindra ?

 

Freeheat

Retox

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Au sein de Freeheat, on retrouve les deux guitaristes de Jesus & Mary Chain, Jim Reid et Ben Lurie, l'ex drummer d'Earl Brutus, Nick Sanderson, ainsi que Romi Moss, bassiste qui a transité par le défunt et mythique Gun Club. Evidemment, sous un tel line up, vous vous doutez bien que la musique de Freeheat marche sur les traces de J&MC. Enfin, c'est l'impression que nous a laissé ce mini Cd 5 titres, même si sur le premier morceau du disque, la voix sensuelle, féminine, de Romi partage les vocaux avec le timbre languissant de Jim. Un fragment au cours duquel on retrouve ces accès d'électricité vibrants, menaçants, crépitants, qui enfièvrent littéralement le feeling des mélodies pop. Si " Facing up the facts " et " Shine on little star " s'inscrivent dans la lignée de " Darklands ", " The long goodbye " épouse un profil acoustique, proche de " Stoned & Dethroned ", alors que " Nobody's trip my wire " pénètre au cœur même du psychédélisme, un peu à l'instar d'Oasis, lorsqu'il se passionnait encore pour " I'm the walrus " des Fab Four… Bien vite l'album !