Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Teenage Bed

Teenage Bed nous mène en bateau…

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Teenage Bed est un chaman du Do It Yourself nouvelle génération.

De la réalisation de ces morceaux à celles de ces clips, il démontre un art du bricolage certain qui vient définir les contours d’un projet forcément à part. Le Lorientais a notamment fait ses armes du côté de Philadelphie où il a squatté le canapé de Shelf Life et mangé un burger avec Alex G pour mieux s’imprégner de cette scène lo-fi est-américaine qui le fascine tant (The Microphones, Attic Abasement, Coma cinema, ...)

C’est à la suite de cette aventure qu’il sort l’album collaboratif enregistré sur place, « Shelf Life x Teenage Bed » en 2019. Porté par un recueil de chansons déjà fourni, il s'accompagne sur scène d'un lecteur k7 pour bricoler une musique enveloppante et impactante.

Des prestations à l'énergie presque grunge entre humour et introspection, qui mettent en valeur une voix et une qualité d’écriture bien à lui. « Grand Val », son premier album, est un bijou de songwriting et paraîtra le 7 avril 2023.

« Big Sur / Pop Urbaine » est à voir et écouter ici

Teenage Bed

Teenage Bed

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Teenage Bed nous plonge dans « La violence », tube pop lo-fi intense et généreux ponctué par la guitare électrique de son ami Mikoune (Gwendoline, Tropique Noir). Qu’à cela ne tienne, le Lorientais en profite pour prouver que le français s'accorde parfaitement à sa science du bricolage musical.

 « La Violence » déroute en même temps qu’elle embarque. Comme un train qui nous emmènerait dans une gare inconnue à un rythme effréné et pourtant serein. Ceux qui suivent le musicien expatrié au Mans savent qu’il ne s’agit pas ici de la première incursion du jeune homme dans la langue de Molière.

Cependant il s’agit là de sa plus maitrisée à ce jour, ouvrant de nouvelles portes à sa musique. Le résultat est une chanson aux apparats tubesques qui sonne comme une évidence. Rarement la pop indé à l’anglo-saxonne se sera aussi bien mariée avec le français.

Ce qui n’augure que du bon pour la sortie de « Grand Val », son premier long playing, dont la sortie est prévue pour le 7 avril 2023.

La vidéo de « La violence » est disponible

 

 

The Gotobeds

Debt begins at 30'

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The Gotobeds avait déjà frappé fort en 2016 en publiant « Blood//Sugar//Secs//Traffic », un disque dont les guitares enragées se frayaient leur chemin entre post-punk et sonorités noise. Mais en gravant « Debt Begins at 30’ » la formation est passée à la vitesse supérieure. Lors des sessions d’enregistrement, le groupe a eu la riche idée d’inviter des collègues et amis sur chaque morceau dans un esprit plus proche du hip-hop que de l’indie-rock ! Non seulement, il est ainsi parvenu à sortir de la routine, mais il a réussi son challenge.

Si l’expression sonore doit toujours autant à Sonic Youth qu’au post-punk, les concours de Bob Nastanovich (Pavement, Silver Jews), Jason Baldinger (poète de Pittsburgh), plusieurs membres de Protomartyr (« Slang Words ») et de Tracy Wilson (« Positive No ! »), permettent d’élargir son horizon. La formule atteint un sommet absolu sur « Debt Begin at 30’s », un morceau caractérisé par l’intervention d’un saxo enragé et par la présence de Bob Weston (Shellac, Mission of Burma) et Mike Seamans (Mind Cure Records. Et sa version alternative interprétée dans la langue de Cervantès, en compagnie de Victoria Ruiz (Downtown Boys), est tout autant remarquable.

Du bon son rock venu de Pittsburgh. On le sent venir ce retour du rock. Et c’est une bonne nouvelle !

The Gotobeds

Blood / Sugar / Secs / Traffic

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Le revival post/punk fume encore et toujours… The Gotobeds en est une nouvelle illustration –diablement– vivante, à travers son second elpee au titre pastichant le célèbre « Blood Sugar Sex Magic » du Red Hot Chili Peppers. « Blood Sugar Secs Traffic » revisite l’héritage de Wire (NDR : le patronyme du groupe n’est autre que le nom de famille de Robert ‘Gotobed’ Grey, son batteur, auquel un ‘s’ a été ajouté), The Fall ainsi que Mission of Burma. Tout en manifestant une rage et un humour qui font plaisir fou à entendre !

