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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

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The Flying Bones

Who are the Flying Bones ?

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Issu de Rennes, The Flying Bones est a vécu deux périodes. L’une ‘garage-psyché-punk’ et l’autre, ‘math-fuzz’. Ce duo réunit Fabien Joffard (batterie/chant) et Thibault Talmont (guitare/chant).

Et sur son premier elpee, il est parvenu à compiler les meilleurs morceaux de ces deux phases.

On y retrouve donc la fougue spontanée du garage, la férocité sans concession du punk, les constructions alambiquées ou en looping du math rock, de motifs noise, des touches de folk et de lo-fi, mais aussi des envolées psychédéliques des seventies…

Parfois, sa musique rappelle des groupes comme Oh Sees ou Snapped Ankles.

Et chanté en français, le titre « Déception » fait un peu la synthèse de toutes ces références. C’est le morceau qui a été clippé ; et il est disponible

Podcast # 85 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

The Flying Bones

La musculation de The Flying Bones

Écrit par

The Flying Bones est un duo rock / garage aux multiples inspirations naviguant entre le rock psychédélique fuzz à la Thee oh Sees, le vacarme organisé du math rock de Pneu et le zouk / rock de Francky Goes To Pointe-à-Pitre.

Véritable boulet de canon, le tandem sait délivrer une expérience généreuse bien qu'équipé d'un équipement minimaliste (batterie, guitare, pédales d'effets, ampli guitare et basse ainsi que deux chants).

Obsession, isolation, musculation... Voici en quelques mots la trame de "Muscles" le dernier clip du duo garage-punk-psyché The Flying Bones qui est à découvrir ici

On y découvre un protagoniste se donnant cœur et âme à la musculation et plongeant petit à petit dans la folie. La callisthénie : une obsession comme une autre.

Inspiré par l'humour inquiétant et décalé de Quentin Dupieux, le tout est accompagné par un titre musical répétitif, énergique et dynamique rappelant le mythique Thee oh Ssees ou encore les originaux Snapped Ankles.

 

Holy Bones

Les amours perdues de Holy Bones…

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Dans la droite ligne de son premier opus, mais les curseurs poussés à fond, Holy Bones poursuit sa route avec « Alma perdidA », un concept album écrit et réalisé comme la BO d'un film qui n'existe pas !

Un road movie en Cadillac aux abords de la frontière mexicaine, en quête de cette élégance mystique que l'on croise a cœur des nuits hantées du rock'n'roll, dans le désert de l'Indie folk la plus pure ou sous le soleil de l'Americana.

Un répertoire varié donc, épicé d'une touche d'espagnol et de français, qui suit les émotions d'un personnage au volant de sa Cadillac sur les traces de son âme perdue, de son Eldorado… mais des morceaux unis, balayés par le même vent chargé de poussières et de mélodies qui donnent à Holy Bones sa marque de fabrique.

Issu de cet opus, « It’s gonna be alright ? », un clip épique, hippique et psychédélique est disponible là.

 

Holy Bones

Les rêves de Holy Bones partent en fumée…

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« Smoke And Dreams » : la voix slap back et les claviers 60 's nous entraînent quelque part entre rockabilly et rock'n'roll de crooner, un titre qui parle d'hallucinations nocturnes, de nostalgie et de décadence pour danser en faisant bouger son cerveau et s'oublier dans la fête.

Dans la droite ligne de son premier opus, mais les curseurs poussés à fond, Holy Bones poursuit sa route en gravant « Alma Perdida », un concept album écrit et réalisé comme la BO d'un film qui n'existe pas. Un road movie en Cadillac aux abords de la frontière mexicaine, en quête de cette élégance mystique que l'on croise dans les nuits hantées du rock'n'roll, dans le désert de l'Indie folk le plus pur ou sous le soleil de l'Americana.

Un répertoire varié donc, épicé d'une touche d'espagnol et de français, qui suit les émotions d'un personnage au volant de sa Cadillac sur les traces de son âme perdue, de son Eldorado… mais des morceaux unis, balayés par le même vent chargé de poussières et de mélodies qui donnent à Holy Bones sa marque de fabrique.

