Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Telehealth

Le monde en décrépitude de Telehealth

Telehealth sortira « Green World Image », son premier album complet, le vendredi 15 mai chez Sub Pop. Aujourd'hui, le groupe partage également le clip officiel de son premier single, « Cool Job », réalisé par Alexander Attitude, membre de la formation. Et il est disponible sous forme de clip

Telehealth commente ainsi la chanson : ‘« Cool Job » est un hymne anti-travail qui dénonce la corruption des entreprises, l'effondrement de l'identité et le fait de se soucier de réunions qui auraient pu être remplacées par des e-mails alors que tout le reste s'écroule ! La vidéo soutient et contraste avec la chanson en documentant l'acte surréaliste (et extrêmement rentable !) de partir en tournée et de créer de la joie alors que le monde s'effondre.’

Telehealth a été créé dans l'environnement riche en opportunités du Seattle post-COVID en tant que start-up musicale évolutive. Co-fondé en 2022 par le couple marié et passionné de jeux d'argent Alexander Attitude (synthés/voix/guitare) et Kendra Cox (synthés/voix), rejoint par leurs collaborateurs de longue date Ian McCutcheon (batterie), John O'Connor (basse) et Dillon Sturtevant (guitare), le combo vise à financiariser toute divergence d'opinion sur la manière dont la ‘scène musicale’ locale en ruine devrait évoluer.

Quant à l’opus, il s'agit d'un voyage haletant à travers le système anxiogène et lucratif dans lequel Telehealth évolue et qu'il critique en même temps, vendu aux auditeurs comme un morceau d'art rock absurde et conflictuel.

The Lords of Altamont

Difficile de sortir The Lords of Altamont de sa tête…

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Les rockeurs garage psychédéliques de Los Angeles The Lords of Altamont ont partagé leur nouveau clip, « Get Out Of My Head, un extrait explosif de leur prochain album Forever Loaded, qui paraîtra le 10 avril chez Heavy Psych Sounds. Cette nouvelle vidéo offre un aperçu vibrant de l’énergie sauvage et de l’esthétique brute qui caractérisent le groupe depuis près de trois décennies.

Grâce à « Forever Loaded », The Lords of Altamont signent un condensé de fureur garage‑punk, de sueur et d’attitude psychédélique. Forgé dans un processus d’enregistrement international mêlant bars interlopes et bricolages numériques, l’opus propose dix titres à haute intensité, façonnés pour célébrer l’héritage du véritable rock’n’roll. Du premier grésillement de l’aiguille jusqu’aux derniers accords saturés d’orgue, chaque morceau témoigne d’une maîtrise sans compromis de la puissance brute et de la tradition garage américaine.

Nés des cendres de l’utopie hippie et nourris par les scènes tumultueuses de Detroit, de la Sunset Strip et des garages emplis d’essence à travers les États‑Unis, The Lords of Altamont continuent d’incarner une vision viscérale du rock. Drivé par Jake Cavaliere, figure centrale du groupe depuis la fin des années 90, et un line‑up de musiciens aussi rugueux que talentueux, le collectif poursuit son évolution tout en restant fidèle à ses racines : riffs primitifs, orgue en feu, imagerie motoculture et énergie live inégalée.

Le clip « Get Out Of My Head » s’inscrit comme une nouvelle preuve de leur capacité à mêler imagerie nerveuse, attitude rock affirmée et sonorités fulgurantes. Un avant-goût puissant d’un album qui s’annonce déjà comme l’un des plus intenses de leur discographie.

La vidéo est disponible

Et la formation part bientôt en tournée européenne.

 

Altwain

Waltz of the blades (Ep)

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Altwain, c’est le projet solo d’Allan Krireche, qui milite également comme chanteur/guitariste chez JP Goulag. « Waltz of the blades » constitue son premier Ep, un disque qu’il a concocté à la maison, dans un 20m2. Vu les conditions d’enregistrement, vous vous doutez que le résultat est lo-fi ; et vous avez raison, même si la musique de ce Lyonnais est alimentée par un très organique guitare/basse/guitare qu’il a overdubbé, tout comme sa voix qu’il parvient également à transformer en backing vocaux.

Découpé en 6 plages, cet Ep s’ouvre par « Just don’t try », une compo qui lorgne avec insistance vers Guided By Voices. Et recèle dans la berceuse mid tempo « Elliott », une compo qui rend plus que probablement hommage à Elliott Smith, une piste au cours de laquelle la basse sert de contre-mélodie. Les interventions de six cordes sont souvent carillonnantes voire tintinnabulantes. Et l’Ep s’achève par le morceau maître, une valse (NDR : vu le titre !) qui nous replonge dans un climat pop aux forts relents sixties…

DALTON

La connexion de DALTON

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DALTON serait-il l’un des secrets les mieux gardés du rock indé français ? L’un des plus étonnants, les plus originaux ? Ce trio parisien de garage pop (mais on pourrait aussi parler de pop bizarre ou de rock arty à son sujet) propose en ce mois de mai son deuxième album, “Soleil Orange”.

Et le moins que l’on puisse dire est que ce soleil s’avère rafraichissant. Un paradoxe de plus pour ce combo qui en est friand. On y retrouve, comme dans son précédent opus, un mélange de guitares abrasives venues du punk et des débuts de la new wave et des paroles en français à l’humour absurde et poétique. Mais le tout avec un son plus puissant, plus tranchant et qui s’aventure parfois judicieusement dans les sonorités électroniques (“Laure”, “160”).

