Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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The Tea Party

The interzone mantras

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Nonobstant sa démarche fondamentalement métal, je dois avouer avoir un petit faible pour la musique de ce trio Canadien. En fait, son métal teinté de mysticisme, d'exotisme et de symbolisme produit, à l'instar du 3ème elpee de Led Zeppelin, une sensation d'exaltation. Faut dire que tout comme Plant, Jeff Martin est un passionné de la culture orientale. Musicale en particulier. Ce qui explique pourquoi, Tea Party a régulièrement recours à des instruments indiens tels que sitar, tablas, et autres objets les plus insolites les uns que les autres. En outre, la formation n'hésite pas à introduire des éléments acoustiques dans sa création. Il est ainsi plus facile de comprendre pourquoi le métal de cette formation est si original et si fascinant. Si le nouvel opus ne déroge pas aux bonnes règles, il a malheureusement été surproduit. Trop d'orchestrations, trop d'arrangements, trop d'overdubbings, finissent par étouffer le fil mélodique des chansons. Ce qui ne veut pas dire que ce disque soit de mauvaise facture, mais il aurait pu, avec un peu plus de mesure, devenir un must. Il recèle d'ailleurs quelques bonnes surprises. Tout d'abord " The master & Margarita ". Dont le titre est inspiré d'un roman de l'écrivain Mikhail Bulgakov. Un fragment à l'intensité électrique déchiquetée, nonobstant la présence d'un mellotron. L'hymnique " Lullaby ", également. " Cathartik ". Dont les riffs " ledzeppeliniens " lézardent littéralement l'éther atmosphérique, dont le parfum rappelle Sad Lovers & Giants. La ballade mélancolique " Requiem ". Résultat d'une rencontre hypothétique entre Divine Comedy et Nick Cave. Ou encore à travers l'ethnique " White water siren ", caractérisé par son phrasé acoustique qui me rappelle quelque part " Friends " (NDR : Bien évidemment un titre qui figurait sur le 3ème opus du Dirigeable). Et en final les 8 minutes de " Mantra ". Un morceau sinueux, obsessionnel, hanté par le spectre de " Kashmir ". Ah oui, et dans le jeu de quilles on retrouve également, ça et là, des traces de prog rock empruntées au " Nursery cryme " de Genesis. Ou plus exactement des sonorités de guitare proches de celles que Michael Rutherford dispensait à l'époque. Et comme toujours, la pochette est superbe !

 

Otis Taylor

White African

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Otis assume la majeure partie de cet album. Il chante, joue de la guitare, du banjo, de la mandoline et de l'harmonica. Il est accompagné du redoutable Kenny Passarelli à la basse et aux claviers ; et pour quelques plages, du guitariste Eddie Tuner.

La première plage "My soul's in Louisiana" est dramatique. Elle raconte l'histoire d'un noir, accusé puis exécuté pour un meurtre qu'il n'avait pas commis. Un événement qui s'est produit dans les années 30. L'atmosphère qui règne tout au long de cet elpee est particulièrement ténébreuse. Une impression qui s'amplifie dès "Resurrection blues". Une chanson dont les lyrics parlent de ceux, qui à l'instar de Jésus, souffrent avant de partir. Mais également du cancer, du sida et d'autres maladies. La basse de Passarelli donne le ton. La voix semble venir d'outre-tombe. La slide électrique de Turner vient se mêler à cette atmosphère blafarde. Le même climat inquiétant domine "Stick on you". Otis crie la douleur d'un homme qui voit sa mère malade pousser ses derniers soupirs. Il arrache son désespoir des cordes de son banjo. La douleur devient intolérable lorsqu'il décrit le calvaire d'un enfant mourant faute de soins, sur "3 days and 3 nights". Le ton poignant et le style dépouillé rappellent ici certains vieux titres de John Lee Hooker. Taylor hurle avec un maximum de colère! On retrouve la voix grave de John Lee sur "Rain so hard". Elle véhicule une grande tristesse ; et les cordes renforcent ce sentiment. Proche peut-être de Sonny Boy Williamson, "Round and round" est un court dialogue entre la voix et l'harmonica. Le sommet de la tragédie est atteint sur "Saint Martha blues". Un titre qui retrace l'existence courageuse de Martha, son arrière-grand-mère, qui dut élever seule ses enfants, lorsque son mari fut lynché. Résumé de toutes les festivités rencontrées tout au long de cet opus, "Hungry people" est consacré aux sans abris. Un album sombre, mais dont la démarche est manifestement originale…

 

Otis Taylor

Respect the dead

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Une année à peine après avoir commis le remarquable "White african" (NDR : un disque qui lui avait permis de décrocher le WC Handy Award du meilleur nouvel artiste), le bluesman du Colorado nous revient avec ce " Respect the dead ". Toujours sur le même label.

