Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Trüby Trio

DJ Kicks

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Voilà donc le nouveau volet de la mythique série de DJ mix albums (j'ai nommé DJ Kicks), avec cette fois Trüby Trio aux manettes. Composé de Rainer Truby et du groupe Fauna Flash (dont l'album, " Fusion ", est sorti l'année dernière), le trio nous offre ici 78 minutes d'un mix de qualité qui jongle aussi bien avec la house music qu'avec des sonorités plus downtempo. Ces dernières dominant tout de même l'album ; car si ses rythmiques gagnent en ardeur à mesure qu'il avance, le DJ Kicks du Truby Trio reste un disque appréciable pour une soirée sympathique chez soi. Cette house parsemée de rythmes latinos et de jazz sait combiner différents morceaux qui gardent leur identité tout en se mélangeant aux autres…. Comme le veut la coutume, Fauna Flash nous offre un nouveau fragment (" Tel Aviv ") pour conclure ce mix qui deviendra, sans aucun doute, une valeur sûre du genre tout en faisant honneur à cette série qu'il vient de compléter.

 

Tricky

Blowback

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Toujours attendu au tournant depuis " Maxinquaye ", un des piliers fondateur de ce qui allait devenir le trip hop, Tricky n'a eu de cesse de brouiller les pistes depuis lors. Et ce n'est pas demain la veille que cela changera. A fortiori avec ce nouvel album. A l'image de la pochette, " Blowback " inspire/expire le bon et le moins bon. On retiendra surtout les différentes collaborations qui parcourent cette plaque : les Red Hot au presque grand complet pour un titre, Alanis Morisette ou encore Cyndi Lauper. Le spectre musical ici balayé est bien évidemment vaste : ambient, rap, rock pur et dur (une reprise de " Something in the way " de Nirvana), voire de la pop inspirée par Eurythmics ; le tout à la sauce Tricky, c'est une évidence. Taxé d'autiste ces dernières années, l'artiste s'aère quelque peu les neurones en livrant un album à la frontière de la pop gerbante. Très peu de titres font péter la baraque, nous abandonnant face à une collection d'instants, d'envies. Rien de bien homogène donc…

 

Travis

The invisible band

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Il n'aura fallu que cinq années et trois albums avant que ces surdoués de la pop anglaise ne s'imposent définitivement sur le marché mondial du disque. Après avoir rôdé un premier album (" Good feeling ") en 1998, et fait un tabac au volant de titres qui s'inscrivaient parfaitement dans le style britpop, le second CD, " The man who " leur a littéralement conféré un statut de star. Mieux produit, plus doux, plus mélodique et surtout plus accessible, il a atteint le sommet des charts britanniques. Et s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires, rien que pour les Iles Britanniques. Choisir pour titre de son nouvel opus, " The invisible band " m'a paru quelque peu ironique ; surtout lorsqu'on sait que leur premier single " Sing " est loin d'être passé inaperçu. Programmé en radio et en TV à une fréquence susceptible de rendre jaloux les dinosaures de la musique pop, il devrait permettre au combo d'entrevoir l'avenir en toute confiance. Et ce n'est pas un hasard ; car non seulement Travis est composé de musiciens hors pair, mais en outre, il a le nez creux pour concocter le cocktail musical le plus à la page. Tirant parti au maximum du mysticisme de The Verve, de la puissance mélodique d'Oasis et de l'expérimentation de Radiohead, pour pondre de chansons tout simplement craquantes, avec un zeste de fraîcheur qui nous rappelle parfois la belle époque de House Of Love. Lorsqu'elles n'adoptent pas un profil très McCartney à travers l'une ou l'autre ballade sentimentale. A moins qu'elles ne libèrent un groove digne du bon vieux Paul Weller. Avec simplement une basse, deux guitares, une batterie et un clavier, que souligne le timbre vocal exceptionnel, enrichi de quelques chorus, de Fran Healy, nous avons peut être là les Beatles du nouveau millénaire. C'est tout simple, mais il fallait y penser. Oasis s'est essoufflé, Radiohead a décidé de revenir à une configuration plus underground et The Verve s'est séparé. La voie était donc libre pour que ces " Gentle guys " endossent le rôle de leader de la scène anglo-saxonne, laissé vacant par ses illustres prédécesseurs. Reste à voir comment le groupe évoluera dans le futur. Parce que cet opus manque de titres percutants. Une carence qui pourrait être préjudiciable sur scène. En outre, je me demande comment nos amis écossais vont réagir face à la pression exercée par les grands médias internationaux…

