New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26656 Items)

Ann Magnuson

The luv show

Avant d'entamer une carrière solo, Ann Magnuson était chanteuse et compositrice de l'ensemble culte Bongwater. En compagnie de cette formation, elle a ainsi commis cinq albums. Pour concocter "The luv show", elle a pu bénéficier du concours de plusieurs de ses anciens compagnons de groupe ainsi que de musiciens de studio réputés. De Richie Lee, également, bassiste d'Acetone. Et puis de Don Fleming à la coproduction. Une œuvre conçue à la manière d'une comédie musicale. Avec pour thème les avatars d'une provinciale piégée dans la toile d'araignée d'une grande ville. Du rêve à la réalité. Avec pour fil conducteur la névrose psycho sexuelle, le burlesque intellectuel et la dégénérescence pathétique. Quatorze fragments au cours desquels Ann aborde une multitude de styles. Le rock et la pop bien sûr. Mais également le rockabilly ("Miss pussy pants"), le music hall ("MKCF"), le rock sylvestre ("I remember you"), le folkcore ("Live, you vixen") la rumba ("Sex with the devil") et même la no-wave. Etonnant!

 

Manic Street Preachers

Everything must go

Porté disparu depuis le 1er février 1995, Richey James n'a jamais été aussi présent dans l'esprit du groupe. Pourtant, cette disparition a failli porter un coup fatal à l'existence du combo. Pensez donc, en 94, la formation avait raflé la plupart des distinctions honorifiques accordées par la presse spécialisée britannique. Et se préparait tout naturellement à entrer dans la cour des grands. Depuis, l'ensemble a marqué le pas, et le mystère reste entier... Après presque un an et demi de silence, M.S.P. s'est quand même décidé à reprendre la route... sous la forme d'un trio. Et d'enregistrer cet "Everything must go". Sur lequel on retrouve trois chansons de Richey: "Kevin Carter", "Removables" et "Small black flowers that grow in the sky". Plus deux ébauches achevées par Nicky Wire: "Elvis impersonator: Blackpool pier" et "The girl who wanted to be God". En ajoutant " Enola/Alone ", composition dédiée directement à la disparition de leur guitariste, il est facile d'imaginer le climat qui règne tout au long de cette œuvre. Pourtant, elle ne reflète pas exclusivement les sentiments d'angoisse, d'amertume, de colère et de désespoir nés de cette expérience traumatisante. Elle laisse également une place à la dignité, au courage et à une certaine forme d'espoir. Un espoir sauvage, reflété avec solennité, détermination et violence dans une pop qui laisse libre cours aussi bien aux arrangements symphoniques ou cuivrés qu'aux envolées incisives de punk rock. Un disque qui justifie finalement cette volonté de faire face à son destin plutôt que d'écrire, par résignation, un quelconque épilogue ou tout simplement un testament...

 

Aimee Mann

I'm with stupid

Jolie, glamour, sexy, Aimee Mann est issue de la scène de Boston. Début des eighties, elle a d'ailleurs sévi au sein de Till Tuesday, formation qui allait donner quelques années plus tard le coup d'envoi à la vague déferlante du rock féminin. Celle de Throwing Muses, Belly, Breeders, sans oublier des Blake Babies. D'autant plus qu'on retrouve Juliana Hatfield sur le deuxième elpee d'Aimee, pour quelques coups de guitare. Une liste d'invités complétée par la présence de Bernard Butler, ex Suede ainsi que de la charnière centrale du Squeeze, Glenn Tilbrook et Chris Difford, préposés pour la circonstance aux backing vocaux de "That's just what you are" et de "Frankestein". Mais l'essentiel de l'instrumentation est assuré par Jon Brion. Collaborateur de longue date qui produit par ailleurs le morceau de plastique. Un opus nettement plus agressif que "Whatever", paru en 1993, mais qui reste cependant encore en deçà de l'intensité électrique dispensée par des formations telle que Veruca Salt ou des Amps.

 

Little Axe

The wolf that house built

A la base de Little Axe, on retrouve Skip McDonald, personnage qui a travaillé avec une multitude d'artistes. Aussi bien comme producteur, mixeur ou musicien. Pour enregistrer cet opus, il a reçu le concours de plusieurs de ses potes. Et en particulier de Keith Leblanc, de Doug Wimbish, et puis surtout de l'ingénieur du son, Adrian Sherwood. Donc il bénéficie des studios ‘On U Sound’. Ceux là même qui ont permis tout dernièrement à Gary Clail de commettre l'excellent "Keep the faith". Tout au long de "The wolf that house built", Little Axe réalise une parfaite fusion entre le blues et le dub avec la bénédiction du hip hop, du gospel et de l'ambient...

