La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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CousteauX

Sirena

Il y a environ deux ans, les Anglo-australiens de Cousteau avaient été proclamés ‘nouveaux rois du spleen à la Tindersticks’, leur premier album éponyme ayant fait des émules chez tous les amateurs d'ambiances enfumées et de doudoune au coin du poêle de salon. Cousteau, mieux qu'une bonne tisane de chez grand-mère, mieux que les pantoufles en poils de chameau achetées chez Brantano : vous en reprendrez donc bien une louche, non ? Ca tombe bien, leur deuxième album vient de sortir, en vente chez tous les bons disquaires, entre les Madrugada et les ballades FM de Roxy Music (celles des années 80, avec Bryan Ferry en costume Prada). "Sirena", donc, qu'il s'appelle… Mouais : c'est plutôt le chant du cygne pour ces pâles copies de Bowie période Aladdin Sane, tant leurs chansons frisent le ridicule pompier, la romance de gigolo, le Nick Cave à l'eau de rose. Euh… Où est passée la télécommande ?

 

Cowboys and Aliens

Love Sex Volume

Écrit par

Dans la catégorie stoner rock seventies revival, nos compatriotes de Cowboys and Aliens n'ont rien à envier aux leaders du genre que sont Spiritual Beggars, Fu Manchu ou autre Monster Magnet. Le son de ce nouvel opus des brugeois gentilshommes est ce que l'on fait de plus brut et du meilleur goût, pour peu que l'on soit sensible à ce type de rock n' roll survitaminé. Une touche Black Sabbath et une grosse louche de Kyuss hantent ces onze nouveaux titres qui nous replongent tantôt dans des ambiances psychédéliques, tantôt dans des atmosphères proches du doom métal. L'excellent "Ghost in My Speaker" ouvre le feu, nous rappelant avec brio ce qu'est exactement un véritable riff de hard rock. "Sabbatical" ne saurait mieux porter son nom, tandis que "Sharp Dressed Man" nous rappelle qu'en son temps, ZZ Top était encore capable de composer des hits à s'en décrocher les vertèbres. Si nos Cowboys de l'enfer n'ont pas inventé la poudre, ils savent sacrément y mettre le feu. Le groupe mérite bien plus que l'estime nationale dont il jouit aujourd'hui. De l'excellent travail !

 

Kevin Coyne

Carnival

Écrit par

Né le 21 janvier 1944 à Derby en Angleterre, Kevin Coyne est un personnage tout à fait à part dans le monde artistique. A l'instar de Peter Hammill, Kevin Ayers ou encore David Sylvain, il mériterait d'émarger au Grand Ordre des excentriques anglais. Et pourtant, ces quatre artistes militent dans des styles totalement différents.

Dans le domaine musical, Kevin est surtout inspiré par le blues rural. Par Elmore James, Fred Mc Dowell et Muddy Waters, en particulier. Ce qui ne l'a pas empêché d'être approché, à une certaine époque, pour remplacer feu Jim Morrison, au sein des Doors. A cause de ses qualités de showman, tout d'abord. Et puis de sa voix très caractéristique, nasillarde et poignante, d'une nervosité électrisante, particulièrement adaptée à toutes les formes de blues. Une invitation qu'il a cependant réfutée, par souci d'éthique. Du succès commercial, il n'en a guère rencontré au cours de sa longue carrière. Peut-être en 1978, lors de la sortie de l'incontournable " Millionnaire and Teddy Bears ". Devenu depuis un classique de l'histoire du rock. Johnny Rotten l'a un jour cité comme une des influences majeures des Sex Pistols. Un fameux compliment ! Depuis 1989, il s'est établi en Allemagne. Il se consacre de plus en plus à la peinture et à la poésie. Entre expositions et publication de recueils de poèmes, il lui arrive aussi de participer à des spectacles de théâtre. Et puis épisodiquement d'enregistrer un album. Comme ce " Carnival ". Sur lequel il a notamment reçu le concours de son fils, Robert. Qui y joue de la guitare et des claviers ; mais s'est également impliqué dans la composition.

Un disque sur lequel on retrouve deux blues favoris de Kevin : " Rolling and tumbling " de Muddy Waters et le traditionnel " Sugar mama ", tous deux mis à la sauce contemporaine. C'est d'ailleurs souvent le traitement que subissent les compositions de cet opus. Le blues rural de Coyne s'est donc adapté à la technologie moderne. Pas trop, ni trop peu. Sauf peut-être sur le très synthétique " Party, party, party ". Et le résultat me paraît fort intéressant ; et pas seulement à cause des lyrics toujours aussi profonds et ironiques. Malheureusement, ce disque risque fort de ne satisfaire ni les inconditionnels du blues, ni ceux qui sont perpétuellement à la recherche de nouveaux créneaux. En fait, il est beaucoup trop intemporel. C'est une grande qualité artistique, mais une énorme carence commerciale…