A l'âge de 52 ans, on peut dire qu'il a de la bouteille. Avant de militer chez Zephyr, il a côtoyé fin des sixties le guitariste de rock, Tommy Bolin. Mais curieusement, entre 1977 et 95, il a complètement disparu de la circulation, avant de réapparaître avec ses musiciens ; c'est à dire le bassiste Kenny Passarelli et le guitariste Eddie Turner. Il enregistre alors deux albums: "Blue eyed monster" en 96 et "When negroes walked the earth" en 98.

"Respect the dead" défend les mêmes objectifs sociaux entamés par le précédent opus. Il souligne à nouveau et sans compromission les injustices de ce monde. Armé de son banjo et avec une certaine dose de colère contenue, il relate la condition (in)humaine de 10 millions d'esclaves africains introduits voici deux siècles ("Ten million slaves"). En guise d'ouverture, c'est un fameux manifeste. "Hands on your stomach" est imprimé sur un rythme quasi hypnotique. Tramé en boucle, ce tempo ne le quitte guère. A l'instar de "Changing rules", qui bénéficie du concours de la basse de Passarelli, et de "32nd time", enrichi par les cordes d'Eddie Turner qui se fondent aux siennes. Il retrace les luttes passionnées des Noirs qui se sont produites au cours des 60's, pour acquérir leurs droits civiques, et en particulier celui de vote ; des luttes qui s'enflammaient lorsque des blancs du Nord descendaient vers le Sud, parfois au péril de leur vie. Otis ne laisse sporadiquement souffler sa voix que…dans son harmonica. A travers "Baby so", il nous narre l'histoire d'une partie triangulaire entre deux femmes et un homme qui a mal tourné. Une tragédie qui s'est produite dans les années 30. Et il projette cette aventure minimaliste dans l'espace sonore. Le son devient plus dense sur "Shaker woman". Il fait le deuil de ses passions. Les guitares libérées sont rejointes par l'orgue Hammond et le piano de Passarelli, au sein d'une atmosphère qui flirte avec le psychédélisme. "Black witch" entretient un même climat impénétrable et oppressant : un homme blanc est venu débaucher une sorcière noire dans son quartier misérable ; elle est même devenue sa maîtresse. En toile de fond, les claviers synthétisent les sonorités aériennes. "Seven hours of light" adopte le style de l'un de ses mythes : John Lee Hooker. Un instant de pureté dans son blues ; mais également un moment saisissant, au cours duquel l'émotion est à son paroxysme. Sa manière de chanter et de plaquer ses accords sur la guitare me fait penser à Richie Havens ; même si chez Taylor, on a droit à de petites et savantes doses de guitare rythmique, de la basse et des claviers. "I like you, but I don't love you" est un coup de maître. Sur "Jump Jelly Belly", il donne l'ordre, avec beaucoup d'autorité à ce soldat de la deuxième guerre mondiale, de sauter de la barge de débarquement sur laquelle il se trouve. Otis renoue avec le rythme pour nous conter une nouvelle histoire triste : celle des morts d'une fille mexicaine et d'un couple de compétiteurs, survenues lors d'une course de voitures. Tout au long de ce "Three stripes on a Cadillac", la voix doucereuse de sa fille Cassie lui répond comme si elle venait d'outre-tombe. Cet opus s'achève par "Just live your life". Une composition qui s'achève dans un climat empreint de quiétude, une atmosphère plutôt inhabituelle pour lui. Le blues de Taylor est un blues bien personnel, mais tellement original…

 

Tapping The Vein

The damage

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En combinant l'esprit de la ‘dream pop’ des Cranes, Mazzy Star et consorts au trash plus tonique du métal alternatif, Tapping the Vein flotte entre deux univers opposés, sans étiquette prédéterminée. Le nombril de ce groupe appartient à la voix épatante de la chanteuse, Heather Thompson. Extrêmement tranchante, elle cisèle la musique et lui donne forme. A travers ses cris tendus et son timbre évanescent, elle exprime à la fois la colère et la délicatesse. Le guitariste, Mark Burkert, accomplit également de l'excellent travail. Il nimbe les mélodies par un jeu intense, parfois agressif mais jamais lourd, de multiples combinaisons de cordes. Des mélodies finement contrastées oscillant entre douceur et violence, alimentées magistralement aussi bien par le registre vocal que l'instrumentation électrique ou acoustique. " The damage " constitue le premier opus de ce jeune groupe qui, à ce jour, n'avait gravé que quelques singles. Un disque qui recèle cependant quelques morceaux moins aboutis. Mais vu la jeunesse de cette formation, on lui pardonnera facilement, d'autant plus que les meilleurs fragments sont tout bonnement excellents. L'avenir est chargé de promesses pour ce quartet américain.