 

Sinead Lohan

Who do you think I am

Tout comme O' Connor, Lohan est originaire d'Irlande. Mais si la première a la boule à zéro, la seconde se paie un look rasta comme à la plus belle époque de Bob Marley. Auteur/compositeur/interprète, Sinead Lohan est âgée de 24 ans et vient d'enregistrer son premier album. Sous la houlette d'un certain Declan Sinnott, personnage qui cumule les fonctions de producteur, d'arrangeur, et de multi-instrumentiste. Un Irlandais également. Ce qui peut paraître étonnant lorsqu'on écoute ce disque. La plupart des compositions s'inscrivant davantage dans un style proche de Joni Mitchell voire de Jan Baez, plutôt que de répondre à une certaine tradition celtique. En fait, les compositions sont surtout destinées à mettre en valeur le timbre vocal de Sinead. Limpide, fragile, velouté, il aurait cependant un meilleur impact dans un tout autre contexte instrumental.

 

Longpigs

The sun is often out

Longpigs appartient à l'aile la plus fragile, la plus tendre de la britpop. Hormis "Happy again" imprimé sur un tempo psychobilly et le sauvage, tourmenté "Elvis", sorte de Thousand Yard Stare en moins funk, "The sun is often out" est texturé à la fois dans l'électricité grésillante, pétillante et les cordes de guitares semi-acoustiques. Un peu comme des Bluetones qui auraient beaucoup écouté les LA's. Faut dire que côté harmonies vocales le quintette peut compter sur deux excellents chanteurs, dont l'un affiche un timbre vocal aussi capricieux que celui de Loz Paul Hardy (Kingmaker) alors que l'autre épouse les inflexions opératiques de Rick Witter (Shed Seven). Excusez du peu!

 

Loog

Meltdown house

Ne cherchez aucune signification au mot Loog, puisqu'il s'agit tout simplement du nom du leader de cette formation bostonienne. Ancien guitariste de Lemonheads, Corey Loog Brennan a cependant dû faire appel à Chris Brokaw, ex guitariste de Codeine, mais toujours impliqué chez Come, pour compléter le line-up de son quartette. Et "Meltown house" constitue la première application de cette rencontre. Un mini album de huit titres. Popcore. Inspiré tantôt par Veruca Salt, tantôt par les Muffs. Malheureusement, la production de Wharton Tiers (Sonic Youth, Dinosaur Junior, Helmet) étouffe les excellentes dispositions affichées par les musiciens. Seule la voix claire, voluptueuse (Wendy James?), parvient à apporter un zeste de fraîcheur et de sensibilité à une solution sonore qui se cogne continuellement la tête sur le plafond de la mise en forme. Dommage!

 

Love & Rockets

Sweet FA

Rick Rubin est vraiment un drôle d'oiseau. Un producteur expérimenté, très sollicité, respecté, mais un type bizarre. Déjà, pour l'enregistrement de "Blood sugar sex magik", il avait entraîné les Red Hot dans une villa réputée pour son mauvais œil. Une aventure que les musiciens n'avaient d'ailleurs par très bien vécue. Confrontée à de multiples incidents techniques, émaillée de troubles psychologiques, elle avait cependant débouché sur une œuvre particulièrement brillante. Rick vient donc de remettre le couvert. En compagnie de Love & Rockets, cette fois. Résultat des courses, tout a été ravagé par un incendie. Demos et équipement, en particulier. Daniel Ash, David J et Kevin Haskins ont d'ailleurs failli y laisser leur peau. Ou leurs os, si vous préférez. Mais par leur âme. Car cet incident a décuplé leurs forces et les a incités à remettre leur ouvrage sur le métier. Mais à Londres, cette fois. Rubin terminant alors la mise en forme dans son propre studio, à Los Angeles. Et il fait reconnaître qu'il a ici réalisé un travail d'orfèvre. Valorisant à la perfection les différentes phases de psychédélisme affichées par le trio depuis 85. C'est à dire après le split de Bauhaus. Psychédélisme extatique, lancinant où l'électricité sursaturée, torturée est épurée de satin acoustique. Psychédélisme climatique, ouaté de chœurs sensuels, enrobé d'orchestrations majestueuses. Psychédélisme hanté (!) par les spectres de Syd Barrett, de Kevin Ayers, de Spiritualized, du Floyd circa "More", de Primal Scream et même du "Magical Mystery Tour" des Beatles, ou l'inverse. Une œuvre qui recèle en outre un titre purement expérimental, à la limite du free jazz, "Here come the comedown", un hommage à Natacha Atlas, vocaliste de Transglobal Underground ("Natacha"), et puis surtout une perle de psyché pop contagieuse, fascinante, indélébile: "Judgment day". Tout un programme!

