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(The Reverend) Shawn Amos

Blue sky

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Agé de 52 ans, Shawn Amos est issu de New York City. Il est chanteur, compositeur et producteur. En 1997, il bossait pour le label Rhino. Parallèlement, il grave alors, un album solo. Intitulé "Harlem", il paraît en 2001. Son second elpee personnel, "In between", sort l’année suivante. Il décide alors de se consacrer à la production (Dirty Dozen Brass Band, Solomon Burke). En 2005, il publie "Thank you Shir-lee May", un opus qui rend hommage à sa maman, qui s’était suicidée deux années plus tôt. En 2014, opte pour le patronyme The Reverend Shawn Amos et enregistre à une cadence infernale.

Pour concocter "Blue sky", il a reçu le concours de son backing group, The Brotherhood ; en l’occurrence le drummer Bobby Blader, le bassiste Christopher Thomas et le guitariste Doctor Roberts. La prise de son s’est déroulée à Wimberley (NDR : c’est au Texas) au sein des studios Blue Rock, en compagnie de nombreux amis, invités pour la circonstance.

Un solide tempo entraîne la pedal steel pour lancer "Stranger than today", alors que la voix sereine et les interventions tout en douceur de l’harmo entretiennent le contraste. Chargés de reverb, des riffs propulsent "Troubled man", une piste imprimée sur un mid tempo. Shawn et la Texane Ruthie Forster (NDR : une chanteuse de blues et de folk notoire) chantent en duo ce morceau qui baigne au sein d’un climat menaçant. Excellent ! Ballade acoustique, "Her letter" met en exergue la contrebasse de Christopher. Puissant, offensif, "Counting the days" constitue le point d’orgue de l’elpee. Un blues rock qui s’appuie sur un riff redoutable. Epaulée par un chœur féminin, la voix est bien distincte ; et pourtant, les solistes, que ce soit le gratteur ou l’harmoniste, tirent leur épingle du jeu. "Hold back" trempe dans le pur rock'n'roll. Bien que d’excellente facture, il se révèle un peu trop court. Bien enlevé, "The job is never done" est soutenu par l'ensemble vocal féminin Sisterhood. La voix d’Amos brille également dans l’univers du rythme très lent. A l’instar des dépouillés "The pity and the pain" et "Albion blues". Kenya Hathaway (NDR : c’est la fille de l’illustre chanteur de soul, Donny Hathaway) lui donne la réplique, face au piano de Matt Hubbard. Le Révérend réserve, en fin de parcours, un envol à l’harmo au jump blues sémillant, "27 dollars". Cet LP s’achève par "Keep the faith, have some fun". L’ambiance participative du brass band nous entraîne alors à la Nouvelle Orléans…

(The Reverend) Shawn Amos

Loves you

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Issu de New York, Shawn Ellie Amos est compositeur et producteur. Mais il se consacre surtout au chant. Comme sa mère qui avait été artiste de cabaret, sous le pseudonyme de Shirl-ee May. Elle a cependant mis fin à ses jours en 2003. L'année précédente, Shawn avait gravé son premier elpee, "In between". Et en 2005, il a publié "Thank you Shirl-Lee May", en hommage à sa maman. Il a été réédité en 2014 avec un Ep 6 titres, "The Reverend Shawn Amos tells it".

Il y a belle lurette qu’il s’est établi à Los Angeles. Il a bossé pour l’écurie Rhino, participant notamment à la confection d’un recueil consacré à Quincy Jones. Avant de passer sur le label Shout! Factory, où il a ainsi apporté sa participation à certains long playings de Solomon Burke. Les sessions d’enregistrement de "Loves you" se sont déroulées à Shreveport, en Louisiane. Un LP découpé en douze plages, dont dix sont issues de sa plume. 

L’opus démarre en force par "Days of depression", un blues dépouillé aux accents primaires d’une tribal song. Les percus sont sommaires. Les voix des Blind Boys of Alabama sont magiques. "Brand new man" change radicalement de style. Un funk/rock énergique caractérisé par des changements de tempo. Différents musicos entrent en lice. Chris ‘Doctor’ Roberts d’abord ; et sa guitare est débordante. Des cuivres également. Soit les saxophones de Miss Mindi Abair (elle milite aussi bien dans le jazz que la pop) et la trompette de Lewis Smith. Bien balancé, "Boogie" est imprimé sur un mid tempo. Talonnée par le piano d'Anthony Marinelli et bien soutenue par celle de Missy Andersen (NDR : de couleur noire, cette excellente vocaliste est originaire de Detroit, mais réside à San Diego), la voix d’Amos est autoritaire, alors que le Reverend se met à souffler de bonheur dans son harmonica. Tout comme sur l’excellent r&b, "Brothers keeper". Ou l’accrocheur "Will you be mine". Et encore "Hollywood Blues". Autre r&b, "You're gonna miss me (when I get home)" est à la fois funkysant, dansant et entraînant, un morceau illuminé par la qualité des différents instrumentistes. Amorcé par les cordes de Roberts, "Juliet Bound" campe un blues pur et dur. Et le Reverend s’y enfonce encore plus profondément sur "The outlaw". La gratte est bien sentie. Puissante, la voix force le passage. Une seule véritable reprise, le "Bright lights, big city" de Jimmy Reed, un classique qu’il interprète en compagnie de la jolie Mindi Abair et que balise les ivoires de Marinelli. "Put together" est un autre r&b funkysant alimenté par l’orgue B3, les cuivres, les percussions de Brady Blade et la guitare déjantée de Roberts. Et de bonne facture, cet opus s’achève par le flemmard et intimiste "The lost boy I'm losing you", un r&b tapissé par l’orgue Hammond, qui met en exergue de bien jolies voix.