On retrouve dans cet elpee une poignée de pépites, mi-pop, mi-hargneuses, qui sont autant de mini-hits en puissance. Fétichiste du détail qui cloche (“Pull sans Manches”), sociologue de la lose (“Station Total”, “Abandonne”), obsédé par la route et les Audi A3 (“160”, “Des Eblouissements”), le chanteur-guitariste, Patrick Williams, promène son parler-chanté avec son habituelle élégance sur les rythmiques nerveuses et millimétrées de JB Kiwiboy (basse, synthé) et Constant Popot (batterie, machines). Il balance des textes inquiétants et pince sans rire, où la catastrophe n’est jamais loin, mais chantés avec un lyrisme sec. A moins qu’il n’épingle les tics de l’époque et fasse la nique à Civitas (“Cours de Poterie”). Un peu comme si Nino Ferrer croisait The Fall à Belleville. Ou comme si Patrick Coutin (“J’aime regarder les filles”) s’acoquinait avec Sonic Youth ou Television.

Échappant aux classifications, cassant les poncifs, DALTON verse dans nos oreilles fatiguées une fraîcheur jouissive, une liberté de ton juvénile…

DALTON fait mentir le vieil adage qui veut que, dans le domaine du rock’n’roll, la magie s’estompe avec les années. Ici, elle se fortifie. Et si vous vous laissiez happer ?

Pour découvrir le clip d’animation consacré à “Connexion”, c’est

Altin Gün

La demande d’Altin Gün

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Le nouvel elpee d’Atin Gün, « Aşk », paraîtra ce 10 mars 2023. Il s’agira du cinquième en autant d’années. Cet opus marque un retour au son folk/rock anatolien des années 70 qui caractérisait ses deux premiers long playings. Le disque dégage une énergie contagieuse que l'on retrouve dans les célèbres concerts du groupe basé à Amsterdam, et qui met en valeur la palette sonore du groupe, faite de groove pop psychédélique turc, de disco sci-fi et d’acid folk rêveur.

Il se détourne ainsi du son électronique imprégné de synthétiseurs de ses albums parus en 2021, « Âlem » et « Yol ».

Les dix titres sont une nouvelle fois de nouvelles lectures d'airs folkloriques turcs traditionnels, révélant comment ces chansons anciennes restent éternelles. ‘Ces chansons ont été reprises tellement de fois’ déclare Daşdemir. ‘Mais pas vraiment dans des versions pop psychédéliques’, ajoute Verhulst…

Les clips de « Rakıya Su Katamam » et « Leylim Ley » sont ici et

 

 

Altin Gün

En attendant le nouvel album d’Altin Gün…

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Le sextuor turco-néerlandais Altin Gün publiera un nouvel elpee, en mars 2023. En attendant, il nous propose son nouveau single, "Leylim Ley", en écoute )

Les textes de cette chanson classique d'amour perdu et d'exil sont issus de la plume du romancier, nouvelliste, poète et journaliste Sabahattin Ali (1907 – 1948).

Même si sa vie a été brutalement écourtée, Sabahattin Ali a toujours une place très influente dans la littérature moderne de la Turquie. Son œuvre, limitée, a été traduite en musique, au théâtre et dans diverses œuvres littéraires. Ce poème, tiré de sa nouvelle "Ses" (1937), dont la musique est signée Zülfü Livaneli, a été adaptée par tant de personnes de milieux différents qu'il est devenu l'une des chansons turques les plus connues.

En concert :

11/04/23 : Anvers – De Roma
15/04/23 : PARIS – Le Trianon
16/04/23 : PARIS – Le Trianon
18/04/23 : LYON – Le Transbordeur

 

Alter Bridge

La règle de trois…

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Soirée métallique, ce soir au Cirque Royal, en compagnie de trois groupes. En l’occurrence Raven Age, Shinedown et Alter Bridge.  

Fondé en 2009, The Raven Age est un combo de metalcore mélodique britannique, fondé par les guitaristes Dan Wright et George Harris, le fils du bassiste d’Iron Maiden, Steve Harris. A son actif, deux elpees, « Darkness Will Rise », paru en 2017 et « Conspiracy », en septembre dernier.

Drivé par le chanteur et frontman Brent Smith, Shinedown est un band originaire de Jacksonville, en Floride. Son style ? A mi-chemin entre le hard rock et le post grunge. Six albums à son actif, dont le dernier, « Attention Attention », est sorti l’an dernier.

Et la soirée s’achèvera par Alter Bridge, une formation issue d’Orlando, également en Floride, qui implique le chanteur/guitariste Myles Kennedy, très souvent impliqué dans les projets de Slash, dont celui des Conspirators.

Début des hostilités ? 18h40 ! Pour un set bien cool de The Raven Age. D’une durée de 35 minutes, il va proposer 6 morceaux du dernier elpee et un du premier. Le groupe vient cependant d’engager un nouveau chanteur qui dépasse tout le monde de 3 têtes. Un géant qui répond au nom de Matt James. Quand il va chez le coiffeur, il fait des économies, car il ne coupe que le côté droit. Dan, le gratteur originel, a été remplacé par Rony Maue, en 2017. Le line up est complété par le bassiste Matt Cox, le drummer Jai Patel et bien sûr George Harris, balaise à la rythmique. Matt assure grave au micro, bien soutenu par Tony aux backing vocaux. D’excellente facture, les quatre premiers titres, dont le hit « Fleur de lis », ravissent manifestement l’auditoire… (pour les photos, c’est ici)