 

Tool

Lateralus

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Voici enfin le successeur d'" Aenima " ! Passons sous silence l'épisode A Perfect Circle, un projet récréation monté par le chanteur Maynard James Keenan. Et replongeons nous dans l'univers incomparable de Tool. J'avoue que j'appréhendais appuyer sur la touche "play" de mon lecteur… D'autant plus que je fus déçu par ma première écoute. Album long et complexe, "Lateralus" n'allait pas se livrer aussi aisément. Repeat. Je ne m'avoue pas vaincu. C'est reparti, mais à un niveau sonore plus élevé. Et là, le sol commence à trembler au son de la puissance de "The Grudge" qui ouvre les hostilités. La machine est lancée, désormais plus rien ne l'arrêtera. Tool n'a pas fondamentalement changé de style : ambiances malsaines, longs morceaux élaborés en "actes", influences métal progressistes, voire psychédéliques; basse, guitare et batterie de bloc, soutenant implacablement Keenan, toujours aussi furieux, dans ses envolées lyriques. Pas de doute, Tool est un groupe homogène, tendant vers un projet commun sans jamais s'écarter de sa ligne de conduite. On pourrait lui reprocher de toujours utiliser les mêmes recettes. En effet, si " Lateralus " est un très bon album, fondamentalement puissant et intriguant, la forme ne surprendra guère les connaisseurs de la discographie du groupe. Résultat des courses, si je vous conseille d'acheter malgré tout ce disque les yeux fermés, ne vous surprenez pas à réécouter plus facilement " Undertow " ou " Aenima "…

 

Ugly Duckling

Journey to Anywhere

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A première vue, il est difficile de croire que ce disque est une des dernières sorties hip hop. Trois blanc becs californiens à la mine plutôt amusante illustrent la pochette stylée "cartoon" d'un disque qu'on ne sait trop ou classer... L'écoute, elle, ne laisse aucun doute : c'est le grand retour du hip hop old-school. Un hip hop sincère, loin des guerres de gangs et des clips superproductions. Et on s'en réjouit ! Les sorties de ce style se font rares et c'est à point qu'arrive Ugly Duckling flanqué d'un disque aussi rafraîchissant. Les instrus sont classiques mais efficaces, au point, je le répète, de nous faire renouer avec une époque semble t-il révolue. Les samples particulièrement bien choisis, parmi lesquels figurent Easy-E ou les Beastie Boys, parlent d'eux-mêmes. Et si nos trois amis d'Ugly Duckling adoptent des allures de Beastie Boys, la comparaison a valeur de compliment pour un groupe qui a su rester fidèle à lui-même depuis 1993 ( ! ), avant de sortir son premier album. Ce n'est certainement pas le disque de l'année, ni la nouveauté à se procurer à tout prix, mais juste un album sympathique qui se démarque clairement de toutes les dérives qu'a pu connaître le hip hop récemment...