Ces musiciens issus de Pittsburgh dégainent d’entrée par le brûlant « Real Maths/Too Much », une plage truffée de guitares ‘noise’. Eli Kasan, le chanteur, scande ses textes ironiques et cyniques dans un style très ‘Mark E. Smithien’ (NDR : tout le monde en prend pour son grade… de New York à Los Angeles) tandis que les deux grattes guerroient en formant un fatras parfois chaotique, très susceptible de consommer du math/rock (« Amazing Supermarkets »), du punk particulièrement énergique (« Brass Not Rash », « Why’d You ? »), tout en préservant aussi –et c’est heureux– le sens mélodique (« Red Alphabet »). Go to Bed ? Impossible à l’écoute de ce condensé hyper référencé mais tellement sincère et passionné.

 

Night Beds

Country Sleep

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Night Beds est un projet initié par Winston Yellen, citoyen de Rocky-Mountain à Nashville. L’homme fait honneur à ses origines en distillant sur « Country Sleep », son premier LP, une agréable procession de morceaux louvoyant entre Americana, Country et Folk. On retrouve sur cette galette une large palette d’influences, parfois un peu trop flagrantes, mais toujours usée avec justesse. Impossible, par exemple, de ne pas penser à Ryan Adams à l’écoute de « Ramona » ou « Borrowed Time », Eliott Smith pour « Cherry Blossoms » ou encore à Fleet Foxes sur « Even If We Try » et « 22 ».

Pour « Country Sleep », Yellen s’est évertué à composer dix morceaux d’une beauté fragile, parcourus d’une voix passionnée qui emporte instantanément l’auditeur vers des paysages autrefois arpentés par des Johnny Cash et June Carter. En 34 minutes à peine, Night Beds nous fait le tour du propriétaire mais il n’en faut pas plus de 10 pour succomber totalement et irréversiblement aux charmes de ce « Country Sleep » resplendissant. Hautement et chaudement recommandé.

Premier arrêt en Belgique pour Yellen et ses cinq musiciens ce 4 avril à l’ABClub en compagnie de Matthew E. White.

 

Disturbed

Asylum

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En cette année 2010, Disturbed, l’enfant ‘dérangé’ de la ville de Chicago fête son dixième anniversaire. Une décennie que le groupe balance, avec un certain talent il faut bien l’avouer, son Nu/Neo/New Métal dans nos oreilles irritées. Dix ans que nous, les anciens/croulants/vrais fans de métal, affirmons que le Nu/Neo/New Métal, ce n’est pas du métal. Alors OK ! Après dix ans, il y a prescription. Et puis, après tout, ne vaut-t-il pas mieux être convaincu jouer du métal (même si ce n’est pas tout à fait le cas) que d’affirmer –comme l’ont prétendu les groupes grunge– que le métal était mort ? (NDR : qui est mort, maintenant, hein Kurt?) Alors accordons une chance à « Asylum », le nouvel album de Disturbed, en soupesant objectivement le pour et les contre.

Le ‘contre’ pour commencer, parce malgré la prescription, les croulants ont la rancune tenace.

Après dix ans, le ‘Nu’ Métal de Disturbed n’a plus grand-chose de ‘New’. Le gang de Chicago avait déjà trouvé sa formule rémunératrice sur « The Sickness », son premier opus sorti en 2000, il n’en a pas changé depuis. Une recette, même très savoureuse, peut se révéler indigeste si elle est servie à tous les repas. Ajoutons encore que Disturbed apporte de l’eau au moulin des anciens/croulants/vrais fans de métal en prouvant une fois de plus que ses héros ne sont pas forcément des légendes du métal. Après avoir repris le « Shout » de Tears For Fears sur l'album « The Sickness », c’est à une cover du « I Still Haven't Found What I'm Looking for » de U2 que nous avons droit. Pas très ‘métal’ tout cela.

Le ‘pour’ maintenant :

David Draiman a une très belle voix. Et, contrairement à la plupart des pleurnicheurs égocentriques qui ont toujours pollué la scène nu-métal, le vocaliste ne se contente pas de nous balancer du ‘Je suis malheureux’, ‘Je veux en finir avec ce monde cruel’. Au contraire, ses lyrics sont engagés. Il dénonce par exemple le négationnisme sur « Never Again » ou communique ses inquiétudes écologiques sur « Another Way To Die ». Autre point positif, pour Dan Donegan, le guitariste, la technique ne nuit pas à l’efficacité. Il distille d’ailleurs quelques superbes soli, et notamment sur « Remnants », le titre instrumental qui ouvre la plaque. Le son d’« Asylum », produit par Donegan lui-même, est plutôt percutant. Quant aux compositions, elles sont franchement agréables à écouter et vraiment insidieuses, puisqu’elles s’impriment dans la mémoire dès la première écoute.

