Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Berry

Exit l'auréole, place au désir : le retour au vitriol de Berry

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Berry annonce son troisième album, L’amour mon cul, du nom de son anti-love song devenue titre d’album.

Alors quand Berry chante « L’amour, quoi qu’on y fasse, dès qu’on n’est plus nus, ben c’est dégueulasse », elle fait sortir la femme de son vieux rôle de gardienne des sentiments : celle à qui reviendrait encore de transformer le désir en histoire d’amour.

Avec une ironie mordante, elle retourne la logique : et si ce n’était pas le corps qui abîmait l’amour, mais tout ce qu’on vient lui mettre dessus ? La musique suit. Une ligne de basse londonienne, un Fender Rhodes teinté de Jamaïque, des gimmicks flûtés : souple, suave, légèrement trouble. Berry ne renonce pas à l’amour : elle lui retire simplement son auréole.

Après Tropical Song, Refais-moi et le single L’amour mon cul, Berry dévoilera en février de nouveaux titres produits par Anouche Records et Caramba Records.

L’album de 12 titres s’accompagnera d’une tournée en 2027.

L'amour mon cul est à découvrir ici.

Welcome Strawberry

Stragel (single)

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Etabli à Oakland en Californie, Welcome Strawberry a décidé de faire du rock une terre d’expérimentation, et d’en explorer son versant le plus noisy. Il en résulte une musique plus proche de l’avant-pop que d’un shoegazing rigoureux.

Mais si « Stragel », son single, fusionne tout ce qui touche à la contre-culture des 60’s au 70’s, et en particulier l’univers du psychédélisme, il se frotte également à la dream pop, au trip-hop et à l’électronique pour créer une compo percutante.

Superbe, la mélodie de ce morceau est plongée dans un bain étrange d’arrangements, de distorsions et de réverbérations. La vignette pop onirique se transforme alors en paysage ambivalent, davantage ombragé et accidenté.

Le clip de « Stragel » est à voir et écouter là

Podcast # 58 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

BlackBerry Smoke

Ce sont bien les fils spirituels de Lynyrd Skynyrd…

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Dans le cadre de sa tournée internationale, BlackBerry Smoke était de retour ce lundi septembre à l’Ancienne Belgique. Il est venu défendre son 8ème elpee, « Be Right Here », paru en février dernier. Un disque qui sent bon le rock old school, la country et le blues. 

Originaire d’Atlanta, en Georgie, Blackberry Smoke est parfois considéré trop country pour le rock et trop rock pour la country.

Le combo s’est formé en 2 000. Mais au fil du temps, le line up a changé. Le drummer, Brit Turner, le frère de bassiste Richard, est décédé en mars dernier, après une bataille de deux ans contre un cancer du cerveau. En outre, en avril, le percussionniste Preston Holcomb a annoncé qu'il arrêtait les tournées.  

Et bien sûr, le concert est sold out.

Le supporting act est assuré par Bones Owens. Issu de Nashville, le power trio (batterie, basse, guitare) a pu jouer les prolongations et a ainsi accordé un set de 45 minutes. Il est bien plus heavy que sur ses enregistrements audios, au cours desquels il se révèle particulièrement soigné.

Au cours de sa prestation, il va nous réserver de larges extraits de son dernier et second long playing intitulé « Love Out Of Lemons ». Un show énergique, métallique et groovy qui a enchanté l’auditoire alors déjà présent (page artiste ici).

Les musicos de BlackBerry Smoke grimpent sur les planches dans le calme, alors que l’intensité du light show s’atténue. L’approche visuelle est d’ailleurs minimaliste.

Puis le sextuor attaque l’explosif « Workin' for a Workin' Man ».

Starr veille à ce que les instrumentistes ne disparaissent pas dans l'ombre. Il permet à chacun d’entre eux de s'exprimer en les sollicitant à différents moments. A l’instar du guitariste et choriste Paul Jackson. Non seulement sa prestation est très électrique, mais c’est un fameux showman. Il joue sur l'énergie du public, pointe du doigt les spectateurs qui dansent et lance des médiators dans la foule qui l’acclame.

La voix de Stare passe des graves aux aigus, avec une facilité déconcertante.

De nombreux solos sont dédiés à Jackson et au bassiste Richard Turner, ce qui confère au concert une atmosphère improvisée tout en restant fidèle aux enregistrements du band.

