Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

logo_musiczine

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26872 Items)

Aloof

Sinking

Derrière Aloof se cachent Jagz Kooner et Gary Burns, deux ingénieurs du son qui sévissaient autrefois au sein du défunt Sabres of Paradise. Mais également le percussionniste de Red Snapper, Richard Thair, le vocaliste d'Aberration, Ricky Barrow, ainsi que Dean Thatcher, responsable du projet et DJ particulièrement apprécié outre-Manche. Le trip hop climatique de ce quintet semble, à premier abord, inspirée par Portishead. Mais au fil de l'écoute les nuances s'accumulent et notre jugement se modifie. D'abord la voix intrigante, volatile de Ricky n'a pas la pureté cristalline de Beth Gibbons. Et puis le style basiquement électronique, fustigé de percussions luxuriantes et épisodiquement meurtri par une ligne de basse céleste, ‘joydivisionesque’ progresse sur un tempo languissant, énigmatique amplifié par un dub profond, presque acid house...

 

Backwater

Angels are cool

Au sein de Backwater, Boyd Lowe et Barry Peak se partagent la composition. Et on reconnaît immédiatement de quelle plume émane l'un ou l'autre titre, suivant le climat qu'il exsude. Boyd manifeste un goût très prononcé pour le punk malsain, décapant, privilégiant les morceaux brefs, qu'il nicotine de sa voix âcre, purulente, et auxquels il imprime un tempo presque binaire, à la limite ‘hawkwindien’. Beaucoup plus intéressantes, et surtout élaborées, les chansons qui relèvent de la muse de Peak nous plongent dans un univers atmosphérique, post noisy, riche en harmonies vocales soignées, et dont les mélodies sont soigneusement chromées par l'électricité des cordes de guitare, comme à la plus belle époque de Wipers, et même de Dinosaur Jr...

 

Babylon Zoo

The boy with the x-ray eyes

Bien que n° 1 dans les charts, un peu partout dans le monde, on ne peut pas dire que la presse se soit montrée particulièrement prolixe à l'égard de ce citoyen de Wolverhampton. Faut dire qu'il n'en est qu'à son tout premier album. Et qu'il doit cette ascension vertigineuse à un spot publicitaire. D'une marque de jeans. La même qui a permis à Stiltskin de pointer le nez sur le marché du disque. Bref, dans le domaine de la réussite, Jas Mann fait un peu figure d'extra-terrestre. Pas seulement à cause de cette image sexy, androgyne, qu'il se plaît à cultiver. Tant visuellement que musicalement. Mais parce qu'à l'instar de Todd Rundgren, il s'est entouré d'une armée de computers, de synthés et de boîtes à rythmes. Un peu comme s'il voulait se préserver du monde contemporain. Ce qui ne le gêne pas pour adapter l'histoire de la pop insulaire à la sauce techno glam. On a même parfois l'impression de retrouver les Beatles, Depeche Mode, Sisters of Mercy ou Duran Duran, mais branchés sur "Internet". Il ne néglige pas pour autant la guitare. Quant à sa voix elle est constamment trafiquée, un peu à la manière de Bowie lorsqu'il voyageait encore dans le "Space Oditty". Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre le hit single "Spacemen". Truffé d'effets spéciaux il donne la coloration à cet elpee. Un disque étonnant, même si sur les planches, ce Babylon Zoo doit encore confirmer...

 

Baby Chaos

Love your self abuse

Tout comme pour "Safe sex designer & the death of rock'n roll", les quatre babies glaswégiens ont soigné le design de leur pochette. Un zeste moins ‘Pulp fiction’, mais tout aussi suggestif. "Love your self abuse" dispense une énergie pure, juvénile. Le post grunge de Smashing Pumpkins, le grebo de Senseless Things et le punk pop de Manic Street Preachers entrent dans la formule basique de la plupart des compositions. Avec bien sûr des nuances. Psychédéliques, sydbarrettiennes, comme sur "Mental bruising for beginners". Contaminé par le punkcore d'Hüsker Dü (encore!) chez "She's in pain". Destiné à faciliter la rencontre mélodique entre XTC et le Clash sur le hit potentiel, "Hello"; avant de nous plonger dans un bain d'électricité garage, presque crazyhorsien pendant les 10 minutes du final remarquable "Loud & clear"...

