New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Bad Religion

No substance

En dix-sept années d’existence, le quintette californien (Los Angeles) n’a pratiquement pas changé de line up, mais surtout a commis neuf albums studio, un ‘live’, quelques ‘best of’, deux Eps et une flopée de singles. Un parcours exclusivement attaché aux valeurs sociales, écologiques, donc politiques, accompli à travers un punk pop bourré d’énergie. Musicalement, on n’est cependant très loin de l’aridité d’un Fugazi, Bad Religion accordant une grande importance au sens mélodique de ses chansons que nous pourrions qualifier de contagieuses, d’impétueuses et surtout d’hymniques ; mais également à la qualité des harmonies vocales. Et ce " Substance " n’échappe pas à la bonne règle, rappelant même parfois les meilleurs moments des Buzzcocks, ou dans un registre plus contemporain le très britannique China Drum…

 

The Beautiful South

Quench

Difficile de chroniquer un album que toute la presse spécialisée s’est empressée d’encenser, alors que nous l’estimons d’honnête facture, sans plus. C’est vrai que le groupe célèbre ses dix années d’existence, et compte à son actif sept albums ! Que depuis que Paul Heaton a abandonné les Housemartins pour fonder Beatiful South, les hits singles se sont succédés à une cadence régulière, et les différents albums ont atteint une place de choix dans les différents charts. En plus, Norman Cook, le bassiste de la défunte formation, est venu donner un petit coup de main, lors des sessions d’enregistrement. Mais ce qui nous chagrine le plus, c’est que si les 13 compostions de " Quench " ont tout pour plaire, elles sont façonnées dans un même moule depuis 1988… Ce qui n’empêche pas la formation de faire preuve de beaucoup de charme et d’élégance dans l’approche du sens mélodique. De pouvoir compter sur des lyrics souvent sarcastiques, engagés, rebelles dans le contexte sociopolitique actuel. D’entretenir un climat intimiste, mélancolique, au sein duquel la voix chaude, souple de Paul Heaton, se sent comme un poisson dans l’eau. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si justement ce disque n’avait pas cet arrière-goût de déjà entendu…

 

Beck

Mutations

" Mutations " constitue le cinquième ou le troisième album de Beck, suivant que l’on comptabilise ses expérimentations menées pour les labels indépendants ou pas. En fait, à l’origine, cet opus composé de chansons écrites au cours des quatre dernières années, devait paraître sur " Bongload ", à l’instar de " Mellow Gold ". Mais, après avoir écouté les bandes démos, Geffen a mis le paquet (au propre comme au figuré) pour le récupérer. Et à notre humble avis, ce n’est pas à fonds perdus. Car ce disque ne manque pas d’allure. Plus confessionnel, plus confidentiel, à l’instar d’un Bob Dylan qui aurait été piqué par l’acid rock médiéval, capricieux, de Syd Barrett, au point de virer parfois dans le Pink Floyd cosmique. Pour la plupart des compositions. Car, ce disque recèle également quelques fragments traditionnellement country/folk, où Beck se montre aussi à l’aise que Neil Young à l’harmonica ; et puis surtout son lot de surprises. Notamment le single " Tropicalia ", hommage au révolutionnaire brésilien Caetano Veloso, relaté sous une forme allègre et pétillante de samba typiquement latino-américaine. Et puis, également, " Oh Maria ", trempé à la fois dans le jazz et le cabaret. Peu de traces de hip hop, cependant, sur " Mutations ", mais quand même une petite incursion dans l’underground, exercée sur " Diamlond bollocks ", avec beaucoup d’imagination…

 

