La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Primal Scream

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Une véritable armada d'ingénieurs du son a participé à la mise en forme du sixième album de Primal Scream. Autoproduit, il véhicule un message antifasciste, anti totalitaire, anti carcéral, anti multinational ; rebelle quoi ! Pas étonnant que le titre maître soit aussi engagé. Une composition caustique, vibrante, presque industrielle qui fait référence aux méfaits commis par le nazisme lors de la deuxième guerre mondiale ; et en particulier à la tragédie des camps de concentration, y compris ceux réservés aux prostituées pour les soldats allemands.

Hormis " Keep your dreams ", chanson aussi sombre et mélancolique que le classique de Joy Division, " Decades ", cet opus accorde peu de place aux parties vocales. Faut dire que la richesse musicale est largement suffisante pour remplir l'espace sonore. Une surprise, mais elle est de taille : la présence de Kevin Shields. Le leader de My Bloody Valentine s'est même montré très actif tout au long des sessions d'enregistrement. En outre, il apporte toute la puissance de sa guitare sur l'‘hawkwindien’ " Accelerator " ; mais également sa griffe créatrice sur le freejazzyfiant, curieusement intitulé " MBV Arkestra ". On y ressent même l'ombre du Matching Mole de Robert Wyatt rôder. Tout comme sur le très cuivré " Bloody money ". Mais là, ce n'est plus Kevin qui tire les ficelles, mais Adrian Sherwood. Plus hip hop, " Pills " a subi un traitement de circonstance opéré par Dan The Automator. Si Jaki Liebezeit et Liam Howlett figurent également sur la liste des invités de marque, c'est à Bernard Summer que revient l'honneur d'électriser, dans l'euphorie, le final " Short speed/Kill light ". Mais la composition la plus percutante demeure cependant " Swastika eyes " (trad. " les yeux de la croix gammée "). Elle bénéficie, en outre, de deux versions. Celle du single d'abord. Sorte de collision entre " I feel love " de Donna Summer et " Pretty vacant " des Sex Pistols. Puis le remix des Chemical Brothers. Qui vaut son pesant de techno. Et dans ce domaine, les frères chimiques savent y faire. On en viendrait presque à oublier le rôle des huit musiciens de Primal Scream. Ce qui serait quand même un peu fort ! Pas de panique la bande à Bobby Gillespie et à Gary Mounfield était vraiment au sommet de sa forme, lorsqu'elle est entrée en studio. Avec ce résultat fort intéressant, mais probablement trop expérimental pour convaincre le public non averti...

 

Superfine

Uniaxial

Mini album pour cet ensemble, apparemment insulaire, dont la démarche nous fait penser à un compromis entre Mogwai et Blonde Redhead. A cause de l’alternance de climats atmosphériques et féroces, sculptés essentiellement dans les cordes de guitares, et cimentés par la section rythmique au groove particulièrement orageux. Seuls les quelques éclats de vocaux tendres mais laconiques du chanteur, apportent une bouffée de romantisme, à une solution sonore que Superfine veut psychédélique. Pas pour rien que la formation accorde un hommage à Syd Barrett, sur la chanson du même nom. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de leur premier et véritable opus…

Unwound

Further listening

A la barre et à la basse de ce quatuor, on retrouve un certain Vern Rumsey, musicien qui avait sévi, à une certaine époque, au sein de Blonde Redhead. Bien que peu médiatisé, Unwound roule sa bosse sur la scène underground new-yorkaise depuis une bonne dizaine d’années. En dispensant un hardcore aussi âpre, grinçant et implacable que celui que consommait Jezus Lizard à ses débuts. « Further listening » n’est cependant pas un nouvel album, mais une compilation dont les 20 fragments appartiennent à une discographie qui s’étale de 1991 à 1997…

 

