La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Antoine Chance

Une belle brochette d’invités…

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C'est la dernière représentation d'Antoine Chance. Un point final mis au bout d’une centaine de dates qui l’ont entraîné de la Belgique à l’Egypte, en passant par la France, la Suisse et le Canada. Où il a défendu son premier album « Fou », paru l’an dernier. Pour la circonstance, il a invité du beau monde et surtout ses potes dont Ours (aka Charles Souchon), Ziggy (drummer chez Puggy), Jawhar, Craig Walker (ex-chanteur d'Archive) et enfin Nicolas Michaux.

Il y a du peuple, mais la salle n’est pas comble. D’ailleurs, les rideaux sont tirés à hauteur de la table de mixing. Bonne nouvelle, Benoît et Alex Leroy sont aux manettes, c’est-à-dire les ingénieurs du son de Puggy.

Antoine se consacre à la gratte (acoustique ou électrique) et parfois au synthés. Ce soir, il est soutenu par le bassiste Geoffrey Hautvas, le drummer Yannick Dupont et un quatrième musico préposé aux synthés et circonstanciellement à la trompette. Sans oublier deux autres cuivres, un saxophoniste et un tromboniste. C’est le line up de base.

Pas de supporting act. En toile de fond le nom de l’artiste est mentionné en lettres blanches. Antoine s’installe à l’extrémité droite du podium. Il empoigne sa guitare électrique et aborde « Rejoins Moi », une compo empreinte de tendresse. Puis embraie par « Elle danse ». Ces deux morceaux sont rituellement ceux qui entament ses concerts. Des filles brandissent des papiers sur lesquels on peut lire des messages comme ‘Merci’ ou ‘Ce soir, on donne tout !’  Tout au long d’« Elle danse », Antoine siège derrière le piano. Une nouvelle compo : « Qu'est ce qu'il nous faut ». Il reprend sa guitare et demande au public féminin de répéter les mots du refrain. Pas terrible ! Et lorsqu’il s’adresse au masculin, ce n’est guère plus brillant. Le deuxième essai est enfin concluant. Au milieu de la chanson, Geoffrey fait signe à l’auditoire, qui peut alors s’époumoner sur ce fameux refrain.

Charles Souchon aka Ours est le premier invité. Le duo va interpréter un titre du grizzly, « Le Cafard Des Fanfares », épaulé par un trio de cuivres. Ce qui rend l’atmosphère du morceau particulièrement chaleureuse.

Ziggy remplace Yannick aux fûts tout au long de « Rate d'un rien ». Manifestement, le batteur de Puggy a faim de concerts et sa frappe est musclée.

Place ensuite à Jawhar. Il est coiffé d'un fez (NDR : toque rouge en feutre). Le tandem se partage le chant –et en arabe– pour une des plus belles ballades de cet artiste, « Allemni ». Et Antoine ne se débrouille pas mal dans la langue…  

Ziggy et Julien participent aux percus (caisses claire) tout au long de « Sur L'Asphalte ».

Le temps d'accorder sa guitare, Antoine demande à Geoffrey de raconter l’une ou l’autre histoire drôle. Il est doué, car ses blagues déclenchent un fou rire général. Yannick cède ses baguettes à Julien Pascal, le batteur de substitution, pour « Bye Bye ».

Autre invité, Craig Walker. L’ex-chanteur d’Archive prête sa superbe voix à « Day Or Night ». Antoine nous signale que Craig débarque tout spécialement de Berlin où il réside. Chance siège derrière les ivoires et les cuivres sont à nouveau de la partie.

Nicola Michaux se réserve le micro sur « A La Vie A La Mort », alors que Geoffrey s’est installé derrière les claviers. Les cordes d’Antoine affrontent celles de Geoffrey (6 contre 4) ; et notamment sur « King's Shilling », un rock'n'roll pur et dur signé Hautvas, le leader d’Electric Chateau.

Le set s’achève par « Fou », le titre maître de l’elpee. Ce sont les cuivres qui amorcent ce brûlot.

« Qui Sait » ouvre le rappel. La foule réclame « Parader En Enfer ». Mais humoristiquement, Antoine signale que ce titre n’est pas prévu sur la set list ; et que de toutes manières, c’est lui qui décide. Fou rire général ! Il entame cette chanson aux ivoires. Le public commence par la reprendre en choeur. Attentif, Mr Chance indique que c’est parfait et embraie, dans un climat cuivré. Le titre achevé, Antoine informe discrètement ses musiciens qu’il est temps de tirer sa révérence.

