L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

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Boogie Beasts

Le blues de Burnside rallumé au fuzz par les Boogie Beasts

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Boogie Beasts feat. Kenny Brown

Il y a des soirs où le Zik-Zak évoque moins une salle de concert du Brabant wallon qu’un vieux juke joint égaré au cœur du Mississippi. Samedi 29 août, quelques mesures ont suffi aux Boogie Beasts pour faire voyager Ittre de l’autre côté de l’Atlantique. Pour cette soirée particulière, le quatuor belge avait convié un invité de premier plan : Kenny Brown, ancien compagnon de route et guitariste de R.L. Burnside. Le contexte donnait forcément une couleur singulière au concert. En 2026, les Boogie Beasts célèbrent leurs quinze ans d’existence ainsi que le centenaire de la naissance de R.L. Burnside, auquel ils viennent de consacrer le long playing « Don’t Be So Mean ! ». Sorti en avril, ce disque rassemble onze morceaux issus de l’univers du maître du North Mississippi Hill Country Blues, entourés notamment de Duwayne Burnside, Luther Dickinson, G. Love, Pablo van de Poel, Cedric Maes et, justement, Kenny Brown parmi les invités.

Smokin’! ouvre la soirée à 19h30 par son « Hot Heavy Blues » alternatif, croisant stoner désertique, rock massif et tension maîtrisée. Avant l’arrivée des fauves, la formation aux racines belgo-britanniques allume la première mèche et remplit parfaitement son rôle : hausser progressivement la température et préparer les oreilles à la suite. Le Zik-Zak saluera d’ailleurs une première partie qui a lancé les hostilités de belle manière. On pourrait presque parler d’un cinquième membre en la personne de l’ingénieur du son Olivier Delescaille, qui a retravaillé les morceaux de Smokin’! pour leur version live et confirme une solide maîtrise de son domaine (Page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Coming Up », Grace », « Bones », « Home Town », « Blues Bell », Grave Diggetz », « Time ».

Puis arrivent les Boogie Beasts. Inutile, chez eux, de chercher un blues lisse, repassé et rangé dans sa boîte. Chez les Belges, le genre garde les chaussures couvertes de boue. Jan Jaspers et Patrick Louis font rugir leurs guitares, Fabian Bennardo lacère l’air à l’harmonica, tandis que Gert Servaes martèle derrière ses fûts un rythme primitif, répétitif, presque tribal. La formule paraît élémentaire sur le papier ; sur les planches, elle devient redoutable.

Le Hill Country Blues repose précisément sur cette idée : moins raconter une histoire harmonique que provoquer une transe. Un riff tourne, la batterie s’y arrime, l’harmonica vient tailler dans l’ensemble, puis tout recommence jusqu’à ce que le morceau semble perdre toute notion de début ou de fin. Les Boogie Beasts comprennent parfaitement cette mécanique, mais refusent d’en livrer une reconstitution historique. Ici, Burnside traverse le garage rock, le fuzz et une brutalité contemporaine qui évoque parfois davantage une cave surchauffée qu’un club de blues traditionnel. Kenny Brown page ‘Artistes' là)