 

Unwound

Leaves turn inside you

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Parfait exemple du groupe indépendant américain, ce trio aligne album sur album depuis maintenant quelques années. De qualité constante, ces plaques sortent sur les labels réputés en la matière : Kill Rock Stars et Matador entre autres. Et c'est bien sûr encore le cas pour "Leaves turn inside you". Guitares maîtrisées, basse ronflante et percussions simples, mais efficaces, constituent la charpente musicale d'Unwound. Une musique qui évoque souvent Blonde Redhead, mais aussi parfois Sonic Youth. En effet la nature délicate des sonorités et des mélodies me replongent dans l'univers du "Melody of certain dommaged lemon" de la bande à Kazu. Bien entendu la voix de Justin Trosper n'a aucune intonation féminine, mais les similitudes sont bel et bien présentes. En outre, peu de déflagrations sonores traversent cette plaque ; alors que l'électricité brute hantait leurs précédents opus. Unwound est la nouvelle victime consentante du syndrome "Deserter's song" de nos amis les Mercury Rev. Conseillé !

 

Various Artists

Everything You Always Wanted To Know About Twisted Nerve But Were Afraid To Ask

Twisted Nerve est le label de Damon Cough, alias Badly Drawn Boy, et d'Andy Votel, DJ, graphiste et musicien. Les deux compères de Manchester se sont rencontrés en 97 lors d'une soirée, durant laquelle, après quelques bières, ils ont décidé d'unir leur talent et leurs efforts pour fonder un label. Aujourd'hui, Twisted Nerve est l'une de enseignes les plus affriolantes en matière d'electro-pop-rock lo-fi britannique. L'étiquette à rallonge prête à sourire ? Et pourtant, Twisted Nerve abrite la crème de l'underground anti-Oasis; cet esprit DIY qui faisait déjà les beaux jours de Manchester au début des années 80, quand Barney Sumner de New Order, en reliant par mégarde son séquenceur au charleston de son batteur, inventait en direct la première chanson de dance-music moderne, " Blue Monday "… Pour fêter sa trentième sortie, Twisted Nerve se fend ici d'une compilation, pour laquelle chaque artiste-maison propose un inédit, un remix ou une face B en guise de carte de visite. Cela va du post-rock à la Mogwai de DOT à l'electro-boogie de Mum & Dad, en passant par le folk désincarné d'Alfie et les ritournelles de poche de Dakota Oak. Cerise sur le gâteau : " Shake The Rollercoaster " de Badly Drawn Boy, un morceau du premier EP de Damon Cough, sorti à 500 exemplaires il y a quelques années et aujourd'hui coté en bourse. D'autres artistes bien barrés se partagent l'affiche, comme ce Sirconical qui reprend du Van Morrison (" Moondance ") en version électro cheap et ces Cherrytones, dont le morceau ressemble à du hip hop instrumental dépareillé qui n'aurait pas rougi sur le défunt label des Beastie Boys, Grand Royal. Un bémol à l'entreprise : beaucoup de morceaux sont très courts, et on sent la compile un peu trop vite torchée ; comme l'attestent l'inédit de BDB et quelques autres, qui sentent quand même fort le fond de tiroir… Dommage, sinon le reste est impeccable.

 

Various Artists

Download 2001

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Etiquetez ce genre de compile comme bon vous semble. Carte de visite, vitrine, attrape nigaud, opération marketing (2 inédits et un live sur 15 groupes)… Je vous laisse le choix. Après "Download 2000" voici donc la cuvée 2001 (d'où le titre…) de l'écurie Roadrunner. Les locomotives sont belles et bien présentes (Fear Factory, Sepultura, Soulfly, Machine Head, Slipknot), les nouveaux tentent de se faire une place au soleil (Downer, Glassjaw, Spineshank) et enfin les nouvelles pousses (devinez la tendance et les influences…) acquièrent une chance d'être écoutés, distraitement ou avec intérêt… Si vous organisez des soirées ‘various metal’ et que passer d'un cd à l'autre vous fatigue, vous connaissez déjà certainement cette saga de l'été. Avec un peu de chance, vous devriez même vous en tirer pour pas cher. Je vais prendre mes renseignements...

 

Various Artists

Dance Tracks - Do you know house ?