Mais l’équipe revient pour un second encore. Au cours duquel on aura droit à une nouvelle compo, « Trouble ». Une chanson interprétée au bord de la scène. Geoffrey s’accompagne à la sèche. Yannick se consacre au glockenspiel. La trompette s’immisce dans l’ensemble, avant que le trombone ne finisse par s’imposer. Les ‘hou hou’ fusent. Le public est ravi. Une belle soirée au cours de laquelle Antoine, ses musicos et la belle brochette d’invités sont parvenus à tenir l’auditoire en haleine, tout en réussissant à le captiver.

Au cours des prochains mois, Antoine Chance va prendre un peu de repos, mais surtout composer les chansons de son deuxième long playing. L’artiste carbure au diesel ; donc il faudra lui laisser du temps. En espérant quand même ne plus devoir attendre 10 ans avant de voir une suite à son premier long playing…

(Organisation : Botanique et Ubu Concerts)

Antoine Chance

De Geluck à Chance, il n’y a qu’un ‘c’ de différence…

Écrit par

C’est dans le cadre du Brussels Summer Fetival que nous avons rencontré Antoine Chance, juste avant le concert qu’il a accordé au Magic Mirror. Nous sommes dans les loges, devant un petit rafraîchissement. Antoine, c’est le fils de Philippe Geluck, le célèbre dessinateur du ‘Chat’. Il a la même bouille. Même calvitie naissante, même sourire enjôleur, même répartie, même bonne humeur. Et puis le mot néerlandais ‘Geluk’ ne se traduit-il pas en français, par chance ? C’est un clone presque parfait. En 2013, il assurait l’ouverture au même endroit. Aujourd’hui, il est programmé en tête d’affiche. Quel parcours accompli depuis les Nuits du Soir, auquel il avait participé l’an dernier !

C'est drôle quand même. Il y a un an pile poil, je jouais ici en première partie des Innocents et aujourd'hui, je me retrouve en tête d'affiche. Depuis, il y a eu la sortie du single et de l’album.

Il t’a fallu 10 ans avant de sortir ton premier album. Un bail quand même ?

Effectivement. J'ai développé des projets, sans forcément attendre un certain résultat. Ensuite, j’ai voulu qu’ils soient bien ficelés. Et dix ans se sont écoulés. Mais le disque a du succès. En même temps, je me sens en phase avec ce que j'ai fait. Il aurait pu totalement se planter. Alors j’aurais vraiment été mal dans ma peau. Je pense que j’aurais eu du mal à encaisser le coup. Même si je ne me serais pas entièrement remis en question. Je ne vais plus patienter 10 ans avant de graver un nouvel album. « Fou » est vraiment le premier. Si j’en sors un par décennie, je ne vais pas en enregistrer beaucoup. Et si je meurs à 81 ans, j’en réaliserai donc huit.

Peux-tu nous parler de ton parcours musical, en quelques mots ?

J'ai commencé à jouer du piano classique à l'âge de six ans. A douze, j’ai opté pour la guitare. Et j’ai délaissé le piano, avant d’y revenir vers 18. C’est à cette époque, que je suis parti étudier la musique, en Angleterre, près de Brighton. Puis, je suis rentré en Belgique et je me suis posé des milliers de questions. Envisageant alors de commencer à écrire des chansons. Je me suis lancé. Il a fallu de temps. Et le résultat est là.

Tu me fais penser à un moteur diesel, il te faut du temps pour te mettre en route…

C’est exact, j’ai un petit côté diesel.

Te sens-tu soutenu par ton label ?

Ma firme de disques est très présente et croit à mon projet. Elle m’a habitué à un gros ‘taff’ et c'est super. On bosse comme des tarés. On a bénéficié d’énormément de promo. En fait, c’est la même équipe qui me suit depuis longtemps. Et on obtient des résultats.

« Fou » est produit par Renaud Létang. Une raison ?