, bras droit historique de R.L. Burnside, ancre cette filiation. Les titres de « Don’t Be So Mean ! » forment évidemment le cœur de cet univers. « Jumper On The Line », « Going Down South », « Skinny Woman », « Shake ’Em On Down », « Poor Black Mattie » ou encore « Snake Drive » possèdent cette même matière : quelques accords, un groove obsédant et l’impression que le morceau pourrait tourner vingt minutes sans perdre en tension. Sur disque déjà, le quatuor ne se contente pas de reproduire Burnside : il passe son répertoire dans une broyeuse où se mêlent blues, garage et psychédélisme. Ce soir, une présence modifie toutefois l’équilibre. Lorsque Kenny Brown rejoint les Belges, la soirée gagne en profondeur. Pas le simple « guest » venu poser quelques notes avant de disparaître : Brown établit un véritable pont vers l’histoire célébrée. Compagnon de route de R.L. Burnside durant des décennies, également associé à Junior Kimbrough, le guitariste connaît cette musique de l’intérieur. À ses côtés, les Boogie Beasts n’ont pourtant rien d’élèves intimidés. La rencontre fonctionne parce qu’aucune génération ne cherche à s’effacer devant l’autre. Brown apporte une guitare slide rugueuse, terrienne, jamais démonstrative par réflexe. Les Beasts lui opposent leur mur de fuzz et leur énergie garage. Deux époques dialoguent sans donner l’impression de visiter un musée du blues. C’est là que réside l’une des grandes réussites de cette soirée. Rendre hommage à R.L. Burnside aurait pu conduire à une révérence un peu scolaire. Les Boogie Beasts choisissent l’inverse : saisir cette musique, la salir encore et la remettre en mouvement. Une démarche fidèle à l’esprit de « Don’t Be So Mean ! », où Kenny Brown participe aux versions de « Skinny Woman » et « Snake Drive ».

Quand la formation accélère, le Zik-Zak paraît vite trop étroit pour contenir le groove. Les riffs tournent en boucle, Servaes cogne dans une économie de moyens qui décuple la puissance, Bennardo fait hurler son harmonica et les guitares se répondent entre saturation et slide. Nul besoin d’effets spectaculaires : un ampli, un riff, du rythme, et la mécanique s’enclenche. Le blues demeure ici une musique vivante. C’est aussi ce qui distingue les Boogie Beasts de nombre de formations blues-rock. Le quatuor ne cherche pas le grand solo héroïque ni la démonstration technique permanente. Son moteur se situe plus bas : dans le ventre. Un morceau doit d’abord groover avant de briller. Une guitare peut grincer, une note déraper, un harmonica hurler. Cette imperfection assumée donne au concert son impact physique. On retrouve quelque chose de John Lee Hooker, du blues hypnotique de Burnside et de Junior Kimbrough, mais aussi cette intuition partagée par des combos comme The Black Keys : entre blues primitif et garage rock, la frontière reste très mince.

Au Zik-Zak, cette musique trouve un terrain particulièrement favorable. La proximité entre le podium et l’auditoire abolit presque toute distance. Impossible d’observer poliment un band de blues depuis le fond de la salle : dès que le riff démarre, chacun se retrouve happé par la même machine. Le concert se transforme peu à peu en longue cérémonie électrique, où les morceaux semblent s’enchaîner davantage par leur pulsation que par une logique de démonstration.

Lorsque la dernière décharge retombe, il reste l’impression d’avoir assisté à bien plus qu’un simple hommage. Burnside n’est plus là, mais son blues respire encore. Les Boogie Beasts auraient pu regarder dans le rétroviseur ; ils préfèrent appuyer sur l’accélérateur. Aux côtés de Kenny Brown, le quatuor belge rappelle d’où vient cette musique tout en prouvant qu’elle peut encore sonner dangereuse, charnelle et actuelle en 2026. Pas de vernis vintage inutile, pas de leçon d’histoire interminable : des guitares crades, une batterie obstinée, un harmonica possédé et ce groove du Mississippi capable de transformer une salle d’Ittre en juke joint pendant quelques heures. Pour ses quinze ans, Boogie Beasts pouvait difficilement trouver meilleur compagnon de fête qu’un musicien ayant vécu cette histoire auprès de R.L. Burnside. Et pour le Zik-Zak, la rentrée commence dans le fuzz, la sueur et le boogie.

En résumé : un hommage qui regarde Burnside droit dans les yeux plutôt que de s’incliner devant sa légende.

Pour l’anecdote, lorsque le guitariste de Smokin’! est retourné en loge ranger ses guitares, Kenny Brown

effectuait des pompes, preuve d’une discipline qui l’aide à rester en forme.

