Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Various Artists

Tantara presents Rhythm and Blues Volume 2 2000

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Tantara est un label qui se consacre essentiellement à la promotion. Il aiguille les animateurs de radio en leur proposant des collections susceptibles de faire découvrir de nouveaux talents aux auditeurs du blues. Ce qui explique pourquoi, les artistes qui y sont retenus, sont pour la plupart des inconnus, lorsqu'ils n'appartiennent pas à la 3ème division.

Je connaissais depuis peu Liberty City, un groupe de Batavia, dans l'Illinois (non loin de Chicago). Fondé par les frères jumeaux Matter, Joel au chant et à la guitare ainsi que Jeff à la batterie, la formation compte en son sein un harmoniciste plutôt doué qui répond au nom de Larry Andersen. Le combo est ici présent sur deux plages tirées de leur album "Four guys and a Cadillac". Des blues rythmés, de bonne facture, situés quelque part entre Chicago et le L.A de Robben Ford. J'avais déjà eu l'occasion de vous recommander l'album de Sistah Blue. Un quintette exclusivement féminin, issu de l'Arizona. Des deux titres ici présents, je retiendrai "Sweet talk me", une composition chantée avec passion par la noire Lila Sherman et caractérisée par les interventions judicieuses à la guitare de Nancy Dalessandro, une soliste qui avait joué dans les Rocket 88s de Bill Tarsha. Vous connaissez aussi sans doute Billy Price, un chanteur blanc dont la voix d'or est saturée de soul. On le retrouve sur la meilleure plage de ce CD, "Indefinitely" ainsi que sur "What is love". Les autres artistes ou groupes sont tous inconnus au bataillon. Parmi ceux-ci, j'épinglerai quand même Sue Wilkinson. Issue d'Atlanta, elle possède une voix féline, joplinesque qui assure bien sur "Box". Elle joue agressivement du piano et partage sa vie musicale entre le pop alternatif et le groove blues!! Conni Emerson est une autre chanteuse digne d'intérêt. Tout comme son groupe Shindog, elle nous vient de Las Vegas. Mais surtout, la coquine possède un timbre vocal intéressant, située entre celui de Sue Foley et de Sheryl Crow. Le Lady A Blues Band nous vient d'Islamorada, dans les Keys floridiens. Leur "Snatch and grab it" a du tonus et du swing. Lady A chante correctement et joue de l'harmonica ; mais son mari, Ric Arra, est un sacré guitariste. Quatuor issu de l'Arkansas, Oreo Blue sonne très ZZ Top. Et pour être complet, ce disque recèle encore un autre ensemble issu de l'Alabama, Ryan Reardon & the Levee Breakers, les Portoricains Simply Blue, et surtout un certain Mark Miller qu'il serait intéressant de surveiller du coin de l'œil. S'il est nécessaire d'opérer une sélection au sein de ce recueil, je dois reconnaître y avoir déniché de bons espoirs.

 

Various Artists

Telarc´s got more blues

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Le label Telarc semble disposer de solides moyens pour appuyer sa division blues. Ne signe-t-il pas presque exclusivement de solides pointures du blues? Sous-titrée "New blues for 2000", cette collection n’émarge sans doute pas au blues ‘nouveau’, mais les noms parlent d'eux-mêmes. Kenny Neal est présent avec deux extraits de son nouvel album "What you got", déjà le troisième pour Telarc. Son Seals, le réputé guitariste de Chicago, présente lui aussi deux plages de "Lettin' go". Son R&B est cuivré comme aux meilleurs moments de Stax, et sa guitare dont il arrache les notes au couteau est toujours aussi acérée. Les autres artistes n'ont droit qu'à un seul titre. Et certains comme Terry Evans, Sam Lay et John Primer pour un "Hard working woman" extrait de son superbe album, ont déjà été chroniqués dans ces pages. Parmi les anciens, on retrouve un disciple de Robert Johnson Robert Lockwood Jr. Une légende vivante qui fêtera ses 85 ans en l'an 2000. Il reprend ici le fameux "I believe I'll dust my broom". Célèbre depuis qu'il reprit le poste de pianiste du Muddy Waters, à la disparition d'Otis Spann, Pinetop Perkins, 87 ans, l'un des derniers grands bluesmen en vie, interprète ici "Hi-heel sneakers" en compagnie de Corey Harris et de Sugar Ray Norcia. Mighty Sam McClaim est une incontestable recrue de talent pour Telarc. Son blues est patiné de jazz, et son mélange de cuivres, d'orgue et de guitare fait l'unanimité. Chez les plus jeunes, Ronnie Earl applique un traitement chirurgical au "Catfish blues" de Muddy Waters, alors que le guitariste de Baton Rouge, Troy Turner, concède un vigoureux "Later than you think". La collection nous réserve le meilleur James Cotton en finale, qui exécute un "Boot knockin' boogie" avec David Maxwell et Rico McFarland aux cordes...

