L’aurore de Lathe of Heaven…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Miossec simplifie…

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16 Horsepower

Un retour en grâce, avec la bénédiction de la voix divine de David Eugene Edwards...

Après plus de vingt ans de silence, 16 Horsepower est enfin de retour, et revient sur scène auréolé d'une image presque mystique. Grâce à son univers sombre et envoûtant mêlant rock, folk et alt-country, le groupe américain légendaire a marqué toute une génération.

Les musiciens originaux, David Eugene Edwards, Jean-Yves Tola et Pascal Humbert, sont accompagnés par Chuck French (Wovenhand) à la guitare. Bien que basée à Denver, dans le Colorado, la formation compte deux musiciens français dans son line up : singulier ! Pour la petite histoire, auparavant, ils militaient tous deux au sein de Passion Fodder. Il y a deux ans, Edwards avait déjà prouvé, en solo, dans cette même salle, sa capacité à toucher le public au plus profond de son âme. Rien d'étonnant, dès lors, que les tickets des deux dates du 31 mai et du 1er juin aient été vendues en un temps record.

Pour être bref : ce concert restera gravé dans les mémoires. L’atmosphère est lourde, presque suffocante. On se croirait dans le désert du Great Sand Dunes. Sur l’écran, le logo du groupe et un message de bienvenue s’affichent sobrement. Dès les premières notes de « I Seen What I Saw », l’ambiance s'installe : celle d’une Amérique crépusculaire, où Edwards se bat contre ses démons intérieurs et invoque le Tout-Puissant. On le sait, ses concerts sont beaucoup plus que des concerts, ce sont des rituels. Une voix unique, incantatoire, aux accents quasi mystiques. ‘The Voice of God’, serait-on tenté de dire. Sa musique est tribale, teintée de sonorités amérindiennes. Pas étonnant, puisque du sang cherokee coule dans ses veines. Assis sur son tabouret, coiffé de son inséparable chapeau Fedora, il semble habité. « Brimstone Rock » et « Straw Foot » prennent une dimension encore plus inquiétante en live, soutenus par la contrebasse de Pascal Humbert. Sur l’écran, des images de serpents, de chevaux et d’oiseaux blancs défilent, comme des apparitions dans un rêve chamanique.

La formation alterne les instruments avec une précision chirurgicale, passant de la 'lap steel' à l’accordéon, du banjo à la guitare 'solid body'. Les paysages sonores créés sont aussi beaux qu'ensorcelants. Les classiques « American Wheeze », « Black Soul Choir », « Haw », « Heel On The Shovel » et surtout « Splinters », font vibrer la salle. On est frappé par le son. Il est énorme, puissant et d'une clarté éblouissante. Par moments, Edwards chante des intros mêlant anglais et langues amérindiennes. Il captive totalement l’attention du public, qui semble envoûté par ses gestes et sa voix.

Les rappels, « Hutterite Mile » et « Blessed Persistence », maintiennent cette tension gothique jusqu’au coup de grâce final, asséné par « For Heaven’s Sake ».

Vingt ans plus tard, 16 Horsepower reste un phénomène unique. On aura à nouveau vécu un moment inoubliable, comme une cérémonie lumineuse, chargée d’une rare intensité...

(Photos ici)

 

Setlist :

I Seen What I Saw

Haw

Dead Run

Brimstone Rock

Straw Foot

Splinters

American Wheeze

Heel on the Shovel

Horse Head

South Pennsylvania Waltz

Sac of Religion

Strong Man

Black Soul Choir

Black Bush

Phyllis Ruth

Harm’s Way

Clogger

Poor Mouth

Rappel :

Hutterite Mile

Blessed Persistence

For Heaven’s Sake

 

Organisation :  De Roma

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 31-05-2026)

Écrit par

Dimanche 06 septembre 2026 – Syd – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 22 septembre 2026 - 6LACK – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 - Froukje – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 28 novembre 2026 – Froukje- De Roma, Anvers

Mardi 01 décembre 2026 – KEHLANI – Forest National, Bruxelles

Mercredi 02 décembre 2026 – Kingfishr - De Roma, Anvers

Lundi 14 décembre 2026 – ibeyi – La Madeleine, Bruxelles

Dimanche 31 janvier 2027 - Nothing But Thieves – AFAS Dôme, Anvers

Dimanche 28 mars 2027 - Loreena McKennitt – Salle reine Elisabeth, Anvers

Lundi 29 mars 2027 - Loreena McKennitt – Cirque Royal, Bruxelles

Jeudi 15 avril 2027 – Gracie Abreham -AFAS Dôme- Anvers

Vendredi 16 avril 2027 – Gracie Abraham - AFAS Dôme- Anvers

Mercredi 28 avril 2027 – Morgan Jay – Stadschowburg, Anvers

Jeudi 29 avril 2027 - Morgan Jay – Stadschowburg, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

 

Grandmas House

Grandmas House gagnant sur toute la ligne…

Écrit par

Grandmas House a dévoilé les détails de leur premier album, « Baby You’re A Winner », dont la sortie est prévue le 21 août via Brace Yourself Records.

