Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Sneaks

Happy Birthday

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Eva Moolchan, aka-Sneaks, assène, depuis sa base arrière de Washington DC, ses uppercuts, à la fois dans l’esprit hip-hop et post-punk. Un mix très ‘DYI’ pas vraiment usuel sur l’honorable maison Merge, malgré la prédisposition du label pour le post-punk. Le ton est résolument engagé et féministe, mais vu la place plus conséquente prise par la house et le hip hop, le résultat s’avère plus facile d’accès qu’auparavant. En à peine moins de 30 minutes, « Happy Birthday » s’érige en incarnation parfaite des mouvements sociaux actuels (MeToo et Black Lives Matters en tête) … ‘A better humanity for you and you and you / For all the black people / A better humanity’. Une version ‘consciente’ de LCD Soundsytem !

Sneaks

Highway Hypnosis

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Eva Moolchan, aka Sneaks, a sévi au sein de groupes noise avant d’embrasser une carrière solo. Et lorsqu’on écoute “Highway Hypnosis”, son deuxième LP signé chez Merge, les réminiscences de ce parcours initial sont flagrantes…

Derrière le spoken-word emprunté au hip hop, on a souvent l’impression de se farcir un post-punk sous sédatif. Le format court (rarement plus de deux minutes) des compositions nous le rappelle. L’album ne dure d’ailleurs pas plus d’une demi-heure pour treize titres. L’Américaine développe sur chaque morceau une instrumentation minimaliste alimentée par des éléments électroniques. Souvent le tempo musarde. A l’instar de “Suck like a Whistle” ou encore de ”Addis”, les riffs sont hypnotiques et planants. Cependant, afin de nous extirper de la léthargie dans laquelle l’opus nous plonge, l’Américaine nous réserve des intermèdes plus rythmés comme tout au long de “Holy Cow Saw a Girl Like Her” ou encore “And We’re Off”, au cours duquel des instruments se profilent avant de disparaître aussitôt.

Finalement, il faut bien avouer que le manque de chaleur et de fluctuation des compos, rend cet LP difficile à digérer…

Strand of Oaks

Hard Love

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Strand of Oaks, c’est le projet de Timothy Showalter. Ce songwriter n’est pas du genre à faire les choses à moitié. En 2014, il publiait l’album « Heal ». L’artiste américain (NDR : originaire de l’Indiana, il réside aujourd’hui à Philadelphie) y racontait comment il était passé près de la mort, suite à un accident de voiture. « Hard Love » constitue son cinquième elpee. Découpé en 9 plages, ce disque traduit des états d’âme, qu’on pourrait qualifier de dépressifs…

Principal reproche : la production est (trop ?) léchée. Et dès la première piste, c’est flagrant. Pourtant, les compos sont bien électriques et se distinguent par des mélodies bien ficelées, tout en ne recherchant pas, à tout prix, la facilité. « Radio Kids » est sculpté dans le pop/rock. Les racines sudistes remontent à la surface tout au long de « Salt Brothers ». Un instant, on pense même aux premiers opus de Kings of Leon, avant que le band ne se trompe de chemin. Pas d’électricité sur « Cry », mais des accords de piano. Le tempo est plus lent. La voix de Timothy est davantage fluette. Le spectre de Jeff Buckley y plane. Enfin, flirtant avec un blues bien crade, « Quit it » constitue incontestablement la meilleure piste de l’opus… 

Bref, « Hard Love » n’est pas du tout déplaisant à écouter, malgré quelques pistes formatées pour la bande FM. Et puis les plus aventureuses, sont vraiment intéressantes. Strand of Oaks se produira le 17 août, dans le cadre du Pukkelpop.

 

Twin Peaks

Wild Onion

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Il y a plus ou moins un an, ce jeune quatuor américain (Chicago), fan de David Lynch, publiait un premier opus intitulé "Sunken". En moins d'une demi-heure, ce combo était parvenu à démontrer un véritable potentiel. On attendait donc Twin Peaks au tournant du deuxième album, histoire de voir si la confirmation était au rendez-vous...