 

Various Artists

The Trip - The original soundtrack from the channel four series

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Dans le but affiché de s'assurer un succès relatif, cette compile procède prudemment en piochant dans son bac de valeurs sûres ou chez des artistes majeurs représentatifs. Sur deux CD au mix impeccable un maximum de grands chefs de l'electro, toutes branches confondues, se bousculent. De Third Eye Foundation à Plastikman, en passant par Luke Slater, Boards of Canada ou Leila, qu'on ne présente plus. Rayon découvertes, notre attention s'arrêtera sur deux perles. Tout d'abord, Mao. Un imprudent notoire chez qui les nuisances rythmiques deviennent mélopées étourdissantes. Mais la palme revient à Bill Wells Octect. Un chef d'orchestre échappé de l'asile qui n'a qu'une seule idée en tête : prendre le contrôle de l'Harmonie Municipale. Ce morceau ahurissant justifierait à lui tout seul l'achat de cette compile. Quoique Speartmint, autres joyeux drilles également en liberté surveillée, réussissent à inscrire définitivement dans nos neurones le track discoïde mongoloïde, " A trip into Space ". Inutile de résister, vous n'y échapperez pas.

 

Various Artists

Where Blues Meets Rock IV

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Ce label hollandais est spécialisé dans le rockin' blues bien électrique. Un domaine qu'il privilégie depuis pas mal d'années. Parce qu'il existe sans conteste un public qui raffole de ce style qui oscille du blues électrique texan d'Omar Dykes au hard rockin' blues de Walter Trout. Ce disque constitue déjà la 4ème collection consacrée par le label à ce genre musical. Elle démarre et se termine par le géant d'Austin, Omar et ses Howlers. Tout d'abord "Radio Man". Un extrait de son dernier album "The screaming cat". Expérimental, il avait bénéficié de la production de Papa Mali. "Don't you know" ensuite. Issu de l'album live enregistré en 1987à l'Opera House d'Austin, il était paru un peu plus tôt dans l'année. Pour la facette la plus blues, nous retrouvons le sorcier australien de la slide, Dave Hole. Il s'y exerce sur "Holding pattern". Mais également deux adeptes texans de Stevie Ray Vaughan. Bobby Mack sur le blues lent "Pourin' rain" et Jay Hooks pour le shuffle hendrixien, "Where you going?". Parmi les guitaristes connus du public, citons l'inévitable Walter Trout flanqué de ses "Radicaux Libres", et Michael Katon pour un menaçant "She's all mine". Une composition extraite de son dernier et tout bon album, "The rage called rock'n'roll". On y retrouve encore Carl Verheyen, Lance Keltner dans un hard rock original proche de Ted Nugent ; et enfin un autre australien protégé de Dave Hole, Rob Tognoni. Confidence, je ne connaissais pas du tout Tony Galla. Il est ici présent pour un blues rocker bien enlevé, "ASAP". Son 1er album devrait sortir sur Provogue en 2001. Fin des sixties, Tony assurait le chant au sein du groupe Raven, une formation soutenue par Jimi Hendrix en personne.

 

Various Artists

You Can Make It If You Try

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Après avoir sorti une collection consacrée aux chansons qui avaient inspiré Led Zeppelin, ce label anglais passe en revue les Stones. Si ce groupe mythique écrit ses chansons depuis très longtemps, " You can make it if you try " s'intéresse à ses premières années de carrière musicale. Qui ne sont pas toujours des versions originales. En effet, certaines sont celles qui ont directement inspiré nos pierres qui roulent.