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Dance Tracks est un des meilleurs (NDR : si ce n'est le meilleur) magasins de disques house du monde ! Et cette compilation est consacrée à l'histoire de la house music. Enfin, suivant Stefan Prescott, DJ résident et propriétaire de Dance Tracks. Il a donc compilé et habilement mixé ces classiques, qui pour la plupart n'ont jamais été éditée sur CD. Recueil de qualité accessible au néophyte, " Do you know house ? " affiche le véritable esprit house. Un bon disque d'ambiance susceptible d'être apprécié aussi bien lors d'une soirée que chez soi. Je dis bien ‘ambiance’, car si vous n'êtes pas un véritable amateur du style, vous trouverez peut-être cet opus un peu long. N'empêche, vu le choix des titres opérés sur ce disque, il y a de quoi y retrouver son compte, tant on y trouve l'essence même de ce style musical, récupéré de manière déshonorante par les productions actuelles au but exclusivement commercial.

 

Various Artists

Compared to What / Mushroom vs Bundy K. Brown vs Faust vs Gary Floyd

Écrit par

Un sans faute pour ces remixes divers et variés. Expliquer en long et en large qui fait quoi à qui ; mais surtout comment, relève du casse-tête. Les connaisseurs ont d'ailleurs déjà tiqué sur le titre. Toute la joyeuse bande qui traverse cet EP s'en donne à cœur joie pour tirer le maximum de chaque titre et le résultat est probant. Musiques de film, morceaux étranges et triturations de pistes repêchées d'on ne sait où, le ton oscille entre expérimentations électroniques, ambiances jazzy, parfois dub ou encore post rock. Relativement inclassable, mais au final suffisamment intriguant et spontané pour accrocher d'un bout à l'autre, "Compared to What" plaira surtout aux initiés ou à ceux dont la transfiguration des schémas et codes des genres précités ne font pas peur. Pas mal.

 

Various Artists

La belle gigue, petite histoire belge de la chanson française

Écrit par

Thierry Coljon, critique musical au ‘Soir’, a sélectionné 36 titres pour donner un aperçu de la chanson francophone en Belgique. On y retrouve quelques tubes belges qui ont fait le tour de la francophonie voire du monde : "Ca plane pour moi" (Plastic Bertrand), "Dominique" (Sœur Sourire), "Banana Split" (Lio) ou "Cœur de loup" (Philippe Lafontaine). Thierry Coljon ne s'est heureusement pas contenté d'aligner les succès, mais a cherché à dépeindre la Belgique à travers ses artistes. De Brel, il retient "Marieke" pour nous offrir un peu de flamand; de Sttellla, il choisit "Années 80" pour son irrésistible "Années septante-dix"; d'Arno, il propose le très typé "Comme à Ostende"... Le disque donnera aussi l'occasion à certains francophones de découvrir le wallon, en version blues (le tonitruant "Toudis su'l voye"), jazz (Guy Cabay) et folk dans "La p'tite gayole" de Julos Beaucarne, la seule chanson wallonne que tout Wallon connaît, mais dont le Parlement régional ne voulut pas faire un hymne... Le penchant national pour l'autodérision n'est pas pour autant oublié, grâce à Claude Semal ("Tout est petit dans ce pays") et les Snuls, coupables d'avoir réussi à détourner Brel. Le grand Jacques demeure d'ailleurs toujours aussi contemporain, au point que son "Plat pays" inspire les talentueux rappeurs liégeois de Starflam. Evidemment, on pourra ergoter pendant des heures sur telle ou telle absence (Annie Cordy, Paul Louka, Priba 2000), ou encore sur le choix de l'une ou l'autre chanson. Nous préférons retenir le plaisir de redécouvrir le "Kingston" de Lou and the Hollywood Bananas (NDR : le premier reggae chanté en français, bien avant Gainsbourg !) et puis surtout, la version déjantée du "Nationale 7" (de Trenet, bien sûr) par les regrettés et bien trop oubliés Tueurs de la lune de miel. Le double CD "La belle gigue" se complète d'un livre du même titre, au sein duquel Thierry Coljon raconte en détail l'évolution et les grands courants de cette chanson belge. Il donne aussi l'occasion à de nombreux artistes de parler de leur belgitude. Ce livre de 176 pages paraît aux éditions Luc Pire.