 

Tad Morose

Matters of the dark

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Tout au long de cette nouvelle plaque, dont la pochette fait la part belle aux légendes de l'Ancienne Egypte, Tad Morose ne change rien à sa recette. Groupe suédois formé en 1993, le band officie dans le créneau power métal tout en se revendiquant de Black Sabbath, Jag Panzer et Savatage. Rien de bien original jusque là, mais ce "Matters of the dark" témoigne d'une musique mise en place avec précision, superbement exécutée et qui saura séduire les amateurs de mélodies rugueuses et variées. Des titres tels que "Sword of revolution" ou "Another way" n'auraient pas, s'ils bénéficiaient d'une production à la hauteur de leur talent, dépareillés sur les dernières productions du groupe des frères Oliva. Parfois, les lignes guitaristiques flirtent avec le prog, évoquant les délires tarabiscotés d'un Symphony X ou les arpèges baroques d'Yngwee Malmsteen. Trop riche pour être décrit en quelques lignes, "Matters of the Dark" nécessite une bonne dizaine d'écoutes avant d'en apprécier toute sa complexité. Tad Morose sillonnera les routes d'Europe en compagnie des vétérans de la NWOBHM Demon. Belle affiche en perspective!

 

TTC

Ceci n’est pas un disque

Du rap pour givrés. TTC n'a pas sa langue dans sa poche, d'ailleurs on se demande encore ce qui s'est passé après avoir introduit ce CD dans le lecteur. " Ceci n'est pas un disque ", assurément… C'est mieux. C'est drôle, virevoltant, bien foutu, inventif, et totalement barjo. L'un des trois lascars de ce groupe de " hip hop ", Teki Latex, rappe comme le personnage d'un dessin animé, sa voix suraiguë soulignant davantage l'absurdité des textes. Quoique pas si absurdes : " De pauvres riches " parodie les fils à papa bourgeois qui écoutent NTM pour " faire cool ", " Pollutions " est le premier morceau rap écolo, " Toi-même " s'en prend aux rentiers du hip hop français, de l'Internationale marseillaise aux gangsta-fumistes en tous genres… Les paroles, parfois ridicules, souvent tordantes, dissimulent en fait un à-propos d'une intelligence rare. Parfois pas loin d'une écriture automatique à la Dada, débitées à la vitesse v-v', elles nous renvoient l'image de rappeurs fous mais la tête sur les épaules, sorte d'enfants de la télé qui n'auraient pas peur d'aller à contre-courant du rap dominant. C'est déjà un exploit ! Ca l'est davantage si l'on écoute bien le tapis sonore sur lequel le trio rappe à s'en décrocher la mâchoire : samples costauds, beats ingénieux et salaces… TTC n'est pas seulement un gang de rimeurs adroits, c'est aussi un posse d'admirables bidouilleurs de sons. Preuve à l'appui : sur " Pas d'armure, Dose One " de cLOUDDEAD, autre groupe défricheur, tchatche sur une rythmique d'enfer, et en français s'il vous plaît… Si Lewis Carroll était encore vivant, sûr qu'il écouterait TTC… En tout cas, nous, on y retourne !

 

Tribes Of Neurot

Cairn

Écrit par

"This is an act of audio geomancy". Jamais avares en idées (cfr. le tout frais "The insect project"), les membres de Neurosis aiment les expérimentations. Quadruple cd recréant chacun une partie d'une installation multimédia, " Cairn " risque d'être difficilement savouré dans toute sa splendeur. Bien que tout à fait audibles séparément, ces 4 galettes sont prévues pour être jouées simultanément. C'est d'ailleurs tout l'intérêt du projet ! Bin oui, un cd pour le nord, un pour l'ouest, un autre pour l'est en enfin un pour le sud. Et si en plus il faut une boussole !… Le postulat de base est le suivant : baigner au sein de l'atmosphère du lieu d'enregistrement. En l'occurrence, des sites funéraires préhistoriques irlandais. Rien que ça mes amis ! Jamais ce style n'aura autant correctement porté son nom : death ambient. Imaginez la bande son de " Blair witch project " sans les dialogues : du vent, des claquements, des bourdonnements et, apothéose, des cris de corbeaux. Bref, on ne se fend pas vraiment la gueule. " Cairn " n'est certainement pas le projet le plus abouti de Tribes of Neurot, mais la continuité reste de mise. Dernière petite chose, inutile d'aller tanner votre disquaire préféré, cet album n'est vendu que sur internet. Et il est limité à 400 exemplaires…

 

