La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Bardo Pond

Un 3ème volume pour Bardo Pond

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Dans certains cercles, on dit que des vaisseaux spatiaux les ont emportés et qu'ils ne sont revenus qu'un peu plus tard, l'esprit altéré et fatigué, les oreilles bourdonnantes. Mais ce ne sont que des suppositions.

En 2002, dans entre deux albums, Bardo Pond a donné naissance au troisième opus de la série de publications à tirage limité du groupe présentant des sessions de jam et d'autres activités diverses, un voyage plus trippant, dont les cartes postales sont super rares.

Ce séjour sonore apparaît aujourd'hui pour la première fois en vinyle. Il s'agit de la troisième partie de la trilogie.

La sortie du double LP 'Volume 3' est prévue pour le 10 mars 2023.

Bardo Pond

Volume 8

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Responsable d’un album intéressant en mars 2018 (« In the pines »), Bardo Pond revient à ses expérimentations sonores issues d’impros et de jams. Il s’agit déjà de son 8ème volume dans le style. Découpé en 5 plages, cet elpee nous entraîne au sein d’un univers ou se mêlent noisy, psychédélisme, acid et space rock dans l’esprit de « More », « A saucerful of secrets » voire d’« Ummagumma » du Floyd. 

Si « Cud », exercice de style contemplatif sur une gratte, se révèle le titre le plus dépouillé, l’opus s’achève par une excellente piste de 17’, au cours duquel la flûte et la voix éthérée d’Isobel Sollenberg finissent par émerger au sein d’un ensemble particulièrement intense et sauvage où se rencontrent basse, guitare et drums sur un lit de claviers vintage, un peu comme chez Slowdive lorsqu’il se lâche…

 

Bardo Pond

Under the pines

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Fondée en 1991, Bardo Pond est une formation qui pratique une musique atmosphérique agrégeant une multitude de styles : psychédélisme, noisy, shoegaze, prog, space, drone, dream pop et tutti quanti. Si la guitare ‘Gibson’ libère des sonorités parfois proche du Crazy Horse de Neil Young, alors que la ligne de basse se complait dans sa ligne constamment floue, les compos sont imprimées sur un tempo lent ou parfois un mid tempo, des compositions propices à la méditation, envoûtantes, hantées par la voix limpide et étrange d’Isobel Sollenberger (NDR : hormis sur la plage finale instrumentale « Effigy ») et circonstanciellement traversées par des interventions de flûte. Pourtant, elles sont complexes, ondulent, tourbillonnent, avant de pénétrer profondément dans votre subconscient, en vous communiquant alors une forme d’angoisse. A l’instar du ténébreux titre maître. A contrario, plus paisible, « Moment to moment » se distingue par ses cordes lumineuses. Tant électriques qu’acoustiques. Dix minutes réminiscentes du Floyd circa « More »… Bardo Pond se produira au Magasin 4, ce 4 juin 2018.

 

Bardo Pond

Magie blanche et berceuses angélysergiques…

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C’est vers l'Avenue du Port que votre serviteur met une nouvelle fois le cap, pour un énième épisode de ces chroniques consacrées au 20 ans du Mag4. Ce soir, la triple affiche est à haute teneur psychédélique (minimum 66,6 % garanti).

Et pour ouvrir, le duo Baby Fire menée par l'incendiaire Diabolita (aussi active au sein de Keiki). Armée d’une six cordes, elle se réserve les vocaux. Sa flamboyante crinière allume quelques étincelles sans réellement parvenir à embraser la salle. Elle était autrefois accompagnée par sa complice Cha à la batterie. Qui a cédé depuis sa place à un collègue masculin, Alain Lefebvre, dont le parcours l'a déjà amené à côtoyer des musiciens de Minimal Compact, Tuxedomoon ou plus récemment Philippe Petit. Une nouvelle alchimie qui exige sans doute du temps pour se créer ; et malgré une certaine présence de Dominique aka Diabolita, on sent flotter un certain vide... Peut-être la scène du Magasin 4 est-elle un peu spacieuse pour accueillir le son minimaliste et rêche, tendu et plutôt introspectif de Baby Fire. Du coup on apprécie en tapant du pied gentiment mais sans vraiment se laisser entièrement séduire par ces compos qui pourtant sonnent plutôt pas mal en studio. En fin de set, la légendaire poétesse de la mythique formation anarcho-punk Crass, Eve Libertine, vient les rejoindre lors d’une intervention vocale assez intense.

Mais le premier décollage viendra de White Manna. Son psychedelic space rock s'installe tranquillement à l'instar de ce que Wooden Shjips peut également communiquer comme ambiance. Une ambiance qui monte ensuite en puissance et en vitesse, pour adopter un profil plus carré et très efficace, dans l’esprit de White Hills, mais sans aller aussi loin qu'eux. Car là où les New-yorkais explosent régulièrement ce canevas dans des abstractions sonores assez réjouissantes, White Manna s'en tient le plus souvent à une utilisation de riffs assez convenus, se contentant de simplement ‘décorer’ leurs morceaux de sons et effets psychédéliques. Mais si la formation ne réinvente vraiment rien, la sauce prend néanmoins ; et le band se fend même d'un surprenant final quasi punk rock à la Ramones.