Setlist : « Betrayal Of The Mind », « Surrogate », « The Day The World Stood Still », «Fleur De Lis », «The Face That Launched A Thousand Ships », « Seventh Heaven », « Angel In Disgrace »

Place ensuite au deuxième combo américain, Shinedown. En une heure, il va mettre littéralement le feu à l’auditoire. Brent Smith, le chanteur, est monté sur ressorts. Une vraie pile électrique ! Mais sympa, il vient serrer la main des photographes, en front stage. La foule participe activement au show. Le band dispose de son propre light show. Imposant, il balaie régulièrement la fosse. Le décor est constitué d’imposants points d’exclamation lumineux reproduisant ceux de son dernier elpee, « Attention, Attention ». Les musicos sont habillés en noir et jaune. Ce qui provoque un effet particulier sous les lumières. Les morceaux s’enchaînent et le band n’en oublie pas les deux tubes dévastateurs, « Diamond Eyes (Boom-Lay Boom-Lay Boom) » et « Cut The Cord ». Véritable star de la soirée, Brent descend dans la fosse, et la partage en deux parties avant de l’inviter à chanter alternativement. Zach Meyers, le guitariste, et Eric Bass, le bassiste (NDR : vu son nom…), déambulent de long en large sur le podium. Seul le drummer Barry Kerch n’abandonne pas son poste, derrière les fûts, mais s’il avait pu le faire, il les aurait imités… (pour les photos, c’est )

Shinedown a accordé un set super vitaminé. Après avoir vu ce quatuor en ‘live’, Papa Roach peut rentrer en maison de retraite et chausser ses charentaises…

Setlist : « Devil », « Diamond Eyes (Boom-Lay Boom-Lay Boom) », « Enemies », « Monsters », « Get Up», « Cut The Cord », « Second Chance », « Simple Man » (Lynyrd Skynyrd cover), « Sound Of Madness », « Brilliant ».

Alter Bridge, c’est donc le band de Myles Kennedy, la voix de Slash and the Conspirators. La formation est considérée comme ce qui se fait de mieux comme métal mélodique, depuis 15 ans. Mark Tremonti (guitare/voix), Brian Marshall (basse) et Scott Phillips (batterie) complètent le line up. Alter Bridge n’est plus une découverte pour votre serviteur, mais un combo qu’il apprécie voir et écouter. Aujourd’hui, il est venu défendre son dernier elpee, « Walk The Sky ».

L’intro du dernier album ouvre le set. Myles débarque 3 bonnes minutes après les 3 autres musicos. Si le drummer est planté sur une estrade surélevée, le reste de la formation dispose de tout l’espace pour se balader, sur les planches, de long en large. La combinaison des 5 écrans entourés de leds est impressionnante. Les baffles Marshall crachent un son assourdissant en début de parcours. En tout cas, lors des trois premiers titres, dont un « Wouldn't You Rather », extrait du dernier LP, en forme de coup de poing dans la figure. Heureusement, l’ingé-son finit par rectifier le tir, à l’issue de ce trio de tracks assommants. Les musiciens sont de véritables pros. Mais les regards du public se focalisent surtout sur Myles Kennedy. De jolies mélodies et de longs solos de gratte communiquent de bonnes vibrations à l’auditoire. Mark Tremontiest, le soliste est omniprésent. Il accorde, en outre, un solo génial, après celui de Kennedy, sur « Blackbird », en fin de concert. Le set va également nous réserver trois morceaux plus lents et acoustiques, comme « In Loving Memory », « Blackbird » et « Metalingus ». Un excellent show, même si celui de Shinedown lui a volé la vedette… (pour les photos, c’est encore ici)

Setlist : « One Life », « Wouldn't You Rather », « Isolation », « Come To Live », « Pay No Mind », « Ghost of Days Gone By », « White Knuckles », « Dying Light », « Rise Today », « Cry Of Achilles », « Forever Falling», « In Loving Memory», « Blackbird », « Open Your Eyes », « Metalingus », « Godspeed », « Addict To Pain ».

(Organisation : Live Nation)

Balthazar

La fièvre du dimanche soir…

Balthazar a donc eu la bonne idée de s’arrêter à l’Aéronef de Lille, au cœur d'une tournée impressionnante. Responsable d’une pop alternative, inventive, lumineuse et nonchalante, boostée par une énergie brute, ce groupe belge s'est forgé une sacrée renommée internationale, grâce à ses trois premiers elpees.

Des bus entiers, au sein desquels on ne cause que la langue de Clouseau, ont transporté des centaines d’aficionados impatients d’assister au concert de leur band préféré. Faut dire que ce ‘Fever Tour’ ne s'arrête qu’à trois reprises en Belgique, et qu’il n’était pas aisé de se procurer les sésames.

Balthazar est venu défendre son quatrième opus, « Fever ». Depuis ses débuts, il a bien évolué et surtout pris de la bouteille. En outre, Martin Devolder et J. Bernhardt, les deux têtes pensantes du combo, se sont affirmées en acquérant une belle expérience née de leurs projets personnels, avant de mieux se retrouver.

Le départ de la violoniste Patricia Vanneste nous prive cependant d'une grande artiste et d’une représentation féminine au sein du line up ; mais qu'à cela ne tienne, les cinq gentlemen qui le composent aujourd’hui, ont vraiment tout pour convaincre.

L'Aéronef est donc comble pour accueillir le band coutraisien. Il règne cependant, dans la salle, une ambiance un peu smooth, en cette fin d'après-midi. L’assemblée dominicale a donc besoin d’être secouée...