Trial By Fire

Ringing in the Dawn

Ces derniers temps, les Etats-Unis nous bombardent de groupes-torpilles, à la péremption rapide et au talent éclair, mais qui carburent à l'énergie, à la rage et au désespoir. Il y a eu At The Drive-In et Amen, il y a maintenant Trail of Dead et ces Trial By Fire. En moins d'une demie heure, leur rock hardcore, tendu et coupant comme du fil de rasoir, met l'auditeur au tapis. Une chose est sûre : tant d'ardeur fait plaisir à entendre, même si on ressent parfois leur musique comme une agression sonique, un coup dur pour les tympans. Mais n'est-ce pas là le propre du rock, soulever les passions, faire vœu de violence, défouler nos pulsions les plus triviales ? Trial by Fire réveille en nous le fauve, et ça fait du bien. Aaaargh ! ! !

 

Transplants

Transplants

Au départ, une association de malfaiteurs (Tim Armstrong de Rancid et Travis Barker de Blink 182), à l'arrivée, une sacrée réussite. En mélangeant gaiement reggae, punk, ska, pop, rock et hip hop, Transplants a signé un album résolument frondeur et sacrement jouissif. Parfait pour déconner, danser, pogoter, faire des slows, du headbanging, fumer des pétards et draguer en soirée, ce disque, c'est comme un couteau-suisse.

 

Trans Am

TA

Écrit par

Trop rapidement collée à Trans Am dans le milieu des 90', l'étiquette ‘post rock’ n'a jamais été justifiée. Actif depuis maintenant près de 10 ans, le trio rock-électronique marque encore aujourd'hui le pas, en creusant davantage le fossé qui le sépare de ses petits compagnons de label (Tortoise pour ne citer qu'eux). Ce qui saute tout d'abord aux oreilles, c'est le vocal. En effet, Trans Am a abandonné l'instrumental pur, pour laisser une place au chant. Excepté quelques rares incursions dans le passé, électroniques pour la plupart, la prépondérance d'un chant organique devient ici frappante, essentielle. Le groupe a clairement modifié sa manière de composer. Et pour quels registres ? Et bien, à l'image de la musique, un peu dans tous les sens. Et passé l'étonnement de la première écoute, on découvre une certaine cohérence et, avouons le, éprouvons un certain bonheur. La voix est robotique (quand même), soul, à la limite pop, mais sans jamais renier les origines qui baignent au cœur d'un certain esprit punk biberonné à la new wave. Sans oublier cette ironie et ce second degré si particulier. En nous fourguant certainement un de ses albums les plus risqués, Trans Am devrait donc logiquement réussir à se séparer définitivement du mouvement cité en première ligne : celui où les fans pourraient crier ‘vendus’. Glorieux et kitsch !

 

The Tragically Hip

In violet light

Écrit par

Formé en 1983 à Ontario, cet ensemble canadien réunit 5 amis d'enfance : Gordon Downie (chant), Bobby Baker (guitare), Paul Langlois (guitare), Gord Sinclair (basse) et Johnny Fay (batterie). Un quintet dont la véritable mutation musicale s'est opérée d'un album à l'autre. " In violet light " constitue leur neuvième opus studio. Un disque qui privilégie un rock alternatif de type classique (si je puis m'exprimer ainsi), mais relativement efficace. Si le tout premier morceau (" Are you ready ") se résume à une pâle copie musicale des Crowded House, la suite est heureusement beaucoup plus personnalisée et diversifiée. Le climat oscille ainsi du pop/rock (" The Darkest One ") au folk, en passant par l'emo (" It is a good life if you don't weaken' "), lorsqu'il ne se teinte pas de sonorités rock & roll (" Silver Jet "). Sur le deuxième morceau (" Use it up "), la voix de Gordon Downie emprunte même le timbre d'Adam Duritz (Counting Crows) : le même petit accent anglais traînant, le timbre rauque, chaud. Si l'œuvre baigne quelque peu dans la nostalgie, dans l'ensemble le travail est solide et cohérent. Mais la bonne surprise procède de la présence d'une carte de membre incluse à l'intérieur du CD. Une raison supplémentaire pour se procurer cet elpee ! Car cette carte donne accès au Hip Club (NDR : attention les yeux !). Ce club a ouvert ses portes virtuelles en juin 2002. Il est destiné à récompenser la loyauté des fans par des choses tangibles : free bonus tracks, morceaux live, produits de THC non disponibles sur le marché, etc. Bien que l'affiliation soit ‘gratuite’, la majeure partie des produits disponibles sur ce site sont… payants !

 

Guy Tortora

Footnote to the blues

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Né à Pasadena en Californie, mais résidant aujourd'hui en Angleterre, Guy Tortora est un musicien très intéressant. Il est partagé entre la guitare électrique et l'instrument acoustique.