La vidéo de « Smoke and Dreams » est disponible

 

The Bluesbones

Double Live

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The Bluesbones est incontestablement une des meilleures formations blues belges. Classique, son style amplifié concède des accents rock évidents. Ce quintet réunit le chanteur Nico De Cock, le jeune guitariste Stef Paglia, le claviériste Edwin Risbourg, le batteur Dominique Christens et le bassiste Geert Boeckx. Ce dernier remplace Ronald Burssens, drummer qui avait participé à l’enregistrement du précédent opus, "Saved by the blues", paru en 2015.

Le 1er cd s’ouvre justement par "Saved by the blues", un R&B dansant de bonne facture. La voix de Nico passe bien la rampe ; mais c’est l’orgue d’Edwin qui tire son épingle du jeu. Cependant, The Bluesbones excelle surtout sur les plages lentes, un domaine au sein duquel les musicos ont davantage l’opportunité de se mettre en exergue. A l’instar d’"I’m still your man". Mais "Voodoo guitar" en est certainement un des plus beaux exemples. L’intro aux cordes est impeccable. La voix colle parfaitement à un ensemble tapissé par l’orgue. Mais manifestement, c’est la guitare de Stef qui brille de mille feux. Tout comme sur "She’s got the devil in me", un blues lent signé Cedell Davies, qui s’étale sur plus de 13’, une plage au cours de laquelle Stef semble hanté par le Stevie Ray Vaughan de "Tin Pan Alley". Le jeune gratteur a pris de la bouteille et il met son expérience au service de la compo. Il y injecte un max de feeling et brille par sa capacité à aligner ses notes… parcimonieusement et judicieusement. Dominés par les interventions d’orgue, "Riding out" et "No good for me" sont des blues rythmés. "Moonshine" nous entraîne dans le Delta. Paglia démontre qu’il est également à l’aise lorsqu’il glisse le doigt d’acier le long des cordes ; et sa slide se couvre d’accents bien métalliques. "Find me a woman" macère dans le Mississippi ; le bottleneck nous entraînant même du côté de Clarksdale.

On retrouve la même recette sur le second compact disc. D’ailleurs en ouverture, The Bluebones nous propose encore un r&b dansant. Tout au long de ce "Broken down car", Stef écrase ses pédales, dans l’esprit de SRV, voire de Freddie King. Et les blues lents sont, bien entendu, toujours de circonstance. A l’instar d’"I try", dont la guitare d’abord sur la réserve, monte progressivement en puissance, confirmant le doigté extraordinaire de Stef. Superbe! Nico brille au micro sur le paisible "Wrong" et lors de la finale, "Whiskey drinking woman". Incontestablement, Jimi Hendrix est un maître pour Paglia. Atmosphérique, caractérisé par ses accents empruntés à Band of Gypsies, "Runaway" en est une parfaite illustration. "Cruisin’" campe un boogie bien entraînant. Le "Devil’s bride" de Matt Andersen est superbement ficelé. Les sonorités d’orgue dispensées par Edwin nous plongent dans le Memphis R&B ; mais le morceau prend sa véritable dimension ‘live’, lorsque Stef commence à torturer ses cordes à la manière d’Hendrix. Les plages de ces deux opus figuraient déjà sur les deux elpees studio ainsi que sur le « Live @ the Bosuil ». Maintenant, il faut espérer que The Bluesbones puisse déterminer exactement la direction qu’il compte emprunter. Le combo représentera la Belgique, dans le cadre du prochain Euro Blues Challenge, qui se déroulera au Danemark, en avril prochain.

 

Moa Bones

Spun

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Lorsque l’on prête une première oreille à « Spun » et qu’on découvre que le songwriter est originaire d’Athens, on s’imagine logiquement qu’il s’agit d’un des concitoyens de Michael Stipe (leader REM) ou de Bradford Cox (de Deerhunter). En effet, le folk de Moa Bones paraît tout droit venu du pays du pays de l’Oncle Sam ou tout au moins d’un pays anglo-saxon. Seulement, à force d’assimiler des styles musicaux à des espaces géographiques (plus ou moins grands), on en oublie presque que nous vivons dans un monde globalisé dans lequel les styles musicaux n’ont plus de frontières. Dès lors, après quelques recherches, il n’est finalement pas si étonnant que Moa Bones, alias Dimitri Aronis (certes, un tel nom aurait dû mettre la puce à l’oreille !), était bien originaire d’Athènes, en Grèce.