Cette annonce s’accompagne de la sortie du titre éponyme de l’album, « Baby You’re A Winner », trois minutes explosives et nerveuses de rock, dynamisées par des lignes de basse élastiques et des riffs de guitare entrelacés. Au centre du morceau navigue la voix rauque et veloutée de la guitariste et chanteuse Yasmin Berndt, qui s’élève au-dessus de somptueuses harmonies vocales tout en abordant le thème du soutien aux personnes que l’on aime, afin de les aider à voir la lumière sous laquelle on les a toujours perçues.

À propos du morceau, le groupe déclare :

‘« Baby You’re A Winner » est un hymne rock’n’roll qui parle de la capacité à voir la beauté chez les personnes qu’on aime lorsqu’elles n’en sont pas capables elles-mêmes. Le texte évoque la frustration de voir des amis ou des partenaires incapables de se reconnaître comme les gagnants qu’ils sont réellement — une ode destinée à vous remonter le moral lorsque vous vous sentez au plus bas’.

Le single est accompagné d’un clip décalé inspiré des jeux télévisés, réalisé et produit par Clump Collective, qui apporte une dimension ludique supplémentaire au titre de l’opus.

« Baby You’re A Winner » illustre parfaitement l’évolution musicale du long playing auquel il donne son nom. En bénéficiant du concours du producteur Ali Chant — connu pour son travail avec PJ Harvey, Perfume Genius et Yard Act — « Baby You’re A Winner » marque une véritable progression pour la formation de Bristol : un disque plus riche et plus nuancé que le trio d’EP précédents — « Grandmas House » (2021), « Who Am I » (2023) et « Anything For You » (2025) — et une attention accrue accordée aux voix et aux harmonies afin de renforcer des arrangements construits minutieusement.

Le clip est disponible

(Photo : Marie Dutton)

Sweeping Promises

La romantisation de Sweeping Promises

Écrit par

Sweeping Promises sortira son nouvel album « You Say I Romanticize », le 14 août chez Sub Pop. Le duo formé par Caufield Schnug et Lira Mondal poursuit son exploration d’un post-punk tendu, nerveux et incandescent, dans la lignée de « Hunger for a Way Out » puis de « Good Living Is Coming for You ». Le groupe annonce un album façonné dans l’urgence, la friction et l’énergie du live.

Enregistré sur une période de dix-huit mois dans leur maison-studio du Kansas, « You Say I Romanticize » est présenté comme un hommage au chaos de la création et de la collaboration dans des circonstances mouvantes. Entre sessions de travail, accueil d’autres formations, organisation de concerts et activité de production, Sweeping Promises a construit un opus dense, tendu et volontairement habité. Pour renforcer cette intensité, Schnug et Mondal ont fait appel à leur batteur de tournée Spenser Gralla, avec l’idée de retrouver sur le long playing la nervosité qui fait la réputation de leurs concerts.

Premier extrait dévoilé, “Shooting Shadows” donne immédiatement le ton : guitares acérées, basse motrice, tension permanente et voix en fusion. Le morceau ouvre l’album et met en avant une interprétation particulièrement fébrile et frontale de Lira Mondal, au centre d’un disque qui s’annonce comme l’un des plus abrasifs et exaltés du combo. Entre urgence punk, sens mélodique et intensité presque claustrophobe, Sweeping Promises confirme une identité toujours plus singulière. 

Le single “Shooting Shadows” est en écoute ici

 

 

Swapmeet

Le point zéro de Swapmeet

Écrit par

Le quatuor australien Swapmeet ssortira son premier album « Mount Zero » le 17 juillet chez Winspear, et dévoile en parallèle le single « Sand ». Originaire d’Adelaide, le groupe confirme ici son ascension à travers un morceau plus retenu mais toujours habité, où les guitares aériennes, les voix de Jack Medlyn et Venus O’Broin ainsi qu’une tension sourde traduisent les vertiges du passage à l’âge adulte. Abordant des thèmes comme le temps perdu, la frustration et les premiers chocs du réel, « Mount Zero » s’annonce comme un disque ample et sensible, entre alt-rock, slowcore et mélodies brumeuses. Réalisé par David Milan Kelly, le clip de « Sand » projette des images de route et d’errance qui prolongent parfaitement l’atmosphère du titre. Après avoir attiré l’attention en publiant « I Know! » puis lors de SXSW, Swapmeet s’impose comme l’un des nouveaux groupes les plus prometteurs de la scène indie australienne.

Le clip consacré à « I know » est disponible ici, de « Sand », , et encore de « 2 C U » ici

 

 

Gurriers

Il n’y a personne pour sauver Gurriers

Le groupe dublinois Gurriers fait son grand retour en annonçant la sortie de son deuxième album, « Nobody’s Coming To Save You », qui paraîtra le 25 septembre 2026 sous la houlette de leur nouveau label, Play It Again Sam. Parallèlement à cette annonce, la formation vient de dévoiler le titre phare de l’elpee, une chanson intense et sans concession, ainsi que le clip qui l’accompagne, « Nobody’s Coming To Save You », en amont d’une grande tournée en tête d’affiche au Royaume-Uni et en Europe prévue cet automne.