Tout d’abord, on a encore et toujours l'impression que leurs sessions se sont déroulées au sein d’un grenier. A cause des nombreux grésillements et crissements d'amplis. Cadien Lake James continue d’alterner chant perçant ou soyeux, selon les morceaux. Les plages sont tantôt crasseuses, dans l’esprit des Black Lips ou Thee Oh Sees, tantôt psyché/rock, propices à se transformer en pseudo tubes, comme chez Ty Segall. Et dans une même chanson, on peut entendre des riffs de guitare incisifs et des choeurs qui tapissent l’arrière-plan. Le fil conducteur ? Le sens mélodique que l’on retrouve tout au long des seize morceaux de cet opus, capable de vous communiquer une forme de jouissance ambiante. Et après plusieurs écoutes, on tombe carrément sous le charme.

Twin Peaks vient donc de confirmer tout le bien qu’on pensait de lui... 

 

Twin Peaks

Sunken

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Rien à voir avec la série de David Lynch du même nom ! Twin Peaks est le patronyme choisi par un quatuor originaire de Chicago et « Sunken » constitue son premier album.

En à peine vingt minutes, ces quatre jeunes Américains, fraîchement sortis du lycée, démontrent qu’ils possèdent un sacré potentiel. Leur mélange de dream-pop et de noise vaut clairement le détour. Bénéficiant d’une production garage ‘vintage’, ils parviennent à nous balancer huit morceaux aux mélodies entêtantes. « Boomers » en est certainement le meilleur exemple. La voix nasillarde du chanteur évoque rapidement celle de Julian Casablanca tandis que les morceaux rappellent ceux de Beach House.

Au final, « Sunken » est un album excitant au bout duquel on reste sur notre faim. On est impatient de voir débarquer leur premier véritable long playing. Un peu plus conséquent, histoire de vérifier si le groupe tient la route...

 

Freaks

Too Sensitive To Be Pure

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Il y a quelques années, Gian P. Marotta, le leader du groupe belge Freaks, s'était illustré en publiant un excellent premier Cd intitulé "Just A Boy" ; et certains morceaux comme "My Bloody Animal" avaient pas mal tourné en radio. Pour concocter son nouvel album, Gian P. Marotta s'est entouré de quelques pointures: Greg Avau (Joshua) à la production artistique et Christine Verschorren (Toots, Kris Dane, Ghinzu) à l'enregistrement. Premier volet d'une trilogie, cet elpee nous invite à pénétrer dans la vie intérieure d'un personnage qui sombre dans la folie. C'est très ‘dark’ et les chansons sont reliées par d'étranges citations en italien. L’opus pourrait servir de bande-son pour un film ; et d'ailleurs, Gian P. Marotta envisage de donner à son projet une dimension cinématographique. L'univers sonore oscille de l'electro-pop au metal, en suivant une démarche résolument alternative.

L'intro de l'elpee baigne dans une ambiance à la "Eyes Wide Shut", traversée par une ligne répétitive au clavecin, à laquelle répond une phrase d'un vieux piano. Dans le second morceau, "Blackbirds", tant les harmonies que les voix évoquent Nine Inch Nails. Une impression qui est renforcée par "I'll Get Down", dont le riff rappelle "The Hand That Feeds". Freaks y réussit une agréable fusion entre electro-pop et rock, en y ajoutant une touche très sombre. C'est ce morceau très efficace qui sera le premier single tiré de l’elpee.

"Back To The Church" en revient à une ambiance étrange. Des chœurs gothiques et une mélodie jouée à l'unisson débouchent sur "Shocking", une explosion violente et agressive, qui évoque Marilyn Manson.

Nouveau changement de dynamique sur « Earth », une douce ballade au cours de laquelle Gian P. Marotta murmure, tout en douceur, une complainte de la terre: ‘I'm The Earth, I'm OK, I'm intoxicated’. Très beau ! "Ordered" est un autre morceau ‘cross-over’, basé sur le contraste entre des couplets minimaux et un refrain carrément metal. Le profil légèrement burlesque de "The Sun's Gone" est entretenu par des sonorités de synthés vintage et une rythmique plus désarticulée. Ici, on pense à IAMX. Enfin, "Thoughtless", le dernier morceau, clôture l'album en beauté. Il commence doucement, puis laisse la place à des guitares déchaînées et à un hymne final hypnotique.