The Beekeepers

Third party, fear and theft

Des apiculteurs qui butinent ! C’est le monde à l’envers. Et qu’est-ce que butinent ces Irlandais de Derby ? Le pollen du punk rock insulaire, pardi ! Et tout particulièrement celui des Undertones et de Stiff Little Fingers. Mais avec des appétits aussi gloutons que ceux de Manic Street Preachers, China Drum, Joyrider ou de 3 Colours Red. Ce qui vous donne une petite idée de la qualité du miel sonore produit par les Beekeepers. Une gelée énergétique, tumultueuse, chargée d’adrénaline qui dégouline à travers les mélodies hymniques. Et pour raffiner le nectar de ce "" Third party, fear and theft ", le groupe a reçu le concours de Marco Pirroni à la production. Pas sur tous les titres, mais presque…

 

Belle & Sebastian

If you were feeling sinister

Deuxième opus pour ce septuor écossais, glasgowégien très exactement, dont le patronyme trahit un sens très aigu de l’esthétisme, tout en exhalant un parfum étrange, presque euphorisant de romantisme adolescent. Pourtant, si Belle and Sebastian conjugue l’insouciance des Pastels, la sensibilité acoustique de Nick Drake, l’intimisme chaleureux de Pale Fountains, la qualité des arrangements du mythique Go-Betweens et la fibre poétique d’un Donovan, il atteint la richesse instrumentale d’un Felt et la poésie des Smiths. Ce qui lui permet de ne pas se contenter de se lover dans la tendresse moelleuse, souvent responsable de chansons aseptisées. D’autant plus que les mélodies, contagieuses, astucieuses, sont servies par des lyrics aussi mordants et décapants que ceux de Jarvis Cocker (Pulp)…

 

Belle & Sebastian

The boy with the arab strap

Si vous aimez les Pastels et que vous regrettez toujours la disparition de Felt et surtout des Smiths, Belle & Sebastian devrait vous combler de bonheur. Un ensemble écossais, constitué de huit musiciens, dont l’imagination perverse et romantique, est sculptée dans une forme de folk esthétique et délicat. " The boy with the arab strap " constitue le troisième album de la formation. Un disque dont la résonance poétique doit beaucoup à son chanteur/compositeur, Stuart Murdoch. Encore que sur cet opus, le maître ait accepté de céder la plume à Isabel Campbell et Stuart David, sur quatre fragments. Ce qui ne change, cependant, pas grand chose au style proposé par le groupe, sur ce disque. L’instrumentation basiquement folk est toujours judicieusement enrichie d’une panoplie d’instruments, dont un violoncelle, une trompette, un hammond et une boîte à rythmes. " Post postcard " pour les puristes, ce disque est considéré, outre-Manche, comme un des meilleurs albums de l’année 1998…

 

Black Box Recorder

England made me

Luc Haines est un type très occupé. Non content de driver les Auteurs et d’expérimenter ses idées les plus baroques chez Baader Meinhof, il vient de s’associer au projet Black Box Recorder, en compagnie d’un ex drummer de Jesus & Mary Chain, reconverti depuis en multi instrumentiste, John Moore et de la vocaliste Sarah Nixey (NDR : et pas d’erreur de prononciation, bande de coquins !). Une chanteuse dont le timbre intimiste, particulièrement sensuel, fait penser à celui de Nina Persson des Cardigans, alors que le ton déclamatoire épouse plutôt celui de Jane Birkin. Musicalement, BBR génère une atmosphère sombre, languissante, mystérieuse, beaucoup trop minimaliste pour fréquenter le monde du trip hop, même si inconsciemment, l’esprit de Portishead plane tout au long de cet " England made me "…

 