 

Various Artists

Awesome

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Excellente initiative du label néerlandais Munich qui propose à 200 balles (5 €), la vitrine pop/rock de son écurie texane. On y retrouve ainsi la formation lo fi Centro-Matic et son projet alternatif électrique South San Gabriel ; Jackpot et son rock mid tempo ; le folk punk insolite des Baptist Generals ; le ténébreux et énigmatique Johnny Dowd ; l'ex Dieselhed Virgil Shaw ; Western Electric, le nouveau groupe de Sid Griffin, mieux connu pour avoir sévi chez les célèbres Long Ryders ; le disciple de Johnny Cash, Damon Bramblett ; Washington Phillips, grand admirateur de Ry Cooder, mais également très sensible à culture mexicaine ; et enfin les Gourds qui se réservent, pour la circonstance, deux titres de country mêlé de bluegrass et de gospel.

 

Various Artists

Avalon Blues / A tribute to the music of Mississippi John Hurt

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John Smith Hurt est né en 1893 à Teoc, dans le Mississippi. Mais à l'âge de deux ans, toute sa famille se fixe Avalon. Son premier enregistrement remonte à 1928. Une expérience qu'il ne poursuit pas, préférant se terrer sa maison d'Avalon. Il sera redécouvert en 1963 par deux jeunes musiciens. Ce qui lui permettra d'avoir juste le temps de se produire et d'enregistrer, jusqu'à sa mort en 1966. Chanteur/guitariste particulièrement versé dans le style ‘finger picking’, il mérite assurément le statut de légende du country blues.

Quinze artistes différents on participé à cet hommage très respectueux en accordant à ce recueil de très belles adaptations. Alvin Youngblood Hart joue seul de tous les instruments sur "Here am I, Oh Lord, send me". Ben Harper reprend "Sliding Delta". Peter Case (NDR : également producteur de l'album il était, voici 20 ans, le leader d'un groupe de power pop qui répondait au nom des Plimsouls) et Dave Alvin (NDR : le Blaster bien connu) forment un excellent duo pour accomplir la cover de "Monday morning blues. Mark Selby nous propose sa version du "Make me a pallet on your floor" ; Beck (Hansen), "Stagolee" ; (NDR : c'était alors ses débuts en 1994) ; John Hiatt, "I'm satisfied" ; Chris Smither, "Frankie & Albert" ; et Victoria Williams nous plonge dans une ambiance ethnique à travers un émouvant "Since I've laid my burden now"…

 

Various Artists

Til We Outnumber´Em / The songs of Woodie Guthrie

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En 1967, peu après la mort de Woody Guthrie, Bob Dylan, Pete Seeger et quelques autres s'étaient réunis au Carnegie Hall pour rendre un hommage au patriarche du folk. En 1996, Ani DiFranco, qui considère Woodie comme son maître spirituel, a voulu remettre le couvert. Avec la bénédiction du ‘Rock and roll Hall of Fame and Museum’ et de la fondation Woodie Guthrie, elle a fait appel à ses Indigos, mais également à Peter Glazer, Ramblin' Jack Elliott, Billy Bragg, Bruce Springsteen, David Pirner, Fred Hellerman, Craig Werner, Country Joe Mc Donald, Tim Robbins et le fils de Woodie, Arlo, pour interpréter l'une ou l'autre chanson du répertoire du maître. En live. Deux fragments, dont le titre maître de l'opus réunissent même l'ensemble des collaborateurs. Un événement qui a déjà trouvé un prolongement, puisque Billy Bragg a décidé de lui consacrer un deuxième volume…

 