Usmanova Yulduz

Yulduz

Yulduz Usmanova est née à Namagan, une petite ville rurale, passée sous le contrôle de l’Ouzbékistan, depuis l’éclatement de l’URSS. Superstar dans son pays d’origine, Yulduz y a vendu 5 millions de disques, qui ne compte pourtant que 15 millions d’habitants. En fait, elle y incarne aujourd’hui, un nouvel esprit de liberté, d’indépendance et d’innovation, tout en célébrant les traditions millénaires. Pour rendre le folklore ouzbek accessible au public occidental, Yulduz a beaucoup voyagé en Europe. Périples qui à ce jour, lui auront permis de réaliser trois albums en Allemagne et ce " Building bridge " aux Pays-Bas. Où elle peut d’ailleurs compter sur un fan club. Tout au long de cet opus, elle parvient à mélanger le maqam (musique traditionnelle de la cour en Ouzbekistan) et la pop atmosphérique exotique. Un exercice de style qui n’est pas sans rappeler Cheb Khaled (Algérie), Ofra Haza (Israël) et Natacha Atlas (Maroc). Bref, on nage ici en pleine world music, le mélange d’électronique occidentale et d’instrumentation ethnique collant parfaitement à la voix émouvante de Yulduz. En outre, pour enregistrer ce morceau de plastique, elle a bénéficié du concours d’une pléiade d’invités ; et notamment du drummer de G Love & Special Sauce, Jeffrey Clemens, ainsi que de la Family Factory, ensemble constitué de choristes issu d’Afrique du Sud, dont la carte de visite mentionne des collaborations avec les Spinners, les Manhattans et Hugh Masekela. Pas étonnant que Yulduz soit sur le point de relever un fameux défi : établir un nouveau pont entre l’Europe et l’Asie…

 

Velocette

Fourfold remedy

La première chose qui frappe dans les chansons de ce trio insulaire, c’est la voix de Sarah Bleach. Glacée, caressante, aux inflexions aussi monocordes que celles de Sarah Cracknell. Pourtant, si la musique de Velocette joue sur les oscillations des claviers, à l’instar de Stereolab, elle ne s’exprime pas à travers une instrumentation synthétique, mais bien traditionnelle. En outre, le groupe n’hésite pas à faire appel à une section à cordes, comme sur le très post Ronettes " Get yourself together ", la délicate et mélancolique ritournelle, réminiscence de la touching pop de Pollen, " Submarines ", ou encore l’atmosphérico-psychédélique " Spoiled children ". Mais en général, les compostions de ce " Fourfold remedy " se complaisent dans une certaine candeur maladive, un intimisme maniéré, cultivé par de nombreux ensembles pop, au cours de sixties. Exceptions qui confirment la règle, le subrepticement latino-jazzifiant " La Serena ", tellement proche du répertoire d’Everything But The Girl ; et puis surtout " Someone’s waiting ", dont le hammond sert de fil conducteur à un climat ténébreux, doorsien (" Riders on the storm "), qui s’électrise et s’enflamme au contact des rythmes afro-latins (Santana ?). Un titre qui vaut d’ailleurs à lui tout seul l’acquisition de ce morceau de plastique…

Vertical Horizon

Everything you want

A l’origine, Vertical Horizon était un duo folk/pop, constitué de Matt Scannell et de Keith Kane. Cela remonte déjà à 1991. Ce n’est que huit ans plus tard que le groupe a commencé à s’intéresser à l’électricité, en recrutant quelques musiciens de studio pour enregistrer " Running on ice ". Devenu depuis un quatuor, le groupe a aujourd’hui totalement renversé la tendance, même s’il ne renie pas ses origines. Il est vrai que la structure de ses compositions est toujours fondamentalement acoustique, à l’instar d’un Crowded House ; mais qui aurait beaucoup écouté Deep Blue Something. Si " Everything you want " donne un aperçu du potentiel du groupe yankee, notamment à travers le single " We are ", le titre maître de l’opus " ou le viscéral " You say ", on déplore surtout une certaine linéarité dans le ton. Un manque de relief qui, au fil de l’écoute, devient franchement agaçant…

 

Chuck E. Weiss

Extremely cool

On ne peut pas dire que Chuck E. Weiss soit un compositeur prolifique, puisqu’il lui a fallu dix-huit longues années avant qu’il ne se décide à sortir son deuxième album. Un disque particulièrement réussi, pour lequel il a reçu le concours de Tom Waits. Un pote à Chuck impliqué dans l’écriture de l’une ou l’autre chanson, mais qui surtout y joue de la guitare, assure l’un ou l’autre backing vocal et coproduit l’opus. Ce qui permet de vous donner une petite idée du climat qui règne tout au long de cet elpee. Pourtant, si l’essentiel des compositions est sculpté dans l’urban blues, certaines d’entre elles trempent tantôt dans le country folk yankee, le boogie, le delta, le voodoo, le jazz, la roots, le tex mex et le rock’n roll. On a même droit sur " Just don’t care ", à une rencontre improbable entre Muddy Waters et les Cramps !