The Crescent

Spinnin´ wheels (Ep)

Écrit par

Trois titres sur cet EP de Crescent, un quartet issu de la région de Liverpool qui pratique une forme de britpop héritée en ligne droite de La's et de Cast. La's lorsque leur musique embrasse un profil acoustique, à l'instar de " One to another ". Cast, dès que l'électricité vivifiante, rafraîchissante, est polarisée par les deux six cordes. C'est tout à fait évident sur le titre maître et sur " Highly likely ", nonobstant le tempo new wave et le filet de claviers. Même le timbre vocal de Wayne Whitfield campe un timbre fort proche de celui de John Power…

The Crescent

The Crescent

Écrit par

Vous avez toujours la nostalgie des La's? Vous regrettez la nouvelle orientation musicale de Cast ? Et bien, The Crescent devrait répondre à vos aspirations les plus profondes. C'est en tout cas, la sensation que m'a laissée l'écoute du premier opus de ce quartet, issu de la région de Liverpool. Tout d'abord à cause de la voix de Wayne Whitefield, dont le timbre est fort proche de celui de John Power. Avec moins de trémolo, il faut le reconnaître. Et puis de ce style britpop si rafraîchissant, au cours duquel les deux guitares, tantôt acoustiques, tantôt semi-acoustiques, tantôt électriques, tantôt semi-électriques, pétillent, carillonnent, cinglent, jacassent ou scintillent. Avec beaucoup de bonheur, il faut le reconnaître. Et si toutes les chansons sont de la même valeur, j'ai quand même davantage flashé sur " On the run ", qui adresse un clin d'œil aux Who. L'hymnique " Test of time ", également. Le psyche/garage "Parallel", écumé par un harmonica poussiéreux et un clavier pourri. Et puis surtout le mélancolique " Another day ". Un superbe fragment dont la solution sonore est subtilement raffinée de légers arrangements symphoniques. Un chouette album !

The Crest

Letters from Fire

Écrit par

De Within Temptation à Gathering, les groupes apparentés 'Métal' impliquant une chanteuse ont le vent en poupe. La formation scandinave 'Crest' s'inscrit dans ce courant et y mérite d'emblée une place de choix. D'abord pour son côté métal symphonique soft assez réussi, entre interventions musclées mais économes des guitares et arrangements parfois somptueux des claviers. Ensuite pour le talent de sa chanteuse, Nell, dont le timbre est sans doute plus fragile que celui des groupes précités ; mais maîtrisant bien ses limites il est fort judicieusement mis en avant. Cependant, confiner Crest dans ce carcan serait trop réducteur. Le groupe possède une facette très 'pop', qui parfois le rapproche plus d'un groupe comme Garbage. Plusieurs morceaux sont de (bons) singles potentiels (« Childhood's End », par exemple). Bien que Kristian Aeon (claviers, programmes et guitare) soit le seul compositeur, l'album est riche et varié en inspiration, sonorités et atmosphères ; et de plus il très bien produit. Il mérite vraiment une belle carrière.

Cribabi

Volume

Sa voix est un mélange de murmures mutins à la Björk, de gloussements à la Louise Rhodes (Lamb) et de rage à la Saffron (Republica), avec parfois un phrasé rappelant Alanis Morrisette… Un cocktail si détonnant ne pouvait que servir une musique coquine, parfois capricieuse, souvent séduisante. Malheureusement, rien de bien neuf derrière ce mix pop-rock acidulé : Garbage a déjà raflé la mise, même Tori Amos et Madonna (dernière cuvée) sont passées par là. Restent quelques mélodies bien ficelées (" Cry ", " Disappear ", " Gloria ") et un joli minois, celui de Yukari f, tigresse asiatique qui ne mâche pas ses mots, mais s'y croit un peu trop. Cribabi ? Cribabide.

Don Croissant

Tiger Tapes

Écrit par

Don Croissant est surtout connu sous le sobriquet de Little Jimmy. Ce vieux briscard joue de la guitare depuis la fin des années 50. Il a donc touché plusieurs générations de rockers. Il a tout d'abord milité chez Little Jimmy and the Robots. Patronyme réduit en Robots, avant de devenir les Sharks. Ce band a eu le privilège d'ouvrir les concerts de monuments tels que les Who, les Kinks, le Spencer Davis Group et même les Rolling Stones, lors une fabuleuse soirée de 1966 au Palais des Sports. Don comptait trois albums à son actif : "Live at the Club", "Loaded with extras" sur Rowyna, et un mini 33tours intitulé "Boogie with the Bluestiger", paru également sur le même label. Le zèbre s'était même mué en tigre pour notre plus grand plaisir. Et puis lors d'un séjour en vacances, en Crête très exactement, au cours duquel il avait emmené sa guitare acoustique, sa vieille Silvertone, un minidisc recorder et un micro, il s'est mis à enregistrer dans sa chambre d'hôtel. Et à première écoute, il est bien joyeux notre Don. Il est vrai que le soleil est à la porte, et la Méditerranée à deux pas. Il agite les percussions, siffle à tue-tête et crie son blues comme un tigre. Pas pour rien que le morceau de divertissement est intitulé "Bluestiger"!