 

Loves Ugly Children

Cakehole

Sur le label Flying Nun, les 3D'S et Loves Ugly Children incarnent les tendances les plus dures, les plus âpres de la scène néo-zélandaise. Mais L.U.C. va encore plus loin sur ce "Cakehole". Procédant à des expérimentations soniques, psychédéliques dans le noisy punk. Un peu comme le Sonic Youth l'opérait au tout début des eighties. Mais cette exploration fondamentalement mélodique, quoique dispensée à un régime frénétique, est littéralement déchiquetée, mutilée par une surabondance d'électricité statique. Seul "Latest product", onzième morceau sur les quinze que compte le CD, embrasse un profil plus pop, plus conventionnel, plus ‘Clean’...

 

Lullaby For The Working Class

Blanket warm

Rien que le titre de cet album vous donne une idée du style pratiqué par ce quartette issu du Nebraska. Dont la musique pourrait si facilement se savourer auprès d'un feu de bois, le corps enveloppé d'une couverture chaude. Et pourtant, la fibre basiquement acoustique manifeste un sens mélodique particulièrement développé. Parfois on pense aux Go-Betweens, aux Walkabouts et même à Poco dans sa période la moins grandiloquente. Pas à cause de ces subtils arrangements de cuivres ou de cordes. Mais surtout parce que l'électricité y fait de très éphémères mais très efficaces apparitions. Un peu comme chez Deadly Nightshades, formation australienne, aussi peu connue que ce Lullaby For The Working Class. Mais suffit pas toujours d'avoir un nom ronflant pour mériter un certain crédit...

 

Lush

Lovelife

Il est bien loin le temps où Lush émargeait à la noisy pop angélique. Où sa musique s'élevait dans l'éther atmosphérique ‘mybloodyvalentinesque’ ou se chargeait d'esthétisme glacé ‘cocteautwinesque’. Sur "Lovelife", il ne demeure d'ailleurs plus que de vagues traces de ce lointain passé. Notamment sur le simple "Single girl" et puis surtout sur les deux derniers titres, "The childcatcher" et "Olympia". Pour le reste, on se rend bien compte que la bande à Emma Anderson et à Miki Berenyi a décidé de s'ouvrir de nouvelles perspectives sonores. Plus extroverties. Plus basiques. Jarvis Cocker, chanteur et leader de Pulp, partage ainsi les vocaux avec Miki sur "Ciao!", alors que "Ladykillers", futur single, et "Heavenly nobodies" émargent à la new wave de la new wave. Respectivement inspirée par Echobelly puis par Elastica. Enrichi d'orchestrations beatlesnesques, "I've been here before" aurait pu tout aussi bien appartenir au répertoire de Boo Radleys alors que "Last night" adopte un profil filmique, presque ‘eniomorriconesque’. Bien que bénéficiant du concours d'une section à cordes, "Papasan" et "Tralala" flirtent avec la romance minimaliste. Reste "500", dont le phrasé de guitare semble avoir été repiqué sur l'album "Forever Fleshtones" du mythe new-yorkais... Rafraîchissant!

 

Labradford

Prazision LP

Labradford nous entraîne dans une spirale multidimensionnelle à la découverte de paysages psychédéliques chatoyants, cosmiquement paisibles. Réduit depuis peu à un duo composé de Carter Brown et de Mark Nelson, Labradford croit fermement à la dimension spirituelle de l'exploration sonore. La voix est volontairement sous-employée, confessionnelle, enfouie profondément à l'intérieur du brouillard instrumental. Les drums absents à l'instar d’Hugo Largo. Rien que des cordes de guitares, des synthés et une pléiade de pédales de distorsion. A conseiller aux consommateurs d'ambient qui regrettent les élucubrations sonores commises par Eno et Fripp au cours des seventies...