 

Wheat

Hope and Adams

Ces sont parfois les petites choses qui recèlent le plus de signification. Ce sont parfois les espaces entre les mots qui disent plus que les mots eux-mêmes. Ces deux réflexions tirées du New Musical Express collent parfaitement à la musique de Wheat. Maintenant, n'imaginez pas que Wheat soit un adepte de la lo-fi. Vous feriez fausse route. En fait, c'est l'épine dorsale de leur musique qui est lo fi. Un peu comme chez Pavement et Sebadoh. La solution sonore est beaucoup plus riche, fastueuse, opulente parfois même. A cause des arrangements. Tantôt aussi insolites que chez Sparklehorse, mais le plus souvent capable d'élever l'âme, à l'instar de Mercury Rev ou de Flaming Lips. Quant au cœur, il bat au rythme de la cold wave mélancolique et ténébreuse d'un Joy Division. " Hope and Adams " constitue le deuxième album de cet ensemble du Massachusetts, de Tantrum, très exactement, un groupe dont la subtilité de l'écriture démontre un amour évident de leur art. Et ça, c'est une référence !

 

Widespread Panic

Til the medecine takes

Huitième album pour cet ensemble georgien, d’Athens très exactement, qui pratique une musique d’excellente qualité, mais pas vraiment dans l’air du temps. Une sorte de rock sudiste teinté de blues, de jazz, de gospel, de folk et de funk qui laisse une bonne place à l’improvisation. Surtout en live. C’est d’ailleurs sur les planches que ce "Widespread Panic s’est forgé sa réputation, jouant par exemple, au cours des deux dernières années, la bagatelle de 255 concerts. Sorte de Traffic des nineties, Widespread Panic peut compter sur un excellent chanteur, qui possède un timbre vocal à la fois proche de Steve Winwood et de Ben Ottewell (Gomez), et puis un inévitable claviériste obsédé par les sonorités poussiéreuses, liquides du hammond. Ce " Til the medecine takes " laisse, en outre, une place à quelques compositions de country américaine bien traditionnelle, parfois légèrement teintées d’électricité.

 

The Wisdom Of Harry

Stars of super 8

Quelle n’a pas été notre surprise de voir Peter Astor refaire surface après trois années de silence. En fait, lorsque son label français Danceteria a déposé le bilan, Pete s’est retrouvé au chômage. Au cours de cette période, il s’est remis en question. Faut dire que ses deux expériences précédentes, menées en compagnie de Loft et de Weather Prophetts, s’étaient soldées par autant d’échecs financiers. Nonobstant toute la qualité intrinsèque de ces deux formations. Il a donc bossé sur un Atari et un sample a bon marché pour se reconvertir dans l’électronique. Et le résultat paraît assez intéressant. « Stars of super 8 » n’est pourtant pas un véritable album, mais une collection de singles et de flip sides. Cependant, ses compositions nous donnent une bonne idée de la nouvelle orientation de Peter. D’abord, il ne laisse plus guère de place aux parties vocales, ne nous accordant plus les faveurs de son timbre vocal suave, velouté, et la dextérité de son doigté à la six cordes acoustique, que sur deux ou trois chansons. Préférant s’aventurer, avec beaucoup de bonheur, dans un délicat, mais aventureux voyage aux confins des univers de Beck, Tortoise, Can et Todd Rundgren…

 

Robert Wyatt

EP´s

Écrit par

Robert Wyatt fut un batteur d’exception, talent qu’il manifesta aussi bien au sein des Wilde Flowers, du Soft Machine ou de Matching Mole, qu’en tant que collaborateur de studio; une fonction qu’il a d’ailleurs exercée pour une foultitude de musiciens. Devenu paraplégique après être tombé du quatrième étage d’un immeuble, Robert se concentra, dès 1974, sur la composition et le chant, s’imposant comme un des auteurs-compositeurs-interprètes majeurs de la musique progressive des années 70, mais également comme un modèle aussi vivant qu’essentiel pour les générations suivantes.

Les cinq EP’s qui composent ce box embrassent la plupart des compositions les plus accessibles de son répertoire, compositions qu’il a enregistrées au cours des vingt-cinq dernières années, dont une majorité sont sorties en single.