Babybird

Ugly beautiful

Steve Jones est un compositeur particulièrement prolifique. De 88 à 94, il a écrit 400 chansons. Dont il en a sélectionné moins d'un cinquième pour graver quatre albums entre juillet 95 et mars 96. Soit en un peu moins de dix mois. " Ugly Beautifull " réunit une sélection de chansons issues de ce back catalogue. Reliftées. Ainsi que de nouvelles compositions. Vous avez certainement déjà entendu leur nouveau single qui ouvre l'elpee, "You're gorgeous", titre hyper mélodique, mélancolique, rogné de claviers poussiéreux. Il ne donne cependant qu'un aperçu très sommaire du potentiel de cette formation. Aussi bien capable de s'évader dans le psychédélisme minimaliste ‘sydbarettien’, que de renouer avec la tradition du ‘new mersey sound’. Pensez à Echo & the Bunymen et à Teardrop Explodes. Paradoxalement dynamisé par des accès de basse house, presque mancuniens (Happy Mondays?). Steve Jones possède en outre une voix caméléon, susceptible de détacher son phrasé hymnique, à l'instar de Bono, ou de faire vibrer la corde (vocale?) de notre sensibilité, en croonant, à la manière de Neil Diamond. Excellent!

Bay

Alison Rae

Bien que pratiquement inconnu sur la scène pop/rock contemporaine, ce duo vient de graver un double album. Si sur le deuxième morceau de plastique Jason Taylor et Aidan Moffat abordent un répertoire exclusivement acoustique, sur le premier disque, ils tâtent tantôt de la noisy (Sweverdriver, Ride), tantôt de la lo fi (Swell). Des expériences qu'ils ont cependant menées en complétant leur line up de trois musiciens studio. Et c'est sous cette formule que l'expression nous semble la plus intéressante. A cause de ces accords de guitares constamment ébréchés, mais terriblement efficaces, de cette ligne de basse mélodique et de ces vocaux éthérés. Un disque qui implique, en outre, une cover d' "In every dream home heartache" de Roxy Music et une autre empruntée à Nick Drake, mais dans une interprétation minimaliste, "Which will"...

 

Alain Bashung

Confessions publiques

Double album ‘live’ pour Alain Bashung. Vingt-six titres enregistrés à Sarlat, Toulouse, Evreux, Amiens, Paris (Zénith), Lyon et dans notre Forest National de Bruxelles, parmi lesquels vous retrouverez tous les classiques du genre "Osez Josephine", "Vertige de l'amour", "Ma petite entreprise", "Gaby oh Gaby", et vingt-deux autres...

 

Bardo Pond

Amanita

Le Bardo Pond est un livre tibétain consacré à la mort, à l'au-delà... Mais c'est également le nom choisi par un groupe philadelphien. Un quintette qui pratique un psychédélisme cosmique, visionnaire, opiacé. A l'aide de moyens minimalistes, il privilégie les pulsations et les rythmes plutôt que de chercher à en extraire l'essence mélodique. Liquéfiant, par exemple, un même riff de guitare au sein de différentes couches de distorsion. Une formation qui, à l'instar de Mercury Rev et de Radial Spangle, cherche à briser les préceptes du rock 'n roll, mais refuse de les suivre dans une aventure trop pop à ses yeux...

 

Bandulu

Cornerstone

Formation de jungle par excellence, Bandulu s'inspire à la fois de la soul, du funk, de la techno de Détroit, du jazz, de l'ambient, du krautrock dans sa phase la plus synthétique, la plus ‘krafwerkienne’, et puis surtout du reggae. Ou plus exactement du dub. Témoignage encore vivant de la dernière explosion acid house qui a secoué la fin des eighties, Bandulu est cependant, comme tout projet techno qui se respecte, largement amphétaminé de tonalités tribales électroniques...

 

Bad Religion

The gray race

Dans le domaine du hardcore yankee Bad Religion constitue manifestement un cas particulier. A l'issue de la sortie de son premier album, paru en 1981, il se sépare. Puis se reforme sept ans plus tard sans avoir le moins du monde altéré la nature de sa conscience sociale politique, ni son style musical. Disons simplement que le groupe en a profité pour aiguiser et affiner ses armes. Si bien qu'aujourd'hui il vient de commettre son neuvième album. Sous la houlette de Ric Ocasek. Quinze mélodies aux harmonies vocales douces et succulentes, mais aux lyrics acerbes, quinze hymnes de hardcore juvénile, imprimés sur un tempo irrésistible et fouettés de cordes de guitares cinglantes, mordantes. Et malgré une certaine linéarité dans le ton, les compositions parviennent à conserver, tout au long de cet opus, leur causticité, leur vitalité et leur profondeur...

