Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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The Boxer Rebellion

Une belle soirée qui est passée trop vite…

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La dernière fois que The Boxer Rebellion s’était produit en Belgique, c’était en 2016, au Botanique. Un final mémorable, puisque les fans avaient envahi alors la scène, pendant que le groupe jouait « Dreamers ». Il revient de nouveau dans la capitale de l’Europe, ce samedi 14 octobre, mais à l’Ancienne Belgique. Son dernier elpee, « Ghost Alive », remonte à 2018. Et un single, « Powdered Sugar », vient de sortir, précédant la parution d’un sixième opus qui s’intitulera « Promise ». Le concert est complet depuis un bon bout de temps ; il aurait d’ailleurs pu se dérouler dans la grande salle.

Le line up réunit le chanteur/claviériste/guitariste Nathan Nicholson (NDR : il est originaire du Tennessee, aux States), le second sixcordiste Andrew Smith, le bassiste Adam Harrison et le drummer Piers Hewitt.

Le supporting act est assuré par Richard Walters, un parfait inconnu pour votre serviteur. Et pourtant, ce quadragénaire (NDR : il est issu d’Oxford, mais vit aujourd’hui à Paris) a milité chez Theremin, avant de se lancer dans une carrière solo. Il compte cinq albums à son actif et a relevé du même management que Radiohead. Une première partie qui suscite, donc, la curiosité.

La banane aux lèvres, Richard grimpe sur le podium. Cheveux roux comme Ed Shearan, il est coiffé d’une casquette de rappeur ou de basketteur, selon. Il a enfilé une salopette et est chaussé de baskets de marque Converse All Star. Il paraît, au moins, dix ans plus jeune que son âge. Il est armé d’une gratte semi-acoustique. Il possède une belle et suave voix de tête. On se rend bien compte que le gaillard a joué dans des pubs et la rue. Il a bossé en compagnie de Thom Yorke et l’Irlandais Damien Rice. La délicatesse des mots de l’artiste se ressentent dans ses moindres murmures. C’est une sorte de poète. La foule l’écoute attentivement. D’ailleurs, pendant son set, on pourrait entendre une mouche voler. Richard la remercie, à plusieurs reprises, pour le respect de son écoute.

De son récital, on épinglera le morceau d’entrée, le romantique « King Of Leaves » (extrait de l’album « Regret Less », publié en 2012), « Unconditional » et « Awards Night », deux titres au cours desquels sa voix devient atmosphérique, ainsi que la reprise du « Roads » de Portishead. De toute beauté ! Dommage qu’il n’ait pas interprété son dernier single, « Lost in Your Light » …

Setlist : « King Of Leaves », « Unconditional », « After Midnight », « Roads » (Portishead cover), « Awards Night », « Infatuation ».

A 21 heures pile, The Boxer Rebellion débarque. Nathan exécute un discret salut et le concert s’ouvre par le puissant « Step Out of the Car ». On entend la voix du chanteur qui est couverte par l’instrumentation. Il signifie à l’ingé son le souci et demande de régler le volume de son micro. Problème résolu !

Nathan est enrhumé et il le signale, mais ce refroidissement n’aura pas d’influence sur sa voix empreinte de douceur et bercée de mélancolie…

Pendant « Locked in the Basement », les grattes s’emballent. Avant d’attaquer « Love Yourself », le frontman plaisante en signalant que la salle est tellement cosy qu’il a l’impression de se produire dans un salon privé, en showcase. « What the Fuck » libère davantage de puissance que sur l’opus. Une transition idéale pour nous interpréter le nouveau single, « Powdered Sugar », paru il y a à peine deux jours.

A partir de « Caught By The Light » le set grimpe en intensité et le light show est au diapason. Tous les musicos descendent dans la fosse pour nous réserver une version acoustique de « Big Ideas ». Les harmonies sont parfaites. Ce qui se traduit par un grand moment de recueillement a sein du public qui connaît et reprend en chœur les paroles de la chanson.

Hormis le drummer, polyvalents, les musiciens changent régulièrement d’instruments.

Pendant « New York » le guitariste Andrew Smith et le bassiste Adam Harrison rejoignent la drummer sur son estrade exiguë. « Evacuate » et « Semi-Automatic » charment littéralement l’auditoire ; d’ailleurs tout au long de ces deux titres, des applaudissements fusent de partout. « The Gospel of Goro Adachi » est dédié à Richard Walters. A l’issue de ce morceau, le quatuor salue la foule et se retire.