Je suis signé chez Mercury en France. On s'est posé la question avec mon équipe là-bas. Qui serait le gars ou la personne idéale pour assurer la production ? On est vite arrivé sur son nom. On lui a passé un coup de fil, il est venu, on s'est rencontré et tout s'est très bien passé. C'était finalement assez simple. J’ai été très impressionné, car je pensais que dans ma carrière, je ne travaillerai jamais avec quelqu'un de cette envergure. Et capable de concrétiser autant de projets qui lui plaisent. Ce qui me rassurait quand même. Je souhaitais bosser sous la houlette d’un pro qui me dise ce qui allait et n'allait pas. Et finalement si j’ai travaillé tous les jours dans son studio, j'étais parfaitement à l'aise. Renaud Létang a réussi à mettre de l'ordre dans mes idées. Il a sollicité le concours de deux musiciens de studio ; en l’occurrence Ludovic Bruni et Vincent Taeger. Qui ont abattu un fameux boulot. Le son est bon, assez brut, dépouillé. Peut-être un peu trop. Il est vrai que parfois, j’aime bien en remettre une couche. Il faut cependant savoir dire 'Stop'. Mais quelquefois, on a dit 'Stop' un peu trop tôt. Mais bon, sans quoi c’est un disque pour lequel je reste en phase. Dont je suis fier. Cependant, à la fin des sessions, je me suis rendu compte qu’il n’avait pas de fil conducteur. Que c’était une sélection de titres réalisés par une équipe. Ce qui explique pourquoi, en bout de course, on a dû mettre de l’ordre entre les bonnes idées et les moins bonnes. Et finalement, on a seulement conservé les morceaux les plus simples.

Le concert que tu as accordé à la Rotonde était blindé de chez blindé. Satisfait ? Surpris ?

Oui, c'était impressionnant. J'ai vu les vidéos, par la suite, et elles m’ont quelque peu bouleversé. Sur scène j’étais également assez ému. J'avais dur à tenir ma voix. Un tiers de l’auditoire était constitué de membres de la famille et d’amis. Sympa, car ce sont les personnes qui m’ont toujours encouragé à poursuivre ma carrière. Perso, cette date est importante et restera gravée dans ma mémoire. La salle est superbe et on peut en tirer un son impeccable. Faut dire que derrière les manettes, il y avait un expert (NDR : il s’agit de Benoît, l’ingé son de Puggy ; il n’est pas loin d’Antoine…)  

Ton planning de concerts en Belgique est bien fourni. As-tu prévu de partir à l’étranger ?

J’ai appris que Montréal se profilait ; notamment dans le cadre des ‘coups de cœur francophones’. Les Québécois ont reçu mon album ; et apparemment, ils l’apprécient. En outre, je ne connais pas le Canada et j’ai envie de m’y rendre.

Coco Royal, c'est de l’histoire ancienne ?

Pour l’instant, ce n'est plus du tout à l’ordre du jour. C'était la concrétisation de mon premier projet. On a accompli un bout de chemin ensemble et nous avons expérimenté un tas de formules. Nous étions encore à la recherche de la meilleure. Mais j’ai aussi vécu de très bons moments. Oui, en effet, j’ai mis Coco Royal, entre parenthèses…

Qui t’accompagne en tournée ?

Yannic Dupont se consacre à la batterie. Quand on s’est produit aux Nuits du Soir, c’était Ziggy de Puggy qui s’y collait. Il a un même talent. Il est cependant plus petit et affiche un physique moins suédois. On d'abord bossé en duo. C'était cool. Au départ, il est percussionniste, mais c’est un multi-instrumentiste. Il est également excellent arrangeur. Et puis, il a vraiment de bonnes idées. Geoffrey est arrivé ensuite. Il joue aussi bien de la basse que de la guitare et possède un fameux vécu dans l’univers musical. J'aime beaucoup mon groupe. On forme une belle équipe. On bosse énormément, et on s’entend très bien. Et puis, il y a pas mal de concerts. C'est vraiment chouette aussi.

Souchon et Voulzy, des références pour toi ?

Plus Alain Souchon, mais j'écoute aussi Voulzy. C'est un peu plus sucré et kitsch. J'aime bien Renaud aussi. Renaud et Souchon abordent l’écriture d’une manière totalement différente. Souchon utilise une forme poétique quand il raconte une histoire. Dans le domaine, c’est vraiment le maître. On attribue toujours la mélodie à Voulzy. Voulzy se chargerait de la musique et Souchon des paroles ? Ce n'est pas vrai ! Souchon est un grand mélodiste et j’en suis un grand fan…

Tu es très attentif au sens mélodique. Une conséquence de tes influences ?