Black Grape

Stupid stupid, stupid

Créé en 1993 sur les cendres (ou les consignes, c’est comme vous voulez !) du défunt et narcotique Happy Mondays, Black Grape est parvenu à égaler, voire supplanter la popularité des premiers (givrés) cités. La formation réunit alors l’ancien guitariste de Paris Angel, deux membres du combo (rap évidemment) The Ruthless Rap Assassins (dont le célèbre Kermit) et inévitablement les rescapés des joyeux lundis, soit le danseur fou Bez, et Shaun Rider, l’homme à la vie exemplaire. Le premier opus avait atteint la première place des charts anglais. Celui-ci devrait en faire tout autant. D’autant plus que tous les ingrédients funk, groove, rap, gospel, punk, soul, rock et évidemment l’humour exquis, ingrédients que l’on avait vraiment appréciés sur " It’s great when you’re straight… yeah " n’ont ni été noyés dans la bière, ni galvaudés en fumée... Et si vous ne nous croyez pas, écoutez la reprise exceptionnelle de Pierre Henry… " Money Back Guaranteed ". A en perdre son souffle ! Dernier conseil, lorsque vous découvrez deux yeux globuleux vous observant dans un rayon musical, n’hésitez pas… achetez-le ! Maintenant, le big problem, c’est que ce Black Grape risque fort de passer bientôt à la trappe. Motif, Shaun Ryder a viré tout le monde… Encore une histoire de pétés, mille pétards…

 

Perry Blake

Perry Blake

Issu du nord-ouest de l’Irlande, Perry Blake revendique pour influences majeures Brel, Cohen, Nick Drake et Scott Walker. La voix de Perry navigue d’ailleurs dans des eaux aussi troubles que ce dernier. Une voix à la fois belle, profonde et austère qui sied à merveille à ses compositions romantiques, raffinées à la fois par des orchestrations de cordes, assurées par le London Metropolitan Orchesra, et par la technologie de pointe ; mais surtout susceptibles de nous replonger dans l’univers fragile et éternellement adolescent du " Grand Meaulnes " d’Alain Fournier.

 

Blue Van Gogh

Hi fi junkie sonata

Après nous avoir mis l’eau à la bouche, lors de la sortie de " Butterfly teeth ", single enrichi de deux morceaux tout aussi remarquables ; en l’occurrence " Honeyhead " et " Dream a dream ", nous étions en droit de nous attendre à un premier album exceptionnel. Il est excellent, pas exceptionnel. Bien sûr, il reprend ces trois compositions, mais nous laisse un goût de trop peu, sans pour autant réellement décevoir. Hormis le dispensable (Alanis Morissette ?) " Top of the mountain ", ce " Hi fi junkie sonata " nous réserve quand même de bons moments. Notamment le ‘verucasaltien’ " Dirty kat ", le psychédélique " Little secret ", " Know ", plus byrdsien encore, ainsi que le mélancolique (Smashing Pumpkins ?) " Myth ". Le reste batifolant tantôt dans la britpop (Sleeper, Echobelly), le folk rock (Timbuck 3) et même l’urban rock (Iron Butterfly). Mais la force de Blue Van Gogh procède de la complémentarité des vocaux délicieusement mordants de Ray Andersen et de Patti-M-Yodlowsky, des vocaux épousant à merveille une texture instrumentale qui mêle avec beaucoup de subtilité instrumentation électrique et acoustique pour créer une pop originale, mélodique et contagieuse…

 

Bluët

Bluët

Un premier titre qui pète des flammes, " Rain " (NDR : allo ?), et puis plus rien, ou plus grand chose. Coup de pompe ? Feu de paille ? On n’en sait rien. Mais le quatuor allemand constitué de trois filles et d’un kid ne parvient plus jamais à retrouver son second souffle, s’éteignant au fil des 11 ballades plutôt carrées, parfois semi acoustiques, souvent insipides, sans doute sub Texas mais sans la voix de Spiteri.

 

The Bluetones

Return to the last chance saloon

On se demandait comment le groupe de Hounslow allait se dépatouiller pour s’extraire de sa britpop sentimentale et moelleuse, qui avait prévalu sur son premier album, " Expecting to fly ". Pas que cet opus était de mauvaise facture. Mais, dans le style, il faut reconnaître que la formation avait largement fait le tour du sujet. " Return to the last saloon " est une réponse cinglante à tous les détracteurs potentiels. Un superbe album qui coupe définitivement le cordon ombilical avec les influences post Oasis et post Smiths, pour embrasser une pop plus intense, plus sauvage, plus électrique, adrénalisée par la conscience du Stone Roses originel, mais également des Charlatans et du mythique et mésestimé Sad Lovers & Giants. Epatant !