On retrouve ainsi sur le premier CD, cinq fragments dont une version inédite d’ " I’m a believer ", composition de Neil Diamond immortalisée par les Monkees en 1966, sa flip side, " Memories ", ainsi que la cover de Chris Andrews, " Yesterday man ". Cinq titres également sur le deuxième morceau de plastique, et notamment le célèbre " Shipbuilding ", pamphlet né de la plume d’Elvis Costello et de Clive Langer, qui s’attaquait au " tatchérisme ", en plein conflit des Falklands. Un classique dont l’interprétation de Wyatt a été remasterisée pour la circonstance, et qui est assorti, à l’instar du 12 inches original, de " Round midnight " et de " Memories of you " … Le troisième morceau de plastique se penche sur la philosophie marxiste de Wyatt, à travers les hymnes chiliens " Yolanda " et " To recuerdo Amanda ", un extrait de " Work in progress ", " Amber and the Amberines ", véritable réquisitoire qui dénonçait la mainmise du capitalisme yankee sur la ville de Grenade ; et puis l’adaptation du hit de Peter Gabriel " Biko ", histoire d’un poète et militant noir sud africain, que l’apartheid avait permis de torturé, puis d’assassiner en 1977. La quatrième plaque reprend intégralement la bande sonore du film " Animals ", œuvre cinématographique qui fustigeait la cruauté envers le animaux, et en particulier celle exercée par la recherche médicale. Quant au cinquième disque il propose quatre versions tantôt trip hop, tantôt drum’n bass de fragments commis par Wyatt en 1997, sur l’elepe " Schleep ".

Pour Wyatt, la musique ne représente pas un véritable véhicule de l’expression personnelle. Bien sûr, il lui porte un intérêt tout particulier, mais craint avant tout d’être récupéré par le narcissisme de l’industrie. Il se considère simplement comme un chanteur qui, en fonction de son inspiration, prend plaisir à soigner la mise en forme de ses chansons ; et s’il a parfois choisi de s’exprimer avec une attitude politique prolétaire, il a toujours refusé d’adhérer à un mouvement quelconque,  préférant se mêler à la foule, tel un fureteur anonyme. Ce qui explique, sans doute pourquoi, malgré ses 54 piges, il est toujours en phase avec le temps présent…

 

Zion Train

Love revolutionnaires

Fondée en 1990, cette formation peut être considérée comme pionnière de l’acid dub en Grande-Bretagne. Particulièrement prolifique, elle est constituée, en outre, d’artistes pluridisciplinaires capables de cumuler les fonctions de compositeur, d’arrangeur, de producteur et de remixeur. Ce qui explique sans soute pourquoi, leur musique est aussi sophistiquée, raffinée et finement ciselée. Dans un contexte finalement inattendu. Puisque le groupe utilise également cette expression sonore pour véhiculer, à travers ses lyrics révolutionnaires, un véritable message idéologique…

 

Ultrasound

Everything picture

Si The Verve, et en particulier ses deux premiers albums, ainsi que Motorpsycho, sont d’inévitables sources d’inspiration pour le mouvement néo prog pop, aujourd’hui, des ensembles tels que Mansun, Beta Band et Ultrasound risquent fort d’en devenir les détonateurs. C’est en tout cas l’impression que nous a laissé le premier opus de ce quintette insulaire. Issu du nord est de l’Angleterre, pour être plus précis. Produit par Jim Dee et Nick Terry, un duo qui avait mis en forme " Unfinished monkee business ", le premier opus de Ian Brown, " Everything picture " passe les trente dernières années de l’histoire du rock’n roll à la moulinette. Epinglant entre autres Barry Ryan, Roxy Music, Hawkwind, Spacemen 3, Spiritualized, Velvet Underground, Led Zeppelin, Pink Floyd, Pixies, Sonic Youth, Vandergraaf Generator, King Crimson, le Who circa " Tommy ", Joy Division, My Bloody Valentine, Suede, Garry Glitter, Supergrass, Radiohead, et la liste n’est pas exhaustive, pour élaborer des paysages sonores déchirés entre méditation, ironie, mélancolie, euphorie, outrage, profondeur, rage, glamour et fantaisie. Une œuvre dont la richesse est judicieusement fluidifiée par l’intensité du sens mélodique. Le groupe peut en outre compter sur deux solides vocalistes. Tout d’abord Andrew ‘Tiny’ Wood. Le leader. Qui s’impose, et le mot est faible, par sa corpulence, mais également par son talent de guitariste ; et puis par sa voix dont le timbre évoque tantôt David Thomas (Pere Ubu), tantôt Gaz (Supergrass). Ensuite, la trop effacée à notre goût, Vanessa Best, bassiste, mais aussi et surtout douée d’un timbre étonnant, tour à tour falsetto et opératique. Bref un album cinq étoiles à découvrir progressivement (c’est le cas de le dire), dont les lyrics aux propriétés révolutionnaires, fracassantes et incendiaires perpétuent le véritable esprit du rock’n’roll…