Mais nous aurons droit à un rappel de deux compos. Pour la circonstance, le batteur a enfilé des chaussettes de couleur rouge. « Diamonds » était attendu, mais ne provoque pas d’intrusion sur la scène. Nathan évoque l’interruption dans le parcours du band pendant cinq ans, mais sans rentrer dans les détails. Il promet d’ailleurs, de revenir bientôt. Une belle soirée qui est passée trop vite et surtout une chouette découverte, Richard Walters…

Setlist : « Step Out of the Car », « Spitting Fire », « Let's Disappear », « Love Yourself », « Locked in the Basement », « We Have This Place Surrounded », « Flight », « Semi-Automatic », « Here I Am », « What the Fuck », « Powdered Sugar », « Caught by the Light », « New York », « No Harm », « Big Ideas » (acoustique), « Evacuate », « The Gospel of Goro Adachi » (dedicated to Richard Walters).

Rappel : « Diamonds », « Let It Go ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Boxed In

Melt

Écrit par

Oli Bayston est un auteur-compositeur, producteur, multi-instrumentiste britannique qui a entamé sa carrière au sein du groupe indé Keith, puis collaboré avec, notamment, 2 Bears, Steve Mason, Willy Mason, Lianne La Havas, Lily Allen, The Voyeurs, Rosie Lowe et bien d'autres.

Boxed In, c’est son dernier projet. Il y combine ses deux plus grandes passions musicales, le Krautrock et la house, s'inspirant des rythmes motorisés de Can et Neu ! ainsi que de DJs house comme Pépé Bradock et Theo Parrish. Il a choisi ce patronyme d’après une peinture de Francis Bacon (‘Head VI’) décrivant l’opération par laquelle le corps entier s’échappe par la bouche ; ce qui métaphorise bien l’acte du chant…

Sorti en 2016, « Melt » nous replonge nostalgiquement dans l’univers électro-pop de Hot Chip (sans atteindre les mêmes sommets), grâce à ses accès de basse caoutchouteuse, ses cloches samba et ses clappements de main. Une belle façon de danser intelligemment (« Jist »)


 

The Black Box Revelation

Un tsunami sonore…

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Réunissant Jan Paternoster et Dries Van Dijk, Black Box Revelation est un duo originaire de Dilbeek. Il est à l’affiche 3 jours de suite à l'Ancienne Belgique, dont ce vendredi 15 mars 2019, lors d’un concert auquel assiste votre serviteur. La paire est venue défendre son dernier elpee, « Tattooed Smiles » (Trad : sourire tatoué), paru en octobre dernier.

Le supporting act est assuré par Michiel Libberecht, aka Mooneye. Agé de 25 ans, il est surtout notoire en Flandre pour son projet Mickey Doyle, qui a remporté le concours ‘Het Jonge Wolven’, en 2017. Ce qui lui a permis d'être programmé au sein de nombreuses salles et de festivals au Nord de la Belgique (Leffingeleuren, Dranouter, Het Depot, Cactus Club, De Zwerver, Democrazy, etc.). Il va nous proposer de larges extraits de son premier Ep 5 titres, gravé en mars de l'an dernier.

Lorsque Mooneye se produit en format électrique, c’est en quintet. Mais en acoustique, il est seul, comme ce soir, pour se consacrer au chant tout en s’accompagnant à la guitare (NDR : ce soir, il va se servir de deux exemplaires). Le rideau de couleur noire est tiré derrière l'artiste, quand il grimpe sur le podium.

Il entame son récital par « Thinking About Leaving ». Douce, envoûtante, sa voix colle parfaitement aux compos empreintes de mélancolie. Les mélodies sont chaleureuses et les refrains entêtants. Et comme il a une belle gueule d’ange, il ne lui est pas difficile de séduire un public féminin, massé aux premiers rangs. Il nous réserve une cover surprenante du « Clap Your Hands » de Tom Waits. Certains médias néerlandophones n'hésitent pas à le comparer à Kevin Morby, Fleet Foxes ou encore Roy Orbison. De fameux compliments ! Malheureusement une bonne partie du public est venu exclusivement pour le concert de BBR ; aussi, il se désintéresse totalement de cet artiste, entretenant un brouhaha peu évident pour atteindre un niveau de concertation optimale... La prestation du groupe au complet aurait d'ailleurs été bien plus judicieuse, vu le style bien électrique de la tête d'affiche...

Le Black Box Revelation est donc en tournée, un périple qu'il a baptisé ‘Tattooed Smiles Tour’, en référence à son 5ème opus studio. Sa musique n'est pas facile à appréhender, puisant au sein d'une multitude de sources, qui oscillent du r&b au garage, en passant par le hard rock et le blues. Les Kinks, Le Led Zeppelin, The Black Keys et Black Rebel Motorcycle Club constituant probablement ses références majeures...