 

Brad

Interiors

Considéré, à l’origine, comme un projet éphémère, Brad vient d’avoir la bonne idée de sortir un deuxième album. Excellente idée, d’autant plus qu’à l’instar de son premier " Shame ", cet " Interiors " est de la même veine. Et, on pense, ici plus particulièrement à " Secret girl ", qui réverbère des échos de " Search and Destroy " des Stooges, à la ballade ténébreuse, languissante, 'procolharumesque' " Upon my shoulders ", ainsi qu’au funkysant, 'lennykravitzien' " Sweet al George ". Autre bonne nouvelle, le line up n’a pas changé. On y retrouve donc toujours Shawn Philipps (Pigeonhead, Satchel), Regan Hagar (Satchel), Stone Gossard (Pearl Jam) et le solitaire Jeremy Tobback (NDR : rien à voir avec l’intérieur ! ! !). Pour enregistrer cet opus, le groupe a quand même reçu le concours de Mike Mc Cready (Pearl Jam) sur " The day brings ", à la guitare, et du producteur Brendan O’Brian sur trois autres. A la six cordes sur le dépouillé, presque ‘harvestien’ (Neil Young ?) " Some never come home ", le mid tempo " Lift ", ainsi qu’ " I don’t know ", fragment sur lequel il se réserve également les claviers. Un disque dont les mélodies qui rôdent, secouées par une foultitude de sous courants rythmiques, fouillent au plus profond de l’émotion. Une sensation amplifiée par les timbres vocaux de Shawn et de Jeremy. Le premier vibrant, déchiré par la détresse, le second, falsetto, aussi limpide que celui de Robert Wyatt.

 

Ian Brown

Unfinished business

Fin 1996, Stone Roses splitte. Dans la foulée, John Squire, le guitariste fonde Seahorses, groupe qui sort un premier album en juin de l’année suivante. Ian Brown accuse le coup. Mais passée la déception, il décide de refaire surface. En solo. Enfin, presque. Puisque pour concocter cet " Unfinished business ", il a reçu la collaboration de deux anciens Stone Roses. Mani et Reni. Respectivement bassiste et drummer du line up initial. Sur un des meilleurs fragments de l’elpee, " Can’t see me ". Plus Stone Roses que nature. Parce que sur ce morceau de plastique, on y découvre d’excellentes choses, comme les acoustiques " Sunshine " et " What happpened to ya part I " ; le premier, sous influence " sydbarrettienne ", le second respectant une forme davantage bluesy. Sans oublier le superbe single " My star ", qui réalise la fusion idéale entre le psychédélisme des Beatles circa Magical Mystery Tour et la house des Happy Mondays. Dommage d’ailleurs que toute l’œuvre de soit pas de cette trempe ; sans quoi nous aurions décrété que cet " Unfinished business " était déjà sélectionné pour figurer parmi les meilleurs albums de l’année 1998…

 

Jeff Buckley

Sketches for my sweetheart the drunk

Destin tragique pour la famille Buckley, qui a vu le père, Tim, décéder d’un arrêt cardiaque, suite à une overdose, à l’âge de 28 ans, alors que le fils s’est noyé l’an dernier dans les eaux du Mississipi. Jeff n’avait pas 31 ans. Et tout comme son paternel, il risque de devenir une légende posthume. Pas parce que son label veut tirer parti de ce drame, mais simplement parce que cet artiste était bourré de talent. Bourré de talent et en même temps détenteur d’une voix exceptionnelle, sorte de falsetto poignant, à mi chemin entre le timbre de son père et celui de Thom Yorke (Radiohead). Voyez le topo ! Double CD, " Sketches for my sweetheart the drunk " réunit des compositions que Jeff avait prévues pour son nouvel opus. Quatre d’entre elles avaient d’ailleurs déjà été produites par Tom Verlaine. Et puis des raretés, notamment, des démos qu’il avait réalisées à son domicile. 21 titres alimentés par une musique cosmique, underground, tramée dans une sorte de blues/folk/jazz/rock alternatif. Mais underground dont l’originalité pourrait bien, d’ici quelque temps, inspirer une nouvelle génération de créateurs. M’enfin, seul l’avenir nous le dira…

