New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (8 Items)

Atomic Road Kings

Clean up the blood

Écrit par

The Atomic Road Kings est une formation américaine de blues plutôt puriste dans le genre, comme on en rencontre encore dans la banlieue de Los Angeles. Elle est drivée par le chanteur et guitariste Big Jon Atkinson. Il est soutenu par le drummer Malachi Johnson (NDR : dans le passé, il a épaulé les harmonicistes Kim Wilson et Bob Corritore), le bassiste Bill Stuve (NDR : 40 ans plus tôt, ce vétéran militait au sein des Mighty Flyers, le backing group d'un autre souffleur de L.A, le prestigieux Rod Piazza) et enfin l'excellent Eric Van Herzen, préposé à l’harmo. L'enregistrement a été réalisé dans le studio Bigtone d'Atkinson. Hormis le traditionnel "Two sided story", Jon et Eric signent l’ensemble d’un répertoire qui baigne au sein d’un vintage blues sans artifice, comme il était pratiqué dans les années 50… 

De toute bonne facture, "I've got time" ouvre l’elpee, un blues dépouillé tracé par la ligne de basse acoustique écrasante du vétéran Bill Stuve ; Eric s’autorisant un premier envol à l’harmonica. Van Herzen et Tony Delgado brillent aux cordes, tout au long de "Rumors", un blues lent introduit par la gratte aux accents acérés et dont la ligne de basse communique un sentiment de tristesse infinie. Enlevé, "My way back home" est imprimé sur le rythme du chemin de fer, une piste qui marche sur les traces des premiers musiciens du Delta Blues. Toujours bien soutenu, "Candy man" est un Chicago shuffle caractérisé par les interventions classieuses d'Eric, de Big Jon ainsi que de l'invité Scott Smart. Blues rythmé, "Two sided story" est un traditionnel fidèle à la belle époque de Chicago : celle des fifties ! Le notoire Bob Welsh siège derrière le piano tout au long du slow/blues "Vibrations". Van Herzen se déchaîne une dernière fois à la manière de Little Walter, lors de la finale "Back down south"…

Atomic Spliff

De bonnes vibrations pour recharger ses accus…

Écrit par

Il y a un bon moment que votre serviteur n’avait plus fréquenté l’Eden à Charleroi. Une salle à taille humaine qui s’est rapidement forgée une certaine notoriété pour la qualité du son. Et dont les organisateurs, particulièrement dynamiques, accueillent de manière conviviale, artistes et public. Qui seront plongés, ce soir, dans l’univers du ragamuffin, du dancehall et du rub à dub. D’abord grâce au band carolo, Babelsouk, puis liégeois, Atomic Spliff, dont c’est la ‘release party’. Il vient de publier son second opus, « Robomuffin ». Et si vous souhaitez relire la chronique de l’album, c’est ici.La foule s’est déplacée en nombre, pour cette soirée. Compte-rendu.

Né en 2011, Babelsouk a gravé son premier LP, « Charlykingston », l’an dernier. La release avait rempli l’Eden ! MC : KLM en est le chanteur. Il est soutenu par les guitaristes Nesta et Damien, le percussionniste Alibih, le claviériste Sem, le bassiste Eric et le drummer Mnk. Il pratique une fusion de reggae, dub, raggamuffin, ska, funk, soul, rock et hiphop, façon old school. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Ensoleillée, la musique véhicule des textes engagés mais positifs. Un flow qui aborde des sujets de la vie quotidienne comme l’amour, le respect de soi et des autres, la solidarité, la paix et l’espoir. Et en ouverture, « Babylon Low » en est une belle illustration. La guitare rythmique balise la compo et met les points sur les ‘i’. Le mélodica la colore et la sucre, alors que les percus lui communiquent graduellement des accès de fièvre…

« Babelsouk Anthem » nous entraîne dans le Kingston du pays noir. Les lyrics y traitent de la mondialisation, de la guerre en Irak, du nucléaire. Et de l’emploi. Il faut « Tendre La Main » avec « Action » sur une « Soif De Justice » pour le « Peuple d’aujourd’hui » dans une ambiance africaine. Mais c’est la musique qui fédère. Le message est clair. En 20 voire 30 mots, cette ‘Impro Freestyle’ est construite sans complexe et facilement. De l’excellent hip hop qui en revient aux roots. « La Nuit Porte Conseil » quand on a « La Tête Dans Les Etoiles ». Bref, drivé par un KLM, capable de jouer sur les mots comme MAKYzart, on peut affirmer que Bablesouk… a mis le souk ! 