Son exercice sur "Me and the devil" est le plus réjouissant. La voix demeure menaçante, la guitare respire comme elle peut devant l'agression continue. Et cet hotel boogie se fait John Lee en cours de route! Don tape furieusement dans sa caisse de guitare, alors qu'il étreint une "Love makin' woman". Les cordes plient mais ne rompent pas. Il est là devant nous, assis sur son lit. Les cordes vous giclent à la figure, les oreilles frémissent. "Crazy 'bout bennies" est un blues offensif et tellement dur. Son rythme fort et percussif devient quasi hypnotique sur "Wicky wacky woman". Don s'emporte et tape furieusement du pied. Il se prend pour Dr Ross voire Joe Hill Louis, sur "Call me on the phone". Les cordes sonnent comme du métal pur. Dans le même style, il embraie par "Boogie with the doctor", un boogie bien offensif dédié à qui de droit. Une nouvelle séance de foot introduit l'amusant et menaçant "He la-bas". Ce sont d'ailleurs les seules paroles qu'il prononce sur ce titre. Pour clôturer l'aventure crêtoise, Mr Croissant reprend "Goin' down south" de R.L Burnside. La voix y est devenue très grave mais tellement authentique. Une aventure menée avec beaucoup de brio par Don!

Cuban Heels

Morphine Mama

Écrit par

Ce quintette originaire de l'Est des Pays-Bas se réclame du garage blues band ; un peu comme sa principale source d'inspiration : les Californiens du regretté Lester Butler et de ses Red Devils. Les Cuban Heels sont également des inconditionnels de Kim Wilson et des Fabulous Thunderbirds de la seconde moitié des seventies. Si les Heels tournent beaucoup dans leur pays, ils passent régulièrement par la Belgique. Ils avaient déjà commis un elpee chez Cool Buzz en 2001 : "Sweet and lowdown".

Le line up du combo est constitué de Jan Hidding au chant, d'Ernst Ferkenius à harmonica, de Rico Gerfen à la guitare, d'Arnoud Vanden Berg à la basse et de Chiel ten Vaarwerk aux drums. La première plage, "I need love (Let's get down on the floor)", nous plonge immédiatement au sein de l'univers de Lester Butler. Assez lourde et diffuse, la section rythmique supporte le poids des partenaires qui s'agitent en front de scène. Statique face à son micro, Jan chante. Ernst souffle dans son harmonica poussiéreux, pendant que la guitare se fraie progressivement son chemin, avant de se mettre en exergue. Signé Bas Flesseman de Sugarcane, "Deal goes south" pousse encore plus loin cette introspection au cœur de cette atmosphère blafarde. Une atmosphère qui trahit le mal vivre d'une génération. La section rythmique soutient l'ensemble. La voix monocorde, fantomatique transparaît. Particulièrement réverbérée, ténébreuse, la guitare entre en convulsion et entretient un son franchement pourri. Ce ton volontairement primaire contamine la plage suivante : "Let me ride with you". Le rythme est très en avant. Les solistes se querellent pour tirer leur épingle du jeu. Pour la circonstance, c'est Rico Gerfen qui se libère avant les autres. Après un faux départ, les Heels foncent tête baissée pour interpréter "I want you (Love song)". Imperturbable, Jan récite son texte ; et ce nonobstant l'arrivée en quasi dérapage contrôlé d'Ernst et de la fureur de la section rythmique qui se trame en toile de fond. La présence de Hidding devient parfois hypnotique. Il embrasse le micro comme pouvait le faire Jim Morrison, au sommet de son art. C'est tellement vrai sur l'effrayant "Another man's done gone". Rico alourdit volontairement son jeu. Les cordes sortent progressivement de cette torpeur, mêlant rythmique et rivalité en compagnie de son compatriote Mischa den Haring, gratteur chez T-99. Hidding récite a cappella "No more trouble", à l'instar d'une bête maintenue en cage. Les Cuban Heels entretiennent ce climat de transe qui les ravit. Jan chante toujours comme s'il était au bout du rouleau. La voix s'étire paresseusement devant l'outil rythmique, très soudé derrière lui. Cette formule est reproduite à la perfection sur "Craving you". L'adaptation hypnotique du "Stranger blues" d'Elmore James est déterminante. La voix s'évade de l'au-delà face au travail sourd et percutant de la basse et des percussions. L'harmonica se détache de cet enchaînement avec une souplesse inaccoutumée. Impressionnant ! Cet opus s'achève par "Gonna move". Un shuffle d'enfer à la rythmique de plomb, au cours duquel Ferkenius prend plaisir à imprimer ses notes sur l'harmo, et que Gerfen déchire, lacère les sons de ses cordes, avant de tirer une salve finale. Incontournable !