Sur ce deuxième elpee, dans un anglais parfait, Aronis raconte ses expériences vécues lors de ses multiples voyages à travers le monde. On se laisse alors guider par son périple. Même si de temps à autre, un piano (« The Journey »), un harmonica (« Hey ») ou une guitare électrisée (« Take it All Away ») pointent le bout du nez, de manière générale, le Grec privilégie sa bonne vieille sèche. Au fil des morceaux, on songe à The Tallest Man on Earth ou encore aux premiers essais de Villagers.

Après les neuf morceaux de « Spun », on surprend à tomber sous le charme du folk inoffensif mais terriblement efficace de Moa Bones. Une excellente surprise !

 

bUNNY bLACK bONES

Eclectricity

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Fondé à Visé, en 2012, bUNNY bLACK bONES est un quatuor réunissant le chanteur Laurent Liégeois, le guitariste JP Devox, le bassiste Philippe Collard et le drummer Marc Ilari. Des musiciens qui ont de la bouteille, puisque avant de monter ce nouveau projet, ils avaient sévi au sein de tas de différentes formations, dont Shah Mat, JJ Dogs, Da Familia, Aum, Versus Club, Vox Populi, Casual Sanity ou Sladest (cover band de Slade), des formations qui ont écumé les bars de la Cité Ardente.

Pour enregistrer cet elpee, le combo a reçu le concours du claviériste Didier Dessers. Le power rock de bUNNY bLACK bONES est principalement influencé par les seventies ; et notamment Led Zeppelin, Deep Purple, les Stones ainsi que Canned Head. Métalliques, « Till I Bury You » et « Smoke Weed Everyday » en sont de parfaits exemples. Primitives, sauvages, les peaux des fûts claquent. La basse ronfle ou vrombit. Les guitares baignent dans l’huile de vidange ; et les claviers infiltrent l’ensemble dans l’esprit de feu Jon Lord.

Ecrasant, « War Lotta Love » célèbre la rencontre entre le « Whole Lotta Love » du Zep et le « War Pigs » de Black Sabbath. Blues, « Open Your Sails » et « One Way'Ome » sont chargés de testostérone. « Freedom Road » et « Nobody Cave Us Enough » lorgnent vers le rock FM yankee. Plus paisible, « Number » ne ferait pas pâle figure au sein du répertoire de Machiavel.

Plutôt rafraîchissant, « War Cod Sex » aurait pu naître d’une jam hypothétique entre Mountain Bike et bUNNY bLACK bONES. « Pressure » est un titre imprimé sur un tempo spasmodique. « Who Can Blame A Drumkard ? » pourrait servir de bande sonore à un long métrage mettant en scène un régiment de chasseurs ardennais invité à passer la nuit au sein d’un commissariat de poulettes, à Ganshoren. Pas même besoin de tambouriner à la porte…

« You Know Yourself » est hanté par Robert Plant. Et enfin, « Real Thing » est emporté par la fougue d’un rock texan.

Il y a de l’« Eclectricity » dans l’air ; mais pas de souci, bUNNY bLACK bONES est un bon conducteur et son flux ne perd jamais en intensité…

 

The Bluesbones

Saved by the blues

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Cette formation ne compte que quelques années d’existence ; et pourtant, dans l’univers du blues, elle est devenue une des meilleures en Belgique. Son fondateur, Nico De Cock, militait autrefois au sein de Blues Conspiracy et Dusty Dollar. Il se consacre au chant. La section rythmique est constituée de Ronald Burssens à la basse et de l’ex-Cora Lee and No Trouble, Dominique Christens, à la batterie. Stef Paglia est venu ensuite compléter le line up. Un fameux sixcordiste ! Et pourtant, il est à peine âgé de 20 printemps ! Puis Edwin Risbourg, préposé à l'orgue Hammond. Très prometteur, le premier elpee, "Voodoo guitar", était paru en 2012. L’année suivante, le combo publie un CD/DVD, "Live @ the Bosuil". "Saved by the blues" constitue donc son troisième essai. L’évolution est manifeste ; mais surtout ce nouvel opus confirme l’immense potentiel de ce band noir-jaune-rouge…