Après un changement de matos, place à Atomic Spliff. Stone Man (NDR : artiste complet, il est également sculpteur et cartooniste) est coiffé d’un bonnet jaune paille (anti-héro) sur le bandana couvrant des dreadlocks qui lui arrivent aux talons. Il est chaussé de lunettes fumées dont les montures sont de la même couleur que le couvre-chef.

La formation liégeoise est responsable d’un reggae particulièrement ‘roots’, oscillant entre ragggamuffin, dancehall et rub a dub. Propices à la bonne humeur, les paroles sont humoristiques et traitent de leurs expériences quotidiennes. La scène est immense : pas de problème, le crew est imposant et les musicos sont, à l’instar de votre serviteur, quasi tous barbus. Il réunit deux Mc’s, Daddy Cookies et Stone Man, un guitariste, Kevin Maclot (il pourrait jouer le rôle de Lépold II, dans un biopic), le claviériste Brieu Di Maria, le bassiste Boris Valley Colledos, le drummer Renaud Baivier, le saxophoniste Jort Verdijk et le trompettiste Kris Van Stoes (NDR : deux Anversois, aux cuivres !), sans oublier deux ‘Flagmen’ (des agitateurs de drapeaux, aux couleurs jamaïcaines, fallait s’en douter), dont Bernard Jaegero…  

Les chanteurs sont en forme et dès leur entrée en scène, ils frappent dans les mains des spectateurs, aux premiers rangs. Un mélodica amorce « Appelle-Moi », une compo pleine de bonnes vibes, construite comme un comics yankee. « Robomuffin », c’est le titre du nouvel elpee. Les martiens ont débarqué en 2015. Les hommes sont devenus des numéros. Des robots même. Les Mc’s adoptent ces gestes automatiques sur des bruits mécaniques. « Mr Postman » est devenu une bête. Il dépose les factures, mais pas les colis qui viennent de Kingston. L’envoi contenait malheureusement des mixtapes…

« Rock Steady / Well Now » remonte le temps. Mais que ce soit sur le sable de Kingston ou le dancefloor, ‘Ya Man’, on bouge le popotin. Tout en se vidant la cervelle et oubliant ses tracas. « Train To Zion » est envahi de cuivres. De solides musicos ! Départ Gare des Guillemins. Le voyage en train nous conduira à Zion. Un paradis sur terre. Pas de ticket. No Stress. On danse dans le wagon fumeur. La ganja calme les nerfs. « Pas Assez ». Non, on en veut encore. Le show tire à sa fin. « Remove Ya ». Je m’emmerde à Babylon. Je veux travailler à mon rythme. La chaleur monte graduellement. L’ambiance également. Des meufs sont montées sur l’estrade, mais la fumée est trop épaisse pour voir distinctement ce qui s’y passe. « Nerveux » s’enfonce dans le hip hop, l’oreille dans le rétroviseur (?!?!?). On crache tous sur Babylon. On n’aime pas la guerre. Atomic dresse le raggamuffin comme un cheval sauvage, lors d’un rodéo. Dansant, « Gal Ina Di Dance » baigne dans un rub a dub plutôt pointu.  

Au bout de 120 minutes de folie, mais bien contrôlée, le public a rechargé ses accus de bonnes vibrations. La prestation scénique était impeccable. Pas un seul temps mort. Une soirée à marquer d’une pierre blanche !

Le 20 juin, Atomic Spliff se produira au Rogery Festival de Gouvy et le 24 du même mois, au Don’t Support Punish, qui se déroulera dans le Parc Royal à Bruxelles, mais également au Concerto à 5 euros de Rebecq. Allez checker sur leur Facebook (voir ), tout est indiqué.

(Organisation : Eden et Charlykingston ASBL)

Atomic Spliff

Robomuffin

Écrit par

Atomic Spliff est né d’une rencontre entre deux jeunes chanteurs qui organisaient des soirées ‘Soundsystem’, au cœur de la Cité Ardente, début 2003.

