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Fixin´ your head

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Nick Curran est une des figures de proue du nouveau blues texan. Nouveau n'est pas vraiment le terme adéquat, puisque ce jeune citoyen de Dallas puise manifestement ses racines au cœur d'un passé, sans doute riche et glorieux, mais qui date quand même de près d'un demi-siècle. Nick porte donc un regard très remarqué et surtout remarquable sur le blues et le R&B d'autrefois.

Pour enregistrer " Fixin' your head ", il s'est entouré d'une section rythmique, d'un piano et de deux saxophones. Nick est aussi habile sur les cordes que talentueux au chant. Son style est affûté, largement inspiré par Roy Brown, Amos Milburn et Johnny ‘Guitar’ Watson. L'énergie dispensée Nick est considérable. L'atmosphère et la tonalité manifestées tout au long de cet opus nous replongent à la fin des années 40, à l'époque où Louis Jordan, Wynonie Harris et consorts faisaient salle comble. Ce qui est franchement une performance !

Et on peut facilement s'en rendre compte dès les premières notes de "Women and Cadillacs". Nick force le ton de sa voix largement éraillée. Ses musiciens lui répondent. Au piano, Matt Farrell frétille de tous ses membres. Le remuant "Boogie with my baby" continue dans le même registre. Le piano sautille devant les deux cuivres. Un moment impressionnant d'authenticité ! Lorsque le répertoire se fait plus blues, l'artiste est au sommet de son art. A l'instar de "Just love me baby". Une composition signée Roscoe Gordon qui me fait immédiatement penser aux enregistrements de Magic Sam, opérés pour le label Cobra, dans les 50's. Son exercice de style accompli sur "I want to love you d'"Otis Rush est bien plus impressionnant encore (Ndr : un Otis Rush de la même époque, bien sûr). Tout y est : le chant, la guitare et le son. Curran se fait shouter lors de la reprise du "Good rockin' man" de Roy Brown. Il est tout aussi saisissant de l'entendre sur un "Lonely nights", plus Watson que Johnny "Guitar" lui-même. Sa voix cassée passe très bien le cap. Il utilise la même guitare que Watson se réservait, lorsqu'il jouait "Cuttin in". Nick aborde le rock'n'rollesque "She's mine", avec cette même facilité déconcertante. Sa voix approche étrangement celle du Genius, Little Richard. Elle peut, au besoin, évoluer dans le même registre que les pionniers du rock'n'roll. Et je pense tout particulièrement à Eddie Cochran ou à Gene Vincent pour "Loose lip Mama". En finale, Curran se pose en leader de big band pour chanter un blues lent, très vieillot, intitulé "I'm waiting for your call". Nous ne sommes ici plus tellement loin des débuts opérés par BB King à Memphis. Très parcimonieux aux cordes, il dispense un solo digne de T-Bone Walker. Le style pratiqué par Nick Curran me rappelle, à la limite, parfois celui de notre ami Dave Gonzales des Paladins. Et c'est tout à fait évident chez "Straighten up". Un album qui mérite vraiment le détour, surtout à cause du superbe travail opéré sur le son…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Nick Curran
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Texas Jamboree
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
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