La première plage "Long slow blues" n'est ni un slow blues, ni spécialement longue. Le tempo est assez rapide. Le style roots, pas réellement blues. La guitare acoustique est soutenue par l'orgue Hammond de Mark Breen. La composition est plaisante. A cause des changements de rythme, et surtout des interventions de Tortora à l'harmonica. Cette étiquette roots est renforcée par l'excellent "Hallowed ground". Guy sort son dobro à la sonorité divinement métallique, pendant que Charlie Hart, un artisan anglais des pubs, le soutient à l'accordéon. Charlie est également violoniste. Il a transité par toute une flopée de groupes intéressants : Pete Brown and the Battered Ornaments, Kilburn and the High Roads, Ronnie Lane's Slim Chance, Juice on the Loose et l'Atcha Band de Chris Jagger. Guy a un toucher de cordes très pur. Il le démontre sur "I need a car", un fragment de country/folk/blues de bonne facture. "Late starter" est une première composition électrique assez décapante. Guy se révèle constamment à la hauteur aux cordes. L'orgue Hammond de Breen est omniprésent. Qui ne connaît "I heard it through the grapevine" ? Et notamment les célèbres versions opérées par Marvin Gaye, bien sûr, et Creedence Clearwater Revival" ? Le traitement en solitaire qu'il lui réserve est absolument remarquable. La voix est très musicale et la technique instrumentale irréprochable. "Did somebody make a fool of you" a été écrit par Tony Joe White. L'adaptation de Tortora n'est pas très éloignée du style de Tony Joe. La voix n'a pas le caractère "coin du feu" de l'artiste mais, une fois encore, le jeu de guitare sans artifice atteint le sublime. En outre, la montée en puissance de cette chanson est superbe. La voix suit le rythme. Elle s'élève au fil des coups de baguettes puissants assénés par Sam Kelly, aux drums. Le style laidback persiste. La voix se traîne sur "Love nor money". Guy joue du dobro. Les percussions de Neil Littman et de Wan Hewitt confèrent un caractère très swamp à cette composition. L'orgue Hammond teinte, avec beaucoup de bonheur, cette atmosphère. Un solo d'harmonica la traverse. Exécuté en trio, "Tough love" est un petit bijou. Secondé par la double basse d'Andy Cleveland et le piano de Janosch Bajtala, GT est aux cordes. L'interprétation est très intimiste, minimaliste même. Ces notes clairsemées entretiennent, en réalité, cette intense densité musicale. Guy est seul avec sa guitare acoustique amplifiée pour s'attaquer au célèbre "Crossroads". Un frisson me parcourt l'échine. Le climat est résolument dramatique et la puissance contenue. Impressionnant ! Epaulé par le piano de Bajtala, "Sanctified love" est résolument jazzy. Cet opus surprenant s'achève par "Going down slow" (Pt II). Rien à voir, cependant, avec le célèbre blues, mais une fort jolie mélodie chantée avec émotion, au cours de laquelle le tempo fluctue. Faut dire que Brendan Canty est à créditer d'une très bonne prestation, à la basse ; alors que l'orgue Hammond et le piano soulignent la richesse de la ligne mélodique alimentée par les très belles sonorités de la guitare. Dans ces conditions, il est difficile de ne pas succomber à ce premier elpee, plus que prometteur, de Mr Guy Tortora !

 

Today Is The Day

Sadness will prevail

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Les portes de l'enfer s'entrouvrent une nouvelle fois et les démons du Révérend Austin se lancent, telle une horde sauvage, dans la bataille. Aucune échappatoire possible, les dés sont jetés. Le sentiment de combat n'a jamais été aussi palpable. Sixième pierre d'une œuvre ambitieuse, cohérente, poussée à son paroxysme musical et mélodique, " Sadness will prevail " n'est certainement pas à mettre entre toutes les oreilles. Parfaite synthèse de toute la discographie du groupe, ces 30 compositions effraient et brutalisent l'auditeur dès la première écoute et le laisse exsangue à la fin de ces 2h30 de furie. Rien que le titre d'ouverture du disque " X " illustre parfaitement le sentiment qui nous accompagnera tout au long : un cri, inattendu, éructé en même temps que la musique, sorti des tréfonds de l'enfer. Il n'est évidemment pas question de musique, mais d'un homme faisant corps avec un mode d'expression. Aussi à l'aise dans les bombes ultra rapides lancées tout au long d'" In the eyes of God ", précédente plaque, que les sur (assez) longues compos ici présentées, Austin démontre que le génie qui l'accompagne devrait être en toute logique inépuisable. Que jamais son règne ne s'achève…

 