Si la musique de Blackberry Smoke navigue quelque part entre la country et le rock, l'accent mis sur la guitare démontre qu’elle est davantage rock sudiste que country avec une influence rock. Finalement, ce sont bien les fils spirituels de Lynyrd Skynyrd…

L'utilisation d'éléments visuels par le groupe reflète l'attention qu'il porte à la musique. Au lieu de projections numériques, le groupe se sert d’une seule image fixe (le logo représentant un papillon) et le light show est destiné à varier les ambiances. Sur le paisible « Azalea », par exemple, l'arrière-plan s’assombrit pour attirer l'attention sur le projecteur braqué sur Starr alors qu'il chante cette mélodie mélancolique. Mais pendant les morceaux plus axés sur la guitare, de petits faisceaux de lumière variables transforment le fond coloré de papillons en une mosaïque psychédélique. Les paroles floues se marient bien aux effets visuels trippants, même s'ils ne sont produits que par la simple utilisation de l'éclairage de scène.

La seconde partie du concert va se concentrer sur la discographie la plus entraînante du groupe, épinglant notamment le titre emblématique « You Hear Georgia » ainsi que le tube « Sleeping Dogs », et rallume ainsi la flamme au sein de la foule.

Lors du rappel, Charlie Starr dédie le tube « Ain't Much Left of Me » à tous ceux qui doivent écrire des chèques de pension alimentaire sur le tableau de bord de leur Ford ; un clin d'œil ironique aux stéréotypes country auxquels la formation se livre parfois. Starr met tout son cœur dans cette chanson que l'on pourrait qualifier de magnum opus du band, déversant de l'émotion derrière des paroles apparemment désespérées. Mais les sourires contagieux de Blackberry Smoke communiquent un sens plus large et moins angoissant de la compo : ‘Eh bien, je tiens toujours bon, et il ne me reste plus grand-chose...’   

Setlist : « Workin' for a Workin' Man », « Good One Comin' On », « Hammer and the Nail », « Pretty Little Lie », « Like It Was Yesterday », « Hey Delilah », « Waiting for the Thunder », « Restless », « Rock and Roll Again », « You Hear Georgia », « Sleeping Dogs », « Azalea », « Medicate My Mind », « The Whippoorwill », « Sanctified Woman », « Ain't Got the Blues », « Run Away From It All », « One Horse Town », « Little Bit Crazy ».

Rappel : « Dig a Hole », « Ain't Much Left of Meer »

(Organisation : Live Nation)

 

Lauren Stuart meets The Monkberry Moon Orchestra

Lauren Stuart meets The Monkberry Moon Orchestra

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Ce projet est né de l’amitié qui lie Lauren Stuart, alias François Serin, et le groupe The Monkberry Orchestra. Le premier est Lyonnais, le second helvète. Et pour enregistrer cet opus, les musicos ont reçu le concours de quelques invités dont le claviériste Julien Garric (The Green Flamingos, The Rebels of Tijuana) ainsi que le percussionniste Robin Josserand (Strange Milk). Soit un line up de huit musicos. Lauren, c’est la voix masculine. Et Audrey Kacimi (TMMO), la féminine. Et lorsqu’ils chantent en duo, elles se conjuguent à merveille (« We are the freaky nasty people »). Les compos de cet opus sont fondamentalement pop. La plupart des musiciens doivent d’ailleurs posséder toute la discographie des Beatles. Et pas seulement à cause du recours au sitar. Pop ou plus exactement britpop. Lorsqu’un banjo vient colorer une chanson, on ne peut d’ailleurs pas s’empêcher de penser à Travis. Et quand un zeste de swing entre dans la danse, c’est plutôt du côté d’Everything But The Girl que la balance se met à pencher. Le tout est même parfois parsemé d’accents bucoliques, réminiscents de Belle & Sebastian. Tout est bien britannique ; encore que le sens mélodique, particulièrement accrocheur, est très susceptible de traverser l’Atlantique, pour retrouver celui de feu Elliott Smith, mais alors sous un angle fondamentalement optimiste. Pour un coup d’essai cette rencontre est plutôt à marquer d'une pierre blanche…

 

Chuck Berry

Le canard s’est envolé : Chuck Berry est décédé ce 18 mars à l’âge de 90 ans !

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Pionnier du rock’n’roll, Chuck Berry est décédé ce 18 mars 2017. Il avait fêté ses 90 ans en octobre dernier. De son véritable nom Charles Edward Anderson Berry, il est l’auteur de compos incontournables comme "Maybellene" (1955), "Roll Over Beethoven" (1956), "Rock and Roll Music" (1957), "Johnny B. Goode" (1958), "No particular place to go" (1964) et même d’un tube pop intitulé My Ding-A-Ling (1972). Son pseudo ‘Chuck’, il le devait à une marche de canard (‘duckwalk’), qu’il exécutait sur les planches, en jouant de la guitare. D’ailleurs, en ‘live’, il n’en était pas à une acrobatie, près. Personnage imprévisible et pas très commode, il a séjourné, à plusieurs reprises, derrière les barreaux ; et ce le plus souvent pour des faits de mœurs. Des tas d’artistes ou de groupes considèrent ou considéraient Berry comme leur père spirituel. Et la plupart d’entre eux ont ainsi repris ses standards ; depuis les Beatles aux Stones, en passant par Jimi Hendrix, Johnny Winter, Grateful Dead, Elvis Presley, Johnny Rivers, Buddy Holy, Electric Light Orchestra, The Band, Ten Years After et la liste est loin d’être exhaustive… RIP.