 

Björk

Telegram

Ceci n'est pas un nouvel album de Björk, mais une collection de remixes qui fait la part belle aux arrangements, pulsions rythmiques, samples, et autres bidouillages caractéristiques de ce style de traitement. Un disque pour lequel elle a reçu le concours de la percussionniste Evelyn Glennie; mais également du quatuor à cordes " The Broodsy Quartet ", notamment sur le meilleur titre de l'opus, " Army of me ". Et puis, il y a toujours la voix puérile, sensuelle, succulente de la jolie Islandaise, dont la pureté du timbre nous a toujours sidérés. Et heureusement, ce timbre n'a pas été trafiqué. Nous n'en comprendrions d'ailleurs pas la raison! Attachant, mais pas indispensable...

 

Biohazard

Mata Leào

Juste avant d'entrer en studio, Bobby Hambel mettait les voiles, condamnant le combo à s'exprimer sous la forme d'un trio. Depuis, le guitariste prodigue a été remplacé par Rob ‘Das’ Echeverria. L'ex-guitariste d'Helmet n'a cependant pas participé à l'enregistrement de ce nouvel opus, même s'il peut déjà se targuer d'une bonne demi-douzaine de nouvelles compositions. Comme pour les elpees précédents, "Mata Leào" se penche sur des thèmes aussi contemporains que la pollution, le racisme, la corruption, la drogue ou la politique. Des thèmes abordés avec énergie, férocité, colère, conviction, passion, frustration et désillusion sur un mode hardcore contaminé par le hip hop et le metal...

 

Biack

X-tra-Idiots

Biack est un chanteur/compositeur/interprète gantois particulièrement prolifique. Au cours des deux dernières années, il a composé suffisamment de chansons pour alimenter le reste de sa carrière. Novembre 95, il nous avait proposé un premier échantillon de ses expérimentations minimalistes sur " Turn loose idiots ". " X-tra-Idiots " clôture cependant son travail d'archiviste, puisque de nouveaux enregistrements sont prévus pour l'automne. Un double album composé de vingt-six chansons où l'artiste parvient à tirer toute son originalité d'une guitare acoustique, parfois électrifiée, souvent désaccordée, de sa voix et de beaucoup d'émotion...

 

Biack

Turn loose the idiots

Biack est un musicien belge. Totalement envoûté par ses expérimentations avant-gardistes, il passe des journées entières dans un studio qu'il a monté chez lui, à Gand. En deux ans, il est parvenu à achever plus de 50 cassettes. C'est d'ailleurs au sein de ce répertoire qu'il a puisé les chansons de son premier album. Il compte d'ailleurs sortir trois autres elpees en 96. "Turn loose idiots" est un disque assez curieux, alignant une succession de demos à premier abord embryonnaires, mais reciselées par la technologie moderne. On est d'ailleurs pas très loin de ce que Frusciante, Beck ou Lou Barlow réalisent dans le domaine de la lo-fi. Pas de drums. Mais des percussions. Pas d'électricité scintillante, chatoyante. Mais des cordes de guitare acoustiques, électrifiées, lacérées, écorchées, parfois distordues par des effets de pédales. Un hammond obsolète, des bruitages, un synthé minimaliste, une voix nasillarde. Peu de structures dans la mélodie. Mais un climat moite, ténébreux, énigmatique qui reflète parfaitement l'esprit torturé, à la limite de la schizophrénie, de cet auteur/compositeur alternatif dans le sens le plus contemporain du terme...