L'album débute par leur deuxième single mais premier hit, "Not fade away". Il est ici chanté par Buddy Holly. C'est ensuite Chuck Berry qui nous emmène sur la célèbre "Route 66". Une composition écrite par Bobby Troup en 1946 pour Nat King Cole. Nous retrouvons plus loin le même Chuck pour deux de ses compositions, "Come on", qui fut le 1er 45 tours des Stones, et "Around and around". Un titre que nos Anglais avaient mis en boîte dans les studios Chess en présence de Berry. Bo Diddley chante son "Mona". Au sein du répertoire blues, Jimmy Reed interprète "Bright lights, big city", Slim Harpo, le merveilleux "I'm a king bee", Muddy Waters, "Hoochie Coochie man" et Howlin' Wolf, "Little Red rooster". Ces deux derniers titres avaient été écrits par Willie Dixon. Les Stones s'étaient aussi copieusement inspirés du R&B. Deux plages composées par le célèbre duo Leiber et Stoller, "Poison Ivy" par les Coasters et "Down home girl" par Alvin Robinson, "Can I get a witness" par Marvin Gaye, "Walking the dog" de Rufus Thomas, "Mercy mercy" de Don Covay et "Suzie Q" de Dale Hawkins en sont la plus parfaite illustration. Et en plus soul, "I can make it if you try" de Gene Allison, "Time is on my side", un des 1ers enregistrements de la merveilleuse Irma Thomas et "Just my imagination" des Temptations. Enfin, plus curieux, un reggae. "Cherry O Baby" d'Eric Donaldson, que les Stones reprirent sur leur album "Black & Blue" en 1978. Voilà, vous savez tout!

 

 

Various Artists

10 Days Off - Soundtrack N° 3

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Double CD pour le troisième volet des "10 Days" qui propose pas mal de variété dans les genres retenus. Remixes en pagaille et enregistrement live, drum'n'bass, house et techno enrobent les classiques (Jeff Mills, Luke slater, Plastikman) et les moins classiques. Parmi ceux-ci, Rinôçérôse, qu'on vous recommande une fois de plus, surtout en live, mais aussi Green Velvet et les Basement Jaxx avec un titre vaguement électro, absent de leur récent album. Notez enfin que cette compile-ci, contrairement au "Volume 7" de I Love Techno, fait la part belle aux productions belges (Lester Lewitt, Anton Price, Swirl People...)

 

Various Artists

1949 : The R&B Hits

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Le label Indigo poursuit sa série consacrée aux hits du R&B des années 40. L'année 49, qui annonçait déjà la future décennie, fut marquée par quelques étincelles, dont l'inoubliable "Boogie Chillun" de John Lee Hooker est sans conteste le plus célèbre. Il n'empêche, certaines des plages ici présentes, ont passé avec aisance l'épreuve du temps ; et sont encore régulièrement écoutées aujourd'hui. Et notamment "T-Bone shuffle" (T-Bone Walker), "Drinkin' wine spo-dee-O-dee" (Stick McGhee), " Saturday night fish fry " (Louis Jordan), "Roomin' house boogie" (Amos Milburn) et "Rock the joint" (Jimmy Preston). On écoutera avec beaucoup de plaisir le sax hurleur de Big Jay McNeely sur "The deacon's hop", la douceur cabaret, précieuse, de Charles Brown au sein de "Trouble blues" et de Jimmy Witherspoon pour " Ain't nobody's business ", le swing et la fraîcheur de Roy Milton avec "The hucklebuck", la guitare innovatrice de Clarence Gatemouth Brown chez "Mary's fine", le blues pur et souverain de Lowell Fulsom qui baigne "Come back baby", tout en sensibilité de Ivory Joe Hunter qui berce "Blues at midnight" ou simplement beau à pleurer de Ruth Brown, au fil de "So long". Wynonie Harris chante déjà "All she wants to do is rock('n' roll)" ; et pourtant nous ne sommes pas encore en 1950!! Je ne puis conclure dans évoquer le blues frissonnant, beau à couper le souffle, de Lightnin' Hopkins, "T Model blues", et de Robert Nighthawk, "Annie Lee blues".