Ce nouveau single arrive alors que les Gurriers poursuivent leur ascension fulgurante après la sortie de leur premier opus, « Come And See », en 2024, qui les a imposés comme l’une des nouvelles voix les plus importantes de la scène alternative florissante en Irlande.

Soutenu par des rythmes percutants, des guitares déchiquetées et un chant oscillant entre frustration et détermination, la compo incarne parfaitement cette évolution. À propos du single, le combo, composé de Dan Hoff au chant, Ben O'Neill à la guitare, Mark MacCormack à la guitare, Pierce Callaghan à la batterie et Charlie McCarthy à la basse, explique : ‘C’est une chanson qui semble désespérée à la première écoute, mais si on y regarde de plus près, c’est un appel à l’action : personne ne se soulèvera si tout le monde attend que quelqu’un d’autre le fasse. Nous devons tous faire notre part pour créer le changement’.

Ce single illustre la capacité des Gurriers à transformer la désillusion en élan. Ce qui semble d’abord sombre se révèle peu à peu comme quelque chose de plus mobilisateur : un rappel que tout changement significatif passe par l’action collective plutôt que par l’attente passive. Le morceau a vu le jour en réponse à une critique particulièrement agaçante qui reprochait au groupe de tenir tant de discours politiques sans apporter de réponses.

Formé pendant la pandémie, Gurriers s’est rapidement forgé une réputation grâce à des concerts endiablés, parfaits pour le pogo, et à des compositions incisives et engagées. Sur « Nobody’s Coming To Save You », Gurriers canalise l’esprit de protestation, de résistance et de réflexion personnelle dans certaines de ses compositions les plus ambitieuses à ce jour.

Le single est disponible sous forme de clip ici

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 27/05/2026)

Écrit par

mar. 22 sept. |
6LACK

sam. 31 oct. |
Greg Mendez

mar. 10 nov. |
Sunday Charmers

lun. 16 nov. |
Horse Lords presents 'Demand To Be Taken To Heaven Alive!'

lun. 16 nov. |
PRESIDENT

mer. 18 nov. |
Pyo

ven. 27 nov. |
Froukje - 'Kijk Je Naar Mij?' Albumtour 2026

ven. 27 nov. |
Gotu Jim

dim. 17 janv. |
Namiddagconcert: Johan Verminnen, Afscheid Van Een Zanger

mer. 03 févr. |
Camille Yembe

sam. 13 févr. |
Ferdi

mer. 03 mars |
Amble

sam. 29 mai |
Marka solo

http://www.abconcerts.be

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 29/05/2026)

Écrit par

Ma 23.06.2026
The Wailers

Me 09.09.2026
COOL presents Arrested Development

Di 01.11.2026
Frazey Ford

Ma 23.02 + Me 24.02 + Je 25.02.2027
LIEVEN SCHEIRE

https://www.hetdepot.be

Les Nuits Botanique 2026 : samedi 23 mai

Cette journée des Nuits du samedi 23 mai est consacrée au style rock indie / post-punk et au programme, figurent quelques véritables brûlots, parfaitement en phase avec la chaleur étouffante qui inonde le site du centre culturel.

Neuf ans après leur premier passage aux Nuits, avant Sleaford Mods, Shame revient à Bruxelles et l'énergie est intacte. Le groupe de post-punk londonien n’a rien perdu de sa fougue scénique. Le chanteur et frontman, Charlie Steen, torse nu et habité, a une nouvelle fois dirigé le public en faisant preuve d'une autorité presque animale, transformant l'espace de la Fountain Stage en une fosse à pogo.

Dès le premier titre, « Concrete », le ton est donné : urgence, sueur et rage. Les morceaux plus récents issus de “Cutthroat”, “Cowards Around”, “Nothing Better”, “Quiet Life” et “Lampião“ tiennent magnifiquement la route. Le son, cependant, est assez brouillon, mais n'est-ce pas là une des caractéristiques du punk ? ‘On va vous jouer du folk allemand !’, ironise Steen et la formation se lance dans un dernier galop effréné ponctué par “One Rizla” et “Cutthroat”.

A peine remis de ce déferlement d'énergie brute, les festivaliers sont ensuite invités à se déplacer vers l'Orangerie. ’Here comes the Suuns’, pourrait-on chanter, en paraphrasant les Beatles ! Depuis leur formation, en 2007, à Montréal, les Canadiens de Suuns construisent un univers sonore hypnotique et ce, en affichant une maîtrise impressionnante. Ils laissent s'entremêler indie-rock, krautrock, shoegaze et neo-psychedelia, révélant un style unique et novateur. Emmenés par Ben Shemie, Ils assurent une prestation remarquable, principalement axée sur leurs nouvelles compositions, tout en offrant, en clôture, une superbe interprétation de leur classique « 2020 », sorti en 2013. Un vrai régal !

Retour vers la Fountain Stage pour découvrir la sensation post-punk de ces dernières années : Molchat Doma. Le trio biélorusse est un véritable OVNI. Il est passé du statut de groupe obscur à celui de stars internationales, grâce à "Судно" (’Sudno’, qui signifie ‘Vaisseau’), un morceau qui est devenu viral suite aux vidéos sur Tik-Tok, capitalisant des centaines de millions de vues sur les différentes plates-formes.. Au cours des dernières années, leur son a évolué pour incorporer des sonorités électro.