A 20h50, le duo grimpe sur le podium. Enfin pas vraiment un duo, mais un trio, vu la présence d’un troisième musicien ; en l'occurrence Jasper Morel, qui va passer régulièrement du Hammond à la guitare électrique. L'autre gratte étant réservée, bien évidemment, à Jan Paternoster. Dries est installé sur une estrade, du côté gauche de la scène. Quelques smiley’s lumineux, en forme de ‘Mickey Mouse’, sont suspendus un peu partout au-dessus du podium.

Place alors au tsunami sonore provoqué par la pluie de décibels. « Kick the Habit » ouvre les hostilités. « Blown Away » permet de lâcher quelque peu la pression. Tout comme « Built To Last », un Delta blues purulent signé Seasike Steve, au cours duquel plane d’ailleurs son spectre. Les guitares s’emballent de nouveau tout au long de « Gloria », une compo dont le refrain est repris en chœur par la foule, jusqu’à en perdre la voix... Et « War Horse » rencontre un même enthousiasme de la part de la foule. D'une durée de plus de 10', ce titre nous plonge au sein d'un univers velvetien. D'abord, il y a ces ivoires qui s'ébrouent, puis les grattes qui s'enflamment et enfin le drumming sauvage de Van Dijk, propice à l'envoûtement, qui semble inépuisable… Un grand moment ! Tout au long de « Lazy St » et « Never Alone », les gratteurs nous réservent des solos exceptionnels. Particulièrement dansant, « My Perception » provoque un véritable climat de folie, dans la fosse. « I Think I Like You » termine le set. Manifestement, le groupe est content d'être sur les planches et on ressent une véritable complicité entre les musicos et les spectateurs.

En rappel, BBR nous réserve un redoutable « Gravity Blues » ; mais pas de trace de Roméo Elvis pour interpréter « Laisser Partir », invité surprise qui ne pointera le bout du nez que le lendemain. Le Black Box Revelation a acquis une belle maturité au cours de ses concerts, et l'a de nouveau démontrée ce soir, en proposant un set de 110 minutes, qui a conjugué sueur, rage et émotion à travers un rock’n’roll qui permet d'oublier les tracas de la vie quotidienne...

Setlist : « Kick the Habit », « Mama Call Me, Please », « High On A Wire », « Lazy St », « Built To Last », « Gloria », « War Horse », « Tattooed Smiles », « Blown Away », « Bur-Bearing Heart », « Never Alone, Always Together », « Damned Body », « Love Licks », « My Perception », « I Think I Like You ».

Rappel : « Gravity Blues », « Laisser Partir », « Tattooed Smiles ».

(Organisation : AB et Live Nation)

 

The Eighties Matchbox B-Line Disaster

Rock'n'roll...

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Le décor est sombre. Au fond de la scène un drapeau arbore une tête de mort soulignée par un seul os. The Eighties Matchbox B-Line Disaster monte sur scène. Ils sont jeunes, très jeunes. Entre 18 et 25 ans. Les deux guitaristes arborent un look punk réminiscent des Sex Pistols. Le drummer me fait plutôt penser à un ancien membre des Stray Cats. Le bassiste à feu Richey James. Quant au chanteur, il ne dépareillerait pas dans un film consacré à la vie du Christ. Dans le rôle de Jésus, bien sûr. Sa longue chevelure noire, ses yeux perçants lui confèrent même un air de gourou…

Pas le temps de dire flip et la machine se met en route. Les images défilent : le chaos, le bruit, le désordre, le danger, la mort, le feu, la névrose, l'obsession, le désir, le feeling, la drogue, le sexe, l'enfer, le rock'n roll, le psychobilly, le punk, le gothique…  les morceaux s'enfilent… et le temps file… Guy Mc Knight est une véritable bête de scène. Il en fait voir de toutes les couleurs à son pied de micro. Son roadie le suit à la trace pour ramasser les morceaux. Porte son fil, lorsqu'il se jette au beau milieu du public. Dès qu'il entre en transe, tous ses membres frémissent. Lorsqu'il hurle, on a l'impression que les sons vomissent de son estomac. Mais lorsqu'il chante, il épouse un baryton puissant, dont le timbre me fait penser à Andrew Eldritch et les inflexions à Ian Curtis. D'ailleurs, Sisters of Mercy et Joy Division doivent avoir eu une influence sur le groupe. Mais aussi les Dead Kennedys, Birthday Party, les Stooges, les Cramps ou encore les Misfits, même si elles sont inconscientes. Postés de chaque côté de la scène les deux guitaristes conjuguent l'électricité avec une sauvagerie inouïe, mais sans jamais déraper. Le groove guttural de la basse et le drumming souple et particulièrement efficace de Tom Diamantepoulo balisent le flux sonore. C'est rock'n roll ! Après 40 minutes, The Eighties Matchbox B-Line Disaster dépose les armes. Et se barre. D'abord sonné, mais surtout ravi, le public en redemande. Ayant assisté à un set de la même trempe, lors des débuts de Manic Street Preachers, j'en ai tiré la conclusion qu'ils ne reviendraient pas. 20 minutes plus tard, toute la salle applaudissait encore… en vain !