 

Nick Curran

Fixin´ your head

Écrit par

Nick Curran est une des figures de proue du nouveau blues texan. Nouveau n'est pas vraiment le terme adéquat, puisque ce jeune citoyen de Dallas puise manifestement ses racines au cœur d'un passé, sans doute riche et glorieux, mais qui date quand même de près d'un demi-siècle. Nick porte donc un regard très remarqué et surtout remarquable sur le blues et le R&B d'autrefois.

Pour enregistrer " Fixin' your head ", il s'est entouré d'une section rythmique, d'un piano et de deux saxophones. Nick est aussi habile sur les cordes que talentueux au chant. Son style est affûté, largement inspiré par Roy Brown, Amos Milburn et Johnny ‘Guitar’ Watson. L'énergie dispensée Nick est considérable. L'atmosphère et la tonalité manifestées tout au long de cet opus nous replongent à la fin des années 40, à l'époque où Louis Jordan, Wynonie Harris et consorts faisaient salle comble. Ce qui est franchement une performance !

Et on peut facilement s'en rendre compte dès les premières notes de "Women and Cadillacs". Nick force le ton de sa voix largement éraillée. Ses musiciens lui répondent. Au piano, Matt Farrell frétille de tous ses membres. Le remuant "Boogie with my baby" continue dans le même registre. Le piano sautille devant les deux cuivres. Un moment impressionnant d'authenticité ! Lorsque le répertoire se fait plus blues, l'artiste est au sommet de son art. A l'instar de "Just love me baby". Une composition signée Roscoe Gordon qui me fait immédiatement penser aux enregistrements de Magic Sam, opérés pour le label Cobra, dans les 50's. Son exercice de style accompli sur "I want to love you d'"Otis Rush est bien plus impressionnant encore (Ndr : un Otis Rush de la même époque, bien sûr). Tout y est : le chant, la guitare et le son. Curran se fait shouter lors de la reprise du "Good rockin' man" de Roy Brown. Il est tout aussi saisissant de l'entendre sur un "Lonely nights", plus Watson que Johnny "Guitar" lui-même. Sa voix cassée passe très bien le cap. Il utilise la même guitare que Watson se réservait, lorsqu'il jouait "Cuttin in". Nick aborde le rock'n'rollesque "She's mine", avec cette même facilité déconcertante. Sa voix approche étrangement celle du Genius, Little Richard. Elle peut, au besoin, évoluer dans le même registre que les pionniers du rock'n'roll. Et je pense tout particulièrement à Eddie Cochran ou à Gene Vincent pour "Loose lip Mama". En finale, Curran se pose en leader de big band pour chanter un blues lent, très vieillot, intitulé "I'm waiting for your call". Nous ne sommes ici plus tellement loin des débuts opérés par BB King à Memphis. Très parcimonieux aux cordes, il dispense un solo digne de T-Bone Walker. Le style pratiqué par Nick Curran me rappelle, à la limite, parfois celui de notre ami Dave Gonzales des Paladins. Et c'est tout à fait évident chez "Straighten up". Un album qui mérite vraiment le détour, surtout à cause du superbe travail opéré sur le son…

Custom

Fast

Derrière Custom, géant aux doigts verts qui joue tous les instruments, se cache Duane Lavold. Il aime le rock, le rap, le métal, le funk et l'électro. Sa musique, de fait, s'en ressent : mille-feuilles détonant parfait en toutes circonstances, elle plaira tant au fan de rock FM (" Hey Mister " et sa rengaine sautillante) que de ballades douce-amères (" Skate ", " May 26 "), pour autant qu'on est âgé entre 16 et 20 ans, cible émouvante de ce dadet au grand cœur. C'est justement là le problème : à l'heure où les " kids " préfèrent pogoter sur Limp Bizkit et P.O.D., Custom risque de ne pas trouver son public. Trop fouillées pour les ados streetwear, trop insouciantes et puériles pour les autres, les ritournelles pop-rock de Custom devraient passer plutôt inaperçues, du moins de ce côté-ci de l'Atlantique. Dommage, parce que ce " Fast " contient son lot de tubes en puissance, dégainés à l'allure d'un Speedy Gonzales par un bonhomme attachant et plein de fougue. Pas de chance, si Duane Lavold avait sorti son disque à l'époque glorieuse des Bran Van 3000, Fun Lovin' Criminals, Bloodhound Gang, Cake et Eels, bref il y a cinq ans, sûr qu'il aurait fait un carton. Question d'air du temps, sans doute… Il n'empêche : ce " Fast " est un bon disque, frais, gai et amusant. Il serait donc bien stupide de passer l'éponge sur des titres comme " Streets " ou " Morning Spank ", sous prétexte qu'ils dénotent dans le paysage nu-métal 2002. Un tiens (Custom) vaut toujours mieux que d'eux (Papa Roach, Puddle of Mud, Sum 41, etc.) tu l'auras.