Sur les planches, c'est le chanteur, Egor Shkutko, qui est le point focal de l'attention. Vêtu d’une longue robe noire et arborant une barbe fournie, il offre un spectacle visuel pour le moins singulier. On pourrait le comparer à un Raspoutine postapocalyptique. Ses déhanchements sont saccadés et sa voix caverneuse donne à l'ensemble une tonalité mélancolique typiquement slave. La setlist s'articule autour de leur dernier album, l'excellent ’Belaya Polosa’ (’White Stripe’), paru en 2024 sur le label américain Sacred Bones Records. Epinglons la magnifique compo “III”, rehaussée de sonorités de synthés hypnotiques, empruntés à la new-wave mais aussi au krautrock. Le public, présent en nombre, réserve un accueil triomphal à la formation biélorusse, qui a prouvé qu'elle était bien davantage qu'un phénomène TikTok !

 

Signalons qu'en lever de rideau, Sword II, le band d’Atlanta, avait séduit les festivaliers grâce à ses sonorités très 90’s, bien présentes sur leur album « Electric Hour ». Cameron Picton, ex-bassiste de Black Midi, avait, quant à lui, présenté son nouveau projet My New Band Believe, dont le premier opus éponyme est paru il y a peu. On avait pu découvrir une musique ambitieuse, à la croisée du folk baroque et de la pop intimiste, sublimée en ‘live’ par une instrumentation riche et théâtrale.

L’affiche proposait également Maria Somerville • Horse Lords • Ugly • Stonks • Rafael Toral • Sergeant • Truthpaste • The Family Men • Yamila • Alice George Perez • Amanda Mur.

Molchat Doma + Shame + Suuns

(Organisation : Botanique)

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 22/05/2026)

Écrit par

Ma 26.05.2026
COOL presents Lady Wray

Ve 29.05.2026
Puggy

Sa 13.06.2026
Keb' Mo'

Me 24.06.2026
COOL presents Dilated Peoples

Lu 05.10.2026
TJE

Sa 14.11.2026
Utopia

Ve 20.11.2026
Psychonaut

Me 27.01.2027
Roel Steeno

Sa 24.04.2027
Stan Van Samang 20

https://www.hetdepot.be

Water Moulin (Tournai) : les nouveaux concerts (update 22/05/2026)

Écrit par

Dimanche 31 mai

LE PRINCE HARRY

https://leprinceharry.bandcamp.com/music

Pink Stiletto (San Francisco)

https://ponsbandofficial.bandcamp.com/

Milk me (de)

https://milkme.bandcamp.com/album/grenoble

Portes à 19h00

Concerts à 20h

Réservations ici

 

    12 juin: benefit show pour masure 14 (au water moulin)

    avec u dada, nau ponix, adolina et serotonine

    03 juillet: Paons Perdus, bandit voyage

Pierre de Maere

Pierre de Maere grandit, mais n'oublie personne

Écrit par

C’est avec une certaine idée de la flamboyance que Pierre de Maere a fait une entrée fracassante dans la pop francophone. En quelques mois, il a insufflé son goût du panache, mêlant romantisme fiévreux, ironie mordante, et sens aigu de la performance.

Révélation masculine aux Victoires de la musique 2023, porté par un premier album Regarde-moi (certifié platine, cumulant plus de 400 millions de streams), Pierre de Maere, séduit – sans jamais se prendre au sérieux – et s’impose, avec une aisance et une liberté déconcertantes.

Son nouveau single « Je pense à vous » témoigne de son impatience à retrouver son public. Il est à écouter ici.

Après l’immense succès de « Un jour je marierai un ange » - plus de 150 millions de streams -, « Enfant de », s’est imposé comme titre francophone le plus diffusé en airplay début 2023 (certifié platine). Il n’en fallait pas moins pour que Dua Lipa l’invite ensuite sur la version française de son single « Theses Walls » (certifié platine).

Les Solidarités (update : 22/05/2026)

Écrit par

Depuis leurs débuts, LES SOLIDARITÉS, et surtout le public, soutiennent des artistes émergents ou des découvertes « coup de cœur ». On pense à Clara Luciani, Santa, Angèle, Aya Nakamura, Hoshi, Juliette Armanet, Gauvain Sers, Rori, Suzane… invités lors de leurs débuts scéniques et dont on connait maintenant le formidable parcours. 

On pense aussi à de nombreux artistes qui ont continué à être inviter lors de leur deuxième (voire troisième) album, souvent les plus difficiles, car c'est à ce moment-là qu'ils ont parfois le plus besoin de votre soutien et de notre fidélité.

Cette année encore, une multitude de beaux projets musicaux dans des genres très diversifiés seront proposés, avec certains artistes déjà bien connus par un public de mélomanes… et une multitude de coups de cœur émanant de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les plus chanceux auront l'honneur de les accueillir sur les différentes scènes qui feront vivre LES SOLIDARITÉS 2026 !

A (re)découvrir donc :

Vendredi 04 septembre 2026 : Alma Laloy (B) - Dresscode (B) - INNOCNT (B) - Nous étions une armée (F) - Ana Vaga (B) - Pirato Ketchup (B) - NKOÏ (B) - DJ La Piscine (B).