Setlist : « Jumper On The Line », « Alice Mae », « Poor Black Mattie », « France Chance », « Peaches », « Fireman Ring The Bell », « Shake ‘Em On Down », Walking Blues », « Skinny Woman », « Shake Your Moneymaker », « Going Down South », « Blues #2 », « Snake Drive », « Big Mama’s Door ».

Rappel : « Nobody But You », « You Don’t Love Me »

(Organisation : Rock Nation et Zik-Zak)

Boogie Beasts

Boogie Beasts rend hommage à R.L. Burnside

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Le groupe belge de blues-rock alternatif Boogie Beasts rend un hommage vibrant à la légende du Hill Country blues R.L. Burnside sur « Don’t Be So Mean ! – A Tribute to R.L. Burnside », un nouvel album attendu pour le 17 avril 2026. Pour ce projet d’envergure, le quatuor s’est entourée d’invités internationaux prestigieux : G. Love, Duwayne Burnside (fils de R.L. Burnside), Kenny Brown (guitariste historique), Luther Dickinson (North Mississippi Allstars, ex‑Black Crowes), Cedric Maes (The Sore Losers) et Pablo van de Poel (DeWolff).

En éclaireur de cet opus hommage, Boogie Beasts dévoile « Shake ’Em On Down », une relecture hypnotique et rugueuse d’un classique de R.L. Burnside. Fidèle à l’esprit du Hill Country blues du Mississippi, le groupe y injecte son énergie brute et sans compromis. Le titre se distingue également par la participation de G. Love, qui y appose sa signature ‘Philadelphonic’, à la croisée du blues, du groove urbain et du hip‑hop.

Le groupe explique : ‘Adolescents dans les années 90, on a grandi avec le grunge. À cette époque, G. Love & Special Sauce faisaient figure d’outsiders. Leur mélange de blues et de hip‑hop était totalement inédit et nous a profondément marqués. Son album Philadelphia Mississippi*, mêlant hip‑hop et Hill Country blues, faisait naturellement écho à notre projet. Lorsqu’on lui a proposé de participer, il a accepté avec enthousiasme. Avec lui, « Shake ’Em On Down » a pris une couleur nouvelle, très personnelle. On est particulièrement fiers de cette collaboration’.

Au‑delà d’un simple album tribute, « Don’t Be So Mean ! » célèbre un double anniversaire : les 15 ans de Boogie Beasts et le centenaire de la naissance de R.L. Burnside. Le single s’accompagne d’un clip animé DIY, imaginé et réalisé par Fabian Bennardo (harmonica), prolongeant l’approche artisanale et viscérale chère au groupe.

Grâce à cet hommage sincère et habité, Boogie Beasts confirme son attachement profond au blues du Mississippi tout en le réinventant à travers une vision résolument contemporaine.

CONCERTS DE PRÉSENTATION D’ALBUM :

-16/04/2026 : Macca Club, Hasselt (BE) – special guest : Cedric Maes

18/04/2026 : La Bonne Source, Fleurus (BE)

CONCERTS :

25/04/2026 : Reflektor, Liège (BE) – double affiche DeWolff

27/04/2026 : Des Konings Fest/Burgerweeshuis - Deventer (NL)

02/05/2026 : Moulin Blues – Ospel (NL) – feat. Pablo van de Poel (DeWolff)

09/05/2025 : Ancienne Belgique, Bruxelles (la première partie de Robert Jon & The Wreck)

20/06/2026 : Waogstock Festival, Neer (NL)

De nouvelles dates belges et internationales seront bientôt annoncées.