En tout cas, c'est ce qui me préoccupe le plus. Après, je ne promets rien. J'essaye d'écrire un peu plus de textes. Et puis, je veux tout contrôler. Pour que tout soit parfait. Je suis aidé pour les textes de mes chansons. Effectivement, je passe beaucoup de temps à travailler les mélodies. C’est ce qui me passionne, en fait. De nouvelles chansons sont en chantier…

Ton single « Fou » est diffusé sur toutes les ondes. Ton nom est sur toutes les lèvres. L'année 2014 sera celle d’Antoine Chance ?

Je n’en sais rien. Ou alors, tous les gens que je rencontre sont soit des amis ou des ennemis. On me dit souvent que je cartonne et qu’on m’entend partout. Effectivement, le disque marche plutôt bien. Mais en même temps, depuis 2010, j’espère chaque fois que ce sera la bonne année. Et finalement, nous sommes déjà en 2014…

« Fou d'Amour », s'adresse-t-il à ton épouse ? Es-tu fidèle ? Es-tu un grand sentimental ?

Je ne suis pas fidèle du tout. Ainsi, elle va apprendre aujourd'hui. Je ne voulais pas lui annoncer. Je plaisante bien sûr. Oui, je suis extrêmement fidèle. Je suis plutôt un sentimental, quelque part, un romantique.

C’est la lune qui t’a inspiré pour « La Nuit Interpelle » ?

Que veux-tu que je réponde à cette question ? La  lune est toujours une source d’inspiration. Mais je n’ai jamais écrit de chanson au sujet de la lune.

Sur la nuit, oui !

« La Nuit A Ses Défauts » est une belle chanson. Je ne signe pas les textes ; mais c’est une belle chanson.

« Sur l'Asphalte » raconte ton parcours, ton histoire…

Je ne suis pas non plus responsable des paroles. En fait, c’est assez amusant, pour cette compo, j’ai envoyé à Marcel Khange, le parolier, quelques indications personnelles. Et résultat, elle colle parfaitement à mon parcours. L’autre jour, j’ai écrit le texte d’une chanson, en m’imposant de ne pas parler de ce dont je te parle ; et j'en parle quand même. Parfois, on se laisse un peu embarquer. Lors d’une émission, dernièrement, j’ai entendu Gainsbourg déclarer que c'est le mot qui donne l'idée ou l'idée qui donne le mot. Pour lui, c'est le mot qui donne l'idée. C'est donc ainsi. Chacun a sa vision des choses. Je suis assez d'accord à ce sujet.

Cette compo me fait quelque part, penser à Coldplay…

La démo, au départ, évoquait un peu Agnès Obel. Coldplay ? Peut-être. J'aimais vraiment bien. Mais aujourd’hui, c'est devenu une grosse machine. Il y a un bout de temps d’ailleurs. Ce qui est sujet à la critique, évidemment. Chris Martin est un poète. Il a quelque chose dans la voix et dans son écriture qui me touche.

« Qui c'est » adresse-t-il un clin d’œil à Bowie ?

Oui. Bowie est une sacrée référence. L'idée est venue naturellement. L'histoire de la guitare, c'est celle du batteur en studio. Il ne joue pas de guitare. Elle est drôle cette chanson. Mais au fil du temps, on l’a remaniée. Au départ, elle était plus mélo, plus Coldplay. C'est devenu un truc un peu rigolo, où on a ajouté des ‘claps’, aussi.

As-tu prévu de sortir un second single ?

Oui et c'est « Parader En Enfer ». On s’est rendu compte qu’elle avait une certaine pêche, qu’on ne retrouve pas sur disque. On l'a donc retravaillé. Pour l’adapter à la scène.

Antoine, la toile et les réseaux sociaux, est-ce important pour toi ?

Oui, très important. Essentiel, même. Je ne suis pas accro à Facebook. Mais je me suis inscrit sur des tas de réseaux sociaux. Je dispose même, depuis peu, d’un compte Twitter, que je n'utilise presque jamais.

Espères-tu décrocher un prix aux Victoires de la Musique ?