Atterrissage et pause clope/pétard/bière (entourez la mention utile) avant le second et grand envol proposé par Bardo Pond, prolifique combo noise/drone/psyché de Philadelphie dont on ne compte plus les sorties discographiques. La dernière en date, le superbe "Peace on Venus", sera d'ailleurs assez largement et logiquement représentée dans la setlist de ce soir. Tête d'affiche, le quintet se produit devant un public majoritairement composé d'aficionados.

Mais pour commencer, retour au plus ancien "Amanita" assez apprécié par les fans et dont est extrait "Limerick", tout en langueur hallucinogène et voix distantes. En effet la chanteuse Isobel pose sa voix de façon complètement décalée, toujours en porte-à-faux par rapport à la musique et c'est ce qui fait son charme. Il n'y a d'ailleurs pas que sa voix qui semble en équilibre instable, à en juger par les traits de son visage qui semble fort marqué par les expériences de substances psychotropes diverses que l'on retrouve d'ailleurs souvent citées dans les titres de leurs albums. La musique est souvent lente, distordue, étirée et présente un contraste intéressant et rare entre lourdeur et légèreté. Les riffs sont souvent épais, massifs mais pas vraiment agressifs et contrebalancés par les notes de flûte et cette voix qui se perd dans l'éther et les feedbacks. Riffs massifs qui pourraient d'ailleurs séduire les amateurs de stoner voir même de doom lors de morceaux comme "Fir" qui propose carrément une version inversée du style qu'on pourrait appeler ‘Doom angélique’ (333 en lieu et place de 666). Ailleurs, et particulièrement sur "Chance", le côté bucolique/rustique amené par la flûte et la guitare folk qui côtoient l'électricité et la saturation bien crade et vintage pourraient évoquer Neil Young en cherchant un peu plus loin que les références habituellement citées à leur sujet. Et alors que le concert touche à sa fin, je discute avec un ami au bar du fameux "Tommy Gun Angel", compo que j'aurais tellement voulu entendre et qui semble le ‘pseudo hit’ du groupe… et comme par magie, Bardo Pond entonne les accords du dit morceau! Retour dans la foule pour en profiter au max malgré une légère déception dans l'interprétation ; il faut dire que la version studio possède un tel grain dans la saturation que le reproduire en live est une véritable gageure malgré l'excellent son proposé tout au long du gig.

Quoiqu'il en soit, encore une belle réussite à rajouter au bilan de ces 20 ans du Mag4 qu'on remercie à nouveau bien fort!

(Organisation Magasin 4)

Bardo Pond

Dilate

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Bien difficile de ne pas penser à Mogwai ou à Godspeed You Black Emperor ! à l'écoute du dernier Bardo Pond. Rendons à César ce qui lui appartient : Bardo Pond faisait du "Mogwai You Black Emperor" avant tout le monde. Le monde à l'envers, je vous dis : Bardo Pond ouvre et souffle la vedette à Mogwai lors de leur dernière tournée commune. A quand la reconnaissance (des ventes surtout) ? Vous l'aurez compris, l'orientation musicale est résolument noisy, éthérée ainsi que traînée en long et en large (10 titres, 71’ : les climats, faut bien les installer, hein !). Le genre souffre désormais de ces limites. Les surprises ne sont plus au rendez-vous et dans ce cas, l'album lasse malheureusement assez rapidement. Non pas que qu'il soit dépourvu de qualités, mais force est de constater que l'impression de déjà entendu ne se voit diminuée que par le chant féminin très porche de Kim Gordon des Sonic Youth. Tout ça nous ramenant au bon vieux temps de la scène shoegazer anglaise (Pale Saints, My Bloody Valentine et consorts). Si vous ne vous êtes pas encore procuré "Rock Action" ou "Lift your skinny fists…" des 2 bands cités en première ligne, pourquoi ne pas accorder une sa chance à "Dilate" ? Le débat reste ouvert et la question mérite d'être posée.

 

Bardo Pond

Amanita

Le Bardo Pond est un livre tibétain consacré à la mort, à l'au-delà... Mais c'est également le nom choisi par un groupe philadelphien. Un quintette qui pratique un psychédélisme cosmique, visionnaire, opiacé. A l'aide de moyens minimalistes, il privilégie les pulsations et les rythmes plutôt que de chercher à en extraire l'essence mélodique. Liquéfiant, par exemple, un même riff de guitare au sein de différentes couches de distorsion. Une formation qui, à l'instar de Mercury Rev et de Radial Spangle, cherche à briser les préceptes du rock 'n roll, mais refuse de les suivre dans une aventure trop pop à ses yeux...

 

Bardo Pond

Bufo alvarius, amen 29:15

Vous prenez une dose de Mercury Rev, une autre de Radial Spangle, une troisième de Spiritualized. Vous filtrez le tout dans l'ambient d'Ozric Tentacles et les ‘frippertronics’ du roi pourpre ("No pussyfutootin", "Before and after science"), en prenant bien soin d'ôter toute construction mélodique. Vous laissez le tout évaporer, après hydrolyse, dans un univers virtuel, psychédélique, en perpétuelle expansion... Une distillation qui nécessite un traitement de plus de septante minutes en huit opérations; la dernière exigeant même 29'15 avant de s'éteindre. Amen!