.calibre

Kill The Logo

‘We are not the grand revolutionaries. We are seekers and walkers, seeking the answers’ ; les nu-métalleux de .calibre prennent le taureau capitaliste par les cornes et cherchent à communiquer, par des riffs abrasifs et une rage bouillonnante, leur envie de changer les mentalités. " If music is a medium, we are the operators ! ", lancent-ils à la face des consommateurs de musique, ceux qui voient en Limp Bizkit et P.O.D. le renouveau du rock. Un rock pourtant acquis à la cause du dieu dollar, bien loin de ses racines de medium contestataire. " Kill The Logo ", le titre de l'album, apparaît donc comme un faire-part, celui de l'enterrement du rock le plus putassier, sponsorisé par MTV et des marques de training. En ce sens, .calibre est proche de Rage Against The Machine, la voix de Daniel Mies rappelant d'ailleurs celle de Zack de la Rocha, mais avec un chat dans la gorge et encore davantage de tigre dans le moteur. Avec cet album, .calibre se présente comme l'antidote idéal au métal le plus lisse, comblant ainsi le trou laissé béant par la disparition prématurée de Channel Zero. Solide !

 

Terry Callier

Speak your peace

Écrit par

Terry Callier est un des trop nombreux héros méconnus de la black music. Naviguant au sein des eaux tourmentées du monde de la musique depuis plus de trente ans, il appartient à cette catégorie d'artistes qui n'utilisent que des arrangements musicaux dépouillés (une guitare, une basse et quelques percussions) et leur voix afin d'exprimer leurs émotions, observations et réflexions sur la nature humaine, ainsi que sur l'état du monde dans lequel nous vivons. Son destin artistique torturé, faute de label, est à l'image du regard qu'il porte sur la vie : lucide mais empreint de sagesse et d'optimisme (" Imagine a nation "). Cet auteur/compositeur/interprète mélange délicatement le blues, le folk et la soul, afin de concocter des mélodies légères et enjouées, appuyées par une voix posée et expérimentée. Terry Callier pourrait être considéré comme le précurseur d'une vague d'artistes sur laquelle surfe Cunnie Williams, MoSolidgold ou Dee Dee Bridgetwater. Son nouvel opus, " Speak your peace ", ne déroge pas à cette ambiance connue des passionnés de la soul. Le duo " Brother to brother ", commis en compagnie de Paul Weller, pourrait servir de référence aux esprits ouverts qui ne connaîtraient pas encore Terry Callier. A cet égard, nous aurons l'occasion de le découvrir sur scène en Belgique, dès septembre prochain au Botanique.

 

Jackson Browne

The naked ride home

Écrit par

Jackson Browne n'et pas un néophyte. Il est né en Allemagne de l'Ouest le 9 octobre 1949. Son paternel était pianiste de jazz auprès de Django Reinhardt. En baignant dans la musique depuis sa tendre enfance, le fiston ne pouvait qu'être contaminé par son virus. Jacskon émigre à New-York en 1967. Il y rencontre Tim Buckley, qui le recommande à Nico. Résultat des courses, il lui écrit trois chansons pour l'elpee " Chelsea girl ". Il compose comme il respire, et notamment pour Tom Rush, les Byrds, Linda Ronstadt, les Eagles et Bonnie Raitt. Mais aussi pour lui. Il enregistre donc régulièrement depuis 1971. Et à ce jour il a vendu quelques millions d'exemplaires de ses disques. Dans un style country/folk/rock engagé qui plait beaucoup à l'Amérique et aux Américains. Pas trop en Europe. Enfin, jusqu'en 1996, lorsqu'il commet " Looking east ". Non seulement le style est revenu au goût du jour, surtout lorsqu'il est plus électrifié ; mais en plus, le public du Vieux Continent commence à s'intéresser à la nature de ses lyrics.

" The naked ride home " confirme son retour à l'avant plan. Rien de neuf à l'horizon. Un zeste de reggae (" For taking the trouble "), de funk (sur l'excellent " Walking town "), de gospel, mais surtout des mélodies qui s'épanouissent et fleurissent, révélant lentement chaque nuance avec un maximum de feeling. Et puis des textes toujours aussi pertinents. Des commentaires sociaux ou des réflexions personnelles sur la perte de l'innocence… Enfin, à travers " Sergio Leone ", un hommage au célèbre réalisateur italien de longs métrages.

