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Un kit de survie pour Bertrand Betsch…

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Au crépuscule du grand et joyeux ballet de ses 19 précédents ouvrages, l’exubérant Bertrand Betsch s’inscrit, une nouvelle fois, dans ce qu’il fait de mieux : la belle chanson française en première lecture, l’ironie ensuite, la justesse enfin.

Comme toujours, Betsch nous promène de mélodies enrobées à d’arrangements chaleureux. Pour autant, la pilule n’est pas moins difficile à faire passer. Car Betsch ne cesse de nous parler de cette vie qui se résume parfois à une danse sous avalanche à travers laquelle il s’agit de sauver sa peau, parfois même… la risquer.

Tout au long de cet (ultime ?) opus, BB prend un malin plaisir à conjuguer espoir et désespoir, à en mélanger les fils dans un subtil canevas aux sonorités classiques (belle présence de Salomé Perli aux violons), parfois rehaussé de discrètes touches d’électronique.

Bref, Betsch ne cherche pas à se réinventer, il nous offre plutôt un inventaire ambigu et poétique de tout ce qui le taraude. Libre à chacun d’y trouver son compte ou son mécompte.

L’album « Kit de survie en milieu hostile » paraîtra ce 29 mars 2024.

En attendant, il nous propose son premier single, « Les grands voyages », sous forme de clip, et il est disponible là

On ne peut s’empêcher de vouloir franchir des frontières, de vouloir faire reculer les paysages. Mais ce premier single parle avant tout de voyages imaginaires, parfois sous le régime de la claustration. ‘De grands voyages, dont je serais l’otage’ ironise Bertrand Betsch.

Ces pérégrinations passent sous l'objectif de Guillaume Carayol, fidèle compagnon de route de Betsch (et déjà derrière la caméra pour « Le Bonheur », « Le Vide en soi », « J'aimerais que tu me dises » ...) pour un clip au pessimisme enjoué.

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