 

Unbelievable Truth

Sorrythankyou

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Ce qu'Unbelievable Truth vient de nous pondre trouvera plus que probablement sa place parmi les plus belles œuvres de cette année 2000. Un album qui creuse encore l'énorme fossé existant entre ce que fait la bande à Andy Yorke et celle du frérot Thom (Radiohead). Alors que l'Angleterre se convertit insidieusement au Radioheadisme (Travis, Muse, Coldplay,…), le trio ose un opus aux références bien plus éclectiques, tout en libérant une formidable énergie. Un opus, cependant, beaucoup moins accessible que son précédent, " Almost here ". Il faut d'ailleurs se farcir plusieurs écoutes avant que ce " Sorrythankyou " ne produise ses effets. Passant de la vitalité bouillonnante des guitares électriques à la tendresse féminine du piano ou d'une sèche, des atmosphères étranges aux sonorités plus classiques ; alternant structure décousue puis recousue, Andy déclame ses poèmes mélancoliques sur d'irrésistibles mélodies. Un fait tellement rare pour une formation insulaire, que nous sommes incapables de leur coller une étiquette musicale. Encore que parfois, nous pensons à Sophia ou à Deacon Blue. Mais j'arrête ici les comparaisons. En seulement deux albums, Unbelievable Truth a atteint un stade que certains artistes ne connaîtront jamais. Un degré de maturité musicale caractérisé par l'intelligence lyrique et la fraîcheur mélodique. Le New Musical Express rapportait qu'avec cette formation, il n'y avait pas de demi-mesure. Un peu comme lors d'une relation sentimentale, si on est amoureux ou indifférent. Dans ce cas de figure, disons que je viens d'être victime d'un coup de foudre…

 

Underworld

Live / Everything, everything

Écrit par

Tout comme les Chemical Brothers, Underworld appartient à la branche expérimentale de la musique électronique. Ce qui explique sans doute pourquoi j'y accorde beaucoup d'intérêt. En outre, lorsqu'une formation comptabilise dix-sept années d'existence, elle mérite un certain respect. Réduit à un duo depuis le départ de Darren Emerson (NDR : il a quitté le navire début de l'an 2000), Underworld nous revient cette fois avec un opus " live ". Constitué de fragments issus de différents concerts. Accordés tantôt lors du festival " Fuji " au Japon, " Coachella " de Palm Spring en Californie et " Glastonbury " en Angleterre. Huit titres en tout ! Karl Hyde et Rick Smith y démontrent toute l'étendue de leur talent à déverser d'énormes vagues d'émotions synthétisées sur (NDR : ou dans ?) la tête de leur public. Et ils le font avec tellement d'habileté et d'imagination que celui-ci finit par communier avec cette musique, répercutant ces vagues à travers leurs acclamations. Une sensation que l'on ressent très fort à la fin de l'elpee. Et en particulier sur le monstrueux de sauvagerie " Rez/Cowgirl ". Malheureusement, il y manque l'image. Ce qui explique sans soute pourquoi le duo a décidé de sortir une version de ce " Live/ Everything, everything ", en DVD…

 

Urusei Yatsura

Everybody loves…

Écrit par

Ce quatuor écossais (NDR : issu de Glasgow, très exacteme nt) nourrit un intérêt certain pour la musique de Sonic Youth, de Jesus & Mary Chain et du Velvet Underground. Il ne s'en est jamais caché. Et c'est toujours le cas tout au long de cet " Everybody loves… ". Cependant, Urusei Yatsura y manifeste une nouvelle approche de la mélodie. Plus pop, plus contagieuse. Et surtout très proche d'Ash. Enfin, sur quatre compositions de ce troisième opus. Et en particulier tout au long de " Our shining path ", " Superdeformer ", " Thank you " et " Eastern youth ". Ce qui n'empêche pas la formation de continuer à jongler avec sa noisy excentrique, trempée dans le feedback, dont l'intensité électrique est si rafraîchissante. Cet " Everybody loves… " nous réserve d'autres surprises. Comme " Random cruise ". Aussi impitoyable et gémissant que le Smashing Pumpkins circa " Siamese dream ". Enfin, si " Kubrick in town " épouse la tendresse capricieuse de Pavement, rogné de claviers, " Silver dragon " répond à des critères garage punk, alors que la férocité de " Faking it " atteint une intensité véritablement pixiesque…