Au bottleneck, Stef introduit "Find me a woman", un blues aux accents originels du Delta du Mississippi. Nico De Cock confirme qu’il est excellent chanteur. Il est capable de moduler sa voix et même de la calquer sur celle –plus grave– de Howlin' Wolf. Inspiré, Dominique Christens imprime un drumming tonique afin de permettre à la slide de tutoyer les sommets. La section rythmique libère un groove implacable tout au long de l’excellent "I'm on the road again". Le tempo est vivace ; et Paglia semble inspiré pour nous réserver une sortie de cordes remarquable. La voix de Nico colle parfaitement à la ligne mélodique d’"I try", une plage indolente, belle, dépouillée, qu’Edwin entretient aux ivoires, avant que Stef ne s’autorise un solo qui monte progressivement en puissance. Et une nouvelle fois, il démontre ses aptitudes, dont une capacité étonnante à communiquer sa sensibilité naturelle. Superbe! Une seule reprise : le "Devil's bride" de Matt Andersen. Après une brève intro atmosphérique, Stef donne le signal du boogie ; et c'est parti pour près de sept minutes de bonheur. Une sortie édifiante du gratteur marque la plage. Il ose des sonorités novatrices ; et ne se gêne pas pour nous les faire partager. Grâce à un exercice vocal étonnant, Nico remet la machine sur les rails. Moment choisi par Mr Ribourg pour intervenir à l’orgue. "I'm still your man" est le blues lent attendu. Et il est loin d’être décevant. Alternativement funky, "Saved by the blues" est enrichi par la présence de cuivres. "Moonshine" concède de nouveaux accents issus du Delta. Les accords de la slide sont métalliques. Stef met le feu à l'aide de son bottleneck. Il en extirpe des sonorités furieuses, dévastatrices, meurtrières. Les Bluesbones sont également capables de construire une ligne mélodique solide. A l’instar de "Crazy", un titre que chante Nico d’une voix ferme mais expressive, alors qu’Edwin se consacre au piano électrique. Ronald Burssens opère quelques échanges entre sa basse et la guitare. Une compo subtilement sculptée dans un rock/blues. "Call me" est un autre funk/blues susceptible de laisser la porte ouverte aux billets de sortie. Nico attend désespérément un appel téléphonique. Lassé d’attendre, Mr Paglia s'envole vers un solo torturé et déjanté. Stef avoue être un disciple de Jimi Hendrix. Et il lui rend un bel hommage lorsqu’il attaque la ballade "Runaway". Un chouette exercice de virtuosité. La dernière plage "Wrong" est lente, minimaliste et mélodieuse. Une ultime opportunité laissée à Stef pour communiquer généreusement tout son feeling. Un album épatant pour cette jeune formation belge. Et ne la manquez pas en ‘live’ ; ses prestations sont brillantes. Ce qui ne gâte rien ! 

 

St Paul & The Broken Bones

La nouvelle épître selon St Paul Janeway…

Écrit par

Le Botanique affiche une nouvelle fois complet pour le concert de St Paul & The Broken Bones. Révélé il y a un peu plus d’un an par la sortie de son excellent premier elpee "Half the City", le groupe a rapidement acquis une notoriété en ‘live’. Une expérience accumulée au fil des tournées, à laquelle le chanteur, Paul Jenaway, un fameux showman, a plus que largement contribuée. Faut dire qu’il a commencé à chanter au sein d’une chorale gospel, dans une église perdue au fin fond de l'Alabama. Aujourd’hui, dans un autre contexte, le Sudiste continue à propager la bonne parole. Et son discours est tellement impressionnant, qu’à l'issue du concert, il est parvenu à rallier l’ensemble de l’auditoire, à sa cause…

Little X Monkeys assure la première partie. Un groupe belge manifestement endoctriné par la musique américaine traditionnelle. En l’occurrence, le bluegrass, le folk, la country et le blues. Du pain béni donc pour préparer l’arrivée du prédicateur.