Dans l'ensemble, on est impressionné par l'excellent son de cet opus. D'après Gian P. Marotta, c'est en partie grâce à Christine Verschorren, qui a insisté pour que chaque instrument, y compris les instruments synthétiques, soient captés en studio (le studio Dada à Bruxelles) à l’aide d’un ampli et d’un micro pour obtenir un feeling plus ‘live’. Le résultat est un long playing séduisant dont l’univers propre évolue à la croisée de plusieurs styles musicaux ; mais l'ensemble est soudé par une véritable énergie et une sensibilité à fleur de peau. A découvrir!

Après avoir accordé un concert en avant-première au Live Act le 14 janvier dernier, Freaks publiera officiellement le nouvel album début février, une sortie suivie d’une tournée internationale.

 

Beatsteaks

Boombox

Écrit par

Stars en Allemagne, les Beatsteaks sont nés à Berlin, en 1995. Le gang teuton pratique, depuis le début de sa déjà longue carrière, du punk-rock old-school, essentiellement influencé par Bad Religion et Pennywise. En 2008, les musiciens avaient décidé de se mettre en standby indéfini ; mais, très vite, le virus de la musique a repris le dessus, et la formation a de nouveau décidé de sévir sur les scènes européennes (et du monde entier d’ailleurs), en refourguant leurs riffs acérés aux oreilles de leurs aficionados. 

« Boombox » constitue déjà leur 6ème album ; et il faut reconnaître que le combo berlinois y a fortement adouci le ton. De quoi se mettre à dos une partie de leur public de la première heure. La plupart des morceaux privilégient l’aspect mélodique, lorsqu’ils ne flirtent pas carrément avec la pop. Parfait album printanier, « Boombox » regorge de tubes comme le sautillant « Milk & Honey », rappelant les dernières productions de Madness ou le rigolo « Cheap Comments », qui lorgne du côté des Ramones. En outre, Sublime n’aurait certainement pas renié la coolitude ensoleillée de « Let’s See » et les King of Leon, « House is on Fire ». La belle voix enrouée d’Arnim Teutoburg-Weiß apporte toutefois un peu de profondeur à une musique parfois trop produite et attendue. Il subsiste cependant encore quelques salves punk sur l’opus. A l’instar de « Bullets From Another Dimension » ou encore « Behavior » ; mais on n’y croit plus beaucoup. Les Beatsteaks sont devenus un très bon groupe de pop-rock. Sucré, « Boombox » est un album assurément de bonne facture, mais dont l’urgence punk a presque totalement disparue…

Les Beatsteaks se produiront dans le cadre de l’Eupen Musik Marathon, le 26 juin.

Freaks

Don t smile

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Freaks est surtout connu pour son excellent titre électro « My bloody animal ». Son nouveau single, « Don´t smile », agrège pour la circonstance électro, rock et rap (ce qui rend inévitable la comparaison avec Linkin Park). Le résultat de ce cocktail (d)étonnant est très prometteur. L´album devrait suivre prochainement…



Laakso

My Gods

Écrit par

Laakso est un mot finnois, issu d’un dialecte finlandais pratiqué par plus ou moins 50.000 personnes en Finlande. C’est également le nom d’une région où se situe la région natale de cette formation finlandaise. De Tornedalen très exactement, où s’est formé ce combo, en 1999. Avant de concocter « My gods », il avait commis un ep (« Long beach »), un premier elpee (« Miss you, I’m pregnant ») et un single : « Aussie girl ». Des plaques qui sont passées complètement inaperçues chez nous. Signé par Chrysalis, Laakso bénéficie donc aujourd’hui d’une distribution via V2. Leur style ? A mi-chemin entre Starsailor (sur le même label !) et Arcade Fire ; la voix de Wim Butler y est d’ailleurs bien imitée… Les plages sont brèves. Le plus souvent elles épousent la forme de ballades. Les mélodies sont bien présentes, mais elles parviennent trop rarement à accrocher l’oreille. Les textes parlent de leur vie au quotidien, des soirées après concert, de leurs rencontres et de l’amour. C’est ce qu’ils racontent sur « True love » : ‘Nous faisons l’amour dans les toilettes à bord du bateau reliant Stockholm à Helsinki, c’est ça le vrai amour’. Drôle de mœurs ces Finlandais ! Hormis cette anecdote, cette plaque devrait permettre à Laakso de continuer à passer inaperçu…