 

 

The Black Box Revelation

Trois sold out en trois jours !

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Il s’agit de la troisième soirée d’affilée réservée à The Black Box Revelation. Et c’est encore sold out. Issu de Dilbeek, ce groupe pratique un psyché/rock/blues particulièrement nerveux et directement inspiré par les White Stripes. Faut dire que c’est aussi un duo. Masculin cependant ; réunissant le drummer Dries Van Dijck et le chanteur/guitariste Jan Paternoster. En 2009, il assurait le supporting act pour Eagles Of Death Metal, dans la même salle. Que de chemin parcouru en 5 ans !

Stickstof est programmé en première partie, un crew hip hop composé d’un Dj et de quatre Mc’s. Tout en s’exprimant dans la langue de Vondel, il essaient de faire monter la pression. Seuls les premiers rangs semblent réagir, mais manifestement, la majorité de l’auditoire est venu pour voir et écouter B.B.R., qui est venu défendre son quatrième elpee studio, « Highway Cruiser », sorti en octobre 2015.

Dès sa montée sur l’estrade, le tandem est chaleureusement applaudi. Dries s’installe à gauche, en léger décalage, derrière des fûts imposants et flambants neufs ! Une toile a été tendue en arrière-plan. Y figurent le nom et l’emblème –deux yeux– du band. Tout au long du show, elle sera éclairée de spots aux couleurs différentes, pour mettre en exergue ce regard ténébreux. Installé à droite, Jan s’agite tel un arlequin déglingué. Tiens, il y a un claviériste, discrètement planté à l’extrême droite. Dans la pénombre ! Jan présente brièvement le combo. Il triture régulièrement les boutons des pédales placées devant lui. Pour « Madhouse » (« My Perception »), l’éclairage de la toile s’intensifie, de manière à rendre le regard perçant. Et la compo plus sauvage.  

Après un changement de gratte opéré par Jan, deux choristes grimpent sur le podium. Elles ont du coffre et sont plutôt sexy. « War Horse » (« Highway Cruiser ») trempe dans la soul. Jan laisse tomber ensuite la veste et remonte les manches de son tee-shirt ; de quoi provoquer l'hilarité au sein des premiers rangs. « Crazy White Men » adopte un profil davantage psychédélique. Jan chante d’une voix moins virile et plus harmonieuse. Il n’y a plus qu’une choriste pour « Walk Another Line » (« Highway Cruiser »). Et elle balance les bras en chantant. Jan harangue les premiers rangs en exécutant de longs riffs incendiaires. Le public est ravi. Le duo aborde le delta blues « Never Alone / Always Together », un extrait de l’Ep « Shiver of Joy ». Les choristes et le claviériste refont surface pour « High On A Wire » (« Silver Threats »), un des morceaux les plus populaires de The Black Box Revelation.

Les deux musicos n’oublient pas de démontrer toute leur technique sur leur instrument. Le concert touche à sa fin. Véritable brûlot, « My Perception » libère quelques envolées lyriques auxquelles participent activement les choristes. De quoi faire vibrer le public. Les artistes s’éclipsent après avoir salué la foule.

En rappel, « Gloria » (« Highway Cruiser ») est amorcé presque a capella, avant que la compo ne replonge dans le delta. Outre le hit « Set Your Head On Fire », on aura encore droit à une remarquable version du « Spoonful » de Willie Dixon (NDR : un classique repris notamment par Howlin’ Wolf), que les choristes chantent remarquablement, parfois frénétiquement, alors que la guitare de Jan libère une dose phénoménale d’agressivité. 