Various Artists

Substitute / The songs of the Who

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Comme le titre l'indique, ce disque réunit des compositions du Who. Mais interprétées par des artistes ou des musiciens qui vouent une grande admiration à ce mythe de la rock music. Enfin, presque. Puisque en final, la version de " My substitute " émane d'un concert accordé par ce même Who en novembre 2000, au Royal Albert Hall de Londres. Mais une version au cours de laquelle, Noël Gallagher et Kelly Jones étaient venus rejoindre le groupe. Et il faut croire que le chanteur de Sterophonics adore l a bande à Daltrey, puisqu'il s'est réservé un espace sur cet elpee, à travers une cover du célèbre " Who are you ". Mais les meilleures surprises nous viennent des adaptions de Cast pour un rafraîchissant " The seeker ", de Paul Weller très " Jam " dans son interprétation de " Circles ", de Pearl Jam paradoxalement " beatlenesque " sur " The kids are all right ", de Unamerican, tellement " West coast " tout au long de " Naked eye ", de Fastball pour une adaptation rythm'n blues, libérant un max de groove, de " The real me " ; et enfin David Bowie responsable d'une version aussi ralentie qu'originale de " Pictures of Lily ". Seule Sherryl Crow aurait mieux fait de s'abstenir, son adaptation de " Behind blue eyes " se révélant plus que consternante. A moins que sa présence ne soit tout simplement une pure opération de marketing…

 

Various Artists

Pig in a Can - A new perspective on the blues

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"A new perspective on the blues", annonce Chris Millar le patron du label Fedora. Curieuse, cette nouvelle perspective du blues ! D'autant plus que cette collection se veut pionnière pour transporter le blues dans un nouvel univers. Une fusion voulue de primitivisme et de futurisme mise en boîte (canned) pour vous. Une intégration au blues d'éléments avant-gardistes, électroniques, et de sons d'origine volontairement trafiqués. Ces expérimentations me font immédiatement penser à leurs cousins innovateurs du Mississippi, le label Fat Possum. Mais ici elles enlèvent encore un peu plus du caractère immédiat du blues, et poussent encore plus loin l'introduction de sonorités inhabituelles.

Etabli à Fresno, en Californie, Fedora présente un catalogue volontiers réservé à de vieux bluesmen caractérisés par leurs accents primitifs, tels qu’Harmonica Slim, Hosea Hargrove, Robert Walker, Arthur Williams ou Hosea Leavy. Le premier cité est certainement celui qui est le plus sollicité par Chris Millar et le producteur, John Wilson. Entrée en matière très réussie, "Talkin' Tupelo Blues" met en exergue la voix narrative de Harmonica Slim, mais aussi le chant et l'harmonica de l'énigmatique bluesman disparu, Ollie Watkins. Les voix sont intégrées à la guitare de Frank Goldwasser ainsi qu'aux percussions et autres sons synthétiques. Proches du son originel de John Lee Hooker, les cordes de Paris Slim sont particulièrement bien ciselées. "Slow down train" nous conduit tout naturellement (NDR : si on peut dire!) sur la voix (voie ?) ferrée, écorchée et agressive de Hosea Leavy. Elle glisse sur la slide de Frank et rejoint des percussions qui viennent de l'au-delà! "Out to California" me laisse plus perplexe. Le hautbois de Sara Thompson enrobe les voix d'Harmonica Slim et Johnny "Da-Doo" Wilson. La manipulation est plus osée, plus contemporaine. Mais est-il judicieux de le blues à Stockhausen ou au cosmic krautrock d'il y a 30 ans? Et l'effet est identique, quoique saisissant, lorsque les cordes du Quartet Indigo empiètent sur "Lester Parker's farm"! "Long long time" est un autre exercice d'intégration entre la voix fantomatique d'Ollie Watkins et la sorcellerie de John Wilson. Boogie synthétique "Bring me my shotgun" est bien meilleur. La sonorité de l'harmonica est aussi frêle que celle adoptée naguère par Alan Wilson. Un soupçon d'émotion nous étreint. Hanté par un piano électrique omniprésent, "Highway 49/Wooden spoon" conserve le son de cet harmonica. "Opium Harvest" et le chant oriental "Ba-Wa" sont tout à fait dispensables. Face aux vraies percussions de Chris Millar, le dialogue chanté d'Harmonica Slim (avec lui-même?) force le respect sur "Slow walkin' man". Tout au long de "Coal black mare", une guitare déchirée et largement réverbérée traverse la rythmique hypnotique et tragique, avant d'épouser la voix d'Harmonica Slim. Cet album interpelle. Il se résumera à une supercherie pour les uns ou procurera une nouvelle perspective pour perpétuer le blues aux autres. A vous de vous faire une opinion!