Deux ans plus tard, Stoneman et Daddy Cookiz échangent quelques duos en ‘live’, puis décident de former un band. Au sein du crew : 3 djs et 4 chanteurs. Et son énergie est débordante. Son style ? Un reggae particulièrement ‘roots’, oscillant entre ragggamuffin, dancehall et rub a dub. Le tout sur des textes humoristiques qui évoquent leurs expériences au jour le jour, dans un climat propice à la bonne humeur…

En 2013, le combo publie une mixtape baptisée "PiratoMixtape". Puis son premier album, « Ras Attack », en 2015. « Robomuffin » constitue donc son deuxième véritable opus. Un disque tout au long duquel le band a décidé de remettre au centre des débats des thèmes comme la mondialisation, le réchauffement climatique et la surconsommation. Un flow bien plus pointu que sur le précédent LP.

Parcourue par un mélodica, « Appelle-Moi » ouvre la plaque. Pleines de bonnes vibes, cette plage est construite comme un comics yankee.

« Robomuffin » compare les humains à des numéros qui travaillent à la chaîne (boulot, métro, dodo). Une puce est implantée dans votre cerveau pour être formaté. Mais pas question de rentrer dans ce ‘Système’.

Ode au grand Bob Marley, « Peaceful Warriah » prône un certain pacifisme.

Coloré et cuivré « Train To Zion » nous propose un voyage entre la gare des Guillemins et Zion, le paradis sur terre. Pas de ticket et pas de stress. Il y a même un wagon réservé aux fumeurs. De ganja, on suppose. 

« Remove Ya » : ‘Dégage mon gars, je sais ce que je dois faire. Rien à foutre de Babylon. Je ne veux pas travailler. Stone Man, c’est à son rythme qu’il sculpte, dessine et écrit. Et il va pas, non plus couper ses dreadlocks…’

Mardjenal est un artiste issu d’Annecy, responsable d’une musique mêlant dancehall et reggae. Il apporte son concours à « Plus Haut ».

« Mr Postman » ou la vision alternative du facteur. Tous les jours, il dépose ses factures dans la boîte aux lettres. Mais le destinataire attend un colis posté depuis la Jamaïque. Qui n’arrive décidément pas…

Plus lent, « Pas Assez » (NDR : il a également fait l’objet d’une vidéo, et elle est disponible, ici est le single qui a précédé la sortie de l’album. Les lyrics abordent les thèmes de la mondialisation, de l’égoïsme et de la finance.

« Rock And Steady » et « Well Now » sont deux morceaux particulièrement dansants. Que ce soit sur le dancefloor ou sur les plages de Kingston. De quoi se vider le cerveau de tous les soucis de la vie quotidienne…

« Nerveux » (feat Dj Bust) opère un virage hip hop.

« Step Inna Di Dance » a retrouvé le chemin du rub a dub…

Une jolie voix féminine. Celle de la Lyonnaise LMK pour « Gall Inna Di Dance » qui semble tout à fait à l’aise au sein de ces rastas sympas.

« Ruff », mais sans collerette, ni cravate. 

« A Wa Do Dem » : sur la trace d’Eek-A-Mouse ? 

Après les Martiens, ce sont les robots qui débarquent sur terre. Mais attention, ils préludent la révolution ganja. Elle est d’ailleurs déjà en marche.

En concert ce le 14/04/2017 à l’Eden de Charleroi.

Atomic Spliff

Ras Attack

Écrit par

Groupe de reggae, Atomic Spliff nous vient de la Cité Ardente. Un reggae particulièrement ‘roots’, dont les style oscille entre ragggamuffin et dancehall, en passant par le rub a dub. D’après le magazine hexagonal Reggae.fr, ce combo pourrait bien être la révélation en 2016.

Le line up réunit les MCs Stoneman (NDR : également sculpteur et dessinateur, ses dreadlocks lui tombent jusqu’aux chevilles) et Daddy Cookiz ; mais également le bassiste Boris Valley Colledos, le drummer Renaud Baivier, le claviériste Brieu Di Maria et le guitariste Kevin Maclot.