(Organisation : AB + Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

The Beatbox

La réincarnation des Beatles par un groupe italien…

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Une soirée très particulière se déroule ce lundi 9 novembre 2015. Et pour cause, elle est entièrement consacrée aux Fab Four. En supporting act, le talentueux sixcordiste Antoine Goudeseune, et en tête d’affiche le cover band italien des Beatles, The Beatbox. Il est venu présenter son spectacle 'Revolution The Show - The Best Beatles Experience'. Un quatuor considéré comme le meilleur groupe de reprises des quatre de Liverpool au monde ; et dont le show s’étale sur plus de 150 minutes ! Il doit y avoir plus ou moins 500 personnes dans le Cirque Royal. Un auditoire, dont la majorité est à la fleur de l’âge. On y croise des barbus bedonnants (NDR : comme votre serviteur) et des mammys aux sourires éclatants. Mais également des plus jeunes. Et finalement, on peut affirmer que 4 générations vont assister à ces représentations. Parfait ! 

La première partie est donc assurée par un Binchois, Antoine Goudeseune. Un guitariste qui a adapté l'album « Abbey Road », en fingerpicking (NDR : voir chronique cd ici

Antoine monte seul sur l’estrade armé d’une gratte électro-acoustique. Tout au long du set, il va se servir d’une loop machine, d’une pédale de réverb et d’un accordeur, placés à ses pieds. Il ouvre son set par « Abbey Road » (NDR : il y a des parasites dans l’entourage de votre serviteur, qui décide de déménager). Et embraie par une adaptation sympa de « Lady Madonna ». Il revisite « I Want You » dans une version plus courte. Et explique que sur l’originale, en fin de parcours, il y a tellement d’instruments qui enrichissent les arrangements, qu’elle s’achève dans un chaos indescriptible. Aussi qu’il va essayer de recréer cette finale à l’aide de sa loop machine. Pari réussi ! Il enchaîne ensuite « Golden Slumbers », « Carry That Weight » et « The End », sous la forme d’un medley et achève son set, unplugged, par « Across The Universe », au bord du podium. Bel exercice de style, mais de l’endroit où se trouve votre serviteur, on n’entend rien…

Dans le cadre du quarantième anniversaire de la tournée américaine du plus grand groupe de rock de tous les temps, The Beatbox a créé le magnifique spectacle ‘Revolution’, rehaussé par un light show remarquable, retraçant l’histoire des Fab Four, depuis leurs premiers concerts accordés dans la ‘Cavern’ de Liverpool, jusque leur séparation. La setlist épingle les 40 chansons les plus notoires (“Twist And Shout”, “She Loves You”, “A Hard Days Night”, “Yesterday”, “Help !”, “Michelle”, “Sgt.Peppers LonelyHearts Club Band”, “Lucy in the Sky with Diamonds”, “Let It Be”, “Get Back”, “Revolution”, “Something” et Hey Jude, notamment).

Chargé d’histoire, le show évoque bien évidemment les 8 années d’existence des Beatles, mais également celle du rock. Des films d'époque sont projetés sur deux immenses téléviseurs vintage, placés aux deux extrémités de la scène. Alfio Vitanza, Mauro Sposito, Guido Cinelli et Riccardo Bagnolli ont souhaité que chaque détail soit minutieusement reproduit. Tant musicalement que visuellement. Taillés sur mesure, les vêtements sont à chaque fois adaptés pour l’époque. Depuis les costumes noirs classiques des débuts au look ‘baba cool’ d’« Abbey Road », en passant par les vestes brunes ‘Cosplay’ (NDR : comme celles portées lors du fameux concert accordé au fameux ‘Shea Stadium’, à New York city, en 1965) et les uniformes multicolores circa « Sgt Pepper’s ». Ils ont été confectionnés par la même maison de couture que ceux de la bande de Liverpool. Enfin, les musicos se servent d’instruments identiques et des mêmes amplis Vox. Le spectacle est divisé en deux parties, comme au cinéma ; mais la chronologie de la seconde sera quand même bousculée…

Et il s’ouvre par la diffusion d’images immortalisées dans la ‘Cavern’. Le mimétisme est parfait. L’imperfection du son reproduite. On remarque même les tics de Paul, alors encore très timide. (Setlist : « I Saw Her Standing Here » / « Please Please Me » / « Love Me Do » / « Please Mr. Postman » / « Roll Over Beethoven » / « She Loves You »)

Les artistes s’éclipsent pour enfiler leurs vestes 'Cosplay’. De nouvelles images défilent. Elles se concentrent justement sur celles des concerts filmés aux States, lors de ce périple accompli aux States, en 1965. De retour sur l’estrade, le quatuor transalpin aligne « I Want to Hold Your Hand » (NDR : c’est ce single qui a déclenché ce que les Yankees ont appelé la ‘British Invasion’, dans leurs hit-parades ; une chanson qui est la première des Beatles à avoir figuré au sein du Billboard), « All My Loving », « Can't Buy Me Love  », « This Boy  » et « Yesterday ».