Carla Bruni

Quelqu´un m'a dit

On connaissait davantage Carla Bruni pour ses mensurations que pour ses chansons : avec ce " Quelqu'un m'a dit " (lui aussi) de toute beauté, on sait maintenant qu'il faudra d'abord compter sur elle en tant qu'artiste-songwriter de talent. Finis les défilés et les couvertures de Vogue : Bruni ne piétinera plus à présent que les scènes et fera désormais la une des mensuels rock. Pas que sa musique se conjugue aux grosses guitares ou à l'elektroklash, pour plaire, comme Vive La Fête, à Lagerfeld… Non : les chansons de Carla sont douces, raffinées, sans artifices. Une guitare acoustique (Bertignac, ex-Téléphone, à la production), une voix : tout est là. Pas d'esbroufe, pas de jeu d'apparence. Carla se livre à nous nue, mais sans (trop) titiller nos fantasmes. On tombe rapidement sous le charme. Pourtant, ces mélodies surannées, entre Françoise Hardy et Keren Ann, dénotent un peu dans le paysage musical actuel… Carla Bruni chante d'une voix un peu rauque (elle est Italienne) des mots doux aux rimes tout en sensualité. Ce magnifique " Quelqu'un m'a dit " permet ici à la chanson française de retrouver toutes ses couleurs. En nous chuchotant ses confidences amoureuses, en nous caressant les tympans de son folk délicat, Carla provoque chez nous le plus beau des frissons. Que ce soit en reprenant Gainsbourg (" La noyée "), en s'amusant de son statut de top-modèle (" Le plus beau du quartier ") ou en jouant au chat et à la souris avec nos sentiments (le reste), Carla nous enchante et gagne, haut la main, notre amour et notre admiration. Un véritable coup de foudre !

 

Eddie 'Guitar' Burns

Snake eyes

Écrit par

Burns demeure l'une des dernières gloires vivantes du Detroit Blues, dont le maître incontesté et incontestable a été, bien entendu, John Lee Hooker. Il est né en 1928 à Belzoni, dans le Mississippi. Sous l'influence de John Lee "Sonny Boy I" Williamson, il apprend tout d'abord à jouer de l'harmonica. Après la guerre, il monte vers le Nord et aboutit à Detroit où il devient rapidement un ami proche de John Lee Hooker. Inspiré par John Lee, Arthur Crudup et Tommy McClennan, il passe tout naturellement à la guitare. Entre les années 50 et le début des 60's, Burns aligne une série de singles. Il entre ensuite en studio, en compagnie de Hooker, pour commettre l'elpee "The Real Folk blues". Un vinyle qui sort alors sur Chess. Au début des 70s, il enregistre deux albums en Angleterre, pour Big Bear : "Detroit black bottom" et "Bottle up & go". Il tourne alors en compagnie des American Blues Legends. En 75, très exactement.

"Snake eyes" a été enregistré à Chicago, en septembre 2001. Un disque pour lequel il a reçu le concours de Jimmy Burns, à la guitare. Son frère cadet ! Jimmy avait alors déjà commis deux opus pour Delmark : "Leaving here walking" et "Night time again". L'album s'ouvre par "Snake eyes". Un blues proche des racines ; très downhome. Eddie chante de sa voix plaintive. Epaulé par le piano de Roosevelt Purifoy, il joue de la guitare acoustique. "Your cash ain't nothin' but trash" est une plage nerveuse. Eddie est à l'harmonica. Le frangin gratte les cordes et reprend les cœurs à l'unisson. "Lonely man plea" est un blues lent nonchalant semblant sortir tout droit de Baton Rouge. Sa voix paresseuse correspond parfaitement à ce style. "Night shift", nous le ramène dans le Chicago blues : le riff curieusement proche de Muddy Waters et toujours cette voix si personnelle. Burns apporte beaucoup d'énergie et de conviction pour un Detroit boogie intitulé "Papa likes to boogie". Un fragment qu'il attaque à l'harmo, pendant que Purifoy se déchaîne au piano. Sur cet opus, l'amateur de blues pur, simple et même primaire, prendra son pied à l'écoute de plages lentes telles que "Jail time" ou "Goin' to New Orleans". La combinaison opérée entre l'harmonica, la guitare et le piano fonctionne à merveille. Le trop plein de sensibilité est atteint lors de la reprise du "Lent me your love" de Memphis Sim. La voix frêle est appuyée par la guitare acoustique. Très beau! Et le scénario se reproduit tout au long d'"Hello Miss Jessie Lee". Eddie nous y souffle des phrases d'harmo, avec un aplomb digne de Sonny Boy Williamson I. "Hastings street special" adresse un clin d'œil instrumental à la plus célèbre "rue du blues" de la Motor City. Cet opus de bonne facture s'achève par "Don't let money change you", un blues bien rythmé négocié par une voix qui semble bien plus assurée.