 

Beloved

X

Une viande de bœuf aux hormones est assez facile à identifier. La plupart du temps vendue dans les grandes surfaces, elle est emballée dans une enveloppe plastifiée, semble tendre et saignante. Lors de la cuisson, le steak libère non pas du sang, mais de l'eau. Enfin, dans votre assiette, la chair est facile à couper... donc à avaler. Tellement facile à mâcher qu'elle n'a plus aucun goût! Pour la musique sans consistance, c'est la même chose. La plupart du temps accompagnée d'une campagne de promotion tapageuse, tape à l'œil, racoleuse... Lorsque vous l'écoutez pour la première fois, persuadé d'avoir fait un bon achat, vous remarquez qu'elle est tendre. Très tendre. Tellement tendre qu'elle n'a plus aucune saveur. "X", le nouvel album de Beloved en est une parfaite illustration. A force d'être piqué aux mixages, aux remixages et à la production, les compositions ont perdu toute leur sensibilité, leur saveur, leur intensité, leur agressivité, leur feeling. Reste un ersatz de mélodie secoué par des rythmes ‘dance’ obsédants et artificiellement épicé de samples insipides. A vous de savoir maintenant si vous préférez opter pour les produits naturels ou industriels…

 

Bel Canto

Magic Box

Depuis sa création en 1989, cet ensemble californien (San Francisco), ne parvient toujours pas à trouver un line-up stable. Du combo initial, il ne reste d'ailleurs plus le moindre membre. Et pour ajouter un peu de confusion au contexte, déjà pas facile à démêler, deux nouveaux remplacements viennent d'être enregistrés, quelques semaines avant la confection de ce "Land of no surprises". Aux drums et au violon. Succession assurée respectivement par l'ex-Subtle Plague, Theo Denaxis et Morgan Fichter, autrefois impliqué sur les elpees de Camper Van Beethoven et de Jane's Addiction. Malgré ces multiples changements, il faut reconnaître que la musique continue à servir la cause du folk. Pas seulement hérité du Fairport Convention, mais également à coloration pop, rock, et puis surtout punk. A l'instar des Pogues ou des Levellers. A la limite country & western lorsqu'il retrouve ses propres racines. Enfin slave lorsque ce même violon se charge de sensibilité tzigane...

 

The Bedlam Rovers

Land of no surprises

Depuis sa création en 1989, cet ensemble californien (San Francisco), ne parvient toujours pas à trouver un line-up stable. Du combo initial, il ne reste d'ailleurs plus le moindre membre. Et pour ajouter un peu de confusion au contexte, déjà pas facile à démêler, deux nouveaux remplacements viennent d'être enregistrés, quelques semaines avant la confection de ce "Land of no surprises". Aux drums et au violon. Succession assurée respectivement par l'ex-Subtle Plague, Theo Denaxis et Morgan Fichter, autrefois impliqué sur les elpees de Camper Van Beethoven et de Jane's Addiction. Malgré ces multiples changements, il faut reconnaître que la musique continue à servir la cause du folk. Pas seulement hérité du Fairport Convention, mais également à coloration pop, rock, et puis surtout punk. A l'instar des Pogues ou des Levellers. A la limite country & western lorsqu'il retrouve ses propres racines. Enfin slave lorsque ce même violon se charge de sensibilité tzigane...

 

Beck

Odelay

Considéré comme un des artistes les plus doués de sa génération, Beck avait commis, voici déjà deux ans, un album remarquable de créativité: "Mellow Gold". Un disque qui risque d'ailleurs de devenir une des œuvres marquantes des nineties. Avec cet "Odelay", il pousse encore plus loin ses expérimentations vivantes, spontanées, torturées, dans le rock, le punk rock, le folk, la country, le blues, le hip hop, le disco, le funk, le r&b et la lo-fi; dispensant quatorze fragments très caractéristiques de cet éclectisme luxuriant. Depuis la redoutable intro "Devils haircut" dont les boucles de guitare semblent avoir été empruntées à "Mama keep your big mouth shut" des Troggs à l'électro/free/jazz dérangé de "Diskobox", en passant par le minimalisme folk de "Ramshackle", le funk aventureux de "Hotwax", le country blues de "Lord only knows", le country glam - rehaussé par le concours d'une steel guitar - de "Sissyneck", la soul nappée de claviers fluides (Booker T?) du single "Where it's at", le beafheartien, ivre de riffs titubants et gorgé d'électro overdubs, "Ready made", le cyber bayou - rongé par le vocal cryptique de Beck et enrichi de percussions (Todd Rundgren?) et de tablas - de "Derelict. Sans oublier les visions cauchemardesques de "Novacane" et de "High 5", visions irradiées de vocaux distordus, meurtries par une basse bourdonnante, et oxydées de collages, scratchings, et autres artifices technologiques post Beastie Boys. Reste "Jack-ass" dont la sensibilité mélodique rappelle, nonobstant le recours à l'instrumentation synthétique, Shane Mc Gowan; et puis surtout le remarquable "The new pollution". Criblé de références psychédéliques, sinusoïdales, riches en arrangements, au "Rubber soul" des Beatles, et summum de l'expérimentalisme idéologique, ironique, irrévérencieux que Beck manifeste tout au long de cet "Odelay"...

