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Madder Rose

Tragic magic

Changement radical de cap pour le quatuor new-yorkais, puisqu'après avoir partagé la mélancolie rêveuse et sinistre de Mazzy Star, pendant quatre albums, il a décidé de se mettre à la trip hop. Vous pensez à Portishead et à Massive Attack ? Vous n'avez pas tout à fait tort, même s'il y a lieu de nuancer cette première impression. D'autant plus que seuls le single " My star " et " Real feel " émargent au dub et à la house. Et puis, si Billy Coté n'arrache plus systématiquement son feedback incendiaire, démoniaque de sa guitare, il réserve quand même encore une place à l'électricité blanche, psychédélique. Notamment sur le superbe " Delight's pool ", qui nous rappelle même parfois la noisy brumeuse de My Bloody Valentine, voire de Lush. Et puis, sur " Scenes from starbright ", dont le sens mélodique semble avoir été emprunté à Veruca Salt. Mais en général, tout au long de ce " Tragic magic ", l'instrumentation est beaucoup plus équilibrée. Le piano ou le clavier plus présent, les percussions feutrées, insidieuses, et les accords de guitare diversifiés. Tantôt acoustiques, vaporeux, reverb et bien sûr slide. Un peu comme chez Cowboy Junkies. Reste la voix de Mary Lorson. Magnifique, languissante, lascive, envoûtante... en un mot, magique !

 

Light

Turning

Light est un projet imaginé par un certain David Mercer, proche collaborateur d'Amp et copropriétaire d'un studio d'enregistrement qu'il partage avec un musicien de Flying Saucer Attack. Avec de telles références, il n'est pas difficile d'imaginer le style musical prôné tout au long de ce " Turning ". Atmosphérique, expérimental, il nous entraîne dans un univers sonique presque exclusivement constitué d'oscillations instrumentales. Le plus souvent mélodiques, quand même. Mais aussi noisy. Produites par une guitare, un clavier, un violon et des machines. Un univers qui n'autorise que de rares interventions vocales ; chuchotement blême, trouble, fragile, qui s'évanouit instinctivement dans l'intensité du son...

 

The Lightning Seeds

Dizzy heights

Après une carrière de producteur qui l'a amené, au cours des 80's, à mettre en forme les albums de groupes tels qu'Echo & The Bunnymen, Noir Désir ou Icicle Works, Ian Broudie est passé en 1989, de l'autre côté de la table de mixage. Sous un pseudonyme: The Lightning Seeds, il enregistre un premier et somptueux single: " Pure ". Huit ans plus tard, il en est à son quatrième opus. " Dizzy heights ". Une sorte de concentré de pop anglaise que nous pourrions synthétiquement situer entre celle des Pet Shop Boys et de New Order. 12 compositions à travers lesquelles s'enchaînent synthés, guitare-basse-batterie, quatuor à cordes et effets technologiques dispensés à dose homéopathique ; le tout moulé dans une production qui frise la perfection. C'est simple, c'est gai, mélodique. Bref, c'est excellent!

 

The Lilys

Better can't make your life better

Pour reproduire le son du début des seventies, Lenny Kravitz avait choisi de n'utiliser que du matos d'époque, et en particulier de recourir aux célèbres amplis à lampes. Pour recréer le son des fifties et des sixties, les Lilys ont analysé le spectre harmonique des disques de l'époque, à l'aide d'un oscilloscope. Et comme les Lilys avouent une certaine admiration pour les Byrds, les Kinks, les Monkees, Big Star, et dans une mesure plus contemporaine, Pavement et My Bloody Valentine, vous aurez une petite idée du climat psyché pop au sein duquel baigne cet opus. D'autant plus, que les harmonies vocales sont aussi soignées que limpides. Superbe!

 

Litfiba

Mondi sommersi

On savait cet ensemble florentin capable de se frotter au métal avec beaucoup d'aisance. Aussi bien avec le mordant des Pixies que dans le plus pur esprit rock urbain d'un Steppenwolf voire d'Iron Butterfly. Mais nous n'imaginions pas que le groupe oserait mettre un pied dans la techno. Enfin U2 le fait bien, alors pourquoi pas Litfiba? C'est en tout cas le type d'expérimentation qu'a mené Litfiba tout au long de son dernier album. Pas au point de virer à la musique de danse synthétisée. Puisque l'électricité y est toujours bien présente. Mais surtout pour enrichir sa texture d'arrangements, tout en imprimant des grooves hypnotiques, texture heureusement toujours hymniquement taillée dans la Commedia dell’arte. Langue de Verdi oblige!