 

U2

All that you can´t leave behind

Écrit par

Cela faisait neuf ans qu'on l'attendait. Il y avait bien eu " Zooropa " entre temps. Opus produit à la hâte, business oblige, dans un moule on ne peut plus électro. Mais bon nombre de fans ne considéraient pas ce projet comme véritable nouvel album. Presque dix ans de réflexion, de recherche, d'expériences diverses qui devaient aboutir en l'an 2000, à un chef d'œuvre obligé. On se souvient tous de Dire Straits et de cette longue attente entre " Brothers in Arms " et " On Every Street ", mais on ne croyait pas le quatuor irlandais capable de répéter pareil crime pour son public. Une kyrielle de signes avant-coureurs laisser espérer quelque chose de grand. Le fait que Brian Eno et Daniel Lanois participent à nouveau à la confection du disque tout d'abord. Les différents singles qui se sont succédés depuis quelques années également. De " Miss Sarajevo " à " Beautifull day ", en passant par les participations marquantes aux bandes sonores de films. Même Bono tenait un discours alléchant pour les fans des premières heures. " Le prochain album de U2 coïncidera avec un retour aux sources ". Peut-être avons-nous eu les yeux plus gros que le ventre. Mais avec " All that you can't leave behind " nous sommes restés sur notre faim. Les mélodies pop, les émotions, les inventions qui faisaient du combo l'un des plus grands groupes des vingt dernières années, sont véritablement aseptisées par une production et un mixage des plus douteux. Daniel et Brian, qu'avez-vous donc fait ? Le dégraissage est parfois tel qu'on évoque ponctuellement les derniers moments de feu INXS ou d'un Simple Minds version Jean-Pierre Foucault (Sacré soirée !). Et on ne citera pas Simple Red lorsque certaines compositions trempent dans la soul blanche mercantile. Heureusement, il y a encore quelques bonnes surprises. Le single tout d'abord. Qui oscille entre moments de tendresse et de révolte. Les groovy " Elevation " et " New York ". Deux temps fort de l'album. A cause de leur côté percutant qui dénote totalement avec la langueur des autres compositions. Sur " New York ", on se demande d'ailleurs si Bono et The Edge ne s'inspirent pas de Richard Ashcroft et de son The Verve. Même si les clichés sont présents (Bono et son lyrisme théâtral, The Edge et ses éclats de guitares prévisibles), " Walk on " pourrait encore être cité parmi les bons numéros. Et pour cause, les mélodies et les émotions dégagées sont dignes des classiques du groupe. Probablement le futur single. " Peace on Earth " enfin, aurait presque droit à cette éloge. Pour le reste, il faudra bien vite oublier. Et espérer que U2 n'attende pas encore tant d'années pour sortir un prochain album. Histoire d'un peu gommer notre déception. Comme quoi, même la meilleur équipe du monde n'est pas toujours certaine de gagner, n'est-ce pas ?

 

UFO

Covenant

Écrit par

Auteur des hymnes hard " Doctor, Doctor " et " Rock Bottom ", le vétéran UFO s'est reformé autour de Michael Schenker, Pete Way et Phil Mogg, trois de ses membres originaux. Après avoir bouclé une tournée mondiale en 1999 et enregistré la même année l'excellent " Walk on Water ", l'OVNI a connu différents changements de line up. Simon Wright a aujourd'hui rejoint DIO, formation qui s'est imposée en Allemagne et surtout au Japon, où le succès du groupe est énorme. Fruit d'une année de péripéties, ce " Covenant " ne rivalise pas d'inspiration avec son prédécesseur et apparaît comme une parenthèse dans l'imposante discographie d'UFO. Conscients des faiblesses de leurs nouvelles compositions, les trois larrons ont fait le choix d'offrir en bonus de la nouvelle plaque, un second CD live qui n'arrive malheureusement pas à faire oublier le monumental " Strangers in the night ", commis en 79. Cerise sur le gâteau, le livret ne précise ni la date, ni le lieu d'enregistrement de ce témoignage accordé devant un public fantôme. On vu des come-back beaucoup mieux réussis !

