Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Aline Chevalier

Aline Chevalier a le coeur léger…

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Née en Normandie, c'est à Nantes qu'Aline Chevalier a grandi : trop de pluie et de mélancolie ! Un vieux piano échoué dans le salon de famille devient très tôt son jouet et passe-temps favori. Pas mieux pour chasser ‘les monstres de l'enfance avec assurance’ et s’ouvrir au monde des songes, aux chansons de Barbara et aux sièges en skaï des salles de cinéma.

Elle fait du théâtre, un peu de cirque, chante et part sur les routes d’Europe avec son piano à roulettes. De ces évasions, Aline Chevalier crée son pays des merveilles en composant des chansons. Poèmes et chansons l'ont affranchie, ceux qu'elle a écrits, ceux qu'on lui a murmurés.  Ainsi, de sa voix feutrée, elle vient à son tour vous ravir en amie. À mi-mots…

« Satori », son nouvel elpee paru ce 10 janvier 2025, est une confession, une révérence aux ‘affres profondes’ comme lieu infini de beauté, d’exploration et de joie. Entre amours crawlés, plongée papillon et brasse coulée, C’est un enchantement hypnotique et infiniment généreux qui dévoile ses dix facettes. Entre cinéma à la dérive, tendresse en apnée et vent dans les voiles c'est un étrange monde que celui d'Aline Chevalier, magnétique et audacieux.

Ses chansons originales en français aux textes finement ciselés, mêlent instants suspendus en solo au piano et réjouissants duos rythmiques avec Gilles Belouin, vibraphoniste-percussionniste aux multiples couleurs.

Filmée sous l’eau, la vidéo du clip « Cœur Léger », est disponible

 

Varnaline

Sweet life

Pour enregistrer son nouvel album, Varnaline a bénéficié du concours de John Agnello (Dinosau Jr, Cell), à la production. Une œuvre qui surprend par son éclectisme rafraîchissant. On est d’ailleurs loin ici des visions atmosphériques développées sur " Man of Sin ", même si les vertus mélancoliques des mélodies ont été préservées. Des dispositions naturelles accentuées par le vocal clair, falsetto, parfois même 'barclayjamesharvestien' d’Ander Parker. Si les compositions de " Sweet life " reposent sur une texture basiquement folk/country/blues, développées, elles atteignent une nouvelle dimension. Plus garage, comme sur le très " Paisley undergound " " Now you’re dirt " (Dream Syndicate ?) ou le ténébreux " While you were sleeping " (American Music Club ?). Tout en exerçant une fascination urbaine, réminiscente des Triffids sur " Nothern lights ". New wave également. A cause des claviers minimalistes post Eyeless In Gaza chez " Tonite ", et puis du recours à la power pop ondoyante (XTC ?) sur " Fuck and fight ". Avec en final, pour titre maître, une symphonie opulente, peuplée de percussions et enrichie d’une section à cordes, efficace dans le sens le plus classique du terme…

Aline

Salut les ‘Copains’!

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Initialement prévu quelques jours après les tragiques événements parisiens de novembre dernier, le concert d’Aline a finalement pu se dérouler au Botanique, en ce dimanche de la Saint-Valentin. Programmé tout d’abord dans l’intimiste Witloof Bar, le set a été finalement déplacé vers la Rotonde.

Pas de supporting act. Sur le coup de 20h15, la formation française monte sur l’estrade. Romain Guerret rejoint ses camarades au bout de quelques secondes. Chaussé de lunettes de soleil, le leader du groupe affiche un look très seventies. Et son premier geste consiste à accorder sa gratte. Le show s’ouvre par « Avenues des Armées », première chanson du dernier album d’Aline, sorti fin août 2015. Les mélomanes qui ne connaissent pas trop le style –proche de la pop insulaire, nonobstant les textes dans la langue de Molière– de la formation marseillaise, sont immédiatement plongés dans le bain. Romain aborde des thèmes universels pour torcher des chansons émouvantes. Et c’est sans doute aussi une raison pour laquelle, ce band parvient à remplir la salle bruxelloise, un dimanche soir.

La set list aligne ensuite ses nouvelles compos ; et il faudra attendre une vingtaine de minutes, avant qu’il n’attaque « Voleur », un titre issu du premier elpee. Qui n’a pas été négligé ; et c’est tant mieux.

Particulièrement heureux de retrouver la ville où son dernier elpee a été produit, Guerret dialogue régulièrement avec ses fans entre la plupart des chansons, en y injectant systématiquement, une pointe d’humour très caractéristique.