Ces artistes sont séduisants. Pas étonnant, d’ailleurs que le public féminin se soit déplacé en masse. Faut dire que les musicos affichent un charme fou pour faire la java dans leurs petits pas chaloupés et roulements d'épaules.

Au cours des deux heures de ‘live’, le groupe va, bien évidemment, nous réserver les meilleurs morceaux issus de ses précédents long playings, parmi lesquels il n'y a pas grand-chose à jeter ; mais bien sûr, nous proposer des titres récents, issus de « Fever ». Ces morceaux-là, plus ‘groovy sexy’ se démarquent des trois elpees précédents. Le registre est davantage aigu et suave, mais surtout se nourrit d'électricité séductrice… Si, si !

Les titres s’enchaînent à une bonne cadence : des slows langoureux à danser en duo, empreints d’un chouia de mélancolie, aux refrains chantés en chœur par les cinq musicos, comme une bande d'amis qui passe la soirée ensemble, on frôle l'universel. Des interventions de cuivres (trombone et trompette) communiquent de la chaleur et de la rondeur à certains morceaux... Le tromboniste se prenant même pour la meute à lui tout seul.

Devant un décor ‘couleurs du moment’ (corail/jaune moutarde/bleu diva) les cinq dandys nous ont présenté un show bien chorégraphié et cadencé, mais également plein de classe et de sincérité.

Le public resté fidèle depuis ses débuts, le lui a bien rendu en ponctuant les refrains de ‘hou, hou’, en toute autonomie !

Parmi les moments les plus fusionnels, on épinglera « Blood like wine » (tous la chopine en l'air) et, sans grande surprise le nouveau tube "Fever", une composition d'une efficacité remarquable ; sans oublier le morceau tout joyeux issu du dernier opus, "Entertainement", parcouru d’autres ‘hou, hou’, mais ‘rollingstoniens’…

Grâce à ce concert pêchu, sexy et contagieux, Balthazar nous a transmis sa fièvre… du dimanche soir… (voir aussi notre section photos ici)

(Organisation : A Gauche de La Lune)

Troy Von Balthazar

… is with the Demon

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Troy Von Balthazar est un personnage énigmatique. Malgré le succès récolté par Chokebore, il a décidé de se lancer dans une carrière solo. En 2009, le combo s’était quand même reformé pour accorder quelques concerts ; et puis il avait publié un Ep l’an dernier, « Falls Best ». L’Hawaïen vient cependant de graver son troisième essai en solitaire, « … is with the Demon ». Un disque bien dans la lignée des deux elpees précédents. C’est-à-dire sombre, torturé, mélancolique, et probablement capable de refroidir le caractère du plus coriace des Inuits.

Sa voix est bouleversante d’intensité. Pensez à Mark Linous ou Elliott Smith (NDR : ils ne sont d’ailleurs plus de ce monde). Quelques accords de piano, des boîtes à rythmes bancales et des cordes de guitare faméliques soutiennent ce chant dont l’hypersensibilité est susceptible de briser votre cœur. L’émotion est à fleur de peau. Et la mélodie entretient parfaitement ce climat chargé de spleen. De parfaits exemples ? « Tiger vs. Pigeon » ou « Tropical ». Troy Von Balthazar s’enfonce dans le monde des ténèbres ; et soyez prudents, il pourrait bien vous y entraîner, sans même que vous le remarquiez…

 

King Dalton

Des musiciens particulièrement talentueux…

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King Dalton est un quintet issu du Nord de la Belgique réunissant des musiciens expérimentés. En l’occurrence les frangins De Meester, Jonas (Laïs) et Pieter (Stavroz, Tiger Horse, Meester Tanghe) ainsi que Tomas De Smet (A Brand), Jorunn Bauweraerts (Tiger Horse, Meester Tanghe, Laïs) et Frederik Heuvinck (Zita Swoon, Think Of One, Broken Circle Breakdown Bluegrass Band). La formation pratique une musique qui oscille du blues au folk, en passant par le jazz, le psychédélisme, le funk, et on en passe… Parmi ses influences majeures, on pourrait citer J.J. Cale, Jimi Hendrix et Daniel Norgren. Il vient de publier « The third », son troisième elpee…

La salle est comble pour accueillir King Dalton. Le groupe monte sur les planches à 20h30 précises, après la diffusion d’une bande préenregistrée. Pieter, le guitariste, a revêtu un manteau à capuche de couleur verte. Cette capuche dissimule une chevelure abondante. Devant lui trône un imposant saxophone baryton. Jorunn s’installe devant son micro et son synthé.

Lors des trois premiers titres, Jonas se sert d’un bouzouki irlandais. C’est lui et le guitariste qui mènent la danse durant la première moitié du folk traditionnel « Velvet Highway », un extrait du dernier elpee. D’abord paisible, la compo s’emballe quelque peu à mi-parcours. Pieter triture ses cordes et tel un pantin désarticulé (NDR : il ne tiendra pas en place, d’ailleurs, tout au long du show), gesticule dans tous les sens. Jolie, la combinaison des deux voix me fait penser à celle du duo Angus et Julia Stone.

