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Teethe : de la douleur au soulagement…

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Belly

Sweet ride / The best of

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Lorsque Tanya Donnelly quitte les Throwing Muses en 1991, c'est pour fonder Belly. Une formation dont l'existence éphémère (NDR : de 1992 à 1996) sera quand même émaillée par la confection de plusieurs singles, de l'un ou l'autre Ep et de deux albums (" Star " et " King "). Depuis, la demi-sœur de Kristin Hersh a embrassé une carrière solo… Belly séduisait surtout à cause de son style, une popcore rafraîchissante, éthérée, chatoyante, née d'un mélange subtil entre sensibilité acoustique et intensité électrique, dominé par le timbre vocal cristallin, capricieux, mais tellement rafraîchissant de Tanya. Ce recueil n'est pas tout à fait un " best of ", mais un disque qui réunit 9 faces B de singles, un inédit (" Lilith "), une version live de " Dusted ", une autre en français de " Judas mon cœur ", trois remixes ( " Feed the tree ", " Seal my fate " et " Gepetto "), ainsi que l'adaptation d'" Are you experienced ? " de Jimi Hendrixx, qui figurait sur le " Tribute " consacré au guitariste mythique. Seuls quatre fragments figurent ici sous leur forme originale : " Full moon, empty heart ", " Slow dog ", " Now they'll sleep " et " Super-connected ".

Echobelly

Lustra

Difficile d’évoluer lorsqu’on est égal à soi même. C’est un peu le dilemme auquel est confronté Echobelly. Parce que toutes les compositions de " Lustra " auraient pu aussi bien figurer sur les deux premiers albums, " Everyone’s got me " et " On ". Et la présence de Gil Norton à la production (Pixies, Echo & The Bunnymen, Foo Fighters) n’a strictement rien changé. N’empêche, cet opus demeure agréable à écouter. Onze fragments de britpop hymnique, vivifiante, purifiés par des cordes guitares crépitantes, cinglantes, imprimés sur un tempo capricieux et contaminés par le timbre vocal acéré, emphatique de Sonya Aurora Madan, responsable de textes qui traitent de schizophrénie, d’obsession et de meurtre…

 

Velvet Belly

The landing

Tout comme Bel Canto, Velvet Belly nous vient de Norvège et pratique une musique atmosphérique, esthétique, inspirée par les paysages scandinaves. Ses fjords, la mer, les lacs, les rivières. La nature quoi. Une musique épurée par un timbre vocal clair, limpide, féminin. Celui d'Anneli Drecker chez Bel Canto et d'Anne-Marie Almedal pour Velvet Belly. Les deux formations courtisent, en outre, toutes les propriétés issues de la technologie moderne. Simplement, si B.C. y consacre toute sa flamme, V.B. y laisse une place pour l'instrumentation basique. Piano, drums, guitare acoustique et électrique, basse entre autres. Et puis permet à certains musiciens de studio de se mettre en évidence. Comme le trompettiste Svein Holtan, Geir Sundstol à la guitare ‘steel’ et puis surtout la violoniste Hege Rimestad. Sur le morceau maître. Un titre de près de neuf minutes où elle exprime pleinement toute la mesure de son talent, dès que les dernières notes de sampling du "Lark's tongues in aspic" de King Crimson se sont évanouies...

 

Echobelly

On

Décidément, la scène pop britannique est en pleine ébullition. Car si le nouvel album de Blur nous a séduits, le deuxième d'Echobelly nous a totalement conquis. Une véritable pluie de singles potentiels s'est d'ailleurs abattue sur "On"... Si Echobelly est aux Smiths ce qu'Elastica est aux Stranglers, il est cependant difficile d'imaginer que Sonia Aurora soit la réplique féminine de Morrissey. A cause de ses inflexions vocales? Peut-être! Et encore... Ses lyrics? Pas du tout, puisqu'ils abordent des sujets aussi contemporains et féministes que l'avortement, la discrimination sexuelle et raciale lorsqu'ils ne se consacrent pas au voyeurisme de la société ou aux abus de consommation de drogues. Musicalement, si le trémolo de guitare rappelle vaguement Johnny Marr, l'expression sonore est beaucoup plus vivace, plus pétillante, plus féroce. Les rythmes découpés au rasoir. Les mélodies contagieuses, venimeuses. L'électricité intense, grinçante, effilée. Et puis la voix inoxydable, sensuelle de Sonia exhale une sensibilité pop instantanée, unique, explorant les émotions les plus extrêmes...