Pas de changement de fringues pour achever la première partie au cours de laquelle se succèdent « A Hard Day's Night  », « Ticket To Ride », « I Feel Fine », « Help », « Day Tripper » et « Twist and Shout ». De 1963 à 1966, c’est la ‘Beatlemania’. Entre deux tournées triomphales, les Beatles tournent deux films ; mais découvrent également les substances hallucinogènes. C’est un tournant dans leur carrière.

De nouvelles vidéos et un changement de décor plus tard, le quartet revient, vêtu d’accoutrements psychédéliques. Tout s’est allongé : les vestes, les cheveux, les barbes et même parfois les moustaches. Un piano a été installé pour le clone de John Lennon (NDR : c’est l’époque à laquelle, ce dernier devient prolifique). Les Fab Four avaient publié « Yellow Submarine  », un dixième elpee. On aura droit notamment au titre éponyme de cet LP, mais également à « All You Need Is Love  », « Magical Mystery Tour » (NDR : la version du film) et d'autres morceaux. « Abbey Road », c’est le onzième et avant-dernier album du groupe. Il s’est vendu à 20 millions d’exemplaires. Et pourtant, c’est l’époque au cours de laquelle, les tensions entre les musiciens se multiplient. Néanmoins, George s’implique davantage dans la composition. Finalement, les sessions accoucheront d’un medley de 8 plages. Du tracklisting, seront extraits « Because », « Get Back », « Let it be », « Come Together» et « The End ».

Après un bref entracte de 10 minutes, on change à nouveau de panorama. Il est coloré et en toile de fond, juste derrière le double de Ringo, juché sur une estrade surélevée, est projetée l’image de la pochette de l’incontournable « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band ». Le drummer bénéficie de davantage de visibilité. (NDR : Ringo est parvenu à vaincre sa timidité et s’exprime plus souvent). Ce volet se consacre à la période 1967 - 1970 ; ce que les médias ont décrit comme ‘les années studios’. Un claviériste se place à l’extrême droite (NDR : coiffé d’une casquette, il réincarne Billy Preston). La musique est devenue davantage expérimentale. Les musicos lancent des bandes préenregistrées au sol et les recollent au hasard ; ils passent ce même type de support à l’envers (NDR : à l’instar de « Rain »), en accélèrent la vitesse ou encore ont recours à de multiples instruments, dont des violons ou des instrus folkloriques, et en particulier hindous. Défilent alors « With A Little Help From My Friends », « Lucy In The Sky With Diamonds », « Hello Goodbye  », « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (reprise) » et « A Day In The Life », piste qui termine l’interprétation de ce concept album essentiel.

Le quatuor italien a accordé un rappel. Après un film aussi vivant, je quitte le spectacle, les yeux plein d'étoiles. Mais il se fait très tard, et ce matin, mon réveil va me rappeler à l’ordre dès 6 heures. The Beatbox se produira au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le 17 novembre et au Théâtre Le Forum de Liège le 21 du même mois.

(Organisation: Dan Events Booking et I Live Genova)

The Boxer Rebellion

Pas mal, mais pas phénoménal non plus…

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La soirée est un peu froide, normal l’hiver approche. Direction rue du Miroir, juste derrière la Grand-place de Mons pour, se rendre à l'Alhambra. Il y a une fameuse file d’attente à l’entrée pour obtenir son sésame. The Boxer Rebellion a attiré la grande foule. Faut dire que le groupe s’était déjà produit à Mons, et une relation privilégiée s’est établie entre le combo et le public local. En outre, le supporting act sera assuré par les régionaux de l'étape, Larko. Ca tombe bien, Larko vient de sortir un Ep 6 titres. Et il est venu nous le présenter ce soir.

Larko est issu de la Cité du Doudou. Aussi, de nombreux fans ont tenu à venir les encourager. Et c’est tout à fait normal. Le quatuor réunit le chanteur/guitariste Jean Tourneur, le claviériste Alexis Andrigo (NDR : un barbu coiffé d’une casquette), le bassiste Jérémie Gilbert et le drummer Timothée Huge, également préposé au sampler. J’avais assisté à leur concert, il y a au moins deux ans et suis heureux de revoir le quatuor en ‘live’. Pas un combo inconnu. Et pour cause, en 2009 il avait remporté le prix Franc'Off des Francofolies de Spa. Il a aussi pas mal bourlingué, assuré quelques scènes prestigieuses et participé à certains festivals. En 2011, il a publié son premier elpee, « Empathie » sur le label LDM (Les Disques Modernes). Après avoir pris une pause, il vient de graver un nouvel Ep, dont ils vont interpréter ce soir quatre morceaux.