R.L. Burnside

Burnside on Burnside

Écrit par

Cet opus nous replonge sur la Côte Ouest, au cours de la tournée opérée par R.L Burnside, en janvier 2001. R.L est ici au cœur de son élément de prédilection : la scène. Huit des douze plages ont été immortalisées sur les planches du Crystal Ballroom de Portland, dans l'Oregon. A Burnside Street, très exactement. Ce qui explique le titre de cet album. Le reste a été enregistré au Great American Music Hall de San Francisco, en Californie. Histoire de perpétuer le fameux son Fat Possum, il a reçu le concours de son petit fils Cedric Burnside à la batterie et de son ‘Fils adoptif’, Kenny Brown, à la slide. Un instrument qu'il pratique avec fidélité depuis trente années.

R.L chante le blues en s'accompagnant d'une guitare. Le blues des collines du Nord du Mississippi. Celui qui se distille dans les sombres juke joints ou dans les salles à manger de tout un chacun. Il est manifestement inspiré par la musique des grands bluesmen que sont Fred McDowell, Muddy Waters, Lightnin' Hopkins et John Lee Hooker. Chez Fat Possum, l'absence de basse est habituelle. Le rythme hypnotique est produit par la superposition des percussions et des lignes tissées par la slide de Brown. Une recette qui marche à tout coup. La musique suscite le mouvement. Personne ne peut rester insensible à cette machine que rien n'arrête. Pas de fioriture ni de finesse ; le tout s'emboîte tellement bien qu'aucun muscle ne peut rester insensible.

La machine lancée, ce parcours répétitif nous flanque le frisson ; même lorsque les sonorités sont trempées directement dans le Delta. A l'instar des classiques "Rollin' & tumblin" et "Walkin' blues". Des moments d'une sensibilité unique ! Les échanges opérés entre la voix rauque et passablement ravagée du vieux bluesman et la slide dépouillée et métallique de Brown dégagent une authenticité rare. L'émotion et l'intensité sont à leur paroxysme sur "Bad luck and trouble". Un fragment tellement proche de John Lee Hooker. Et quand le trio hausse le rythme, c'est pour libérer la slide de Brown. Elle se met alors à flâner dans cet espace devenu soudainement libre. Le bonheur ! L'ouverture à elle seule est un parfait résumé de ce son Fat Possum. La reprise de "Shake 'em on down" est de la pure dynamite. La slide de Brown est insatiable. Elle maintient la pression tout au long de "Skinny woman". Rien ne semble pouvoir retenir l'ensemble qui s'emballe dans le rythme pour se fondre dans "Miss Maybelle". Et je m'en voudrais de ne pas épingler "Long haired doney", "Jumper on the line" et l'atmosphérique "Goin' down south". Recommandé !

Bad Religion

The process of belief

Écrit par

Brett Gurewitz de retour, la formation californienne compte aujourd'hui trois guitaristes. Autre changement, Bobby Schayer a cédé ses baguettes à l'ex Suicidal Tendencies, ex Vandals, Brooks Wackerman. "The process of belief " constitue le 12ème album de Bad Religion. Un disque qui renoue avec le style dispensé sur ses premiers elpees. Encore qu'il soit nécessaire de bien connaître le parcours du combo, pour pouvoir faire la différence ; car leur musique est toujours aussi rapide, pour ne pas dire fulgurante. Une musique balayée d'harmonies vocales 'brianwilsonesques' qui laisse une place importante aux lyrics. A l'instar de " Materialist ", " Epipany " ou encore " Destined for nothing " qui se penchent, comme dans le passé, sur la religion, ou encore de " Kyoto now ! ", véritable manifeste environnemental. Pas de sermons politiques cependant, mais des réflexions philosophiques relatives à la nature humaine. S'il n'y avait la pertinence des messages, je dois avouer que je ne porterais guère d'intérêt à cette formation. Encore que lorsqu'elle prend le temps de ralentir quelque peu l'allure (NDR : à l'instar de " Broken " ou d'" Epiphany "), elle frôle l'univers de Weezer. Ce que j'apprécie davantage…

Badly Drawn Boy

Have You Fed The Fish ?