La vidéo de « Shake ’Em On Down », est disponible ici

 

 

Boogie Beasts

Neon Skies & Different Highs

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Le blues des Belges de Boogie Beasts se traduit par un son très personnel et distinctif. Imaginez les Black Keys improvisant avec John Lee Hooker dans une rave tardive, le groupe Morphine dans un trip psychédélique en compagnie de Little Walter ou encore R.L. Burnside flanqué des jeunes Rolling Stones dans l'arrière-salle d'un juke joint du Mississippi. Le quatuor réunit les chanteurs/guitaristes Jan Jaspers et Patrick Louis, le génial harmoniciste Fabian Bennardo ainsi que le drummer Gert Servaes. Pas de bassiste. Le line up n’en recense aucun, et pour ces sessions le combo n’a pas sollicité de musicien de studio pour en jouer.

Depuis leur premier concert en 2011, ces 4 fous de blues-rock alternatif ont transformé de nombreux clubs et festivals en gigantesques souks festifs. Partout où ils vont, les gens s'en souviennent. Sur les planches, la formation diffuse une énergie contagieuse, avec un son délicieusement crade et simplement irrésistible. Tous leurs elpees ont reçu des critiques élogieuses. Classic 21 décrit les Boogie Beasts comme des acteurs incontournables de la scène blues-rock européenne. Fort de ses guitares tranchantes et son harmonica déjanté, le band ne perd jamais le sens du groove qui fait mouche.

Il s’agit déjà du quatrième long playing studio de Boogie Beasts. Découpé en 18 plages, il propose une musique à la fois festive et structurée. Toujours profondément enraciné dans le blues rugueux, il intègre cette fois-ci des influences gospel, soul, desert blues & rock, rhythm'n’blues, psychédéliques et même une touche de hip-hop. Ici, le blues perd ses frontières, garde ses codes et regarde plus loin. La surprise est belle, tant la richesse des morceaux est dense et la production signée Koenraad Foesters particulièrement soignée. Toujours aussi identifiable, le son reste brut, crade, parfois froid et assez urbain finalement. Les mélodies sont addictives et les chœurs accrochent. La chaleur se trouve ailleurs ; elle est encore très présente et principalement dans les arrangements vocaux. L’harmonica mène le bal sur des sonorités propres à Chicago et, grâce à des riffs efficaces et un groove rythmique dévastateur, on passe d’un titre à l’autre avec un plaisir constant. Retenir juste quelques morceaux est presqu’une insulte à ce disque qui s’écoute dans son intégralité.

 

Boogie Beasts

Une reprise de Howlin’ Wolf pour les Boogie Beasts…

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Début 2021. En raison des mesures prises suite à la pandémie de Covid-19, les salles de concert et les clubs sont fermés. Le groupe de blues-rock belge Boogie Beasts cherche donc des alternatives pour fêter son dixième anniversaire. Le 6 mars, la formation est en direct sur Facebook depuis le Studio Jupiter, celui de leur ingénieur du son Koenraad Foesters, où il a également enregistré ses deux elpees précédents. Lors de ce livestream, il décide de rendre hommage à ses racines : le blues.

En résulte un set intense et énergique de 11 reprises de blues, version Boogie Beasts. C’est Reinhard Holstein, le patron du label allemand Juke Joint 500, qui a eu l’idée de sortir cette session live sur un album. Le band accepte, mais comme il était sur le point de sortir son troisième opus, « Love Me Some », il décide de postposer la sortie à l'automne 2022. C'est ainsi que le 4ème LP de Boogie Beasts, intitulé « Blues From Jupiter », sortira le 14 octobre sur le label allemand Juke Joint 500 et le label belge Naked (format digital).