Des sonorités cosmiques ouvrent cet LP. Cet « Intro » annonce l'arrivée d'Atomic Spliff sur la Planète Terre (NDR : un clin d’œil au fil « Mars Attack » !) Ces extraterrestres débarquent de la planète Ras (NDR : comme Rasta ou rasé, car quatre des musicos ont la boule à zéro). Le titre maître est caractérisé par un refrain contagieux. Place ensuite aux présentations : ‘Venus de loin pour envahir la terre. Une sono et un pistolet laser ! C'est l'invasion des hommes rouge jaune vert. Ras Attak Man dans tout l'univers !’ Les good vibes feront le reste. La musique est urbaine et a été fortement influencée par les sound systems. A travers leurs chansons, ils nous parlent tout simplement de la vie de tous les jours, avec ses joies, ses déboires, mais également ses aspects positifs et négatifs. Ecrits dans la langue de Voltaire, les textes véhiculent des messages de paix, d'amour, de respect et d'union ; mais en se servant de l’humour. Il n’existe pas de barrière entre les humains, alors que Babylon souhaite qu’ils restent chacun dans leur coin.

Plage la plus longue du long playing (6’), « Movin » permet aux musicos d’étaler tout leur talent. Une piste qui bénéficie du concours d’une section de cuivres flamboyante, Asham Band (NDR : des Anversois !) Des cuivres de nouveau bien mis en exergue sur « Personne ». Chargé de feeling, le flow des MC's est constant et nous entraîne jusqu’aux plages de Kingston, pour y partager la scène en compagnie de grosses pointures, comme les Jamaïcains Joseph Cotton et Straika D, les Londoniens Général Levy et Solo Banton (Londres) ainsi que Daddy Nuttea, Dragon Davy et Sista Netna.

Lorsqu’on est coincé dans les bouchons de la circulation, ce n’est pas la peine de courir (« Run away »), il est préférable de vivre au rythme du raggamuffin. Le phénomène jamaïcain P.Nyne vient injecter ses good vibes, tout au long de « Nous c'est rub'a'dub ». 

Plus roots, « Fixé Vers le Ciel » aborde le thème de la mort. « Dessiner Nos Vies » adopte un profil plus électro. Et l’album de s’achever par « We Ah' Digital », une piste qui mène à une console de jeux.

 

Atomic Road Kings

Ark (Ep)

Écrit par

Il y a un bon bout de temps qu’on a plus assisté à la naissance d’un nouveau groupe de jump californien. Atomic Road Kings. Oui, si on veut, car ce ne sont pas des débutants. Les figures de proue sont l'harmoniciste Eric ‘Jailhouse’ Van Herzen et le chanteur/guitariste Kyle Jester. Le premier a milité chez le Walter Trout Band, Rhythm Lords ainsi que 2000 Lbs of blues, et plus récemment sévi au sein du Social Distortion de Mike Ness, un groupe de punk blues rock. Le second drive son KJ Blues Show et accompagne régulièrement Candye Kane et Earl Thomas. Le line up est complété par le drummer Tom Essa, qui participe également à l’aventure des Mississippi Mudsharks, combo issu de San Diego, et le bassiste Brent Harding, toujours membre de Social Distortion. Le climat qui règne tout au long de ce long playing évoque le regretté Lester Butler. La voix de Kyle Jester n'est pas très puissante et encore moins inoubliable, mais elle colle bien à l’ensemble.

"Voodoo woman blues" est le fruit d’un savant mélange entre rockabilly et west coast blues. Un brûlot très californien (Los Angeles) qui bénéficie du concours de Kid Ramos au sommet de son art. Une piste qui déménage au cours de laquelle, inspiré par Little Walter et Paul Butterfield, Van Herzen se révèle excellent souffleur. Les Kings interprètent "Automatic", le classique de Letser Butler, dans l'esprit du maître. Eric ne tient plus en place. Balisée par les percus de Tom Essa, la cover du "Broke and lonely" de Johnny Winter permet à Jailhouse Van Herzen de se réserver une nouvelle sortie à très haut niveau. Il est aussitôt relayé par Kyle, dont le solo clair et incisif repose sur l'importante assise rythmique. L’ouverture de "Straighten up" est royale. A cause du style jump. Une plage dominée par les cordes de Jester. Signé Magic Sam Maghett, "Easy baby" est un classique du Chicago Westside. La version est impeccable. Une dernière occasion accordée aux deux solistes de rivaliser! De toute bonne facture, cet Ep précède la sortie d’un long playing, prévue pour cet été. Le band se produira en Belgique, pour une douzaine de dates en Belgique, entre le 19 avril et le 5 mai! Pour cette tournée, Brent Harding n'est cependant pas libre. Il sera remplacé par le Liégeois Renaud Lesire, bassiste et guitariste talentueux…