Vu la présence du matos de The Boxer Rebellion sur l’estrade, il ne reste plus beaucoup d’espace pour la première partie. Les 4 musicos se sont donc postés en ligne à l’avant-scène. Le drummer à l'extrême droite, le claviériste au milieu, et les deux grattes à gauche. Jérémie va quand même s’autoriser quelques allers-retours entre les fûts et son pied de micro, afin de se dégourdir les jambes. Les textes sont chantés dans la langue de Voltaire. Et les nouvelles compos lorgnent davantage vers la pop et l’électro que le rock.

Après une petite « Intro », « Obsession » entre dans le vif du sujet. Le claviériste donne le ton. Il est appuyé par la section rythmique, même si c’est la basse qui aura finalement le dernier mot. Les accords de gratte dispensés tout au long de « Pour Une Heure » sont funkysants, dans l’esprit d’un Nile Rodgers. « Empathie » est un morceau qui a récolté un certain succès. C’est également le titre maître du premier LP, plus sauvage et plus rock. « 28 Janvier » est littéralement découpé par les riffs électriques. Mais le refrain est contagieux. « Ce Que tu Veux ». Je ne sais pas ! Une nouvelle compo pas mal torchée. « Lâcher Les Chiens » se singularise par ses lyrics réalistes. Des textes qui peuvent se révéler plus sombres, traitant de l’existence, de la guerre.

Plus électro, « Rotterdam » est une compo hymnique. Place ensuite à « Myself ». Le single. Qui fait l’objet d’un clip vidéo. Jean invite d’ailleurs le public à aller la découvrir sur la toile. Le set s’achève par « La Nuit », c’est-à-dire la piste qui ouvre l’Ep. Caractérisé par son ‘beat’ irrésistible et ses 'lalala', c’est une belle invitation à rejoindre le dancefloor tout proche. Encore une ou deux chansons et tout le monde jumpait. Trente minutes, c'est un peu court pour un groupe de cette trempe ; et en plus issu de la région. Bah, c'est aussi le rôle du support act de chauffer l’ambiance. J'espère bientôt revoir Larko en tête d'affiche.

The Boxer Rebellion est une formation que votre serviteur a eu le loisir de voir et d’écouter à trois reprises au Botanique de Bruxelles. Parce que sa musique me plaît. Le groupe a entamé une longue tournée pour présenter son quatrième opus studio, « Promises », déjà paru en 2013. Natham l'a annoncé, c'est la dernière date ; aussi on espère que les musicos vont se lâcher pour la circonstance. Le quatuor vient juste de publier un LP live, « Live At The Forum ». Le line up réunit Nathan Nicholson (chant, guitare, claviers), Adam Harrison (basse) Piers Hewitt (drums) et Andrew Smith (guitare).

En ouverture, le band attaque « The Gospel Of Goro Adachi » (extrait du long playing « Union »). Dans le passé ce morceau achevait en apothéose ses concerts. Permettant alors aux aficionados de les rejoindre sur l’estrade. Ce ne sera donc pas le cas ce soir.

Nathan a une voix très particulière, qui monte assez haut dans les aigus, un peu à la manière de Matthew Bellamy (Muse). Le très poignant « Take Me Back » en est une parfaire illustration. Les mélodies sont accrocheuses, mais quoique puissant le son n’est pas suffisamment net à mon goût. Je me déplace et me recentre près de la table de mixage. Tout au long de « Locked In The Basement » (NDR : un extrait du troisième opus « The Cold Still »), la voix de Nathan me paraît quelque peu étouffée par les autres instruments. ‘u2esques’, les guitares sont soutenues par des nappes de claviers légèrement agressives sur « Keep Moving ». Encore issu de « Union », « Evacuate » est une des perles de l’album. La voix, est alors proche de celle de David Jakes (chanteur de Lonely The Brave, une des nouvelles sensations du rock insulaire). Quant à l’expression sonore, littéralement poussée par la section rythmique, elle monte en crescendo avant d’atteindre son apogée. « The Runner » et « Diamonds » adoptent une structure semblable. « You Belong To Me » évoque un bonbon sucré qui fond lentement dans la bouche. Les problèmes de mixing semblent résolus. Faut dire que la configuration de la salle n’est pas de nature à faciliter la tâche de l’ingé-son. Nonobstant leur refrain immédiat, « Flight », « Semi-Automatic » et « Always » montent dans les tours. Sur « New York », bien soutenue par les drums, la voix de Nathan s’envole vers les sommets. Et elle atteint le sublime sur le dernier titre du spectacle, « Promises ». En fermant les yeux on l’accompagne dans la stratosphère…