 

Belly

King / Now they will sleep

Responsable d'un chouette premier opus en 93, la bande à Tanya Donnelly ne pouvait obtenir qu'une confirmation de ses excellentes dispositions sur "King". Pourtant, en écoutant le single, "Now they'll sleep", nous nous sommes quelque peu inquiétés. Pas tellement à cause du titre maître, mais des trois morceaux complémentaires. Enfin, comme il ne s'agissait que d'un EP, nous supposions que l'album allait remettre les pendules à l'heure. Il a malheureusement fallu se rendre à l'évidence. "King" souffre du même mal. Problème de production? Difficile à croire, lorsqu'on sait qu'elle a été assurée par Glynn Johns, dont la réputation passe par la mise en forme d'œuvres des Beatles, des Stones, du Who et même de Clash. Problème d'ingénieur du son alors? Pas sûr, mais probablement. Jack Puig a surtout eu l'habitude de travailler pour des groupes plus revivalistes, comme les Black Crowes. Et à notre humble avis il s'est évertué à rendre le son plus filandreux, plus étouffé, opération davantage adaptée aux groupes des seventies qu'aux groupes de popcore. Résultat des courses, hormis "Red", "Seal my fate", "Now they'll sleep" et le titre maître, la musique de Belly a perdu une grosse partie de sa spontanéité. Une preuve irréfutable? L'extra CD de trois démos qui accompagne l'opus. En édition limitée, il faut le souligner. Pas de production. Mais un feeling incroyable qui donne aux compositions une toute autre dimension. Acérées, pétillantes. Comme on les aime. Dommage, car avec une finition plus judicieuse, "King" aurait pu figurer parmi les albums de l'année. Ce qui n'empêchera, bien sûr, pas celui-ci de bien se vendre, puisqu'il a déjà atteint le top 5 en Belgique...

 

Underbelly

Mumblypeg

Underbelly n'est en fait qu'un groupe circonstanciel, né de la rencontre de deux vieux potes qui partagent la même passion pour la guitare. Rich Hopkins, membre des Sand Rubies, et Dave Seeger, ex-Naked Prey, ex-Giant Sandwarm et aujourd'hui matière grise des Woodcocks. Tout comme Giant Sand, ce duo nous vient de Tucson dans l'Arizona, et figure sur le même label, "Brake Out". Une indication qui devrait vous permettre d'imaginer l'intensité électrique qui se dégage des compositions de "Mumblypeg". Dix fragments tumultueux, chargés de feedback, dont une cover épatante de Buffy Sainte Marie (« Co'dine »), qui renouent avec le Paisley Underground fiévreux, excitant, savoureux, vulnérable, du début des eighties. Green On Red rencontre Concrete Blonde...

 

Echobelly

Everyone´s got one

Morrissey a avoué récemment être tombé sous le charme de ce groupe ; et le Melody Maker ne rate pas une occasion pour lui consacrer un papier. Passé quintet depuis que l'ex-guitariste de Curve, Debbie Smith, est venu complété le line-up initial, Echobelly n'en est pourtant pas à son premier album. Disque aux lyrics particulièrement engagés, nés de la plume de Sonya Aurora-Madan, " Everyone's got one " traite de sujets aussi épineux que la traite des femmes asiatiques et arabes, l'avortement, la discrimination sexuelle ou raciale, l'abus de consommation de drogue. Sonya est de souche asiatique. Ce qui explique sans doute pourquoi elle accorde une telle importance au contenu de ses messages. Ce qui ne veut pas dire que l'expression musicale soit négligée pour autant. Au contraire. Sonya possède une voix claire, malicieuse, glamour, dont le timbre rappelle parfois Martha des Muffins, une voix qui hydrate des mélodies excitantes, contagieuses, dont les vagues vibrantes, mordantes, abrasives ou tourmentées de cordes de guitare évoquent tantôt Oasis, tantôt les Buzzcoks, voire les Photos...