 

Various Artists

Ozzfest 2001 - The second millennium

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En 1995, Ozzy Osbourne, figure de proue du grand Sabbath, mettait sur les rails la première Ozzfest, devenue au fil des ans le plus grand festival itinérant de métal Outre-Atlantique. La formule consistait à rassembler les noms les plus prometteurs du métal alternatif tout en glissant dans l'affiche de rares groupes dits ‘classiques’, Black Sabbath sous sa mouture originale en tête.

Cette année, plus d'un million de fans se sont déplacés pour faire la fête à Marilyn Manson, Slipknot, Papa Roach, Linkin Park et une foultitude de groupes plus ou moins connus (Hatebreed, Otep, Pure Rubbish...) calibrés pour les programmes d' MTV USA. Une chaîne où le métal s'apparente davantage au Mac Donald et aux élucubrations hip hop de grande surface qu'aux riffs plombés, aux mélodies glaciales, aux légendes du Grand Nord et aux longues chevelures huileuses. Ozzfest et son tracklisting apportent une nouvelle preuve que le fossé se creuse davantage d'année en année entre le monde du métal au Pays de l'Oncle Sam et la production souvent plus fine et créative de nos chères formations européennes.

L'enregistrement s'est déroulé en juin, en début de tournée, durant deux nuits représentatives de l'esprit du festival. Amusant de voir une légende comme Black Sabbath côtoyer la même scène que les pseudos rebels de Linkin Park. La version "The Wizard" du grand Sab, la première enregistrée live dans toute l'histoire du groupe, l'excellent "Love song" de Marilyn Manson, la présence du fougueux Zakk Wylde sur un titre qui suinte le bourbon, et l'exclusivité du premier single extrait du nouveau Slipknot constituent les seules plages véritablement attractives sur cette compile bouche-trou d'un intérêt plus que douteux.

 

 

Various Artists

The Original Gangsters / Let´s go to work

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Approche originale pour cette double compilation : regrouper les titres phares d'une série de films ‘dits’ de "gangsters" ou consacrés à son pendant italien, la mafia. Mais aussi écumés par les "petites frappes". Nous avons donc droit à différentes facettes de ce genre très en vogue depuis que les films de Tarantino ont acquis une certaine notoriété. Le premier cd s'ouvre donc sur la trilogie du bavard américain adepte du "point de vue" : Reservoir Dogs, Jacky Brown et Pulp Fiction. S'ensuivent les classiques (Godfather, Goodfellas, Mean Streets), les à peine moins classiques (Heat, Carlito's Way, A Bronx Tale, Once Upon a Time in America) et surtout les ‘inattendus’ (Soprano, Snatch, Lock Stock and Two Smoking Barrels). Ce qui donne du côté des artistes présents, les classiques et les moins classiques de la vague funk/soul des années 70 : James Brown, Sly and the Family Stone, Al Green, Bobby Womack; des titres instrumentaux de Rota, de Morricone, mais aussi RL Burnside et Moby… A boire et à manger donc. Même si le concepteur de cette compile n'a pas fait d'énormes fautes de goût, il faut bien avouer qu'un incontournable manque à l'appel : Shaft ! Si on pouvait m'expliquer…

 

