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Bertrand Betsch

Un kit de survie pour Bertrand Betsch…

Écrit par

Au crépuscule du grand et joyeux ballet de ses 19 précédents ouvrages, l’exubérant Bertrand Betsch s’inscrit, une nouvelle fois, dans ce qu’il fait de mieux : la belle chanson française en première lecture, l’ironie ensuite, la justesse enfin.

Comme toujours, Betsch nous promène de mélodies enrobées à d’arrangements chaleureux. Pour autant, la pilule n’est pas moins difficile à faire passer. Car Betsch ne cesse de nous parler de cette vie qui se résume parfois à une danse sous avalanche à travers laquelle il s’agit de sauver sa peau, parfois même… la risquer.

Tout au long de cet (ultime ?) opus, BB prend un malin plaisir à conjuguer espoir et désespoir, à en mélanger les fils dans un subtil canevas aux sonorités classiques (belle présence de Salomé Perli aux violons), parfois rehaussé de discrètes touches d’électronique.

Bref, Betsch ne cherche pas à se réinventer, il nous offre plutôt un inventaire ambigu et poétique de tout ce qui le taraude. Libre à chacun d’y trouver son compte ou son mécompte.

L’album « Kit de survie en milieu hostile » paraîtra ce 29 mars 2024.

En attendant, il nous propose son premier single, « Les grands voyages », sous forme de clip, et il est disponible

On ne peut s’empêcher de vouloir franchir des frontières, de vouloir faire reculer les paysages. Mais ce premier single parle avant tout de voyages imaginaires, parfois sous le régime de la claustration. ‘De grands voyages, dont je serais l’otage’ ironise Bertrand Betsch.

Ces pérégrinations passent sous l'objectif de Guillaume Carayol, fidèle compagnon de route de Betsch (et déjà derrière la caméra pour « Le Bonheur », « Le Vide en soi », « J'aimerais que tu me dises » ...) pour un clip au pessimisme enjoué.

Bertrand Betsch

La Traversée

Écrit par

Malgré ses 50 balais et déjà 12 elpees à son compteur, Bertrand Betsch ne jouit toujours que d’une notoriété confidentielle… Pourtant le natif de Draveil garde le cap et régale son cercle de fans fidèles depuis la sortie de son premier album, « La Soupe à la Grimace », paru en 1997. A travers des textes impudiques à l’humour relativement noir, il colore la chanson française à forte influence ‘souchonienne’ (version torturée) de sonorités 80’s, au sein d’une ambiance mélancolique. En outre, son élégance poétique, sa sincérité et même sa voix évoquent Alex Beaupain. A l’instar du savamment orchestré « Le Bus 51 ». Et il apporte une touche douce-amère au malicieusement intitulé « Le Bonheur », titre qui clôt cet opus…

Bertrand Betsch

Pas de bras, pas de chocolat

Les deux premiers albums de Bertrand Betsch ne brillaient pas par leur optimisme : on y entendait un type marmonner des textes acides, l’air seul dans sa merde, incapable de se tourner vers les autres, trop peureux sans doute. Heureusement, aujourd’hui c’est fini : Bertrand Betsch n’est plus cet homme fielleux et revanchard… Quoique. Il est toujours question ici de souffrances quotidiennes, de rancœurs inavouables, de petits tracas qui donnent ce sel à la vie… Mais cette fois la douleur et l’effroi se voient enrobés d’arrangements bon enfant ou plus subtils, du reggae-tango de « Temps Beau » au jazz vaporeux des « Petits Mammifères ». « La tempête est passée, le vent est retombé » (« L’Ancienne Peau ») : Bertrand Betsch se débarrasse enfin de sa peau de petit songwriter malade et minimaliste pour devenir un grand chanteur-compositeur (« Des Gens Attendent », « Tournicotons », « Les Passe-Temps », entre Tiersen, Fersen et Souchon). Quand on touche le fond, suffit d’un coup de pied pour remonter à la surface : c’est ce que fait Bertrand Betsch sur cet album, qui de moins en moins souffre d’être sans cesse comparé à Dominique A. Il prend la tangente, et botte en touche. Drôle, touchant, féroce, mais pas suffisant. L’important c’est d’y croire.