Mary Timony

The golden Dove

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Parfois austère (" 14 Horses "), souvent psychédélique, le second album solo de Mary Timony est pour le moins déconcertant. Mary Timony tente de faire revivre, à travers sa musique, les envolées psychédéliques des guitares seventies, par le le groove et les sonorités électroniques contemporaines. Résultat des courses, " The golden dove " nous immerge au sein d'une ambiance hypnotique, lancinante ; les notes de guitares électro opérant le lien entre les 12 morceaux de cet album. Dès la première écoute, on a l'impression de pénétrer dans le tunnel qui nous mène dans l'univers d'Alice au pays des merveilles ; de se retrouver au sein d'un univers parallèle où les repères musicaux sont bousculés et où la structure attendue et connue des chansons a disparu. Mary Timony n'est comparable à personne et son style semble bien inimitable. Mieux encore, cet opus nous pousse à traverser les siècles, passant des ritournelles du moyen-âge aux berceuses enfantines (" Dr. Cat "). Non seulement Mary Timony écrit la plupart de ses chansons, mais elle joue de la guitare avec beaucoup de talent. Après avoir sévi au sein de plusieurs groupes au cours des 90's (NDR : notamment chez Hélium), Mary Timony a décidé de continuer son aventure en solitaire. Et c'est tant mieux pour nous ! Il est vrai que si certains textes laissent transparaître une certaine forme de tristesse, voire de douleur, le sens mélodique omniprésent permet d'alléger ce ton parfois grave et de rendre sa voix angélique. Les âmes sensibles apprécieront…

 

Tiamat

Judas Christ

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Après l'intermède pop gothique Lucyfire, Johna Edlund se devait de revenir au doom atmosphérique qui lui est si cher. Et Tiamat revient en force, avec un titre plein d'ironie, et un nouvel album qui s'ouvre très fort sur "Spinae". Une plage magique qui évoque les fabuleuses ambiances de l'hymne "Whatever that hurts" du non moins fabuleux "Wildhoney", ouvrage de référence en matière de métal ténébreux. Lourde, racée, épileptique, émouvante, romantique, la machine Tiamat ne cesse d'insinuer ses sombres mélodies au fond de l'être. "Vote for love", premier single extrait de la plaque, s'inscrit dans la droite lignée d'un "Cold Seed", tandis que "Tropic of Venus", et ses réminiscences orientales, durcit le ton pour aboutir sur un instrumental apocalyptique. "Judas Christ" prend à la gorge tous ceux qui s'aventuraient jadis sur leur territoire de prédilection: la scène. Enregistré dans le studio au sein duquel Sisters of Mercy accoucha de son "Vision Thing", l'album ne pouvait que rendre hommage à Andrew Eldritch, à qui Edlund voue un culte immodéré. L'hommage se matérialise en beauté à travers l'extraordinaire "Angel Holograms", single en puissance, ou encore "Spine" qui n'a rien à envier à certains hits des sœurs de charité. Tiamat sera en concert avec Moonspell et Flowing Tears le 8 mars à l'Hof Ter Lo d'Anvers et le 10 mars en la salle 013 de Tilburg. Un trio bien alléchant!

 

Little Al Thomas

In the House

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Little Al Thomas est né à Chicago, en 1930, où il a grandi au cœur du célèbre marché de Maxwell Street. Il a fréquenté un bon bout de temps le groupe de Lacy Gibson. Nous sommes à Lucerne en novembre 2000. Al est entouré d'une solide formation composée de Thomas Dutko à la batterie (NDR : il a joué pour Jimmy Rogers, Eddie Taylor, Homesick James, Big Walter Horton,…), T. Edward Galchick à la basse, John Edelmann à la guitare, ainsi que Myron Harvey et Bill Voltz aux saxophones.