 

Trespassers W

Leaping the chasm

Écrit par

Drôle de groupe que voilà ! Le moins que l'on puisse dire de cette ‘œuvre’ est qu'elle inspire le voyage, la rêverie. Elaboré en chapitres, la teneur de ce recueil, aussi bien dans la musique que dans le propos, se veut réfléchie ; avec une finalité, un sens à donner. Avec la volonté de mélanger les formes d'expression (ici la littérature et la musique) sans pour autant savoir avec précision lequel sert l'autre. Bien sûr on pourrait taxer cette volonté d'intellectuelle (d'ailleurs le groupe a déjà joué au Beursschouwburg, lieu pas spécialement reconnu pour sa pauvreté culturelle), mais pourquoi pas ? La discographie de cette formation est à l'avenant : projet multiforme, Trespassers W peut se vanter d'avoir une production aussi variée, mais parfois aussi obscure, que celle de leurs compatriotes, les Legendary Pink Dots...

 

Walter Trout

Face the Music

Écrit par

Nouvel album live pour Walter avec ses Free Radicals ; en l'occurrence Bernard Pershey (batterie), James Trapp(basse) et Paul Kallestad (orgue Hammond). Le style de Walter Trout campe un hard rock mélodique et bluesy, sans doute trop hard rock pour les amateurs de blues, mais pas trop blues pour les fans de hard rock. Car, n'en doutons pas, Walter Trout possède de nombreux admirateurs. Le combo est constitué de solides musiciens, reconnaissons-le ; et lorsque l'orgue prend toute sa coloration dans cet enregistrement public, la guitare, bavarde, n'est pal mal jouée par Trout. Mais une question me hante l'esprit : pourquoi donc veut-il jouer tant de notes, alors qu'il pourrait en pondre deux fois moins avec un meilleur effet ? Tout simplement parce que c'est le style du musicien et c'est ainsi que nous devons le prendre.

Walter enregistre beaucoup d'albums. Celui-ci constitue déjà son 8ème depuis 1990 ; son second live, après "No more fish jokes". Il avait, souvenez-vous, fait partie de Canned Heat et des Bluesbreakers de John Mayall. Plutôt des références, non? Les meilleurs titres, il les commet, lorsqu'il s'attaque à des tempos lents. Parce que sa voix se prête bien à cet exercice, et que son style mélodique en devient plus accrocheur. Il se plaît à faire hurler ses cordes comme celles d'un violon. Et dans ce style lent, "Tired of sleeping alone" n'est pas mal du tout...

 

Tummler

Queen of the Bishop VI

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Si Soundgarden a été, d'une certaine manière, influencé par Black Sabbath, les membres de Tummler ont beaucoup écouté Soundgarden. C'est une certitude. Ce qui explique pourquoi, ces mêmes musiciens ont une propension à recourir aux rythmes binaires, mid tempo ; et leur chanteur à adopter un timbre un brin nasillard, légèrement en retrait, ainsi que des inflexions qui s'appuient un tantinet sur les syllabes de fin de phrases. Rien de bien désagréable n'est cependant à déplorer, tout au long de ces 6 longs fragments (NDR : plafond à 21min, plancher à 5) de cet opus ; mais rien non plus de bien percutant à épingler. Le groupe devient peut-être plus intéressant lorsqu'il aborde des plages atmosphériques, propices à la mise en place progressive d'une ambiance plus étrange. Et les breaks batterie/cymbales/basse alimentent parfaitement ce climat. Pour le reste, si ce disque reste d'honnête facture, il n'est guère transcendant.

 

Big Joe Turner

Cherry Red

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Notoire pour être un des plus grands shouters de tous les temps (NDR : sinon le plus grand), Joe Turner est né à Kansas City, dans le Missouri en 1911. Joe était grand et il pesait dans ses meilleures années plus de 120kg. Ce qui lui a valu, dans le futur, le surnom de Big Joe. Ses 1ères armes, il les a accomplies, en duo avec le célèbre pianiste Pete Johnson. Son boogie woogie est pur et dur et sa voix puissante. Comme sur "Roll 'em Pete" et "Goin' away blues" ; et nous ne sommes qu'en 1938 ! Le style de Joe, c'est aussi le jazz, très populaire en 39. Peuplé de cuivres, "Cherry Red" en est un beau témoignage. Il avait également une manière naturelle de chanter le blues ; et rien ne pouvait arrêter sa voix de shouter "Piney Brown blues", en 40. Il enregistrera avec Pete Johnson jusqu'en 1945.