 

Tracy Bonham

The burdens of being upright

Tracy n'a aucun lien de parenté avec le défunt drummer du mythique Led Zeppelin. Ce qui ne l'a pas empêchée de rencontrer Page et Plant lors de leur dernière tournée mondiale. Qui passait par sa ville natale, Boston. Pour y jouer du violon. Au sein de la section à cordes engagée pour leur set. En fait, cette artiste a reçu une formation classique et n'a appris la guitare que beaucoup plus tard. Agée aujourd'hui de 27 ans, elle vient d'ailleurs de sortir son premier album. Un disque qui a reçu le concours de Sean Slade et de Paul Kolderie (Hole, Radiohead, Morphine), ainsi que de Tom Lord Aige (Live, American Music Club, Tripping Daisy), à la production. A Boston, tout ce qui gravite autour de la pop et du rock, passe inévitablement par les Pixies, Throwing Muses, Breeders, Belly et Juliana Hatfield. Une scène popcore bien spécifique à laquelle nous pourrions ajouter les Canadiens Letters To Cleo et le quartette de Chicago, Veruca Salt. Et force est de reconnaître que la sensibilité mélodique de Tracy Bonham est fort proche de celle de la bande à Louise Post et de Nina Gordon. Sous une forme un peu plus folk, c'est vrai ; mais pas uniquement à cause du recours au violon. Trop épisodique, il faut le reconnaître. Une sensibilité mélodique qui lui permet d'exprimer, de sa voix veloutée, tantôt avec tendresse, tantôt avec sarcasme, les lyrics virulents, engagés, sur la condition féminine, à travers le monde, mais surtout aux States…

 

The Bluetones

Expecting to fly

C'est en novembre 1995, à Lille, que nous avons découvert les Bluetones. Ils assuraient alors la première partie d'Oasis; et nous avions trouvé le set brillant, chargé de promesses. Dans la foulée, leur premier single, "Bluetonic", avait confirmé toutes ces excellentes dispositions. Quartet au line up basique (basse/batterie/guitare/chant), cet ensemble issu de l'ouest de Londres, voue une grande admiration aux Stone Roses. Il pratique d'ailleurs un style assez proche du premier elpee de ce combo mancunien. Et puis les musiciens affichent un look assez semblable. "Expecting to fly" constitue également le premier opus des Bluetones. Haut en couleurs, à image de l'illustration de la pochette (représentée par un paon aux plumes de la queue déployées en roue), il éveille dans notre esprit la danse fragile, flamboyante, gracieuse, d'un papillon qui butine de fleur en fleur, la moelle de la pop insulaire contemporaine. Celle des Stones Roses, bien sûr, mais également des Charlatans, de Cast, de Menswear, de Verve, de Supergrass, de Pulp, des Smiths, de Radiohead. Mais pas d'Oasis ou de Blur. Sans doute par esprit de contradiction. Un disque remarquable, dont la sensibilité fluide rencontre à la fois la mélancolie sensuelle et l'intimisme venimeux. Superbe!

 

The Blue Nile

Peace at last

Trois albums en treize ans! On ne peut pas dire que ce trio écossais soit particulièrement prolifique. Faut dire qu'il accorde un soin tout particulier à la finition, et notamment à la qualité des arrangements. Et que ce perfectionnisme presque maladif n'est pas de nature à favoriser la créativité. Ce qui ne veut pas dire que les chansons de cet ensemble soient de mauvaise facture. En fait, ce qu'elles manquent surtout, c'est de la spontanéité la plus élémentaire. Hormis ces réserves, la musique de Blue Nile se révèle, tout au long de " Peace at last ", belle et énigmatique, minimaliste et intimiste, introspective et intrigante, soignée (of course!) et filmique, vagabondant au gré du timbre vocal de Buchanan, dont la profondeur et la sensualité correspondent à la perfection et à la sensibilité romantique des compositions.