Le concert s'ouvre par "Somebody changed the lock on my door". Une plage rythmée au cours de laquelle la section de cuivres appuie le chant, alors que la guitare d'Edelmann sort déjà de sa réserve. Même tempo pour la reprise du fameux "I feel so good" de Big Bill Broonzy". Adoptant ce style de Chicago swing blues, elle rappelle le grand Floyd McDaniels. Little Al possède une voix de ténor, assez puissante pour être à l'aise dans un style qu'il apprécie ; surtout lorsqu'il peut y injecter un maximum de swing. Il déborde de confiance pour interpréter "Bad luck baby", une composition signée par son guitariste. Ce dernier y va d'ailleurs d'un superbe solo, tout en réserve, au cours duquel chaque note a son importance. Du beau travail! John vit aujourd'hui en Floride. Il participa naguère à l'aventure de Little Mike & the Tornadoes. On le retrouve ainsi sur les trois albums de ce groupe, parus entre 1990 et 1995. Il est tout aussi à l'aise dans l'univers du slow blues. A l'instar de "You're breakin' my heart", une composition issue de la plume de B.B King, artiste majeur que vénère sans conteste notre petit Al. Il remet d'ailleurs une couche de BB quelques minutes plus tard à travers un autre blues "de luxe", intitulé "Sweet Sixteen" : près de 10 minutes ponctuées d'un solo impérial accordé sur les six cordes. Le Crazy House Band s'attaque à "Just like a fish" de Magic Sam, suivant une recette instituée par "Albert King", époque Stax. Voltz nous y réserve une belle intervention au sax ténor, sur fond de percussions administrées par Dutko. Autre composition d'Edelmann", "Memphis girl" nous plonge dans ce R&B concentré à Memphis, dans le Tennessee. Ce qui explique le titre de ce fragment. Little chantait autrefois "Feel so good". Pour la circonstance il opte pour une version bien réussie du "Feel so bad" de Chuck Willis, au cours de laquelle les cuivres soufflent sur le devant de la scène. Le prix du slow blues le plus long revient à "Nobody sleepin' in my bed". Il s'étale sur plus de 11', y compris le temps de présenter ses musiciens! Le concert se termine par une nouvelle cover consacrée à BB King : "I gotta find my baby". Imprimé sur un rythme bien classique pour le blues, elle permet à tous les musiciens de prendre leur pied. Nonobstant sa bonne facture, cet opus n'est pas tellement consacré sur le Chicago blues. Etonnant pour un artiste pourtant bien ancré dans la cité des vents.

 

Jesse Thomas

Blues is a feeling

Écrit par

Jesse ‘Baby Face’ Thomas est né en 1911. En Louisiane, dans un milieu rural. Agé de 15 ans, il quitte l'école, les champs de maïs et de coton, visite Shreveport, Crandall et Dallas dans le Texas, où il rencontre Lonnie Johnson, Texas Alexander et Blind Lemon Jefferson. En 1928, son frère aîné, Willard ‘Ramblin’ Thomas enregistre à Dallas. Jesse l'imite un an plus tard, pour le label Victor. Il devra cependant attendre vingt années de plus pour enregistrer à nouveau, notamment chez Modern et Elko. En 56, il se fixe définitivement à Shreveport. Il y meurt en août 1995.

Son 1er album, "Down behind the rise", est paru en 79. Trois elpees suivront, dont le dernier "Lookin' for that woman", est paru chez Black Top. Il sera d'ailleurs achevé quelques mois à peine avant sa mort. La présente session date de 92. Elle réunit autour de Baby Face, le guitariste John Primer, un ancien du Muddy Waters Band, et le pianiste de jazz, Jodie Christian. La musique authentique, assez minimaliste de cet album est sans surprise, et la voix plutôt fatiguée. Il est vrai qu'à l'époque, l'artiste affiche déjà 80 ans passés au compteur.

La sobriété de l'environnement sonore est omniprésente. A l'instar de l'ouverture "Blues is a feelin", au cours de laquelle la guitare acoustique et le piano de Christian s'emboîtent avec bonheur. Nul ne peut douter un seul instant que l'homme a du vécu, qu'il a voyagé sur les routes du temps présent mais surtout d'un passé si chargé. L'émotion est permanente, directe, au premier degré. Sur "Married woman ", la guitare est très pure. Elle vibre et transpire. Les cordes sont pétries de manière très experte. Je présume que c'est le très doué John Primer qui se réserve les soli, le plus clair du temps. A l'instar de "Boogie everywhere" et de "Santa Claus". "Please believe me" et "Rain sleet or snow" sont des blues à fleur de peau, tellement primaires, mais tellement bons… Ce downhome blues reste présent d'un bout à l'autre de cet opus. Une œuvre qui souffre, sans doute, d'une certaine uniformité, mais qui respire tant les origines du blues que Jesse a vécues. Je soulignerai enfin la présence discrète, mais tellement efficace du piano de Mr Christian sur "Sad old world" ; et puis l'entente parfaite des trois musiciens concrétisée sur un "Jesse, John & Jodie jam", qui en dit bien long!

 

Thee Vaporizer

Ourspliffed Smash Hits

Ca commence par une avalanche de beats étourdissants qui explosent la tête comme à l'écoute d'un disque Rephlex, sauf que le type (un Belge) qui se cache ici derrière son laptop n'a pas le génie des pensionnaires du label de Richard D. James. Brouillonne et casse-tête, l'électro futile de Thee Vaporizer donne la nausée, à trop vouloir nous faire avaler BPMs en pagaille, bleeps de Game Boy, sirènes de police (" Mr. Obit "), samples fictifs et sonorités extra-terrestres. Trop de bruit, trop de bordel, trop d'esbroufe, ces 11 morceaux n'ont rien de " Smash Hits ", même sous psychotropes. Juste bon à vous refiler la grippe ou vous transformer en patient hagard atteint du Syndrome de la Tourette, ce disque est à déconseiller aux cerveaux en bonne santé ainsi qu'aux matières grises allergiques aux rythmes concassés et à l'électro trop casse-cou. Dispensable, à moins d'être maso.