 

Lambchop

How I quit smoking

Derrière le concept Lambchop se cache un étrange personnage qui répond au nom de Kurt Wagner. Aucun rapport cependant avec Richard, même si la musique de ce quadragénaire épouse un certain profil symphonique. Pour enregistrer "How I quit smoking", cet auteur compositeur interprète et guitariste s'est aussi entouré d'une section à cordes. Responsable d'orchestrations somptueuses, sophistiquées, bouleversantes qui dynamisent une texture country relativement basique, alimentée par le concours d'une bonne quinzaine de musiciens de studio. Paradoxalement, alors que le titre de l'opus s'intitule "How I quit smoking", la voix de Kurt campe des inflexions aussi éraillées et nicotinées que celles de Stuart Staples, chanteur de Tindersticks, pour être plus précis. Une œuvre fascinante, que nous pourrions situer à la croisée des chemins de ce même Tindersticks, de Palace et des Triffids circa "In the Pines"...

 

Leanan Sidhe

Planesequence

Lorsqu'on évoque le krautrock, on pense immédiatement à Can, Neu et Faust, trois formations qui ont marqué des ensembles de post rock contemporains tels que Tortoise et Stereolab. Ash Ra Temple appartenait également à cette scène germanique et semble avoir eu une influence majeure sur la musique de Leanan Sidhe. Un groupe italien. De la région de Florence, très exactement. Responsable d'une musique atmosphérique, ambient et psychédélique à la fois. "Planesequence" évoque des paysages sonores où s'épanchent paresseusement des textures sinusoïdales traversées de vocaux éthérés chuchotés, de cordes de guitare bourdonnantes, de claviers fluides, de boucles et d'effets spéciaux. Parfois l'ombre de Spiritualized Electric Mainline plane sur cet album. Parfois celle de Labradford, de Ui, de Flying Saucer Attack. Et puis lorsque la solution polarise toute son intensité et son énergie sur la section rythmique, celle de Pink Floyd circa More...

 

The Legendary Pink Dots

Canta Mientras Puedas

Cette compilation réunit une sélection de compositions commises entre 90 et 95 sur les albums "The crushed velvet apocalypse" (1990), "The Maria Dimension" (1991), "Shadow Weaver" (1992), Malachai (1993), "Nine lives to wonder" (1994) ainsi que sur deux des opus gravés en 1995, "Chemical playschool vols 8/9" et "From here you'll watch the world go by", mais pour deux nouvelles versions. Depuis 1982, Edward Ka-Spel et ses disciples poursuivent leur processus continuel d'exploration dans le psychédélisme, où chaque découverte est un point de départ. Un périple qui dure depuis près de vingt cinq albums et ne trouvera probablement son épilogue que dans l'espace infini et le temps. D'un style baroque déchiré entre électronique, krautrock, punkadelic, muzak, avant-garde, musique de chambre et industrielle, TLPD s'est progressivement tourné vers un langage cosmique, atmosphérique, expansionniste. Un moyen d'expression destiné à nous transporter dans son monde étrange, kaléidoscopique, sis entre la frontière du réel et de l'irréel...

 

The Lemonheads

Car button cloth

A l'origine, le sixième album des Lemonheads devait inclure une chanson coécrite par Noël Gallagher d'Oasis et d'Evan Dando. Mais, le label Creation ayant manifesté son veto à cette insertion, " Purple parallelogram " ne sortira qu'en single. Ce qui ne veut pas dire que ce " Car button cloth " soit de mauvaise facture. Que du contraire! Un disque pour lequel, Evan a bénéficié du concours de Bill Gibson, guitariste du défunt et mythique groupe australien New Christs, de l'ex drummer de Dinosaur Jr, Patrick Murphy, ainsi qu'épisodiquement de la participation d'Eugène Kelly (Eugenius, Vaselines), d'Epic Soundtracks (Swell Maps, These Immortal Souls) ainsi que de Royston Langdon (Spacehog). Une œuvre qui alterne pop songs contagieuses, fragiles, intimistes, sucrées de folk ou de country - imaginez un peu le Lovin Spoonful trente ans plus tard - et hymnes capricieux, turbulents, injectés tantôt de punk, de grungecore (Nirvana?) et même de garage crazyhorsien. Le tout enrichi par la qualité plaintive, vacillante du vocal d'Evan, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Gram Parsons et d'Howe Gelb de Giant Sand...