 

The Monkberry Moon Orchestra

The invitation (Ep)

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Pas facile de chroniquer un Ep ne recelant que trois plages. En 10 minutes, comment se faire une opinion qui tienne la route ? Et surtout qui reflète l’esprit d’un groupe ?

The Monkberry Moon Orchestra s’est formé en 2010, à Genève, autour d’Audrey, la chanteuse. Au sein de son backing group figurent certains musiciens de The Rebels of Tijuana. « The Invitation » constitue leur troisième Ep. Un album devrait sortir prochainement. Ce qui devrait permettre de se faire une idée plus exacte du potentiel de ces Helvètes. Qui décrivent leur musique comme directement influencée par le rock psychédélique des 60’s et 70’s. On ne peut pas dire que ce soit flagrant. De ce que révèle le disque, The Monkberry Moon Orchestra pratique un pop-rock sympathique et enjoué, épicé par quelques riffs de guitare bien sentis. Sans quoi, les trois plages ne sortent pas de l’ordinaire…

 

Strawberry Blondes

Nothin’Left To Lose (Ep)

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4 titres, il n’en faut pas plus aux Anglais de Strawberry Blondes pour nous replonger dans les suburbs de Londres, au début des années 80. Dupliquant le punk rock’n’roll du Clash des débuts, voire de Rancid, en y ajoutant une petite touche de Social Distortion, les plages de cet Ep constituent un concentré d’hymnes qu’on ne peut s’empêcher de scander, la Cara Pils à la main.

C’est certes très daté, pas original pour un sou, voire même un peu lassant vers le milieu du 3ème morceau, mais ce plongeon dans le passé donne la banane. WOOO-HOO-HOOO-HOOOO !  HEY ! HEY ! HEY !

 

Strawberry Blondes

Fight Back

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S’il existait une rubrique ‘Disque du Mois’ dans votre webzine, « Fight Back » y figurerait certainement.

Strawberry Blondes est un groupe punk comme je les aime. Tout d’abord, parce que la formation est de nationalité anglaise. Un genre musical où l’accent cockney a quelque chose d’authentique. Ensuite, car il rend hommage au côté le plus roots du punk, tout en affichant un son résolument moderne n’ayant rien à envier aux productions actuelles. Enfin, vu que les Blondes Vénitiennes (NRR : c’est la traduction exacte de ‘Strawberry Blondes’) ont conservé ce côté révolutionnaire et vindicatif ; un aspect perdu par les groupes américains de la même génération lorsqu’ils ont vendu leur âme à MTV. On parle ici de problèmes sociaux, de racisme, de respect, de révolution et du malaise de vivre en Grande Bretagne plutôt que d’adolescence, de filles, de skateboard ou d’excréments. Comme les plus grands l’on fait avant eux, les Strawberry Blondes décrivent les malaises inhérents à leur époque et expriment leur colère et frustration en essayant de délivrer un message positif. Les titres « Revolution Radio », « Fight Back » ou encore « Out of Luck » sont de véritables hymnes au rejet de la médiocrité. Comme les Clash, dont ils s’inspirent parfois, le combo britannique n’hésite pas à s’aventurer sur d’autres terrains musicaux en invitant la légende du ska New-Yorkaise King Django à l’accompagner sur « Manners And Respect » ou en reprenant à sa manière « A message to you Rudy » des Specials.

L’artwork du Cd semble simpliste à premier abord ; pourtant, il décrit parfaitement la philosophie du combo. Une simple liste de mots, barrée par des fils barbelés. En bas de la pochette, la mention ‘Fight Back’ qui en anglais signifie ‘se défendre’. Voici donc, pris au hasard sur la pochette, quelques mots (NDLR : maux ?) dont il faut se défendre : hypocrisie, racisme, discrimination, manipulation religieuse, persécution, censure, intolérance, xénophobie, globalisation, colonialisme, famine, ignorance, fascisme, américanisation etc. Et la liste est loin d’être exhaustive. Un groupe selon mon cœur.