Samedi 05 septembre 2026 : Roland Cristal (F) - Anaïs MVA (F) - Cheapjewels (B) - Edaya (B) - Mado (B) - Zonmai (B) – Serge La Blonde (B) - Fritüür (B) - Karaoké géant - Reroll Brass Band (B) - Ucci Why (B) - Newton Lawrence (B)

Dimanche 06 septembre 2026 : Diego (B) - Maguie (B) - ML (B) - Millie Hopes (B) - Alber-K (B) - Les Anchoises (B) - Elle est où Anne (B) - Lay This Drum ! (B) -

A très vite pour la suite du programme car Les Solidarités proposent aussi plein d’autres activités pour s’interroger, s’informer et se divertir !

Plus d’info : https://lessolidarites.be/

Tricky

Because I Don't Know" : Tricky et l'art du doute assumé

Écrit par

Tricky dévoile aujourd'hui "Because I Don't Know" featuring Mitch Sanders.

Construit autour d’un rythme électronique lancinant et d’une ambiance sombre, "Because I Don’t Kno" met en valeur le falsetto fantomatique du chanteur de Bristol Mitch Sanders, dont la voix imprègne une grande partie de l’album. Sur les pulsations électro sombres du morceau, Sanders livre ce refrain obsédant : « Can you feel my pain? Do you feel the same? Just let me know », tandis que la voix murmurée de Tricky se cache en arrière-plan, créant une tension entre vulnérabilité et menace. 

Pour découvrir "Out Of Place", cliquez ici

Ce morceau offre un nouvel aperçu de Different When It’s Silent, après « Out Of Place », premier single de l’album et puissant morceau de clôture mettant en vedette Marta, collaboratrice de longue date, qui figure actuellement dans la sélection B de BBC Radio 6 Music.

Different When It’s Silent sortira le 17 juillet 2026 chez False Idols. C'est le 15e album studio et le premier album complet sous le nom de Tricky depuis six ans, "Different When It’s Silent" est un disque direct et concentré qui renoue avec le langage sonore distinctif qui définit l’œuvre de Tricky depuis ses débuts révolutionnaires en 1995 avec "Maxinquaye".

Maniac Maison

Maniac Maison, groupe inclassable

Écrit par

À l’approche de la sortie de son premier opus – un éponyme, attendu le 22 mai chez Humpty Dumpty Records, le trio bruxellois Maniac Maison présente un nouveau single, « New Museum ».

Le morceau s’accompagne d’un clip particulièrement réussi, mis en images par Canek Zapata. Et il est à découvrir

Maniac Maison a pris forme lorsque Casimir Liberski, pianiste de jazz formé à Berklee et compositeur pour l’image, a voulu donner un cadre pop à quelques esquisses MIDI complexes laissées de côté sur son disque dur. Il a alors convié son ami d’enfance Lucien Fraipont, auteur prog-pop passé par Robbing Millions, Aksak Maboul et Duid, ainsi que Shoko Igarashi, musicienne japonaise et ancienne camarade de Berklee, à rejoindre l’aventure.

Si Casimir a d’abord impulsé le projet, celui-ci a vite débordé une simple répartition des tâches entre Lucien, attentif à la forme, et lui, davantage tourné vers les idées. Maniac Maison s’est ainsi affirmé comme une création pleinement collective, où la personnalité musicale de chacun trouve sa place, les trois membres se répartissant équitablement les morceaux.

Les liens du trio se sont véritablement resserrés lors d’un séjour à Los Angeles en 2017. Le hasard avait bien fait les choses : chacun s’y trouvait pour des raisons différentes. Sur place, ils ont vécu une parenthèse impossible à prévoir, au contact du cercle indie d’Echo Park, et ont notamment fréquenté les maisons d’Ariel Pink et de Mac DeMarco grâce au producteur Shags Chamberlain, proche de Lucien.

À l’époque, Shoko et Casimir vivaient encore à New York, tandis que Lucien était basé à Bruxelles. Le répertoire de Maniac Maison n’a réellement commencé à se développer qu’une fois les trois musiciens installés durablement en Belgique. En 2020, Casimir a aménagé un studio dans le sous-sol d’une maison art déco, à Ixelles, où il résidait alors aux côtés de Shoko ; Lucien y passait régulièrement. Mis à profit, le confinement a permis au trio d’accumuler des centaines de titres, avant qu’un noyau de dix morceaux ne compose finalement le disque.

Tous trois viennent du jazz, même si leur musique s’en éloigne nettement dans son expression la plus académique. Ce qui les rassemble tient plutôt à un goût commun pour les formes d’art outsider qui bousculent les cadres, loin des préoccupations dictées par les effets de mode. Leurs sources d’inspiration vont de Yellow Magic Orchestra à Telex, des bandes originales de jeux vidéo japonais vintage jusqu’à Mozart.

Mono

En souvenir de Steve Albini…

MONO sortira son 13e album studio, « Snowdrop », le 12 juin 2026. Il s’agit du premier du groupe réalisé sous la houlette de Brad Wood (Touché Amore, The Smashing Pumpkins), suite au décès de Steve Albini, collaborateur de longue date et ami.