Pour attaquer « Light On The Water », la chanteuse empoigne un tambourin (bendir) alors que le drummer tapote ses cymbales à l’aide de chaînes métalliques, un morceau exotique qui lorgne vers Robert Plant et son Sensational Space Shifters. Pieter a opté pour la sèche afin d’aborder « Secrets », un titre qui s’ouvre dans l’americana avant qu’il la troque pour son sax en se plaçant dos au public. Il jette un œil vers son frère, et la chanson nous propulse à la Nouvelle Orléans. Blues, « Dawn My Luck » nous entraîne dans le bayou du Delta. La foule reprend en chœur le refrain de « Walking Wounded », le single qui a précédé la sortie du long playing. Pieter se trompe de répertoire. Ses acolytes s’arrêtent et l’observent d’un air goguenard, avant qu’il ne se ravise. Place alors à « Medecine Man » et « Diligence », deux extraits de l’opus éponyme. Ce dernier concède des influences manifestement africaines. Tout en émargeant au psyché/rock, « Shuffle The Cards » lorgne vers dEUS voire Zita Swoon. Logique au vu des antécédents de certains membres du band.

La voix de Pieter devient chevrotante alors que celle de Jorunn grimpe dans les aigus pour « High Tide ». Après le plus pop/rock « Sudden Deafness », le set embraie par l’americana « Beach House », un morceau au cours duquel l’autoharpe et la mandoline vont s’imposer, puis s’achève par le tendre « 1600 », moment choisi par Jorunn pour souffler dans son mélodica. En rappel, le combo va nous réserver deux titres.

Eclectique, intense, souvent intimiste, mais fort agréable, ce concert a surtout mis en exergue des musiciens particulièrement talentueux.  

(Organisation : Ancienne Belgique)

Saltland

A common truth

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La grande famille montréalaise accueille une nouvelle recrue. Enfin, comme souvent chez ce label, les nouveaux projets impliquent des artistes qui gravitent autour de la même Constellation. Et c’est de nouveau le cas pour Saltland, celui de Rebecca Foon. Cette violoncelliste a ainsi déjà croisé les chemins d’Esmerine et de Thee Silver Mt.Zion Memorial Orchestra. Elle a, en outre, également prêté main forte à des amis tels que Colin Stetson.

En 2010, elle décide de composer des morceaux en solo, pour y mettre son violoncelle en exergue. Elle a alors l'occasion de les tester, lors des premières parties assurées pour Sam Amidon ou encore Nat Baldwin. En 2013, elle publie donc son premier opus, pour l’écurie fondée par Ian Ilavsky et Don Wilkie. Y participent, entre autres, Richard Reed Parry et Sarah Neufeld d'Arcade Fire.

Pour concocter, ce second LP, elle est allée chercher quelques collaborateurs, au-delà des frontières du Canada. Et notamment le violoniste Warren Ellis (Nick Cave & Bad Seeds, Dirty Threes), ainsi que Jace Lae Lasek, le chanteur et co-leader de The Besnard Lakes ; ce dernier se consacrant à la mise en forme.

Tout au long de « A Common Truth » –et il fallait s’y attendre– le violon et le violoncelle s’imposent naturellement. Une structure sonore sur laquelle se pose la voix de Rebecca. Finalement, dominée par l’instrumentation, cette musique colle bien aux œuvres des artistes hébergés par le label montréalais. Et à l’instar des paysages désertiques et glacés reproduits dans le booklet, elle est austère. En fait, les compos véhiculent un message environnemental, défendu par Mrs Foon, militante active pour cette cause écologique, en nous mettant en garde contre le changement climatique et ses répercussions à moyen et court terme.

 

Walter Broes

Movin’ up

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Walter Broes est surtout connu pour comme préposé à la guitare chez The Sneatsniffers, un groupe de rockabilly qui a cartonné entre 1995 et 2010. Il a également monté son propre trio, au sein duquel il se réserve le chant, la guitare et la composition. Il y est soutenu par les Mercenaries ; en l’occurrence le bassiste Bas Vanstaen (ex-Baboons) et le batteur Lieven Declercq (ex-Internationals). Cette formation propose un cocktail de rockabilly et de R&B, largement teinté de blues, et surtout bien plus dépouillé que celui pratiqué par les Seatsniffers…

Coécrite par Walter Broes et le Hollandais Mischa den Haring, le titre maître ouvre la plaque. Du rockabilly pur et dur dont l’impact direct est idéal pour la formule trio. La voix de Walter colle parfaitement au style ; et sa gratte est constamment à l’affût. Mêlant blues et rockabilly, "Come on down" lorgne vers les maîtres du genre, les Paladins. Pourtant, si le leader est responsable d’un bon solo, très rythmique par ailleurs, sa griffe n’est pas aussi acérée que celle de Dave Gonzales. L’intro de "Closed" est sculptée dans le surf rock ; une solide composition dont les tonalités authentiques sont entretenues par la guitare –aux riffs réverbérés métalliques, cinglants– et la section rythmique. Country, "Downtime" est parcouru par les interventions de pedal steel exécutées par Tom Vanstiphout ; une piste à laquelle participe Ruben Block (Triggerfinger) aux chœurs. Trempée dans le Mississippi Roots, "Sideshow" est une plage remuante au cours de laquelle le bottleneck amplifié talonne le chant. Ruben Block chante auprès de Walter sur le blues rythmé, "No more". "I got my own kick going" est issu de la plume de Ronnie Self, un chanteur de rockabilly qui a connu ses heures de gloire, au cours des fifties et sixties. Il est disparu en 1981. Tout au long de cette cover, Mr Broes se sent comme un poisson dans l’eau, alors que Lieven Declercq imprime le Bo Diddley beat, sur ses fûts. Superbe Memphis blues, "Don’t you ruin my high" est attaqué à la manière de BB King ; et Walter démontre avoir parfaitement intégré le style du maître. En outre, son ex-partenaire chez les Seatsniffers, Roel Jacobs, se rappelle à notre bon souvenir en venant souffler dans son saxophone. "Man child" est une piste roots fort originale. Plongée dans un climat exotique, latino même, elle est épicée par la vibraphonette de Chantal Acda. "You and me" est sculpté dans du pur rock’n’roll. Elvis Presley avait enregistré "Black Star" en 1960. Rockabilly, la nouvelle version se distingue par une voix plus grave à laquelle Chantal Acda réplique. Et lors de cette finale, chargés de reverb, les accords de guitare retracent l’histoire de la conquête de l’Ouest, par les cow-boys…