 

Les Thugs

Strike

Saviez-vous que les Thugs sont devenus le plus ancien groupe de l'écurie Sub Pop? Un label qui colle parfaitement à la dégaine du quartette angevin réputé pour son punkcore irradié, urgent, métallique, brutal, violent et par essence du rock'n’roll, rebelle. Et plus de la moitié de ce "Strike" correspond à ce profil. Pour enregistrer ce nouvel opus, les Thugs ont fait appel à Steve Albini à la production. Un disque qui recèle cependant son lot de surprises; et notamment trois compositions qui s'aventurent dans la noisy pop éthérée, atmosphérique, instituée par My Bloody Valentine, Slowdive et surtout Swervedriver. Le titre maître tout d'abord, dont le climat est accentué par un chuchotement vocal diaphane. "Loving son", toujours aussi intimiste, mais abrasé par un timbre vocal profond, grave, aussi nicotiné que celui de Stuart Staples (Tindersticks); et puis, "So heavy", malheureusement asphyxié par l'insuffisance du chant, à des années lumière de l'hymne du groupe "And he kept on whistling", nonobstant le sifflotement allègre, mélodique de Christophe. Mais la palme revient à "Waiting", titre de plus de six minutes rappelant le Sound revu et corrigé par le garage.

 

Letters To Cleo

Wholesale meats and fish

Deuxième album pour ce quintette canadien qui risque fort d'être taxé de plagiaire auprès des aficionados de Veruca Salt. Le plus ennuyeux, c'est que ce "Wholesale meats and fish" est bien fichu. Très bien fichu même. Découpé en douze pop songs capables d'osciller entre la douceur et la violence, la sensualité et la virulence. Un opus produit par Mike Dineen (Aimee Mann, Gigolo Aunts), qui par ailleurs joue un peu de synthé sur le morceau final, "I could sleep (the wuss song)". Des chansons inévitablement emballées dans l'intensité popcore que fustige le débit agile, expressif, sauvage de Kay Hanley. Bref un chouette elpee, beaucoup plus électrique que son précédent "Aurora Gay Alice". Et qui devient même franchement original et rafraîchissant lorsqu'un certain Newt Haven vient injecter ses claviers fluides. Uniquement sur "Pizza Cutter" et "Acid Jet". Mais rien que ces deux fragments valent leur pesant d'or...

 

The Levellers

Best Live: Headlights, White Lines, Black Tar Rivers

Il faut avouer, qu'hormis l'indispensable " Levelling the land ", les albums des Levellers n'ont jamais tout à fait répondu à l'attente. En fait, le groupe a acquis sa réputation sur les planches. Et c'est donc fort de cette réputation qu'il a pu construire le succès que nous lui connaissons aujourd'hui. Cet opus ‘live’ immortalise donc sa longue et fastidieuse tournée effectuée entre septembre 95 et février 96, à travers l'Europe. Une tournée qui avait d'ailleurs transité par Bruxelles dans un Forest National archi comble. Dommage que toute la sensibilité celtique et l'ambiance féerique qui transpire de ses prestations en public ne sont guère reproduites sur ce disque. Une bonne raison pour vous conseiller d'attendre son prochain passage chez nous plutôt que de casser votre tirelire pour vous procurer ce " Best live "...

 

Ligament

Kind deeds

Bien que londonien, ce trio pratique un style musical qui aurait tout aussi bien pu appartenir à la scène ‘no wave’ new-yorkaise du début des eighties. Sorte de trash/ punk/jazz/noisecore habilité à s'évader dans l'univers torturé de Captain Beafheart, de Butthole Surfers ou du Vander Graaf Generator. Donc prog rock dès que Ligament a recours aux cuivres. Un groupe qui possède en la personne de Ray Hill, un formidable bassiste. Et surtout un catalyseur sonore. Ses interventions mordantes, stimulantes, grondantes, fluides, canalisant le flux sonore filandreux pour le transformer en une véritable mélodie, où à l'instar d'un Sonic Youth, les cordes de guitares peuvent s'éclater comme sur le superbe "Renius", où les vocaux trafiqués pressurent vos tympans à la manière d'un Mark E Smith...

 

Lio

Wandatta

Enregistré il y a déjà trois ans, ce "Wandatta" n'avait pu voir le jour pour son absence de potentiel commercial. Et manifestement, hormis l'adaptation d' "In the Ghetto" d'Elvis Presley, toutes les compositions naviguent à des années lumières de leur port d'attache ‘bananasplitien’. Dérivant entre escales latines, asiatiques, métalliques, cabaret et filmiques sur des textes de Boris Bergman. Un album expérimental qui ne laisse malheureusement transpirer sa volupté qu'à travers les photographies du booklet. Ce qui, à notre humble avis, est un peu maigre...