 

Liva

Secret Samadhi

Après avoir cumulé les disques de platine, les méga-hits, décroché des tas d'awards et squatté les premières pages des magazines yankees, Live est aujourd'hui entré dans la cours des grands. Un succès mondial qu'il doit incontestablement à ses interminables tournées, mais aussi et surtout au petit coup de pouce de Pearl Jam qui, il y a quelques années, lui avait ouvert une porte sur le marché international du disque. Quoi de neuf donc pour cette formation pennsylvanienne? Un nouvel opus enregistré en compagnie de Jay Healy. Album qui se place parfaitement dans la continuité de ses prédécesseurs. Du grunge-pop-rock américain pratiqué à l'instar d'un REM, d'un Pearl Jam ou encore d'un Bush. De la guitare en puissance. Du rythme. De l'émotion dans le timbre d'Ed Kowalczyk. Tous les ingrédients indispensables pour satisfaire les aficionados de ce style de musique...

 

Local H

As good as dead

En dix années d'existence, cette formation yankee (Connecticut), n'a commis que deux albums, " As good as dead " constituant, vous vous en doutez, son deuxième. Explications? Un line up qui s'est réduit au fil du temps, pour ne plus aujourd'hui se résumer qu'à un duo. Ce qui n'empêche pas Joe Daniels et Scott Lucas de s'être très bien adaptés à cette situation, le premier pilonnant ses drums, alors que le second se réservant toutes les parties de guitares, y compris la basse. Et n'imaginez surtout pas que cette formule ait poussé Local H à se contenter d'une musique minimaliste. On est même très loin du compte, puisque hormis l'un ou l'autre intermède acoustique, " As good as dead ", obéit à une ligne de conduite post grunge. Des compositions aussi énergiques, intenses et pulsantes que chez Foo Fighters, Smashing Pumpkins ou le Pearl Jam dans sa phase la plus sauvage. L'album recèle d'ailleurs un hommage à Eddie Vedder. Des guitares donc. Cinglantes, crépitantes, en perpétuelle effervescence, comme sur le remarquable final, " Manifest density pt.2 ". Sans oublier le spleen mélodique, très spécifique à ce style de musique. Idéal pour prendre un bon bain d'électricité!

 

Lowpass

Fear of the flood

Saint-Nicolas serait-il le berceau belge du trip hop? Après Hoover, voici une nouvelle formation de ce style musical fort en vogue pour l'instant: Lowpass. Issu du Limbourg, cet ensemble dispense, tout au long de ce " Fear of the flood ", une musique puissante, chaotique, énigmatique, à l'instar de Massive Attack et de Portishead. L'opus a été enregistré en compagnie de Tony Platt et Ian Caple, respectivement producteur et mixeur de... Tricky! Espérons qu'il leur ouvrira une brèche sur le marché continental du disque. En tous cas, c'est tout le mal qu'on leur souhaite!

 

Luna

Pup tent

Troisième album pour Luna, dont les deux premiers sont incompréhensiblement passé inaperçus ; une situation invraisemblable pour un groupe dont le leader n'est autre que l'ex guitariste de Galaxie 500, Dean Wareham. Et lorsqu'on connaît la qualité de la discographie du mythique groupe défunt, on a de quoi se poser des questions. D'autant plus, que les autres membres du quartette ont également des références. Et notamment l'ex bassiste des Chills, Justin Harwood. Et puis Sean Eden, dont le jeu de guitare complète à merveille celui de Dean. Plus d'ancien membre des Feelies, cependant, puisque Stanley Demeski a cédé le relais aux drums à Lee Wall. Mais sans aucune conséquence pour le combo. Vous vous dites peut-être que ce n'est pas parce qu'on dispose d'excellents instrumentistes, que le résultat est acquis d'avance. Et vous avez tout à fait raison. Mais, il n'y fait certainement pas obstacle. Et c'est le cas ici. Venons en donc à " Pup tent ", un disque qui s'inscrit dans la lignée des deux précédents opus, " Lunapark. Bewitched " et " Penthouse ". Mais en plus soigné, en plus insidieux. La production de Pat Mc Carthy y est peut-être pour quelque chose, lui qui avait autrefois mis en forme des disques de REM et de Butthole Surfers...