 

U2

The best of 1990-2000

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Cette compile fait inévitablement suite au " Best of 1980-1990 ". Mais le principal intérêt de ce nouveau recueil procède de la présence, en édition limitée, d'un bonus CD réunissant des faces B de singles, remixées par des tas de DJs (NDR : dont Butch Vig pour " Dirty day "), ainsi que " Summer rain ", une chanson qui avait été écartée de leur dernier elpee, mais incluse sur le single " Beautiful day ". Sans quoi, ceux qui ne pourraient se procurer cette édition limitée, devront se contenter, sur le premier disque, de deux malheureux inédits. C'est à dire " Electrical storm ", paru en single ce 21 octobre, et " The hands that built America ", composition destinée à sonoriser la BO du prochain film de Scorcese, " The Gangs of New York ". Enfin, sur ce " Best of ", il est assez étonnant de ne pas y retrouver " Who's gonna ride you wild horses ", " Ultraviolet " ou encore la collaboration que le groupe avait opérée avec Johnny Cash pour " The wanderer ". Sans quoi, le reste y figure : " One ", " Stay ", " The fly ", " Beautiful day ", et bien d'autres…

 

Utah Carol

Comfort for the traveller

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" Comfort for the Traveller " constitue le second album de ce duo chicagolais, fondé en 1995. Réunissant les époux Grant Birkenbeuel et JinJa Davis, ce couple écrit, interprète et produit ses propres compositions. Etrangement mystérieux et obsédant, de l'avis des critiques américaines, cet album enregistre une nette évolution par rapport au premier opus, " Wonder Wheel ". Le son orchestral, teinté par la voix de JinJa Davis crée une ambiance surréaliste, propice aux mélodies rêveuses. Tout comme semble l'indiquer le titre de l'album, leur musique possède les bons ingrédients pour nous entraîner dans un univers empreint de légèreté et de sérénité, tout en évitant la mélancolie. Dès le premier morceau, on est plongé dans la musique country alternative ; une expression sonore dont les intonations pop sont sculptées dans les harmonies et la douceur. Toutefois, à l'instar de " When we're apart " ou d'" Angel ", certains morceaux émargent à une country plus traditionnelle, en se gardant bien de manifester la moindre agressivité. D'une chanson à l'autre, les contrastes de styles sont parfaitement coordonnés et ne pèchent jamais par excès, grâce à un subtil dosage entre rythmes toniques et plus lents. Dans l'ensemble, " Comfort for the Traveller " est un parfait compagnon pour faire redescendre notre rythme cardiaque, après de longues journées harassantes et stressantes de la vie quotidienne...

 

Various Artists

I Am Sam - Music from and inspired by the motion picture

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"I am Sam" est un long métrage qui met en scène Sean Penn et Michelle Pfeiffer. Un film dont la bande sonore a bénéficié de la participation de toute une flopée d'artistes contemporains. Mais pas à travers une composition personnelle. Non, la reprise d'une chanson des Beatles. Faut dire que le scénario du film s'y prête bien. Les covers ont été commises avec plus ou moins de brio. 19 en tout. Je retiendrai surtout les interprétations minimalistes d'Aimee Mann et de Michael Penn pour " Two of us ", de Sarah Mc Lachlan (" Blackbird ") et d'Heather Nova (" We can work it out "). Mais surtout la version remarquable du " Strawberry fields for ever " opérée par Ben Harper, des inconnus Vines (NDR : des Californiens ?), qui sont parvenus à revisiter les Beach Boys tout au long d' " I'm only sleeping ", du Bostonien Howie D responsable d'un " Help " plutôt insolite, de Grandaddy dans un " Revolution " encore plus flemmard que sa version du double blanc, du morbide " Let it be " (NDR : normal, puique c'est Nick Cave qui l'a accomplie), et enfin de l'allègre et countryfié " I'm looking through you ", accompli par les Wallflowers. Rufus Wainwright, Eddie Vedder, Sherryl Crow, Ben Folds, Stereophonics, les Black Crowes, Chocolate Genius, Paul Westerberg et le duo Neil Finn/Laim Finn ont également participé à ces exercices de style, mais sans vraiment parvenir à apporter quelque chose de vraiment neuf aux versions originales…