Vers 21h15, les Américains –les vrais !– montent sur le podium de la Rotonde pleine à craquer. Il y a donc un petit retard sur l’horaire prévu. Un trompettiste et un tromboniste s’installent à droite de l’estrade. Un barbu se plante derrière un clavier, à gauche. Le line up est complété par un guitariste, un bassiste et un batteur. Ils sont tous habillés bcbg. Les musicos sont particulièrement talentueux et ont un dont inné pour rendre leur musique la plus ‘groovy’ possible. Après un tour de chauffe, le fameux Saint Paul rejoint sa communauté sur les planches. Il a un visage de poupon, souligné par un sourire jusqu’aux oreilles. Il est vêtu d’un costard et chaussé de pompes blanches. Il salue la foule et entame son show. Dès qu’il se met à chanter, elle tombe sous le charme. Chaque parole vous flanque des frissons partout. Passionné, l’ancien choriste se livre corps et âme. Il arpente l’estrade de long en large, s’agenouille et n’hésite pas à esquisser un pas de danse. Trempée dans la soul, sa musique est magnifiée par les interventions d’orgue et de cuivres. La setlist est essentiellement composée de titres de son seul opus. Il la complète de quelques nouveautés et de deux reprises, l'une de Radiohead et l'autre de David Bowie (« Moonage Daydream »). Maîtrisant subtilement l’art du crescendo, les Broken Bones parviennent à enfiévrer l’ambiance. Faut dire que le combo semble heureux d’être là ce soir. Saint Paul remercie l’auditoire d’être venu en si grand nombre. Une première, apparemment, pour la formation, en Belgique.

En un seul office, St Paul Janeway est parvenu à évangéliser une assemblée entière. Dans une Rotonde transformée en lieu de culte. Nul doute que de nouveaux disciples vont, à leur tour, prêcher la bonne parole…   

(Organisation Botanique)

The Bluesbones

Voodoo Guitar

Écrit par

Bien que nouveau groupe belge, The Bluesbones est né sur les cendres deux formations défuntes. Le chanteur Nico Decock et le guitariste Andy Aerts sont issus The Blues Conspiracy. Le bassiste Ronald Burssens et le batteur Dominique Christens de Cora Lee and No Trouble. Le line up a, en outre, intégré un tout jeune gratteur de moins de vingt ans, Stef Paglia. Quintet, The Bluesbones pratique un powerblues rock largement amplifié, dans l’esprit des Anglais de Danny Bryant Red Eye Band.

Superbe boogie, "Cruisin" est imprimé sur un tempo très rapide. Nico chante, mais les guitares ne lui laissent guère le temps de s'exprimer. Elles s'abattent comme un torrent de cordes… Long blues lent, le titre maître adopte un profil dramatique. A cause de la progression des six cordes, dont la montée en crescendo est chargée de sensibilité et d’intensité. Autre boogie, "Allergic to work" est une plage dynamique, propice à la transposition en live. Nico se lâche. Sa voix est grave. Il semble possédé… Encore un blues lent : "She's got the devil". Les riffs sont lourds. Dès que Nico s'éloigne du micro, le soliste récupère les événements. Il s'impose même. Ses interventions montent progressivement en puissance. Il dégote même les notes meurtrières, communiquant un climat tragique à l’ensemble. Et finalement, la voix parvient à reprendre le dialogue avec les riffs surpuissants. Une formule dont les Bones semblent s’accommoder. Pas question de délicatesse chez les Bluesbones. Ce n’est pas leur style ! Leur énergie est dévastatrice et leurs compos terriblement efficaces. Sur scène, leur prestation doit remuer les tripes. Rockin' blues, "Mr Highwayman" est issu de la plume de Howlin' Wolf. Une piste évoluant sur un mid tempo, mais particulièrement offensive. Si les musicos étaient américains, ils seraient certainement issus du Sud. "Believe me" donne un coup d'accélérateur. Indolente, très mélodieuse, cette plage lorgne à nouveau vers le southern rock de Danny Bryant. Conjuguées en harmonie, les grattes libèrent des sonorités limpides, dignes de Wishbone Ash. Ce qui n’empêche pas la voix de Mr De Cock de tirer son épingle du jeu. Percutant, "Depression" est balisé par la slide. Cette œuvre s’achève par une version ‘Symphonic’ (?!?!?) de leur "Believe me". Une adaptation empreinte de douceur, parcourue par des accords de piano paisibles. Les ivoires talonnent la voix de Nico qui s'épanouit dans ce climat où les cordes ne lui volent enfin plus la vedette. 