En milieu de parcours, le set prend un coup de boost. A cause du plus funk « La Vie Electrique », suivi d’une version légèrement développée de « Je Bois et puis Je Danse ». De quoi faire chavirer définitivement l’auditoire. Faut dire que ces deux morceaux sont les plus notoires du groupe. Enchaîner les singles-phares des deux LPs studio, c’était plutôt bien joué !

Après « Une Vie » (NDR : un hommage à Morrissey), l’ambiance monte encore d’un cran tout au long de « Promis Juré Craché », une composition qui pénètre dans l’univers du rock. Guerret se plaint régulièrement de l’état de sa gratte. Pourtant, ces petits soucis techniques ne sont guère perceptibles. « Plus Noir Encore » clôt le concert. De quoi faire retomber la pression. Avant un rappel au cours duquel la formation va se faire plaisir. En reprenant le « Tout ce que Je Veux » des Désaxés. Mais surtout en puisant dans son ancien répertoire. A l’instar de « La Lune Sera Bleue » et de l’instrumental « Les Copains », chanson qui symbolise parfaitement l’esprit d’Aline.

Bref, la bonne humeur du quintet a illuminé des compos aussi épatantes sur les planches qu’elles ne le sont sur disque. Et permis au public de passer une excellente soirée ; qui s’est d’ailleurs prolongée plus d’une heure, après la fermeture de la Rotonde, les ‘Copains’ taillant tranquillement une bavette en compagnie de leurs aficionados, devant la salle, tout en n’oubliant pas de signer compact discs, vinyles et posters. Si vous avez manqué le concert de cet excellent groupe, il n’est pas trop tard ; car Aline se produira au Reflektor de Liège, le jeudi 25 février. Foncez !

(Organisation : Botanique)

Kodaline

Ce soir, les bouchons à Bruxelles, c’était dans les oreilles…

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Il est 18h30, et la file est déjà longue devant l’AB. Elle commence même à hauteur de l'entrée du Music Village. Vous vous en doutez, le concert programmé ce soir est sold out. D’ailleurs toute la tournée européenne de Kodaline affiche complet. En 2013, la formation avait encore foulé les planches du Bota. A deux reprises. A la Rotonde, puis l’Orangerie. Le supporting act n’est pas précisé sur l’affiche. Il s’agit –renseignements pris– d’un combo espagnol qui répond au nom de L.A.. Et c’est lui qui va créer la (bonne) surprise.

Vu la place prise par l’imposant matos de Kodaline, il n’en reste guère pour cette première partie. Les quatre musicos se placent donc en ligne. Un drummer, coiffé d’un chapeau de cow-boy, un chanteur/guitariste, son bonnet enfoncé sur la tête, un autre gratteur et un bassiste. D’après son site web, le band impliquerait six musiciens. Faut croire que deux d’entre eux sont restés à la maison.  

La voix du chanteur est captivante et évoque tour à tour Bono ou Marcus Mumford. D’ailleurs le folk/rock endiablé et nerveux de L.A. lorgne manifestement vers Mumford and Sons. Lumineers, également. La conjugaison des grattes est lumineuse, digne des meilleurs groupes yankees. L’un des sixcordistes découpe des riffs graisseux, vitaminés, alors que le second arrondit les angles. Et pourtant, le sens mélodique est soigné. En outre, le son est nickel. En 30 minutes, L.A. va dispenser de larges extraits de son album « From the City to the Ocean Side ». En applaudissant chaleureusement le public semble avoir apprécié.

Le line up de Kodaline implique Stephen Garrigan (chant, piano, guitare), Mark Prendergast (piano, guitare) Vinny May Jr (drums) et Jason Boland (basse). Une formation irlandaise dont le début de l’aventure remonte à 2011. Son deuxième elpee, « Coming Up For Air », est paru l’an dernier.  

Le rideau est tiré pour opérer le changement de matériel. Aurait-on droit à une surprise ? Quand il tombe, on remarque la présence de 18 rampes verticales recelant de petites lampes leds qui entourent l'estrade sur laquelle est installé le drummer. Mark dispose d’une belle panoplie de claviers. Stephen change de gratte quasiment après chaque morceau. Il la troque contre un synthé à deux reprises. « Ready » baigne au sein d’un light show aveuglant de couleur bleue. Une des couleurs dominantes du show. L’autre ? La mauve ! Lorsque Stephen débarque, il tourne le dos à l’auditoire, empoigne un tabourin garni de cymbalettes et invite la foule à applaudir. Message reçu 5 sur 5 par le public féminin. Celui des premiers rangs connaît les paroles des chansons et les reprend en chœur. Et quand Stephen lance un ‘Brussels’, les acclamations redoublent d’intensité.