Un paquet ! Je ne sais pas… A vrai dire, l'album n’est pas distribué en France. En Belgique, on peut toujours espérer un ‘Octave de La Musique'. Peut-être…

 

Antoine Chance

Fou

Écrit par

Votre serviteur avait eu la chance de découvrir Antoine Geluck à l’époque où il se produisait en compagnie de son premier groupe, Coco Royal. En première partie de Puggy. Depuis, il a décidé d’embrasser une carrière en solitaire et vient de publier son premier album solo, « Fou ». Et c’est fou, ce qu'il dégage ce bel album. Notamment du rock'n'roll chanté dans la langue de Molière. Pour l’écriture, il a reçu le concours de Jacques Duvall. Le parolier belge est connu pour avoir signé de nombreux tubes. Pour Lio, Marc Moulin, Alain Chamfort et Etienne Daho, entre autres. Antoine a quand même mis dix ans pour peaufiner cet elpee. Un disque qui recèle 9 perles. Attendre une décennie pour le lancer et recevoir toutes les fleurs de la critique, c'est réussir un fameux challenge. Mais pour parvenir à son objectif, Antoine a également bénéficié de l’appui de quelques collaborateurs. Tout d’abord d’un fin renard qui guide également les pas de Puggy et Kiss And Drive. Renard c'est le nom du manager et son prénom est Nicolas. Nico pour les intimes. Et puis, il n'y a pas que Jacques qui s'est chargé de l'écriture, mais également Marcel Kanghe qui prête aussi sa plume à M, Alain Bashung et Vanessa Paradis. En outre, il a également pu compter sur le soutien de Jonathan D'Oultremont, d’Olivier Laage et du cinéaste Fred Perrot. Enfin, l’opus a été produit par Renaud Létang, qui s’est illustré derrière les manettes pour Feist et Alain Souchon. C'est fou, le nombre de personnes qui a participé à la naissance de cet elpee… La ‘release party’ s’est déroulée, devant un auditoire sold out, ce 22 avril au Botanique de Bruxelles, endroit idéal pour présenter un nouveau bébé.

« Fou », titre-phare du long playing, vous avez certainement déjà eu le loisir de l’entendre sur l’une ou l’autre station radiophonique. C’est la plage qui ouvre la plaque. Une chanson accrocheuse au refrain irrésistible. Et « Rejoins-moi » achève le disque. Tout en douceur, ses paroles interpellent. Ces deux morceaux sont deux des plus anciennes compos d’Antoine. Il a voulu en réaliser de nouvelles versions. Mais peu satisfait du résultat, il en est revenu aux moutures initiales. C’était la meilleure solution.

Sur le mélancolique « La Nuit a Ses Défauts », le chant est précis et métronomique. Antoine nous réserve de belles rimes au cours desquelles les rêves et les cauchemars masquent les ténèbres d’une nuit éclairée par la lune. Résolument pop, « Bye Bye » concède des influences insulaires. Puisées chez les Beatles. Mais aussi un artiste français complice de Souchon : Laurent Voulzy. Un titre indispensable et irrésistible. Certainement le prochain single.

« Sur l'Asphalte » évoque un long parcours de 10 années avant d’atteindre son but. Marcel Kanghe (NDR : il appartient à l'univers de Daho, et Daho a baigné ma jeunesse) cosigne ce titre. 

Tout au long de « Qui sait », Antoine pose subtilement des questions sur la vie, l'amour et la fidélité. Antoine éprouve un grand respect pour les sentiments. « Elle danse » nous invite à le rejoindre pour accomplir un beau voyage dans le monde du merveilleux. Tout en douceur, avant de l’entraîner sur dance floor. Une compo susceptible de vous mettre du blues à l'âme. « Parader En Enfer » est probablement la chanson la plus sombre.

La belle surprise du printemps est occupée de devenir la confirmation de l'été. Antoine se produira aux quatre coins de la Belgique cet été : le 19/07 aux Francofolies de Spa, le 21/07 à Louvain-La-Plage, le 12/08 au Brussels Summer Festival (Magic Mirror), le 16/08 au Beau Vélo de Ravel à Visé et au Festival des Barges à Scène-Sur-Sambre (Thuin) le 31/08. Soyez attentifs, d’autres dates seront certainement encore programmées pendant cette période.

Cet opus pourrait bien figurer parmi les meilleures sorties de 2014. Il pourrait peut-être même décrocher un prix aux Victoires de la Musique... C’est tout le mal qu’on lui souhaite !