Quelques mois seulement après la BO d'" About A Boy ", une simple gageure pour un artiste prolifique comme Damon Cough, le deuxième album du jeune prodige mancunien sort sans tambours ni trompettes, et comme d'habitude - déjà - c'est un petit chef-d'œuvre. Tout commence par un instrumental apéritif, sorte de générique déglingué d'un album haut en couleurs, au cours duquel se croisent rock parfois balourd, ballades mélancoliques, funk, soul, les Beatles, Frank Sinatra et Kurt Cobain, des trompettes, des choristes, et plein d'autres choses encore. " Have You Fed The Fish ? ", la chanson-titre, sonne le glas du rock primaire qui pollue nos ondes en osant singer Bruce Springsteen, le temps d'un refrain pompier mais attachant. " Born Again " et " 40 Days 40 Fights " louvoient du côté romantique, puis " All Possibilities " sonne presque Motown - de la soul trempée dans une pop brinquebalante, cousue main mais avec des mains d'orfèvre. Le clou de l'album réside en un duo de chansons magnifiques : " You Were Right ", ou comment Damon gère amour et célébrité en invitant les fantômes de John Lennon et de Jeff Buckley ; et surtout " How ? ", deux mélodies en une, pleines de cuivres et d'aller-retour pop-rock : un BDB, et ça repart. " The Further I Slide " nous emmène en Jamaïque, pour un reggae-folk bein chaloupé, tandis que " Unsing Your Feet " invite des chœurs féminins et des guitares baladeuses pour une fiesta funky sans pareil. Vers la fin, les lumières s'éteignent, l'ambiance se fait plus feutrée, sauf pour ce " Tickets To What You Need " et son piano déjanté, sorte d'hommage décalé aux Beatles - figures tutélaires, avec Springsteen, d'un Damon Cough farceur et doué. A quand l'intronisation au Rock'n'Roll Hall of Fame ?

Badly Drawn Boy

OST ‘About A Boy’

Damon Cough (alias Badly Drawn Boy) peut se féliciter d'avoir réussi l'exercice périlleux de la bande originale de film, et en même temps, du deuxième album. Car bien loin de n'être qu'une collection sans grand intérêt de chansons-fonds de tiroirs, cette BO pourrait bien devenir un vrai petit classique de musique de film, à ranger entre le " Virgin Suicides " de Air et le " Ghost Dog " de RZA, tout en servant de digne successeur au fameux " The Hour of the Bewilderbeast ". Les splendides morceaux que sont " Silent Sigh, Something To Talk About " et " Donna & Blitzen " (et même les instrumentaux) prouvent une fois pour toutes que Damon Cough est un grand songwriter, aussi prolifique et talentueux pour des œuvres de commande (c'est le cas ici) que pour celles plus personnelles. De toute manière, Nick Hornby n'aurait pas pu choisir meilleur compositeur que Badly Drawn Boy pour l'adaptation de son livre sur disque ; lui qui ne cesse de dépeindre, un peu comme le Mancunien, les tendres obsessions de trentenaires célibataires, dont la vie oscille entre la ‘wasserette’ du coin, le stade de foot et la collection de disques classée de A à Z ou par fréquentation (" Haute Fidélité ", " Carton Jaune "). A la fois chanteur à l'amour transi, grand fan de musique, ami au cœur tendre de ceux et celles qui ont flashé sur son bonnet tricoté (sa manie à lui) et ses mélodies imparables, Badly Drawn Boy représente donc un peu tous les personnages de l'ami Nick… Et comme eux, une fois qu'on le connaît, on n'a plus envie de le lâcher. C'est çà l'effet Damon Cough. Et avec Nick Hornby, ça nous fait un sacré tandem.

The Band of Holy Joy

Love never fails

Écrit par

Band of Holy Joy s'est formé en 1984, à Londres. Drivé par le chanteur Johny Brown, ce groupe acoustique inclut un tromboniste, un batteur, un pianiste, un contrebassiste, un violoniste, un accordéoniste et enfin un joueur de banjo. Son folk urbain, unique en son genre, libre de toute guitare, évolue parfois même à la limite de l'expérimental. A l'instar de " Refugee ", sur cet opus. Mais la force de BOHJ procède de ses textes. Tout au long de " Love never fails " ils caricaturent à merveille le mode de vie britannique ou les personnages anglais célèbres (" Hugh Grant "). Mais à l'image du folk urbain politisé, les écrits de Brown restent néanmoins optimistes. Certains morceaux sont plus torturés et tortueux, que d'autres mais la mise en forme est impeccable. Même la plage instrumentale ne détonne pas dans l'ensemble. Les arrangements musicaux sont aussi soignés que chez Pulp ; mais le vocal est beaucoup moins efféminé et l'accent anglais (style : patate chaude dans la bouche) marqué. L'atmosphère dégagée est forcément anglaise et nous replonge dans celle déjantée de " Trainspotting "; d'ailleurs le chanté-parlé de Johny Brown rappelle celui qu'utilisait Ewan Macgregor, dans plusieurs de ses films (" A life less ordinary ", " Moulin rouge "). Adorant particulièrement l'accent british, j'écoute ce disque en boucle des journées entières ; aussi bien à domicile qu'en voiture, rendant dingue…une certaine personne. Les adeptes de la culture anglaise vont savourer et les tolérants vont même pouvoir apprécier (?!?!?)…