Venons-en maintenant au contenu de ce morceau de plastique. Parfois mystérieusement atmosphérique, parfois intensément énergétique, mais le plus souvent délicieusement psychédélique. Le calme y est vécu aussi intensément que la tempête, la douceur acide aussi efficacement que la brume électrique. Et au sein de ce monde, où la grammaire pop est ponctuée d'accents expérimentaux, planent les spectres du Velvet Underground, de Syd Barrett, de Spiritualized et même de Robin Hitchcock ; le timbre vocal de Dave se révélant aussi indolent, gémissant et mélancolique que celui de l'ancien leader des Egyptians. N'empêche, c'est encore et toujours lorsque l'intensité " atteint son point de rupture que avons le mieux vibré. Et en particulier sur " City kitty ", " The creeps ", " Fuzzy wuzzy " et enfin sur " Ihop ", morceau qui aurait pu naître d'une jam hypothétique entre Hank B Marvin, Van Morrison et Lee Ranaldo...

 

Kenickie

At the club

Trois filles et un kid constituent le line up de cette formation issue du Sunderland. Leur credo ? Le punk pop adolescent, énergique, déchiré entre causticité et vulnérabilité. Un peu comme le défunt et mythique Go Go's le pratiquait à ses débuts. Encore que Kenickie semble plutôt avoir hérité du sens hymnique de Magnapop, voire de Tallulah Gosh. On ressent d'ailleurs, une profonde tristesse au fond de leur enthousiasme, une mélancolie intense et en même temps glamoureuse, que le quatuor cultive à travers un certain culte du Sweet. L'attitude. Le maquillage. Les fringues. Et même l'alcool. Musicalement, le groupe n'hésite cependant pas à faire appel à certains arrangements électroniques, apportant une coloration toute contemporaine à des compositions qui dépassent rarement les 3 minutes...

 

King Loser

Caul of the outlaw

Des formations issues de la scène néo-zélandaise, il faut reconnaître que King Loser n'est certainement pas la plus accessible. Ni la plus optimiste! Au contraire. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne soit pas intéressante. Mais simplement sa musique nécessite un certain conditionnement pour être véritablement appréciée. En fait, tout comme Loop, King Loser explore à la fois la force sauvage du rock et la face la plus sombre du psychédélisme. Usant et abusant de la distorsion des guitares, un peu comme les Scientists. Eclaboussures d'électricité exacerbées par les voix spectrales de Chris Heazlewood et de Celia Mancini. Pourtant au fil de l'album, les traces de surf se font de plus en plus présentes, mais davantage dans l'esprit rampant de These Immortal Souls que dans celui, plus tribal, des Cramps...

 

Ed Kuepper

Frontierland

Edmund Kuepper nous surprendra toujours. Alors que depuis 1990, ce chanteur/compositeur/guitariste australien privilégie une muse semi-acoustique, quoique généreusement électrifiée ; pour enregistrer sont 21ème album, il a décidé d'enrichir la texture de ses chansons d'orchestrations et d'arrangements, en engageant toute une flopée de musiciens. Un tas de cuivres, comme à l'époque de Laughing Clowns. Un harmoniciste, plusieurs claviéristes, un violoniste, des bassistes, et nous en passons. Mais énorme surprise, il a décidé de faire appel à la technologie de pointe. En particulier aux samples et aux loops, en sus des boîtes à rythmes, du mellotron et du moog synthesizer. Et le résultat ne manque pas d'allure, même si les puristes lui reprocheront, sans doute, son infidélité à une certaine ligne de conduite minimaliste... Pourtant, en débarrassant la solution de toutes ces fioritures, on retrouve de remarquables mélodies trempées dans la nostalgie mélancolique, mélodies qu'il sculpte avec tellement de subtilité et une ineffable sensibilité, à l'aide de sa ‘douze cordes’. Pour ceux qui connaîtraient peu, mal ou pas du tout l'œuvre novatrice d'Ed Kuepper, nous ne leur conseillerons pas cet opus, mais plutôt des chefs d'œuvre tels que "Today wonder", "Honey steel's gold" ou "Black tichet day". Evidemment, si vous en êtes encore à patauger dans la marre des canards, à clamer "We are the champions", en pensant à Phil Collins, votre cas est totalement désespéré...