En résumé, « Asylum », dans son genre, est plutôt réussi. Il s’adresse aux amateurs de néo métal et aux fans inconditionnels de Disturbed… pour autant que l’idée d’écouter un disque qui soit une copie presque conforme des quatre précédents ne les rebute pas. 

 

Lesbian Bed Death

Designed By The Devil, Powered By The Dead

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Dan Peach mène une double vie. Guitariste du groupe punk/hardcore britannique Razorwire le jour, il se transforme, à la tombée de la nuit en l’abominable Mr Peach, gratteur pervers du plus immoral des combos sleaze/gothiques d’outre-Manche, les biens nommés Lesbian Death Bed.

Initié en 2004 comme un ‘side-project’ rendant hommage aux idoles goth, glam et punk de Mr Peach, Lesbian Death Bed est devenu en 2006, suite au succès inattendu de l’album « I Use My Powers For Evil », la signature la plus lucrative de Psychophonic Records. Heureux label, puisque les nombreuses qualités de « Designed By The Devil, Powered By The Dead », la nouvelle rondelle blasphématoire de LDB devraient, en toute logique, lui assurer un chiffre d’affaire encore plus important.

Chez Lesbian Death Bed, le sleaze rock et le horror punk s’invitent dans le lit du rock gothique. Autrement dit, Mr Peach et son gang de vampires libidineux pompent avidement le sang (et les notes) des Misfits, des Sisters Of Mercy, d’Alice Cooper, de Type-O-Negative, de Mötley Crüe, de 69 Eyes, de Zodiac Mindwarp et des Cramps, pour se créer un son et un style unique où l’humour démoniaque est associé a des dépravations délicieusement immorales. Autrement dit encore, si vous n’avez toujours pas compris (NDR : mais là, vous m’obligez à devenir vulgaire), ces rosbifs viennent de sortir un putain de bon disque de punk/glam/rock’n’roll gothique qui parle de monstres et de cul.

Bien que Mr Peach soit le cerveau de l’affaire, il ne fait aucun doute que Lesbian Death Bed doive une grande partie de son succès à la prestation sulfureuse de mademoiselle Lucy4. Cette dernière, manifestement très adroite quand il faut faire vibrer un micro, doit probablement tétaniser les foules lorsqu’elle est sur scène.

Bien plus carrée que celle de son prédécesseur, la production de « Designed By The Devil, Powered By The Dead », signée par Shaun Lowe (Broken Bones, Damned), atteint des sommets proches de la perfection sur l’hommage gothique au plus grand vampire du cinéma : « Béla Lugosi’s Back », le sadique et métallique « No Tears Please », l’irrévérencieuse power ballade « Catholic Sex Kitten » ainsi que le tonitruant titre glam rock, « Retrosexual ».

La fête d’Halloween approche, vous avez la bande-son, il ne vous manque plus que le costume !

 

Bed

New Lines

Les deux premiers albums de Benoît Burello (« The Newton Plum » et « Spacebox ») étaient d’une beauté inépuisable. Il y tendait un miroir dans lequel on plongeait corps perdu, sûr que l’âme y flottait, de là la vérité. De la musique à écouter en silence, dans un état de grâce que seuls Mark Hollis, Robert Wyatt ou Bill Fay arrivaient jusqu’alors à nous faire ressentir… Et puis là, Burello décide d’affoler les V.U. et de lorgner du côté du krautrock et de la post-pop, avec ce « New Lines » au groove rondelet, aux basses louvoyantes. « Newsprint », le titre d’ouverture, sonne ainsi comme du Sea & Cake joué par Orange Juice : finies les ambiances sages et recueillies, place aux rythmes en oblique et aux boucles tordues. A l’instar d’esthètes multi-terrains à la Kadane (Bedhead, The New Year) et à la Grubbs (Squirrel Bait, Gastr Del Sol), Burello prouve par ce disque qu’il aime aussi l’apparente vacuité du dancefloor… Toujours sophistiquée mais sans cesse élégante, sa musique pour une fois donne envie de danser, de la tête jusqu’aux pieds. « Bed », comme ‘lit’, mais alors le matelas gorgé d’eau : ça tangue quand on s’installe, puis la fusion s’opère. Telle une décharge de (punk) funk blanc joué par Pinback, « Into The Void » remporte haut la main le titre de ‘chanson groovy’ de l’année, mais sans en avoir l’air. C’est là tout le mystère, et l’impeccable réussite, de ce troisième album de Bed : provoquer la surprise, et en même temps donner du réconfort. Ce n’est pas chose commune.