 

Songs for Walter

Songs for Walter

Écrit par

Songs for Walter, c’est le projet solo de Laurie Hulme, un Britannique (NDR : il est né à Garstang, mais vit aujourd’hui à Manchester) dont le premier opus éponyme fait suite à deux Eps. Il avoue pour influences majeures Nick Drake, Bill Callahan (Smog), Will Oldham, mais également Sebadoh, Pavement, Neil Young, Sonic Youth, Guided By Voices et même Smashing Pumpkins. Cependant, dans sa musique, ce sont surtout les artistes les plus folk qui semblent inspirer le plus sa musique. Hormis les plus électriques « Useless », le gémissant « The three legged rale » et surtout le sauvage « Dunkirk », c’est flagrant sur le reste de l’opus. La plupart du temps, il joue de la sèche. Et en picking, il se révèle particulièrement brillant. Mais si certaines plages sont pastorales, d’autres sont entretenues par une instrumentation pop/rock conventionnelle. Lo-fi, le plus souvent. Normal, puisque les compos ont été enregistrées entre une chambre à coucher, une salle de bains, un corridor et une cave. Sa voix est haut perchée, aiguë, campant un hybride entre celle de Bon Iver et de Wayne Coyne. Ecrites à la première personne du singulier, ses chansons sont inévitablement autobiographiques. Il parle ainsi souvent de son passé, sur un ton nostalgique (son grand-père, ses souvenirs de vacances, la rencontre de sa future épouse, etc.) Exception qui confirme la règle, « Flowers on the windowsill », qui lorgne carrément vers They Might Be Giants. « Find project » constitue un superbe épilogue. Il y a des cordes électriques. Pas trop, mais suffisamment pour communiquer du peps à la compo. Mais ce sont surtout les cordes acoustiques qui font la différence. Vibrantes, elles échafaudent une véritable ritournelle hypnotique. Un chouette album !

 

Troy Von Balthazar

Knights of Something

Écrit par

A chacune de ses sorties, on attend de Troy Von Balthazar qu’il nous administre une nouvelle décharge émotionnelle à l’aide de compos ultrasensibles et à fleur de peau… Premier elpee solo du leader de Chokebore depuis 2012, « Knight of Something » adopte une perspective semblable, regorgeant de morceaux aussi mélodiques qu’écorchés. Exploitant une instrumentation ascétique partagée entre cordes de guitares saturées (« Surfer ») ou acoustiques (« Empire of My Hate »), quelques notes de piano (« Smarter ») ou claviers déviants (« Astrid »), l’Hawaïen parvient à torcher des mélodies délicates et sombres au sein desquelles vient se lover sa voix unique, parfaitement taillée pour vous refiler cette mélancolie ‘lo-fi’, véritable et inimitable signature. Enregistré entre Berlin et le Sud de la France, ce 4ème opus solo ne devrait donc pas décevoir les mélomanes adeptes du sad-folk !

           

Walter TV

Blessed

Écrit par

Walter TV est un trio canadien qui n’est pas né de la dernière pluie. Et pour cause, il réunit le chanteur/guitariste Pierce McGarry, le drummer Joe McMurray et le bassiste Simon Ankenman, c’est-à-dire le backing group de Mac DeMarco.

« Blessed » constitue son deuxième elpee. A l’instar de Mac, Walter TV ne semble guère se soucier du monde qui l’entoure. Quoique nonchalants, les morceaux sont enjoués. Et la production ‘garage’ colle plutôt bien à l’attitude ‘je-m’en-foutiste’ des musicos. La voix de McGarryles est constamment sous effets. Pensez à Connan Mockasin. Et il faut un certain temps avant de s’y habituer. A partir de ce moment, le surf rock de cette formation est très susceptible de vous envoûter. Que ce soit à travers des plages langoureuses (« Neighbour ») ou plus énergiques. A l’instar de « Candles » et de l’excellent « Walter’Kaya », aux riffs de grattes délicieusement déstructurés.

 

Balthazar

Thin walls

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En moins de cinq ans, Balthazar est parvenu à inscrire son nom en lettres de valeurs sûres, dans l’univers musical belge. Après avoir publié deux albums, le groupe courtraisien a acquis une notoriété qui lui a permis d’effectuer de longues tournées, de jouer dans les plus grandes salles (en ouvrant notamment pour Editors) et dans les grands festivals estivaux. Rien de tel pour acquérir de l’expérience et de la maturité.

Les morceaux de « Thin Walls », troisième opus du groupe, ont été composés par les deux compères Maarten Devoldere et Jinte Deprez, alors que la formation était sur les routes. Contrairement, aux deux précédents elpees, Balthazar a décidé de faire appel à un producteur. Leur choix s’est porté sur Ben Hillier (Elbow, Blur, Dowes, …) Plutôt judicieux, quand on sait que leur musique a une tonalité très ‘anglo-saxonne’. Et puis, les compos sont ici plus raffinées. Leurs mélodies sont toujours aussi efficaces (« Then What », « Bunker ») et se délient sur des rythmes langoureux sur lesquels vient se greffer la voix faussement nonchalante de Devoldeere. Les chœurs sont légion et les nappes de claviers se posent tranquillement sur une ligne de basse sensuelle. 