 

Ed Kuepper

Startruck

Album exclusivement instrumental pour l'un des artistes les plus sous-estimés de la planète. Vingt-six titres parmi lesquels cinq ont servi de bande sonore au court métrage " The Chrismas cake ". Un film qui a d'ailleurs reçu un award, dans sa catégorie, en Australie. Un disque étrange, complexe, varié, hypnotique, atmosphérique, partagé entre instrumentation électronique, boucles, samples et instrumentation plus conventionnelle. Soit guitare, percussion, cuivres, piano et claviers. Pour enregistrer " Startruck ", Ed a reçu le concours de quelques collaborateurs, parmi lesquels on retrouve son inséparable pote Mark Dawson, mais également Louise Elliott, qui jusqu'alors n'avait côtoyé l'artiste qu'au sein des New Imperialists. A l'origine, " Startruck " n'avait été pressé qu'à 3 000 exemplaires, mais suite à la critique élogieuse émise par les médias, notamment en Angleterre, Hot a décidé de le sortir officiellement. Et finalement c'est tout à fait justifié...

 

L7

The beauty process: triple platinium

En 1994, on ne donnait plus très cher de la peau du groupe de filles le plus redoutable de la scène rock yankee. Surtout lorsque Jennifer Finch, membre fondatrice, décida d'abandonner ses copines pour reprendre les études. Heureusement, l'arrivée de Gail Greenwood, bassiste qui avait sévi trois ans au sein de Belly, va donner une nouvelle impulsion à L7. Et surtout à sa musique. Bien sûr, sur ce nouvel opus, on y retrouve encore une majorité de compositions féroces, sauvages, tribales, taillées dans le métal. Et puis, les lyrics, que se partagent aujourd'hui les guitaristes/vocalistes Donita Sparks et Suzi Gardner continuent de traiter de sexualité, d'alcoolisme et de politique. Mais on découvre sur certaines chansons, une sensibilité pop plus perceptible, un registre mélodique plus étoffé, que nous ne leur connaissions pas. Comme sur les excellents " Drama " et surtout " Moonshine ". Une texture instrumentale beaucoup plus fouillée aussi. A l'instar du très intense " Non-existent Patricia " ou du remarquable " Bitter wine ", où la basse pulsante, aquatique de Gail, fait absolument merveille... Et plus étonnant encore, ce disque s'achève sous la forme d'un clin d'œil adressé au country & western, " Lorenza, Giada, Alessandra ". Même D.A.D. devrait apprécier!

 

The Ladybug Transistor

Beverly atonale

Apparemment, " Beverly atonale " serait le deuxième elpee de Ladybug Transistor. Un quatuor new-yorkais, de Brooklyn très exactement, qui fait preuve, tout au long de cet album, d'une imagination particulièrement débordante. Si les compositions les plus électriques adoptent un profil aussi versatile que chez Pavement, les titres acoustiques atteignent un feeling mélancolique digne des Go-Betweens. Des chansons, le plus souvent truffées d'orchestrations minimalistes, extrêmement soignées. Des cuivres surtout. Et ce n'est pas tout, puisque d'autres fragments encore vibrent aux oscillations du clavier, dont le dépouillement presque mystique nous rappelle quelque part, Eyeless In Gaza. Un disque qui s'ouvre et se clôt par des parenthèses vaudevillesques. Tracées au piano, bien sûr. Encore que dans le final, cet instrument accentue surtout, à l'instar d'un Peter Hammill, l'aspect torturé de la chanson...

 

Led Zeppelin

BBC Sessions

Écrit par

Vu le nombre de compiles consacrées au dirigeable, au cours des dernières années, nous craignons fort que plus grand monde n'y retrouve ses jeunes. Même pas les aficionados. Ce " BBC Sessions " réunit 24 compositions en un peu plus de 2h30. Le premier disque se penche sur la face la plus blues du Led Zep. Epinglant des sessions réalisées par John Peel en 1969, pour l'émission " Top gear " ainsi que pour un programme appelé " Tasty pop sundae ". Le deuxième morceau de plastique est consacré à un enregistrement réalisé à Paris, le jour de Noël, en 1971. Apparemment, sauf si vous possédez le bootleg " Bang em out Bob's bootleg emporium ", il s'agit de versions inédites. Pour votre information, sachez quand même que Page et Plant préparent un nouvel album studio. Cela semble un peu plus emballant, non ?