 

Dave Berry

Memphis in the meantime

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Qui se souvient de David Grundy ? Alias Dave Berry (à cause de son admiration pour Chuck Berry), il est aujourd'hui âgé de 66 ans. Il a pourtant connu son heure de gloire dans les années 60, comme chanteur pop, même s’il puisait son inspiration dans le R&B et le rock'n'roll? Issu de Sheffield, ce personnage a décroché quelques hits au cours des sixties. Des 45 tours, bien évidemment. Dont sa reprise de "Memphis Tennessee", "The crying game", "This strange effect" (n°1 en Belgique et aux Pays-Bas) ainsi que "Mama". Son groupe répondait au patronyme des Cruisers. Le jeune label anglais Blue Matters a permis une rencontre entre le vétéran et un blues band dynamique : les Junkyard Angels. Une formation drivée par le guitariste Julian Piper. A ce jour, les Angels comptaient deux albums à leur actif : "Dirty work at the Crossroads", paru en 1988 et "Lonesome La La", commis en 1994. Ils accompagnent régulièrement des bluesmen américains, lorsqu’ils se produisent sur le Vieux Continent. Il leur est même arrivé d’enregistrer en leur compagnie. Et notamment pour quelques légendes louisianaises ; et en particulier Silas Hogan, Tabby Thomas, Lazy Lester, ainsi que les bluesmen de Chicago, Carey et Lurrie Bell. Julian Piper est également responsable d’un opus solo : "Primal blues".

L'album s’ouvre par la meilleure plage de l’elpee : une extraordinaire version de "Mercury blues", un titre popularisé jadis -outre-Manche- par Dr Feelgood et Rory Gallagher. Le chant de Berry passe bien la rampe, mais c'est la slide qui titre son épingle du jeu. Piper ne tient pas en place. Sa guitare subit les derniers outrages. Rien que cette plage mérite l’acquisition de cet elpee. De la dynamite ! Le timbre de Dave Berry n'a rien d'exceptionnel. Il se complait dans une certaine uniformité. Nonchalant, paresseux, il s’avère cependant très chaleureux. Bref, il est parfaitement ‘laidback’. Il n’est guère surprenant de retrouver sur ce disque des extraits du répertoire de JJ Cale et de Tony Joe White. "Taking the midnight train", par exemple. Les reprises de JJ sont vraiment réussies. Tout au long de "Same old blues", la slide de Julian est très présente. Par son jeu de cordes et de percussions, "Cajun moon" baigne au sein d’une atmosphère de rêve. Dave apprécie toujours le rockabilly. Il le démontre sur le "Mean ol' Frisco" d'Arthur "Big Boy" Crudup, une plage imprimée sur un tempo rapide et caractérisée par une bonne partie d'harmo accordée par le Texan Jeff Fuller, le tire maître (un morceau signé John Hiatt) et le "Boppin' the blues" de Carl Perkins. Dans le style de la Nouvelle Orléans, il adapte le "Are you going my way" de Bartholomew et Domino. Pour la circonstance, il reçoit le concours du piano syncopé de Craig Milverton. Autre plage issue de la plume de John Hiatt, "Georgia Ray", se révèle un roots rock d'excellente facture. Quoique sans grande prétention, cet opus s’avère fort agréable à écouter. Il s’achève, en outre, par "My baby left me", une autre reprise de Crudup, imprimée sur le rythme du chemin de fer…

                                                                                             

 

Heidi Berry

Miracle

Pour enregistrer son quatrième opus, cette Bostonienne, qui vit en Grande Bretagne depuis 1973, a bénéficié du concours de Hugh Jones à la production. Mais également de la participation de musiciens insulaires particulièrement huppés. En outre, Laurence O'Keefe, bassiste/percussionniste chez Levitation, Jon Brookes, drummer des Charlatans, le frère d'Heidi, Christopher, préposé pour la circonstance à la guitare, et surtout la violoniste des Raincoats, Jon Brookes. Qui apporte une sensibilité celtique, passionnelle aux compositions de cet album. Des compositions dont la fragilité empreinte de mélancolie, de poésie et d'élégance lyrique servent à merveille la pureté somptueuse du timbre vocal d'Heidi... A recommander aux inconditionnels de folk rock new age!

 

The Greenberry Woods

Rapple Dapple

Malgré son patronyme champêtre, Greenberry Woods ne relève ni du folk, ni de la country, mais de la pop le plus pure, la plus savoureuse, la plus fruitée. Celle des Beatles et des Byrds pour ne rien vous cacher. A cause des harmonies vocales limpides, délicates, raffinées. Et puis du sens mélodique contagieux. Mais également de Big Star. Parce que les compositions sont sculptées dans l'électricité chatoyante, incisive, aigrelette. Un éventail de références qui fait inévitablement penser à Teenage FanClub. Et vous n'avez pas tout à fait tort. Simplement le parfum se mêle parfois d'effluves propres aux Proclaimers voire à Frank & Walters. Il ne vous reste plus qu'à éplucher ce "Rapple Dapple" pour en savourer les quatorze morceaux...