En gravant « Thin walls », le quintet continue sur sa lancée d’une musique pop/rock très caractéristique à laquelle on accroche immédiatement.

Balthazar se produira au Cactus festival de Bruges le 11 juillet, aux Ardentes à Liège le 12 et le 1er août au Ronquières Festival à Braine-le-Comte.

Billy Walton

Wish for what you want

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Ce jeune chanteur/guitariste nous vient du New Jersey. Encore jeune, il vient à peine de fêter ses 30 ans. On ne lui connaît guère de faits d’armes significatifs, hormis sa participation à l’aventure du groupe Boccigalupe and The Bad Boys. Il pratique un hard blues qui doit autant à Jimi Hendrix, Eric Clapton que Stevie Ray Vaughan. Mais en manifestant l’esprit aventureux réminiscent d’un Warren Haynes voire de Derrick Trucks. Billy drive aujourd'hui son propre band, en compagnie duquel il a déjà publié quatre albums, "Live at the Stone Pony" en 2010, "Billy Walton Band" en 2009, "Crank it up" en 2012 et "Neon City" en 2009. Son backing group réunit le bassiste William Paris, le drummer John D'Angelo, le tromboniste Ian Gray et le saxophoniste Sean Marks. Lors des sessions, il a reçu le concours de quelques potes, des sessions qui se sont déroulées au studio Shore Fhire, sous la houlette de Tony Braunagel, le drummer du Robert Cray Band.

L'opus s'ouvre par "Fish for what you want", un blues imprimé sur un mid tempo. Cuivrée, cette plage est tapissée par l'orgue de Mike Finnigan (ex-Taj Mahal Band et ex-Phantom Blues Band). Cet invité communique une sonorité très Memphis au morceau. Billy s'envole sur ses cordes lors d’un solo incisif, bien amplifié. Compo rock, "True lovin' man" lorgne carrément vers Tom Petty and The Heartbreakers. La voix de Bill est d’ailleurs proche de celle de Petty. Au sax, Sean Marks tire son épingle du jeu. Dans le même style, "Mountain" libère des riffs autoritaires mais hantés par Hendrix. Signé Felix Cavaliere, "Come on up" a permis aux Young Rascals de décrocher un hit, au cours des sixties. La version du BWB est très réussie ; une plage bien rock'n'roll caractérisée par de bonnes combinaisons instrumentales. Billy se sert d’une guitare Resonator pour dialoguer avec l'harmonica de Southside Johnny, le leader des Ashbury Dukes, sur "Blues comes a knockin'", un blues rafraîchissant. Cuivré, "Forgive and forget" oscille entre rockin' blues et R&B. Toujours ‘hendrixienne’, la guitare flâne judicieusement. Roots song, "Change " ne manque pas de charme. John D'Angelo balise le tempo. Finnigan siège derrière l'orgue Hammond. Réverbérée, la guitare communique une saveur toute louisianaise à la plage. Autre blues bien amplifié, "Worried blues" est assez proche du traditionnel "Walkin' blues". Et au cœur du Delta, Walton se révèle un gratteur de blues intéressant. Soul ou plus exactement southern r&b, "Till tomorrow" est une piste agréable à l'écoute. La reprise du "Just to walk that little girl home" de Willy Deville et Doc Pomus est excellente. Solides, les percus de D'Angelo dynamisent l’ensemble, alors que Billy s’autorise un nouveau billet de sortie dans l’esprit du grand Jimi ! Pop/roots, "It don't matter" aurait également pu figurer au répertoire de Tom Petty. En finale, "Hudson County Star" nous plonge dans l'ambiance festive de la Nouvelle Orléans. A cause du trombone de Ian Gray et du piano syncopé de Finnigan. Puis cette compo emprunte le rythme du rock'n'roll pour décrire les dérives de la scène politique du New Jersey.

 

The Lords of Altamont

Lords take Altamont

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Un peu d’histoire pour commencer. En 1969, alors que les derniers hippies rentrent de Woodstock, heureux d’avoir vécu 3 jours (sans doute plus) de paix, d’amour, et d’allégresse, se prépare un des épisodes les plus sombres l’histoire. Et il surviendra en novembre. En Californie. Dans le cadre de ‘The Altamont Speedway Free Festival’. Les organisateurs ont eu la mauvaise idée d’engager des Hells Angels pour assurer la sécurité. Et l’un d’entre eux va poignarder un spectateur, pendant le concert des Rolling Stones. Il succombera à ses blessures. Quatre personnes vont d’ailleurs trouver la mort pendant ce festival. Un événement devenu tristement célèbre que, trente ans plus tard, quelques musiciens ont voulu commémorer.

The Lords of Altamont est une formation née en 1999. Elle est fondée par des ex-membres des Cramps et des Fuzztones. Depuis sa formation, le line up a connu de multiples changements. Seule la figure de proue, le chanteur Jack the Preacher Cavaliere, est toujours au poste. Quinze ans plus tard, le groupe californien (issu de Los Angeles, très exactement) publie son quatrième album intitulé « Lords take Altamont ». Il est donc destiné à rendre hommage aux victimes du festival. Et le combo a décidé d’interpréter des morceaux joués par différents groupes qui y avaient participé. Bien sûr, à sa manière. Soit dans un style rock’n’roll garage. Dont les inévitables « Sympathy for the devil » et « Stray Cat Blues » des Stones ainsi que « The other side of this life » et « 3/5 of mile in 10 seconds » du Jefferson Airplane.