La formation a déclaré : ‘Sans exception, chacun finira par quitter ce monde et devra faire face à la séparation d’avec ses proches. À travers cet album, nous avons souhaité exprimer notre ‘gratitude éternelle’ envers les personnes précieuses qui ont cheminé à nos côtés tout au long de notre vie. Nous croyons que ce sentiment est la seule chose capable de combler le vide laissé dans nos cœurs et d’apaiser la profonde tristesse et la douleur de la perte. Pour cet album, nous avons intégré dans les titres de nos chansons les messages que véhiculent les fleurs offertes à ceux qui nous ont quittés. Notre souhait est que cet album soit une source de lumière et d’espoir pour ceux qui ont perdu un être cher.’

Lorsque MONO a enregistré son précédent elpee, « OATH », avec Steve Albini, son partenaire de production et ami de longue date, en 2023, le combo n’aurait jamais imaginé qu’il s’agirait du dernier opus studio qu’ils réaliseraient ensemble. Albini est décédé tragiquement l’année suivante, et cette perte a laissé un vide incommensurable non seulement dans la vie de tous ceux qui ont connu Steve, mais aussi dans celle de tous ceux qui s’attachent à l’un des innombrables albums qu’il a contribué à faire naître au cours des quatre dernières décennies. Il apportait une clarté au chaos et un sens du dévouement à l’art et aux artistes sans égal. Tant sur le plan personnel que pratique, cette perte a plongé MONO dans un profond chagrin et une grande incertitude. Albini était devenu un élément fondamental du son unique de MONO et l’idée de le remplacer était pour le moins intimidante.

Choisi tant pour sa connaissance approfondie des processus créatifs et techniques de MONO que pour son amitié de longue date avec Steve Albini, Brad Wood est entré dans les studios Electrical Audio en septembre 2025 pour enregistrer ce qui allait devenir « Snowdrop ». Collaborant une nouvelle fois avec Chad McCullough, chef d’orchestre et directeur musical basé à Chicago, MONO a fait appel à un orchestre de dix musiciens ainsi qu’à un chœur de huit chanteurs pour les huit titres monumentaux qui composent « Snowdrop ». Le groupe jouant et Wood enregistrant dans ce même lieu sacré où la plupart des long playigs de MONO ont été réalisés, les chansons de Snowdrop revêtent une importance particulière. Mixé par Wood dans son home studio Seagrass à Los Angeles, l’album est à la fois intime et envoûtant. Plutôt que de se complaire dans le chagrin, il exprime une profonde gratitude pour la résonance d’une vie bien remplie aux côtés d’un ami cher. Aussi, « Snowdrop » est le son d’une formation qui transforme le choc et la tristesse en espoir et en émerveillement.

Le single « Winter Daphne »  est en écoute ici              

Party Dozen

L’unité spéciale de Party Dozen

Écrit par

Le duo australien Party Dozen signe son arrivée chez City Slang en gravant "Special Unit", un nouveau single aussi bref que frontal, taillé dans une décharge d’énergie brute. Écrit, enregistré, mixé et masterisé par Kirsty Tickle et Jonathan Boulet, le morceau condense en 2 minutes 39 toute la nervosité noise, punk et expérimentale qui fait l’identité du groupe. Le titre s’accompagne d’un clip aussi furieux que grotesque, dans lequel les deux musicien·nes incarnent une "Special Unit" incontrôlable semant le chaos dans Sydney. Dans la lignée de l’univers déjanté de "Coup De Gronk", cette vidéo pousse encore plus loin leur goût pour la satire absurde et la mise en scène anarchique. Après une année 2025 particulièrement intense et la sortie du 7" "Mad Rooter" / "Ghost Rider", Party Dozen confirme avec "Special Unit" qu’il faudra compter sur ce premier aperçu de son cinquième elpee attendu plus tard dans l’année.

Le single est disponible sous forme de clip

 

Makes My Blood Dance

Un titre imprononçable pour le premier album de Makes My Blood Dance

Écrit par

Makes My Blood Dance sortira son premier album, « Z3r0 2 LGHT $p33d! », ce 5 juin chez Metropolis Records. Le groupe new-yorkais, à la croisée de l’electro-goth, du pop-metal et de l’EBM, a déjà balisé le terrain en gravant plusieurs singles « Your Little Hand In Mine », « Black Summer », ainsi que « Lately (feat. Macy Gray) », relecture sombre et nerveuse d’un morceau issu de l’elpee « The Sellout ». Se distinguant par une esthétique immersive, entre théâtre gothique, culture club et guitares acérées, MMBD s’impose comme l’un des projets les plus singuliers de la scène alternative actuelle. Produit par Mikal Blue et Bret Mazur, ce premier opus paraîtra d’abord en CD et en numérique, avant une édition vinyle annoncée pour août. En parallèle, le groupe poursuit sa montée en puissance sur scène, lots d’une tournée américaine aux côtés de Powerman 5000 et 12 Stones.