Plus tôt cette année, le groupe avait gravé un premier single, « Grinnin' In Your Face », une cover de Son House. Il nous en propose son second, « Who'll Be Next », une adaptation de la légende du Chicago blues, Howlin' Wolf. Et il est disponible sous forme de clip là

Tracklist « Blues From Jupiter » - sorite le 14 octobre 2022

  1. "Still A Fool" - Muddy Waters
    2. "Someday Baby Blues" - Sleepy John Estes
    3. "France Chance" - Joe Callicott
    4. "Pushing My Luck" - Robert Belfour
    5. "Boogie Chillun" - John Lee Hooker
    6. "Who'll Be Next" - Howlin' Wolf
    7. "Grinnin' In Your Face" - Son House
    8."Long Haired Doney"- R.L. Burnside
    9. "Work Me" - Junior Kimbrough
    10. "You Don't Love Me" - Bo Diddley
    11. "No More Lovers" - Arthur 'Big Boy' Crudup

En concert

14.10: Deux Ours, Modave (BE) - album live showcase!
20.10: Hnita Hoeve, Heist-op-den-Berg (BE) - album live showcase!
21.10: Nuit Du Blues, Foyer Culturel Jupille (BE)
04.11: Bay-Car Blues Festival, Grande Synthe (FR)
16.12: Centre Culturel, Engis (BE)

Boogie Beasts

Come and get me

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Solide formation, Boogie Beast réunit des musicos liégeois, limbourgeois et un chti (NDR : en l’occurrence Mathias Dalle, alias The Goon Mat). Elle aimé mêler delta blues et boogie, en y ajoutant un parfum emprunté aux collines du Nord du Mississippi, région qui a enfanté RL Burnside et le label Fat Possum. Un style dont les lieux de prédilection sont les Juke joints. Le line up implique le drummer/percussionniste Gert Servaes (Voodoo Boogie), l’harmoniciste Fabian Bernardo (alias Lord Bernardo) ainsi que deux chanteurs/guitaristes, Jan Jaspers (Voodoo Boogie) et Mathias Dalle (ex-Stinky Lou and The Goon Mat).

Le son des Boogie Beasts est primaire, brut de décoffrage. Et on s’en rend compte dès les notes d’ouverture concédées sur "Blast". La tonalité des cordes est surprenante. Lord Bernado s’autorise le premier envol. Un envol original et accrocheur qu’il concède à l’harmo. Une plage qui se fond progressivement dans "Calling my name". Réverbérées, les sonorités de cordes dispensées par Dalle macèrent bien dans le Delta. Primitives, les percussions introduisent le très rythmé "Shake 'em". Les deux vocalistes conjuguent leurs voix tout au long de ce funk irrésistible, obsessionnel, hanté en arrière plan par l’harmonica. Le tempo ne faiblit pas et devient même frénétique sur "Dig". Implacable, la section rythmique permet aux solistes de s'exprimer. "Coming home to you" baigne au sein d’une atmosphère mystérieuse. Cool, les voix communiquent un sentiment de douceur judicieux. Libres, les grattes nous invitent à vivre un voyage aux confins de la transe psychédélique. Inflexible, la rythmique reprend les rennes sur "Would you please shut up", une phrase répétée inlassablement par les vocalistes, alors qu’une guitare s’évade pour exécuter un solo créatif et complexe. Et si la basse bourdonne, l'harmonica ne tient plus en place! Les voix sont accrocheuses et changent de registre tout au long de "Do her thing". Le tempo est alerte. Une plage créative, au cours de laquelle la six cordes de Gert Servaes entre en effervescence. "Rainy day" monte progressivement en puissance, une gradation exploitée par l'harmonica. "On my own again" est également atteint de fièvre rythmique. Fabien en profite à nouveau pour décoller sur son harmonica. Ce juke joint blues ne souffre d’aucune faiblesse. Nerveux, percutant, "Soul keeps trying" aurait certainement mérité un traitement plus long. Car on atteint déjà la plage finale, "Like a fool". Une compo de 120 secondes qui macère dans une solution sonore étrangement mélancolique. Cependant, les guitares ont à peine le temps de s’installer, que la piste s’achève. Vous avez oublié votre cd dans le lecteur ? Bonne idée ! Au bout de 8 minutes de silence, on a ainsi droit à un bonus track. Soit une dernière tranche de psychédélisme à la fois planant et ravageur… Excellent !