 

Buffalo Tom

Smitten

" Smitten " constitue le sixième album du trio de Somerville, près de Boston, dans le Massachusetts très exactement. Un disque qui laisse bien sûr encore une bonne place à l’électricité. En particulier sur " Register side " et " Walking wounded ". Mais qui se veut plus éclectique. D’abord, la six cordes acoustique ou semi-acoustique y est plus présente. Un phénomène qui s’explique assez facilement, lorsqu’on sait que Bill Janovitz avait sorti début 96 un album solo minimaliste. Ensuite, Phil Aiken, le nouveau claviériste, intervient assez régulièrement au clavier ou au piano. On a même droit sur " Scottish widows " à la participation d’une section à cordes. Mais le plus intéressant procède de la plus grande participation de Chris Colburn aux vocaux. Son timbre particulièrement chaud, coincé quelque part entre celui de Paul Weller et de Rod Stewart, neutralise les inflexions abrasives, sableuses de Bill. Et si Buffalo Tom n’a rien perdu de sa profondeur émotionnelle et de sa fraîcheur mélancolique, force est de reconnaître qu’il lorgne de plus en plus dans le jardin de Crowded House ou de Lemonheads. Enfin, sur l’étonnant " White paint morning ", il participe à un exercice de style syncopé, digne du Jam. Etonnant ! Maintenant, sans paraître oiseau de mauvais augure, la prise de conscience de Chris, comme chanteur, n’est pas du tout salutaire au futur du groupe…

 

Bullyrag

Songs of praise

Imaginez le résultat du choc né d’une rencontre hypothétique entre Anthrax et Public Enemy, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par Bullyrag. En moins commercial, pour ne rien vous cacher. D’ailleurs tout en tordant son hardcore avec furie et passion, il parvient à picorer dans tous les styles musicaux. Depuis le hip hop au blues, en passant par le rock, la pop, la jungle, la soul, la prog et le punk. Nous n’avons, en outre, pas la prétention d’avoir fait le tour du sujet, tant les références sont multiples…Malheureusement, si le produit fini ne manque pas de groove, il faut reconnaître qu’il manque singulièrement de relief…

 

Bernard Butler

People move on

Nouvelle compile pour ce groupe georgien, d’Athens très exactement, qui a marqué l’histoire de la pop/rock américaine entre 1978 et 1985. C’est à dire jusqu’au décès de son guitariste et membre fondateur, Ricky Wilson. Responsable d’une musique sucrée, insouciante, bourrée d’humour, caractérisée par un beat légèrement funk, épileptique, un orgue farfisa intrépide et un son de guitare popularisé vingt ans plus tôt par les Ventures, les B 52’s pouvaient aussi compter sur la complémentarité des vocaux juvéniles de Cynthia Leigh et de Kate Pierson, qui répondaient au débit déclamatoire de Fred Schneider. Le groupe va d’abord accumuler les hits à une cadence vertigineuse : " Rock lobster ", " Planet claire ", " Give me back my man " ou encore " Party out of bounds ". Et la liste est loin d’être exhaustive. Puis connaître une traversée du désert jusque 1988, avant de connaître une résurrection glorieuse lors de la sortie de l’album " Cosmic thing " et surtout du single " Love shack ". Commis en 1992, le très énergétique elpee " Goodstuff " coïncidera cependant avec le départ de Cindy… Bonne nouvelle, après six années d’absence, elle a réintégré le noyau. Qui s’apprête à enregistrer un nouvel album. D’ailleurs, sur cette compilation, qui réunit la plupart des tubes des B 52’s, on y remarque deux nouvelles compositions, " Hallucinating Pluto " et " Debbie ", hommage à la chanteuse du mythique Blondie…