 

Disturbed

Ten Thousand Fists

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Les enfants ont toujours cherché à contrer l’univers flegmatique des parents. Des générations d’adolescents remontées à bloc pour transcender les mœurs, transgresser les habitudes chroniques des anciens : l’état des lieux n’est pas neuf. Depuis, les déhanchements sensuels d’Elvis, la planète jeune tourne autour de ce concept régulateur. Suite à ces exploits impudiques, la musique a toujours joué un rôle de premier plan pour la jeunesse et son invariable envie de changement. Aux quatre coins du globe, les expériences ont afflué au cours des décennies. Combien de Beatles, de Doors, de Clash, de Noir Désir, de Rage Against The Machine, de Snoop ? Combien d’exemples réformateurs de carcans quotidiens périmés ? Les teenagers s’en remettent alors aux bonnes paroles des musiciens et en dégustent les mots comme Bush se touche en tripotant les pages du nouveau testament. Mais certains groupes malhonnêtes s’amusent des desseins et des rêves des enfants du rock en leur refilant des tubes de pacotilles, de la révolte en boîte. Des idées savamment chantées avec l’aval de producteurs aux cigares, d’entreprises voués au culte de la marge bénéficiaire. Bienvenue dans la danse. Bienvenue dans « Ten Thousand Fists ». Bienvenue dans les plans stratégiques et financiers de Disturbed. Un monde où la contestation est programmée. Un monde où les gosses se promènent en troupeau comme autant de moutons de Panurge. Le changement n’est pas planifié. Il ne le sera jamais. N’en déplaise aux perturbateurs.

Bed

Spacebox

Il y a deux ans, " The Newton Plum " avait bluffé son monde : cette musique post-pop sophistiquée, empruntant ses mystères autant au free jazz qu'à Robert Wyatt et Mark Hollis, nous laissa coi et rêveur. Si la beauté musicale devait avoir un nom, celui de Bed (alias Benoît Burello) lui siérait le mieux. Perdue dans la laideur FM ambiante, la musique de Bed ne franchit jamais le Rubicon qui la séparait du monde extérieur et de ses projecteurs, préférant rester cachée et insaisissable, à l'abri de toutes tentatives de vulgarisation, et de toute concession. Avec " Spacebox ", la jolie boîte à musique de Bed se pare de couleurs plus chatoyantes, non pas pour appâter le chaland, mais parce que Burello n'aime pas le surplace. Le piano, omniprésent sur " The Newton Plum ", se fait ainsi plus discret, laissant plus de place aux guitares et à la contrebasse. Entouré de trois musiciens au toucher singulier (les excellents Vincent Ferrand, Olivier Mellano et Jean-Michel Pires), Burello peut ainsi déployer son talent d'arrangeur et laisser mûrir son amour pour la pop céleste (The Sea & Cake, Perry Blake) et le post-rock (Bottom) aéré de silences (Sylvain Chauveau, Tortoise). Sa voix, elle aussi, se fait moins timide, jusqu'à taquiner gentiment ses modèles, Wyatt, Lindsay et Kozelek. Voilà du travail d'orfèvre, qui s'écoute religieusement : des morceaux comme " Wondertalk " et " The Wood Bunch " ne sont pas seulement magnifiques, ils dégagent un sentiment de sérénité qu'on a rarement la chance d'entendre en ce bas monde. Ce " Spacebox " est une splendeur, et c'est peu de le dire.

The Bedlam Rovers

Land of no surprises

Depuis sa création en 1989, cet ensemble californien (San Francisco), ne parvient toujours pas à trouver un line-up stable. Du combo initial, il ne reste d'ailleurs plus le moindre membre. Et pour ajouter un peu de confusion au contexte, déjà pas facile à démêler, deux nouveaux remplacements viennent d'être enregistrés, quelques semaines avant la confection de ce "Land of no surprises". Aux drums et au violon. Succession assurée respectivement par l'ex-Subtle Plague, Theo Denaxis et Morgan Fichter, autrefois impliqué sur les elpees de Camper Van Beethoven et de Jane's Addiction. Malgré ces multiples changements, il faut reconnaître que la musique continue à servir la cause du folk. Pas seulement hérité du Fairport Convention, mais également à coloration pop, rock, et puis surtout punk. A l'instar des Pogues ou des Levellers. A la limite country & western lorsqu'il retrouve ses propres racines. Enfin slave lorsque ce même violon se charge de sensibilité tzigane...