 

Atomic Paracelze

Atomic Paracelze

Écrit par

Derrière ce patronyme détonnant, se cache un quintet suisse responsable d’une musique explosive. Et le mot est faible. Une forme d’avant-rock (NDR : et je n’invente rien) élaboré par un line-up plutôt insolite : un violon, un fender rhodes (NDR : c’est un orgue !) et une batterie ; le tout enrichi de bidouillage électroniques plus ou moins étranges. Pas de guitare, donc. Une expression sonore sur laquelle vient se poser la voix de A.Lang (NDR : il est également actif au sein du groupe genevois Zwegh). Une voix très, très proche de celle de Mike Patton. Pas étonnant, puisque le combo est manifestement influencé par Mr. Bungle, The Melvins et Jesus Lizard. Le band prétend pratiquer du ‘no-guitar-avant-rock’. Pas étonnant qu’il soit parvenu à partager l’affiche de formations comme Zu ou encore Kill The Thrill.

A l’instar de Mike Patton, Atomic Paracelze adore les brisures de rythme. Les crissements sont légion. On a même souvent l’impression que leurs compos partent dans tous les sens avant de retomber, à chaque fois, comme par magie sur leurs pattes. La technique des membres du groupe n’y est sans doute pas étrangère ; d’ailleurs tous les musicos jouent au moins dans deux autres formations. Mais le plus impressionnant est incontestablement l’organe vocal de Zwegh. Rien à faire, il est hanté par celui de Mr. Patton.

 

Ned's Atomic Dustbin

Brainblood Volume

Wonderstuff ayant déposé les armes, le quintet de Stourbridge devrait logiquement doubler son potentiel d'aficionados.  D'autant plus que dans le style, la concurrence se fait plutôt rare.  Et comme son nouvel album est tout à fait remarquable, le calcul nous semble même sous-évalué.  Habillé d'une pochette sobre, artistique, illustrée par l'emblème clouté du groupe, "Brainblood Volume" manifeste une palette d'émotions beaucoup plus large. Eveillant des sentiments de colère, de frustration, d'anxiété, d'amertume, de dégoût ou d'angoisse juvénile à travers des compositions plus riches, plus nuancées mais toujours aussi contagieuses. Onze fragments qui allient fraîcheur, puissance et énergie. Depuis l'intro corrosif, échevelé (Therapy ?), "All I ask of myself is that I hold together" jusqu'au hip hop raffiné, vaporeux "Floote", en passant par l'introspectif "Talk me down" et le presque noisy, découpé dans les cordes de guitare chatoyantes, gémissantes, "... to be right" (House of Love ?). Sans oublier les standards grebo, les incursions fugitives dans l'éther psychédélique et le clin d'œil à la pop néo romantique (Duran Duran ?) ; Jon empruntant alors les inflexions vocales de Simon Le Bon. Et pour être complet, sachez que Tim Palmer (James) s'est acquitté à la perfection de sa tâche de producteur...

 

Ned's Atomic Dustbin

0.522 (Ep)

"0.522" n'est pas un nouvel album du quintet de Birmingham, mais un fourre-tout où confluent des versions ‘unplugged’, inédits, raretés et remixes. Des remixes peu inspirés, la plupart du temps gorgés de samplings. Celui de "Kill your television" constituant l'exception qui confirme la règle. Les meilleurs fragments débordent pourtant de dynamisme et de vitalité. Leur ‘groove’ impressionnant, né de la conjugaison de basses funkysantes et des jaillissements de riffs de guitares ‘lacérants’, exsudant les vertus du ‘grebo’ le plus pur. Mais ils ne sont pas légion... M'enfin, pour le prix d'un maxi CD, c'est donné!