 

Babybird

There’s something going on

Nonobstant 400 compositions enregistrées sur un quatre pistes entre 88 et 94, la consécration commerciale de Baby Bird ne s’est produite qu’en 1996, lors de la sortie de " Candy girl ". Steve Jones, alias Baby Bird, nous revient avec un nouvel opus. " There’s something going on ". Onze titres caractérisés par l’intronisation d’un véritable batteur en lieu et place de l’ancienne boite à rythmes. Un changement qui pourtant ne perturbe en rien le style adopté par la formation depuis ses débuts. La simplicité avant tout. Des riffs de guitares mélodiques, gélifiés, tendres. Une voix rauque, un peu cassée, généreuse. Des textes mélancoliques, romantiques. L’album est de très bonne facture. Naviguant quelque part entre la new-wave de U2 et surtout d’Echo & the Bunnymen. Mais aussi de la britpop. Circa House of Love voire James. Petit point noir au tableau : l’usage excessif des dispensables ‘la la la…’ ; la simplicité chère à Steve se muant dangereusement en un simplisme grotesque. Pour conclure, disons que ceux qui aiment n’ont pas le droit d’être déçus…

 

Ash

Nu-clear sounds

Lors de la sortie de " 1977 ", en 1996, nous nous étions montrés particulièrement enthousiastes. Malgré un changement de line up, élargi depuis quelques mois à une seconde guitariste, en l’occurrence l’ex Nightnurse Charlotte Hatherling, ce " Nu-clear sounds " nous a de nouveau enflammés. Un opus pour lequel la formation irlandaise a encore reçu le concours d’Owen Morris, qui partage cependant son rôle de producteur et d’ingénieur du son avec le quatuor et Chris Kimsey. Une œuvre plus brute, plus directe, mais toujours aussi mélodique. Mais ce mélange d’énergie, d’intimité, Ash l’exprime avec une sauvagerie punkysante. Comme sur le stoogien " Fortune teller ", le pixiesque " Numbskull ", l’hymne métallique " Death trip 21 " ou le superbe " Jesus says ", digne de Jesus & Mary Chain. La formation accorde bien sûr encore de la place aux ballades hymniques, célestes, à l’instar de " Low Ebb ", ou " Burn out ", d’ " Aphrodite ", ou d’ " I’m gonna fall ", mais en général, le son est plus sauvage, plus percutant, plus noisy même, à écouter de préférence à fond la caisse. Enfin, si la pochette est tout à fait originale, parce qu’insérée entre deux plaques aimantées, on ne peut pas dire que pour l’ouverture et le rangement, ce soit vraiment pratique…

 

Audioweb

Fireworks city

Deuxième album pour cet ensemble mancunien, qui était parvenu en 1996, à décrocher un hit single avec la cover euphorique de " Bankrobber " du Clash. Deuxième album qui recèle déjà trois autres tubes en puissance : " Policeman shank ", " Personnal feeling " et " Get out of here ". Maintenant, il est exact que si Audioweb était né quelques années plus tôt, et en particulier en plein boom house, il aurait pu tenir la dragée haute aux Happy Mondays et consorts. Mais aujourd’hui, il est logé à la même enseigne que Black Grape ou Space Monkeys. C’est à dire responsable d’une très chouette musique, mais qui appartient déjà au passé. Ce qui n’est pas une raison pour gâcher votre plaisir à l’écoute de ce " Fireworks city ", riche en samples, en arrangements de cordes, en accès d’électricité incisifs et en percussions viscérales. Un mélange à la fois insidieux, mélodieux mais groovy de rock, de funk et de reggae, qui s’épanouit au cœur même du dub. Même un producteur comme Adrian Sherwood doit regretter de ne pas les avoir pris sous sa houlette ; la mise en forme, ayant été confiée, sur ce morceau de plastique, à Steve Lironi (Black Grape, Space).