Si le concept est louable, les adaptations n’apportent strictement rien de neuf. Elles se révèlent même finalement anecdotiques. Dommage que le combo n’ait pas osé se fendre de versions plus audacieuses…

 

Dalton Telegramme

La Planque (Ep)

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Dalton Telegramme a décidé de graver une série de 3 Eps. Paru en 2013, « La Cavale » en était le premier. « La Planque » constitue le deuxième. Publié le 5 mai 2014, il a été mis en boîte, aux Studios 5 de Liège, sous la houlette de Lucas Chauvière. Il s’agit de la seconde collaboration entre le band et cet ingé-son/producteur français, qui a notamment bossé pour M, Saule, Winston McAnuff, De La Soul, Salif Keita, Java et R.Wan.

Cet Ep a été immortalisé en prise directe. Il recèle 6 plages exemptes de tout artifice.

« ...Cavale (In) » ouvre la plaque. Les images des grandes plaines qui peuplent l’Ouest américain sont à nouveau bien présentes. Au sein d’un climat sonore qui fait la part belle à l’americana, le roots et le bluegrass. Depuis la sortie de « La Cavale », il faut reconnaître que le band a pris de la bouteille. Expérience qui se ressent tout au long de cet Ep. En outre, concilier ce type de musique à des lyrics dans la langue de Molière est audacieux. Des textes qui tiennent vraiment la route. A l’instar de « Babyface Nelson », « Pas Besoin » ou encore  « J'ai laissé devant ta porte », piste balisée par un banjo.

Probablement autobiographique, « Ce que nous étions » épouse un format folk/rock plus paisible. « Cavale (Out)... » achève cet Ep comme il avait commencé. C’est-à-dire à la découverte des immenses étendues de l’Ouest. Mais de la Wallifornie. Banjo et cuivres y tirent leur épingle du jeu.

On attend impatiemment la sortie du 3ème Ep de Dalton Telegramme, « Dernier Raid », qui devrait achever cette trilogie en beauté…

 

Dalton Telegramme

La Cavale (Ep)

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Dalton Telegramme nous vient de la Wallifornie sauvage et profonde et plus précisément de la Cité Ardente. Le line up réunit le chanteur/guitariste/trompettiste Quentin Maquet, les multi-instrumentistes Oliver Cox (drums, percus, flûte à bec, accordéon, mélodica et chœurs) et Rémi Rotsaert (guitare, banjo, ukulélé et chœurs) ainsi que Bernard Thoorens à la basse et à la guimbarde. Lauréat du « Franc'Off » de Spa en 2010, il s’est tout naturellement produit à Montréal. Il a également gagné le concours ‘Talents Acoustics’ organisé par TV5 Monde, en 2013. Et haut la main !

Leurs influences oscillent de la nouvelle chanson française au country & western, en passant par le folk et la roots. Et leurs compos se distinguent par des textes soignés.

Le combo a décidé de publier une série de 3 Eps. Et « La Cavale » en est le premier de la série. Il a été enregistré dans le Jet Studio, le plus ancien studio en Belgique.

Dynamisé par un banjo allègre, « Réveil Matin » vous sort du lit. Un titre vraiment judicieux pour vous lever sur le bon pied. Et communiquer toute sa bonne humeur, toute la journée. Grâce également à sa dose d’humour destinée à vous ouvrir les zygomatiques. « Sally » est une plage fraîche et novatrice. Alain Souchon aurait pu l’interpréter. « Tequilla » est le fruit d’un cocktail de blues, ragtime et cajun. Serions nous en Louisiane ? Dans le delta ? Pas vraiment ! Plutôt au sein du New Brunswick canadien, mais sans l'accent. Les paroles de « Papillons » s’envolent et celles de « Simili Black » ne font pas semblant. Elles sont d’ailleurs savoureuses…

 

Amalthea

In The Woods

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Les Suédois d’Amalthéa nous reviennent tout droit sortis des bois pour nous présenter un nouvel album : « In The Woods ». Mais quand on évoque l’atmosphéric métal, on attend souvent de voir le loup au détour d’un sentier. Certes Amalthéa a bien planté le décor. On imagine des paysages moroses, des rivières qui serpentent, des lumières en nuance. L’ambiance est aérée, la qualité musicale et lyrique très bonne. Quelques titres comme « Rust » jouent sur les confrontations entre brutalité et douceur. - - -Tiens, je viens de voir passer le loup…

Mais dans l’ensemble on reste dans le contemplatif, le narratif, la recherche de la qualité technique au détriment de l’originalité.

Ce qui transforme cet « In The Woods » en exercice que l’on entend mais que l’on n’écoute pas vraiment. On se perd un peu dans toute cette introspection lacrymale.

Cependant, je serais très vilain de qualifier "In The Woods" de mauvais album sans y mettre la nuance qui convient : pour les puristes du genre, en accompagnement d’une soirée entre amis au coin du feu, sous le ciel étoilé, le vent faisant ployer majestueusement la cime des arbres, alors vous devez vous le procurer !

Pour ma part j’ai souvent eu l’impression d’être au rayon ‘surgelés’ d’une grande surface, hésitant entre les fish sticks en bâtonnets ou en galets ? En plus j'aime pas les fish sticks.

 

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