Various Artists

Wayne Kramer Presents Beyond Cyberpunk

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Sous le haut patronage de l'ancien guitariste du MC5, "Beyond Cyberpunk" réunit une brochette d'artistes dont l'esprit DIY est, selon Kramer, toujours bien présent. Aussi bien dans la musique que dans l'attitude. L'industrie musicale est telle qu'aujourd'hui une flopée de groupes ne rentre pas dans les critères des majors. Cette compile tente de réhabiliter, ou de prouver, que l'esprit punk s'est peut-être métamorphosé au fil du temps ; mais que l'avènement du MP3 et du succès (NDR : et du contrôle) de Napster vient juste de créer une nouvelle race d'anarchistes. D'où le titre… Poussant jusqu'au bout le renouveau entraîné par cette nouvelle donne, un code d'accès à un site internet (www.musicblitz.com/cyberpunk; code : 100059, je suis sympa, non?) est gracieusement livré dans le booklet. Sur ce site, on retrouve des MP3 d'artistes écartés de la compile, des infos et des commentaires accordés par Kramer himself. Bref de quoi créer une synergie, une espèce de "cyber punk ring" (comme Daft Club finalement, nda). Bon, quid du tracklist ? Pratiquement tout le monde se fend d'un inédit, c'est déjà ça. Ou alors de reprises. Ce qui peut être tout aussi intéressant. Quid des bands ? Allez, je vous fait la totale : Mudhoney, Dee Dee Ramone, Chris Spedding, Quickie, Mother Superior, Stan Ridgeway, Richard Hell, Lesbianmaker, David Was, Ron Ashton, Strung Out, Downset, Cooter, Pere Ubu et bien évidemment Wayne Kramer. Pour tout vous dire, la moitié des titres me plonge dans la dubitation (les "vieux" qui ont mal vieilli) ; alors que l'autre me fait taper du pied (en l'occurrence les "jeunes " qui dépoussièrent tranquillement le genre). A vous de juger !

 

Various Artists

If I was Prince

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Ce n'est pas la première fois qu'un album rende hommage à Prince. Néanmoins, à contrario des précédents, cet opus s'intéresse à des adaptations commises par des artistes moins connus. Ce disque est une bonne surprise. Les interprétations sont variées. Les versions les plus proches des originaux ne les dénaturent jamais ; et les approches les plus audacieuses nous permettent d'avoir un regard différent sur ces titres. Le " Sexy Dancer " de 7 hurtz with peaches and bitch lap lap ainsi que le " Annie Christian " de Fort Lauderdale demeurent très funky, alors qu'Hefner nous propose une version trip hop de " Controversy ", et Bronze Age Fox un " The most beautiful girl in the world " tout en mélancolie. Puis, en vrac : " If i was your girlfriend " prend une teinte electronica lo-fi, " Blue State " nous offre une version quelque peu jazzy d'" Alphabet Street "… Sans être le disque de l'année, cette compilation se révèle aussi intéressante pour les nouveaux talents à découvrir que pour les interprétations de ceux ci. D'ailleurs, les fans de Prince autant que les autres y trouveront leur compte.

 

Various Artists

Funky Precedent Vol II

Écrit par

Le label principalement indé qu'était Matador confirme bel et bien sa tendance à l'ouverture des genres tant les 15 titres de ce " Funky Precedent Volume II " respirent le hip hop ! Des artistes qui restent principalement à découvrir dans une compile de qualité ou les MC's brillent autant que les DJ. DJ Vinroc nous fait sa démonstration dans un "3ThaHardWay " exemplaire. Live Human, de son côté, dévore les samples jazzy à l'aide de ses platines… J'irai jusqu'à dire que la compile prend une coloration " black music ", avec beat endiablé, cuivres et chœurs, sur le " Fan club " signé Stymie and the Pimp Jones Orchestra. La majorité des morceaux sont pourtant hip hop, mais c'est un hip hop de qualité auquel on a ici droit. Un hip hop qui se marie très bien avec les diverses influences qui se manifestent tout au long de ce disque. Bref, une compile fort intéressante qui permet en même temps de découvrir des artistes prometteurs…