Mais, il y a un problème. L’instrumentation est trop puissante par rapport à la voix de Stephen, qui sur disque, se révèle douce, précise et capable d’envolées magistrales dans les aigus. Un volume sonore tellement excessif, que votre serviteur doit régulièrement s’enfoncer des bouchons (NDLR : de circulation ?) dans les oreilles. Pourtant, lorsque l’expression sonore adopte un profil acoustique ou semi-acoustique, les compos passent parfaitement la rampe. A l’instar de « Way Back When », « Brand New Day », « The one » ou encore « Love like this », que Stephen interprète seul, en grattant sa sèche ou en soufflant dans son harmonica. Et si ses quelques interventions au piano sont superbes, elles sont trop rapidement étouffées par le reste de l’instrumentation. Pourtant, le public est chaud-boulette…

Ainsi, en fin de spectacle les filles, en délire, se mettent à hurler de joie… pendant que les portugaises de votre serviteur essuient les plâtres. D’ailleurs, il n’attendra pas le rappel pour vider les lieux…

(Organisation : Live Nation)

Aline

La Vie Electrique

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Dans la discothèque de votre serviteur, les artistes et groupes qui chantent dans la langue de Molière sont plutôt rares. Pas parce qu’ils n’ont pas de talent, mais à cause de mes oreilles. Elles sont moins réceptives à cet idiome. Il existe cependant des exceptions à cette règle et Aline en est certainement une.

Le premier elpee de ce combo hexagonal avait apporté un véritable vent de fraîcheur dans l’univers de la french pop. Et pour cause, « Regarde le Ciel » recelait quelques tubes immédiats, comme « Je bois et puis je danse » ou « Elle m’oubliera ».

De quoi espérer une suite favorable à cette entrée en matière. Sans pour autant lui conférer des espoirs démesurés. Serait-ce dû à un certain scepticisme vis-à-vis de la french pop ? La question mérite d’être posée. 

Publié il y a quelques mois avant la sortie de « La Vie Electrique », le titre maître, malgré son clip génial, ne correspond pas vraiment au climat du nouvel elpee. Il s’inscrit davantage dans l’esprit du précédent. Et raconte une histoire consécutive à un coup de foudre fracassant, alors que le précédent s’inscrivait dans un contexte de frustration amoureuse, noyée dans l’alcool.

Bien sûr, les idées noires continuent de hanter les lyrics. A l’instar de ces thèmes qui abordent le manque de confiance en soi, l’incompréhension, l’éloignement, la guerre ou encore l’astrologie. Torchés par Romain Gueret, ils sont d’ailleurs d’une simplicité touchante. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme d’Aline.

L’opus a été enregistré à Bruxelles ; et la production a été confiée à une légende issue d’outre-Manche : Stephen Street. Il n’est pas uniquement l’ex-producteur du mythique Smiths (NDR : souvenez-vous de l’incontournable « The Queen Is Dead »), mais a aussi mis en forme d’autres œuvres, notamment de New Order, Morrissey ou encore Blur. Un fameux cv pour ce Londonien, toujours aussi avide de nouvelles expériences. Il s’agit d’ailleurs de la première fois qu’il apporte sa collaboration à un groupe francophone. Et manifestement, le résultat est probant.

L’elpee s’ouvre par « Avenue des armées », morceau qui établit un lien parfait entre les deux long playings du band français. Un choix judicieux, qui ne devrait pas trop perturber les aficionados de la première heure. Avant de sortir des sentiers battus, et permettre d’attaquer un répertoire bien plus profond et varié que « Regarde Le Ciel ». Si plusieurs plages du premier LP sortaient facilement du lot, « La Vie Electrique » se révèle bien plus complexe. Chaque piste nous entraîne au sein d’un univers différent. Encore que plusieurs chansons évoquent un certain Etienne Daho. A l’instar de « Les Mains Vides ». Le sommet de l’album ? « Une Vie ». Une véritable pépite, sans doute décousue, mais au riff efficace et au refrain brillant. Le tout, ponctué d’un pont mélancolique complètement inattendu.

Et le disque de s’achever par « Promis Juré Craché ». Un titre plus rock au cours duquel Romain Gueret clame son ras-le-bol… de la musique. Une forme d’autodérision qu’il semble cultiver.

En gravant « La Vie Electrique », Aline a atteint un niveau agréablement surprenant. Un elpee dont les compos sont à la fois attachantes, aventureuses et excellentes. Que demande le peuple ?