 

Led Zeppelin

Remasters

Écrit par

On nous a souvent reproché de ne pas assez traiter de hard rock et de heavy metal. Nous l'admettons. Mais pourquoi ? Parce que Led Zeppelin n'a guère laissé de marche de manœuvre à ses disciples, imitateurs ou contrefacteurs. Entre 69 et 75, le dirigeable a tout exploré, ou presque. Dans le style, bien évidemment. Et au lieu d'approfondir la recherche, la succession s'est contentée de la pasticher, de la dénaturer, d'amplifier la démesure. Avec pour seul résultat un culte de l'image et de l'attitude que nous qualifierions de parodique, voire de grotesque (NDR : et encore une flopée d'amis !). " Double CD ", ce " Remasters " propose en 26 titres les meilleures compositions de Led Zeppelin. Enfin presque, puisqu'à notre humble avis, le 3ème volume n'a pas suffisamment été mis en évidence. M'enfin, ce n'est qu'un avis très personnel...

 

The Levellers

Mouth to mouth

Nous apprécions beaucoup les Levellers. Surtout sur les planches. Mais il faut reconnaître que depuis la sortie de leur deuxième album, éponyme, ils n'ont guère évolué. Après avoir écouté une bonne moitié de ce " Mouth to mouth " nous étions prêts à le confirmer. Il y a bien le countryfié " Celebrate " pour lequel Eddi Reader est venue donner un petit coup de ‘steel guitar’ et puis le fluide " Far away " qui bénéficie du concours du London Metropolitan Orchestra. Mais, jusque là, les Levellers ne s'étaient guère écarté du schéma traditionnel. Et puis c'est la surprise. D'abord " Elation " dont la mélodie celtique se fond progressivement dans un psychédélisme spatial, presque floydien. En suite " Survivors ". Britpop, mais dans l'esprit post cold wave d'un Strangelove. Enfin " Too real " dont la conversion au dub est un véritable tour de force.

 

Jesus Jones

Already

Franchement, pour commettre un album pareil, le groupe londonien n'a pas dû beaucoup se fouler. De hip hop, de house, de trash metal et de hardcore, il n'est ici plus guère question. En fait, l'instrumentation basique est totalement asphyxiée par la texture techno ; à un tel point qu'on se demande si on ne s'est pas trompé de disque... Laibach accompagnant un chanteur de hard rock, ça nous semblait quand même plus plausible, non ?

 

Jay Jay Johanson

Whiskey

De son véritable nom Jäje Johansson, Jay Jay Johanson est un auteur/compositeur/interprète suédois. En compagnie de son groupe, il vient d'enregistrer son premier album. Un disque très curieux, original même, réalisant la fusion entre la musique symphonique, l'électronique et le jazz nightclubien. Parfois on pense à My Life Story, à cause des arrangements de cordes et puis du baryton emphatique de Jäje, parfois à une version masculine, mais aussi syncopée, d'Anna Domino, et puis surtout à Björk, pour la richesse des arrangements synthétiques. Mais cette fusion hétéroclite ne se fait jamais au détriment du sens mélodique des chansons, avouons-le, particulièrement aiguisé chez Jay Jay Johanson.

 

Juniper Boots

Work on hit

Juniper Boots est une formation issue du Brabant Wallon. De Limelette très exactement. En 96, le groupe nous avait gratifié d'un excellent maxi, " Beaster EP ". Un disque dont les compositions expérimentales, jazzyfiantes, ‘beefheartiennes’, laissaient augurer une suite tout aussi intéressante. " Work on it ", mini elpee 8 titres, confirme tout le bien que nous pensions de cette formation, dont la musique s'inscrit parfaitement dans la lignée des dEUS, Mad Dog Loose et autres Moondog Jr. Mais en plus aride. A cause de cette absence de mélodie qui à long terme risque pourtant fort de leur être préjudiciable...