Neuf plages sont ici présentes dont le fabuleux "Rebecca". De la dynamite! C'est ensuite l'après-guerre, popularisant le jump blues et annonçant le R&B, dont on retiendra le fabuleux "My gal's a jockey" ; mais aussi le blues plus cabaret, "Miss brown blues", avec un bon Ike Perkins à la guitare et Albert Ammons au piano. En 47, il retrouve Pete Johnson au piano. Pee Wee Crayton est à la guitare ; et ils interprètent "Low down dog". Le reste de l'album date de la fin des 40s. On y retrouve toujours un savoureux cocktail de boogie woogie, jump, blues et de jazz. Rien à jeter! Personnellement, la quintessence de cette collection remonte à 49. Deux titres : "I don't dig it" et "Ooo-Och-Stop, flanqué du Flennoy Trio, qui n'a pas pris une seule ride, tant le jeu de guitare de Leonard " Lucky " Enois est moderne. Superbe!

 

Type O Negative

The Least Worst of

Écrit par

Peter Steele, le géant vert de Type O Negative, est heureux ! Avec cette compile d'incontournables, il vient enfin de couper le cordon ombilical qui le liait au label hollandais Roadrunner, avec lequel il entretenait une relation faite de tout, sauf d'amour et d'eau fraîche. The Least Worst Of Type O Negative (NDR : traduisez, le moins pire de Type O Negative) rassemble les classiques du groupe dans des versions remixées ou inédites. Le tout enrichi de quelques raretés. "Everyone Is Dead", "Black N° 1", "Christian Woman", "Black Sabbath", "Cinnamon Girl", "My Girlfriend's Girlfriend". Rien que du bon ! Anecdotique pour les fans, indispensable pour tout ceux qui sont passé à coté de Bloody Kisses et d'October Rust.

 

Taboo Blue

Mood swings

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Ne vous fiez pas au titre de cet album, Taboo Blue n'est pas un groupe de swing moderne comme il en existe tant aujourd'hui, mais un roots rock band qui nous vient du Minnesota. J'avoue que j'en ignorais presque l'existence, mais son album m'a plu tout de suite.

Diable, entamer les hostilités par un rock boogie tel que "67 Fairlane" est idéal pour la route. La slide gronde et le piano piétine. Si on faisait abstraction de la voix, ce titre aurait pu figurer sur un bon album de Bob Seger. Deux guitares, celles de Leon Laudenbach et de Johnny Schwartz, ainsi que les claviers de Chris Schuette, forment la base d'envol de Taboo Blue. "Burn in Atlanta down" qui suit, s'ébroue calmement, monte progressivement en puissance, et au contact de la slide, prend feu en fin de parcours. Ce haut niveau n'est pas cependant pas présent d'un bout à l'autre de l'album ; mais d'autres instants intenses réapparaissent çà et là! Très rythmé, " Death bed confession " est agrémenté d'un petit break d'harmonica destiné à neutraliser les cordes qui n'attendent que le moment de cracher à l'avant-plan. Le bluesy "Ooh Pee Doo" est amusant, et le très roots "Bury the plow", apaisant. "Jack the Cat" demeure dans cet esprit très roots, mais en plus rock. Le piano en assure la base, alors que Mark Anderson a troqué son harmo contre un sax. Si la plage titulaire séduit en légèreté, elle n'en succombe pas pour autant au swing, cherchant plutôt à entretenir une ambiance où règne la bonne humeur. Et lorsque l'album est terminé, nous avons encore droit à quatre plages live. Quatre bonus tracks enregistrées au Novaks de Saint Paul. Et surprise, nous découvrons un blues band efficace qui se frotte avec beaucoup de bonheur à des reprises de classiques : "Crosscut saw", "Back door man", "Leaving your town" (de Charlie Musselwhite) et "Come back baby" (de Billy Boy Arnold). Et lorsqu'on sait que ce sont les mêmes musiciens, il y a vraiment de quoi se poser des questions. Chauffe Taboo Blue!