 

Alkaline Trio

Agony & Irony

Originaire de Chicago, Alkaline Trio véhicule une image quelque peu gothique. Pourtant, il pratique une forme de punk rock hymnique. Dont les chansons sont faciles à reprendre en chœur, si vous préférez. Pourtant, ses textes sont susceptibles de toucher le corps et l’âme d’une audience jeune et désillusionnée. Son dernier opus, “Crimson”, embrassait un aspect poli, voire pop. “Agony & Irony” constitue le sixième elpee du groupe et le premier sur une major. Et pas de surprise, il persévère dans la même direction. A qui la faute, si faute il y a ? A celle de Josh Abraham. Vous n’avez peut être jamais entendu parler de ce personnage ; et pourtant vous connaissez déjà son œuvre. Et pour cause, ce dernier a bossé pour Limp Bizkit, Pink, Korn, Staind ou encore Crazy Town.

Il est très probable que cet « Agony & Irony » ne plaise pas trop aux premiers aficionados du combo ; il n’en est pas moins de bonne facture. Les guitares sont attachantes, les drums enlevés et les refrains provoquent une envie incontrôlable de joindre sa voix à celle des vocalistes. Certes, le passage sur une major a rendu la solution sonore plus accessible à la ‘masse’ ; mais il n’empêche que Matt Skiba et sa bande sont à nouveau parvenus à poser leur griffe sur des chansons et des textes qu’ils écrivent toujours avec autant de talent et passion.

“Agony & Irony” est peut-être le début d’une nouvelle ère pour Alkaline Trio. Et il ne fait aucun doute que des chansons comme “Calling All Skeletons” ou encore “Help Me” risquent fort de pousser le groupe vers le haut des charts.


Izaline Calister

Kanta Hélele

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Originaire de l’île de Curaçao dans les Caraïbes, la chanteuse Izaline Calister est une star locale depuis la sortie de son premier disque « Krioyo ». Sur « Kanta Hélele » elle revisite quelques traditionnels de son île en y ajoutant sa touche personnelle. Elle compose aussi ses propres morceaux dans un mélange qui doit autant à la salsa moderne un peu clinquante, au zouk qu’à la rumba congolaise. Les atmosphères sont aussi fort versatiles : des chansons pour se trémousser, quelques ballades jazzy carrément mielleuses (« Nada den mi man ») et des plages touchées par la fièvre vaudou (« Karnaval di Zumbi »). Une belle voix, peut-être trop lisse, comme le reste de la production musicale de ce disque ; l’interprétation est irréprochable, mais hésite constamment entre pop et tradition.

 

Adrenaline Kings

Adrenaline Kings

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Le premier opus éponyme de ce jeune groupe autrichien ne risque pas de révolutionner le petit monde du métal. Si la pochette évoque les combos ricains de la trempe des Guns n’Roses, Poison ou Faster Pussycat, Adrenaline Kings évolue néanmoins dans un registre typiquement hard rock teuton des années 80. Les compatriotes de Schwarzy ont choisi Saxon et Scorpions pour modèles. C’est leur droit. Malheureusement, ils contentent de plagier leurs maîtres sans apporter la moindre innovation, si ce n’est la courte durée moyenne des 12 titres qui dépassent rarement les trois minutes. Si les morceaux sont incisifs et les refrains particulièrement basiques incisifs, la paire de guitaristes n’a rien en commun avec le tandem Tipton/Downing et la batterie est mal mixée… Résultat des courses : on a vraiment du mal à accrocher ! Mais c’est surtout le chant insupportable de Bernhard Högl qui constitue ici le point faible du combo. Et ce nonobstant un « Crystal Tears » émouvant qui achève cette plaque absolument dispensable.

Varnaline

Man of sin

Drivé par un certain Andrew Parker, ce trio new-yorkais appartient à la même scène musicale que Swell, Pavement et consorts. Lo fi bien sûr. Ce morceau de plastique a d'ailleurs été enregistré dans les appartements d'Andrew, où il y a monté un studio maison. Sur un quatre pistes. Ce qui n'empêche pas les compositions de libérer une intensité phénoménale, que nous pourrions situer à la croisée des chemins du défunt Cell, de Dinosaur Jr, de Sparklehorse et même d'American Music Club. A cause de cette fusion parfaite réalisée entre sonorités acoustiques, minimalistes et électricité pudiquement, délicatement torturée qui sert de texture à des chansons aussi contagieuses que mélodiques. Un must!