 

Dead Man’s Bones

Dead Man’s Bones

Écrit par

Que serait le « Monster Mash » de Bobby Picket repris par Arcade Fire accompagné d’un clip vidéo réalisé par Tim Burton ? Ou le « Murder Ballads » de Nick Cave, réinterprété par une chorale de sales mioches se gavant des bouquins de la série « Chair de Poule », tout en écoutant inlassablement cette version imaginaire de « Monster Mash » ? Ou encore si Karen O and The Kids avaient confondus la B.O. de « Where The Wild Things Are » avec celle de « The Omen » ? Pas de doute. Le résultat serait, à peu de choses près, comparable à l’immense premier essai de Dead Man’s Bones.

Le projet est né de la rencontre entre le musicien Zach Shields et Ryan Gossling, connu essentiellement pour sa carrière cinématographique presque impeccable (« Lars And The Real Girl », « The Notebook », « The United States Of Leland », ou le génial « Half Nelson » pour lequel il a été nominé aux Oscars). Obsédés par la musique et les films d’horreurs, Shields et Gossling se sont mis en tête de créer la bande son parfaite pour effrayer leurs petites sœurs. Après avoir recruté les gamins de la chorale du Silverlake Conservatory Of Music, la formation Californienne a établi une série de règles à suivre durant l’enregistrement studio de la galette. Ainsi, le duo n’a réclamé aucune aide extérieure sinon celle d’un producteur. Les guitares électriques ont été mises au ban et chaque morceau a dû être enregistré en trois prises maximum. Des règles qui ont produit leur petit effet tant « Dead Man’s Bones » est une œuvre spontanée, intense et inventive, comme en témoignent les ‘monstrueux’ « Flowers Grow Out Of My Grave », « In The Room Where You Sleep » et « Lose Your Soul ».   

Emmené par les singles, « My Body’s a Zombie For You » et « Dead Hearts », l’éponyme de Dead Man’s Bones est parcouru de morceaux macabrement poétiques et aux intitulés tous aussi évocateurs les uns que les autres. Les morts-vivants, les loups-garous, les monstres assoiffés de sang et autres créatures de la nuit s’y côtoient pour tourner en ridicule les pauvres mortels s’aventurant au-delà des limites du territoire tracé par ces premiers. Et pas besoin d’attendre Halloween pour s’envoyer cette formidable galette tout à fait intemporelle. Alors qu’ils étaient très souvent justifiés jusqu’ici, Gossling balaie magistralement tous les préjugés entourant les vedettes d’Hollywood qui se mettent en tête de pousser la chansonnette.

« Dead Man’s Bones », un essentiel de 2009 ? Pour ma part, le duo a déjà décroché la seconde place de mon classement annuel. Et c’est amplement mérité !

Ebony Bones!

Bones Of My Bones

Écrit par

M.I.A., Santigold, Imani Coppola et consorts n’ont qu’à bien se tenir. La nouvelle petite teigne black de la scène ‘pop-rock-electro-et-tout-le-bazar’ s’appelle Ebony Bones! et elle va tout casser. Après avoir fait ses armes au sein du casting d’un soap britannique (« Family Affairs ») durant huit années consécutives, la jeune femme a décidé de lâcher l’affaire pour se consacrer à sa musique. Une sage décision qui lui permet, manifestement, de décrocher le rôle de sa vie au sein du label Sunday Best (Dan Le Sac vs. Scoobius Pip, Dub Pistols, etc.). Personnage haut en technicolor, Miss Bones, de son vrai nom Ebony Thomas, délivre un premier travail en bonne et due forme, alliant profondeur, légèreté, hargne et allégresse.

Ebony Bones! aime les guitares tranchantes et les cymbales frétillantes. Après une introduction ‘décoiffante’ (« W.A.R.R.I.O.R. »), la Londonienne fait un petit tour sans complexe du côté de The Rapture (« We Know All About You », « The Muzik ») pour ensuite emprunter quelques notes aux Yeah Yeah Yeahs (« Guess We’ll Always Have NY »). Mais Miss Bones sait également se montrer authentique lorsqu’elle donne tout son sens au terme ‘DIY’ (l’entêtante afro-beat de « Don’t Fart On My Heart »). Vu la succession de tubes estivaux imparables, « Bones Of My Bones » est bien placé pour devenir le carton de l’été. 

Ebony Bones! sera présente au Pukkelpop cette année et, d’après les échos de ses concerts français, il s’agira probablement –pour celles et ceux qui auront la chance d’y être– de l’un des rendez-vous du festival à ne surtout pas manquer.