 

Tarwater

Animals, suns & atoms

Écrit par

Ronald Lippock et Bernd Jestram sont de redoutables manipulateurs du son. Ce duo berlinois avait d'ailleurs sévi en 1998, en commettant " Silur ", un premier album dont la perception, à la fois émerveillée, distordue et troublante de l'électronique lui avait valu l'étiquette de post rock. En fait, Tarwater réalise la parfaite fusion entre le kautrock référentiel de Kraftwerk, voire de Can, la forme néo industrielle de Cabaret Voltaire et le trip hop de Massive Attack, Tricky et bien sûr Portishead. Il nous plonge ainsi dans un univers visionnaire, sis aux confins de la new wave atmosphérique; un univers virtuel peuplé de boucles insidieuses, de tics percussifs, bruissements organiques, samplés ou en couche, et autres gadgets technologiques tels que le stylophone, au sein duquel le timbre vocal impassible, neutre de Ronald, rôde tel un oiseau de mauvaise augure. Le sinistre " All of the ants left Paris " atteignant même le degré reedien sur l'échelle du Velvet…

 

The Tassilli Players

An atlas of world dub

Écrit par

Approche originale pour cet album : les Tassilli Players ont composé leurs chansons en s'inspirant des endroits visités lors de leurs voyages. Là, nous disent-ils, ils ont ressenti ‘a strong roots I-bration’. Et apparemment, cette ‘I-bration’ est bien présente partout à travers le monde. Disons que la chose qui m'a le plus surprise dans cette démarche, est l'utilisation (parcimonieuse) de machines. Et dans le domaine du dub et du reggae, c'est assez surprenant. Enfin, pour ce que je connais de ce style musical. Pour le reste, " An atlas of… " consomme un dub plutôt conventionnel, demandant une ouverture d'esprit particulière, pour être apprécié à sa juste valeur…

 

Koko Taylor

Royal Blue

Écrit par

L'indiscutable ‘Queen of the blues’ de cette fin de siècle a incontestablement droit aux égards qui lui sont réservés, et son album mérite donc, tout simplement, de s'intituler "Royal Blue". Cette reine du Chicago blues est pourtant née à Memphis voici 66 ans. Elle est sous contrat chez Alligator depuis 1975 ; et cet opus constitue déjà le 8ème pour Bruce Iglauer. N'oublions cependant pas les superbes enregistrements qu'elle a commis au cours des 60s et des 70s, pour le label Chess. Alors que son propre groupe est suffisamment talentueux, elle bénéficié du concours de certains invités de prestige, pour enregistrer " Royal blue ".

Elle aborde en force "Save your breath". Sa voix légèrement rauque, naturellement puissante enlève avec aisance cette plage rythmée, accentuée par l'orgue Hammond de Dolphis Fowler Jr et traversée par la guitare bien contemporaine de Criss Johnson. Tout ce beau monde est rejoint par Johnnie Johnson au piano, pour "Hittin' on me". Un blues bien rythmé écrit par Buddy Johnson (ça en fait des fils de John!!). L'évitable Kenny Wayne Shepherd ramène ses cordes bavardes sur "Bring me some water". Et il ne faut pas trois secondes pour reconnaître B.B King, l'ami de Memphis, qui a ramené Lucille pour "Blues Hotel", tout en donnant les répliques vocales à Koko. Quel duo! Le bon Chicago Southside comble nos oreilles avec le sublime "Ernestine". Johnnie Johnson tapote au piano et le grand souffleur Mathew Skoller a ramené sa musique à bouche inspirée. Mais Koko donne le meilleur de son art dans l'exercice du blues lent. Elle peut alors aller au plus profond d'elle-même, et chanter avec ses tripes. A l'instar de "Buy on this other hand". On mesure également la cohésion de ses musiciens et le talent fou de Criss Johnson qui lance les célèbres petites phrases d'Albert King, sur le séduisant "Fuel to burn". Il déborde d'énergie naturelle sur le très Memphis R&B, "Keep your booty out of my bed". Enfin, le plus beau moment est atteint, lorsqu'elle forme un duo Keb' Mo. Ses cordes acoustiques font ainsi le plein d'émotion tout au long de "The man next door". La claque ! Cinq minutes de bonheur!! Cet album de classe s'achève sur fond de cuivres, le temps d'exécuter "Keep your mouth shut and your eyes open".