Widowspeak

Les roses de Widowspeak

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Widowspeak annonce la sortie de « Roses », un nouvel opus attendu le 5 juin chez Captured Tracks. Le premier extrait, « If You Change », donne déjà le ton de ce disque, où le duo new-yorkais poursuit une trajectoire entamée il y a plus de quinze ans. Sans chercher l’effet, le morceau déploie des guitares aériennes, un refrain ample et cette manière très particulière qu’a la formation d’installer une tension feutrée. On y retrouve aussi ce léger twang qui évoque parfois une Amérique nocturne et cinématographique.

Molly Hamilton rattache « If You Change » à une réflexion sur la peur du changement et sur ces choses que l’on préserve au point de les soustraire à toute vie. Dans son esprit, l’obsession de l’état impeccable aussi qu’un objet n’a pas servi, n’a pas été aimé, et n’a donc jamais pu accomplir ce à quoi il était destiné. Cette idée irrigue le morceau sans l’alourdir, en lui donnant une portée intime plutôt qu’abstraite.

Formé par Hamilton et Robert Earl Thomas, Widowspeak signe ici son septième elpee. Né dans le bouillonnement new-yorkais de la fin des années 2000, le duo a d’abord circulé de salle en salle, entre lieux aujourd’hui disparus et local de répétition à Monster Island Basement. Désormais mariés, les deux musiciens continuent de mener leur projet en parallèle de leurs activités respectives : lui comme charpentier, elle dans le service. Ce nouvel enregistrement s’ancre d’ailleurs dans une matière très quotidienne. Pas de grands effets dramatiques, mais une attention portée aux gestes ordinaires, au travail, aux journées qui se répètent, aux petits décalages du réel : servir de l’eau, tomber malade un jour de repos, rêver d’un gain de loterie ou comprendre que l’essentiel est peut-être déjà là.

Le long playing a été capté en janvier à l’Old Carpet Factory, sur l’île grecque d’Hydra, dans un studio aménagé au sein d’une ancienne maison accrochée aux hauteurs du village. En hiver, le lieu retrouve son calme, loin du flux touristique. Autour du tandem, les fidèles Willy Muse, John Andrews et Noah Bond apportent leur concours à l’instrumentation. Une fois les prises terminées, le disque est repassé par leur base, puis affiné sans précipitation avant le mixage assuré par Alex Farrar au Drop of Sun Studios et le mastering confié à Greg Obis à Chicago.

Hamilton évoque aussi la vidéo de « If You Change », nourrie par le souvenir de The Velveteen Rabbit, l’un de ses livres d’enfance. Elle se rappelle notamment une cassette VHS sur laquelle Meryl Streep lisait le texte sur des images animées par de lents panoramiques. Restée très présente dans sa mémoire, cette référence a fini par guider l’approche visuelle du morceau. La chanteuse y voit un écho direct au cœur du récit : c’est parce qu’une chose est aimée qu’elle devient réelle. Une idée simple, qui rejoint discrètement le fond de la chanson.

Au fil de ses dix titres, « Roses » observe les espaces intimes et les variations de l’attachement sous un voile légèrement nostalgique. La musique du duo conserve cette densité trouble qui lui appartient depuis ses débuts : quelque chose de doux, sombre et enveloppant à la fois, sans surcharge. Widowspeak continue surtout d’exceller dans l’art de créer un climat, en laissant respirer ses chansons plutôt qu’en les poussant vers l’emphase.

Dans ce nouvel opus se croisent dream pop, power pop, ballades étirées et réminiscences américaines qui peuvent rappeler aussi bien les Stones que Tom Petty, R.E.M., Yo La Tengo ou Cat Power. On pense parfois à Neil Young dans certaines notations liées au travail au diner. Mais l’essentiel se joue ailleurs : dans le dialogue entre la voix souple de Molly Hamilton et la guitare plus nerveuse de Robert Earl Thomas. Comme producteur, ce dernier préserve en outre une part de spontanéité, en laissant subsister dans les morceaux la matière brute des premières esquisses, les aspérités des prises et une dose de bruit qui donne du relief à l’ensemble. Le titre de clôture, « Hourglass », résume bien cette orientation : une manière sobre d’aborder ce qui passe, ce qui s’effrite et ce qui demeure.

Le clip de « If You Change » est disponible

 

 

Lambchop

Le clown meurtri de Lambchop

Lambchop sortira son nouvel album, « Punching The Clown », le 21 août 2026 chez City Slang. Parallèlement à cette annonce, le groupe a dévoilé le premier single, « Weakened », qui réunit le leader Kurt Wagner aux côtés d’Andrew Broder à la guitare, de Justin Vernon au banjo et d’une chorale complète dirigée par Blake Morgan.

« Weakened » est un hymne dédié aux âmes fragiles dans un monde en effervescence, parcouru par un jeu de voix qui finissent par se fondre dans une coda démontrant toute la puissance que peut générer cette formation de Lambchop.

L’univers musical de Lambchop, en 2026, implique chant, chœurs, banjo et guitare. C’est tout ce dont le nouvel album « Punching The Clown » a besoin. Sous cette formation, ils ont créé une musique qui se situe quelque part entre le gospel, le folk et la country. D’un côté, elle est concentrée et dépouillée. D’autre part, elle est incroyablement riche et puissante. En matière d’écriture, Kurt Wagner s’est montré plus rigoureux que jamais : il a appris auprès des meilleurs et s’est résolu à ne donner leur chance qu’aux chansons à la hauteur. Ainsi, « Punching The Clown », paru alors que le groupe fête ses 33 ans, est le nouveau chef-d’œuvre de la discographie de Lambchop.