 

Umajets

Swollen and tender

Avant d’opter pour le patronyme des Umajets (Atlanta), l’ex-Jellyfish, Tim Smith et l’ancien chanteur de Holly Faith, Rob Aldridge, se produisaient en duo sous le nom de Thing 1 Thing 2. Ils n’interprétaient alors que des compositions exclusivement acoustiques, enregistrant d’ailleurs l’un ou l’autre disque dans le même registre. Si la musique des Umajets, dispensée tout au long de ce " Swollen ans tender ", est beaucoup moins dépouillée, incluant l’un ou l’autre arrangement, un zeste d’électricité ou une pincée de drums, de piano, de basse ou de xylophone, elle demeure basiquement folk. Cependant, à l’instar de Cast, la formation accorde un soin tout particulier aux harmonies vocales et au sens mélodique, que nous pourrions qualifier de très contagieux…

 

Telefunk

Busy doing nothing

Simone Holsbeek et Arnoudt Pieters cherchent à réaliser la synthèse entre le jazz, la lo fi et la musique électronique. Un exercice de style pour lequel le duo batave n’a pas hésité à utiliser toute la panoplie de l’équipement technologique. Depuis les boucles en passant par les samplers, les boîtes à rythmes et autres gadgets sonores. Ils empoignent bien de temps en temps un violon ou une guitare sèche, comme sur l’excellent instrumental « Come on », réminiscence du mythique Swans, mais emploient surtout un moog synthesizer de la première époque. Ce qui donne un son assez particulier aux compositions de cet opus que nous pourrions qualifier de franchement underground. D’ailleurs, si les spectres de Patti Smith, Portishead, Massive Attack, Folk Implosion ou Slits planent sur l’une ou l’autre chanson, leur démarche nous fait surtout penser à cette autre formation néerlandaise qui répond au nom de Solex…

 

Telex

I (still) don’t like music/remixes vol.2

Les remixes opérés sur cet opus s’intéressent à des compositions écrites entre 1978 et 1986 par la bande à Marc Moulin. On y retrouve notamment la cover assez déroutante du « Rock around the clock » de Bill Haley, et deux nouvelles versions du célèbre « Tour de France ». Si vous aimez la ‘dance’, cet exercice de style devrait vous plaire ; mais à notre humble avis, les puristes ne devraient pas y trouver leur compte…

 

Texas

The Hush

Voici déjà deux ans, nous avions relevé le côté très ‘lucratif’ de " White on Blonde ", précédent album qui avait propulsé Texas à l’avant plan de la scène internationale. Nous pensions à ce moment là que cette aventure n’était qu’un accident de parcours et que la formation écossaise reviendrait à des sentiments plus basiques. A savoir un country-rock contemporain dont la puissance n’était pourtant dénuée ni de douceur ni de mélodicité. Il a fallu déchanter. Parce que le nouveau CD de Texas, " Hush " est encore plus complaisant, plus commercial, si vous préférez. A l’image des deux titres les plus diffusés sur les ondes radiophoniques : " In our lifetime " et " Summer son ". Davantage de synthés, de chœurs " soul " et moins de guitares. On a même droit avec " When we are together ", à une composition qui aurait pu figurer dans le répertoire des Supremes ! Pour le reste, Texas persiste et signe dans les ballades soft pop circa " White on Blonde ". Lorsqu’elles n’épousent pas un profil typiquement Spice Girls, à l’instar de " Saint ". Et là, ce n’est pas un compliment. Texas est très bon dans ce qu’il fait. Comme Madonna ou George Michael sont très bons dans ce qu’ils font. Ou plutôt ce qu’ils sont : des produits musicaux collectionnant les disques d’or et de platine. Ce " The Hush " plaira certainement. Parce qu’il est abordable, gai et bien ficelé. Mais il ne nous a pas plu. Sharleen Spitteri, chanteuse et leader du groupe affirme avoir atteint, avec ce disque, son objectif. Une déclaration qui soulève quand même une question fondamentale : " Faut-il (se) vendre au grand public ou rester fidèle aux fans de la première heure ? Nous vous laissons le soin de trouver la réponse…

 

Tilt

Viewers like you

Fin des nineties, il y avait bien un groupe allemand, issu de Düsseldorf très exactement, qui répondait au nom de Tilt. Mais sa musique obéissait uniquement à des critères électroniques. Le quatuor qui nous concerne nous vient de Californie, de Berkeley pour être plus précis. Une formation qui pratique, à l’instar d’un Bad Religion, un power punk énergique, à forte connotation sociopolitique. Une solution pimentée par la voie féminine, mais vindicative de Cinder Block qui injecte dans ses lyrics toute sa verve venimeuse, n’hésitant pas à dénoncer la décadence de l’empire américain.

 

To Rococo Rot

The amateur view

Drôle de nom pour ce groupe allemand responsable d’une musique électronique expérimentale. Un trio composé de deux Berlinois, en l’occurrence, des frangins Ronald et Robert Lippock ; ainsi que de Stefan Schneider. Originaire de Düsseldorf, ce dernier sévit également au sein de Kreidler. Krafwerk et Einstürzende Neubauten ont certainement eu une influence majeure sur cette formation qui déclare rechercher, à travers leurs élucubrations sonores, une voie voluptueuse pour comprendre le monde. Pourquoi pas !

 

Travis

The man who

Un bien bel album que celui de Travis, nouvelle coqueluche de la scène britannique. Son deuxième pour ne rien vous cacher. Qui promène son inspiration à la croisée des chemins empruntés par les suédois Kent, le divin quoique défunt The Verve et l’hymnique Radiohead. Tout au long de cet opus, le quartette réalise la jonction parfaite entre simplicité, raffinement et romantisme. Un romantisme qui nous rappelle les moments les plus intenses d’House of Love. La voix aux inflexions ‘yorkienne’ (pensez encore à Radiohead !) de Fran, fécondant des mélodies douces et chaleureuses, taillées tantôt dans les accords cristallins des guitares acoustiques, tantôt dans l’électricité atmosphérique. Un disque qui recèle quelques perles musicales irrésistibles. Des ballades chargées d’émotion et d’intensité comme ce " The last laugh of the laughter ", que Fran parvient à transposer dans notre bien jolie langue, un " ma vie toute ma vie ", avec ce petit accent anglais qui en fera craquer plus d’une. Travis vient probablement de signer un des plus chouettes albums de l’année. Indispensable pour toutes celles et tout ceux qui sont accros à la pop anglaise ! Et tant pis pour celles ou ceux qui imaginaient que l’essoufflement d’Oasis conduirait à la fin de l’aventure britpop…

 

The Tea Party

Triptych

Après avoir gravé deux albums largement sous-estimés (« Splendor solis » et « The edge of twilight »), œuvres qui faisaient suite à un premier opus totalement passé inaperçu, le trio canadien s’était quelque peu planté en 1997, en tentant de fusionner le metal et la musique électronique, à travers « Transmission ». Si « Triptych » consomme une même dose de technologie moderne, il la libère avec moins de radicalisme, et en tout cas, à bon escient. Encore que parfois, son approche hardcore, comparable à celle de Nine Inch Nails, ne correspond pas tout à fait à ce que nous attendons de Tea Party. Heureusement, cet opus s’ouvre des perspectives autrement intéressantes. Notamment lorsqu’elles embrassent la world music. Et surtout son instrumentation ethnique. Comme sur les remarquablement exotiques « The halcyon days » et « Samsara ». Dans la lignée du célèbre « Kashmir » du Led Zeppelin. Le recours à des instruments aussi insolites que l’‘oud’ et l’‘esraj’ n’y étant certainement pas étranger. Des instruments utilisés par l’Egyptian Ensemble, formation que Tea Party avait eu l’occasion de côtoyer, lors de son périple en Australie, mais qui surtout avait accompagné Page & Plant, lors de leur fabuleuse tournée mondiale, accordée en 1995. Autre point fort de cet opus, les orchestrations symphoniques et les arrangements. Abordés à l’instar d’un Divine Comedy qui se serait débarrassé de ses caractéristiques music hall, pour privilégier le feeling pop. Tea Party s’aventure même, et pour la première fois, dans une cover. « The Messenger » de Daniel Lanois. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Comme sur le bowiesque « Underground », l’énigmatique post new wave (Dance Society ?) « Touch » et puis surtout « Gone », un petit joyau hymnique, qui a bénéficié de la participation d’un quatuor à cordes, dont les musiciens on été recrutés au sein de l’orchestre symphonique de Montréal…