Il n’est pas rare que Kurt Wagner ait un plan précis en tête avant de se mettre au travail. La discographie singulière de Lambchop en regorge d’exemples. En 1997, Wagner a baptisé le troisième long playing, « Thriller », espérant que le titre à lui seul ferait exploser les ventes. Le classique de Lambchop « Nixon », sorti en 2000, mêlait soul et country. « Is A Woman », paru deux ans plus tard, était un opus dominé par le piano. Sur « FLOTUS », en 2016, Kurt Wagner a introduit un effet d’autotune dans l’univers de Lambchop, et pour des raisons très pragmatiques, comme il l’explique : ‘À l’époque, l’autotune me donnait l’impression d’avoir un copain à mes côtés.’

En substance, chacun des 15 albums de Lambchop gravés à ce jour a poursuivi l’idée de réinventer constamment le son du combo en s’appuyant sur ce qui avait déjà été créé. Et puis arrive « Punching The Clown » : en quelques secondes, on se retrouve dans un nouvel univers Lambchop où tout sonne à la fois frais et merveilleusement familier.

Les nouvelles chansons sont, bien sûr, portées par la voix de Kurt Wagner. Et puis il y a le banjo. ‘Je ne suis pas un grand fan de cet instrument’, admet Wagner. Cependant, ‘si l’on parvient à dépasser ses propres préjugés, on est récompensé par la découverte de nouvelles facettes’. L’objectif : rendre le banjo cool et séduisant.

Trente chansons ont été créées et enregistrées sous forme de démos. Il s’agissait ensuite d’en sélectionner douze pour l’elpee et de les classer dans le bon ordre. La structure de « Punching The Clown » était donc déjà en place avant même que la production ne commence. ‘Nous avons envisagé l’album comme un tout dès le début’, explique Wagner. Pas étonnant qu’il sonne de manière si cohérente et assurée. Typique de Lambchop.

Le single « Weakened » est en écoute

 

 

The Bug Club

Les muscles de The Bug Club

Le 5ème elpee de The Bug Club, « Every Single Muscle, paraîtra ce 29 mai 2026 chez Sub Pop, marquant ainsi un triplé pour le duo gallois et son prestigieux label basé à Seattle.

« Every Single Muscle » démarre sur les chapeaux de roue par « Miss Wales 2012 », qui fait référence à un concours que Tilly et Sam ont tous deux remporté. C’est le premier d’une série de morceaux de moins de deux minutes sur l’opus, donnant le ton à l’œuvre la plus punk de The Bug Club à ce jour et rappelant à la fois les morceaux courts et percutants de leurs tout premiers singles et le grondement de leurs dernières sorties.

Au fil des dix-huit morceaux, on retrouve suffisamment de ces interactions guitaristiques classiques entre Sam et Tilly pour satisfaire même le membre le plus fervent du Bug Club et réfuter fermement l’affirmation du groupe selon laquelle ils ne sont ‘que techniquement compétents sur leurs instruments’.

Alors que « Very Human Features » excellait à mettre en lumière les choses du quotidien et à souligner leur absurdité, sur « Every Single Muscle », The Bug Club se penche davantage sur lui-même. Pas tant de manière introspective, cependant. Plutôt comme un extraterrestre examinerait un spécimen captif sur un brancard intergalactique. La forme et la condition humaines sont sondées et inspectées sous tous les angles tout au long du long playing. The Bug Club semble presque se méfier du concept d’être une personne – comme s’ils s’étaient réveillés dans un costume qu’ils ne voulaient pas porter.

Composé à l'origine du duo d'auteurs-compositeurs Sam Willmett (chant/guitare) et Tilly Harris (chant/basse), ainsi que de Dan Matthew (batterie), le groupe The Bug Club a fait ses débuts en 2016. Ils ont signé sur le label britannique Bingo Records à l’automne 2020 et leur premier single, « We Don’t Need Room for Lovin », est sorti en février 2021, suivi de l’EP « Launching Moondream One ».

Le pressage vinyle du suivant, « Pure Particles », incluait un jeu de société regorgeant de références cultes. Lassés de l’approche conventionnelle, ils ont ensuite gravé « Intellectuals » : un titre unique qui était en réalité une suite musicale de cinq titres, une sorte de réponse à Bach qui snobait le modèle du streaming et fustigeait la Telecaster. À l’automne 2023, l’heure était venue pour « Rare Birds: Hour of Song », un double album de quarante-sept titres imprégné de poésie.

Lors d’un voyage aux États-Unis, ils ont attiré l’attention de Sub Pop, juste à temps pour que le label les prenne sous son aile et leur permette de livrer un LP garage-punk bien costaud, « On the Inner Workings of the System ». Ce partenariat s’est avéré fructueux, et avec Sub Pop solidement ancré au sein du Bug Club, ils se sont attelés à « Very Human Features ».

Le single « Watching the Omnibus » est en écoute ici

 

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