Pas de final festif, mais un rappel de trois morceaux : « No Harm », « Spitting Fire » et « Watermelon ». Quoique content d’avoir retrouvé The Boxer Rebellion, je dois avouer que les musicos me paraissaient fatigués. Le band achevait sa tournée à l’Alhambra. Ce qui explique sans doute pourquoi la magie n’a pas opéré, comme les fois précédentes…

(Organisation : Mons 2015-Alhambra)

Dirt Box Disco

Legends

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Ce qui est chouette dans le rock n’roll, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’en débattre pendant des heures. La guitare en avant, l’ampli à lampes bien chaud sur onze, la bière qui coule à flots, 1-2-3-4, et c’est parti ! C’est exactement dans cet état d’esprit que réagit Dirt Box Disco. Zéro prise de tête, pas de complications ni de bla-bla, pas de revendication, mais du fun à l’état brut. Alors certes, c’est brut de décoffrage et pas novateur pour un sou, le look des musicos est pourri, la pochette raiment naze, mais ça envoie le bois ! Donc on fait pas son difficile, on affonne sa Cara, et on retourne dans le pogo ma p’tite dame !

 

The Cash Box Kings

Black toppin'

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La carrière des Cash Box Kings est exemplaire. Pourtant, s’ils commencent à se forger une solide réputation sur le Vieux Continent, c’est surtout en arpentant les routes américaines qu’ils ont acquis leur expérience. Multiracial, ce groupe est établi à Chicago, un des vecteurs de la musique urbaine issue des années 40 et 50, mais également cité traditionnelle du Delta des années 20 et 30.

Le line up de base des Kings implique Joe Nosek (chant et harmonica), Oscar Wilson (chant), Kenny ‘Beedy Eyes’ Smith, fils du légendaire Willie ‘Big Eyes’ Smith (NDR : ce drummer a longtemps milité au sein du Muddy Waters Band), et enfin le Joel Paterson (NDR : un guitariste qui participe à de nombreux projets musicaux). Ils ont publié plusieurs albums, pour la plupart d’excellente facture, et notamment "Live! At the King Club" en 2002, "Black knight fallin'" en 2003, "The royal treatment" en 2006, "Cuttin' heads at the Cuda Café" en 2009 et "I 94 Blues" en 2010. Sans oublier "Holler and stomp", un elpee qui marquait leurs débuts pour le label californien Blind Pig. C’était en 2011.

Les Kings ont décidé d’élargir davantage leur spectre musical et d’exploiter d'autres styles. Et plus seulement ceux inspirés par le Delta du Mississippi, la Louisiane et bien entendu Chicago. Pour atteindre son objectif, la band a reçu le concours de collaborateurs de calibre…

La slide de Joel Paterson ouvre "Blues fallin' down on me", un titre que le combo estime avoir concocté dans un style proche des Rolling Stones de l'époque Mick Taylor. Et le résultat est excellent. Joe chante et joue de l'harmonica. Les sonorités de l’orgue dispensées par Barrelhouse Chuck sont pourries. Elles rappellent bien les 70’s. Et cette impression revient sur l’indolent "My Tinai". Les CBK explorent également un autre filon qu’ils ont baptisé blues-a-billy, un terme puisé au sein des studios Sun de Memphis, sis entre le blues et le country rockabilly. "Black Toppin'" en est une parfaite illustration, une plage chantée par Oscar et soulignée par les percussions équestres de Buddy Eyes. Le timbre de Joe est nonchalant sur "Trying really hard", une piste paradoxalement remuante. Le saxophone de Jerry Devivo et les cordes insatiables de Joel entretiennent ce style jump. Il revient naturellement à Oscar de driver son "Oscar's jump", une piste tout en swing. La reprise du "Money, marbles & chalk" de Jimmy Rogers opère un retour dans le Chicago Southside, un morceau auquel participe Bill Flynn, un gratteur aussi subtil que notoire. L’elpee recèle deux covers de ‘classiques’. Tout d’abord le "Too late" de Willie Dixon, caractérisée par les interventions de Nosek à l'harmo ; et puis du traditionnel "Walking blues", au cours de laquelle, Paterson nous accorde une leçon de bottleneck. Plus rock, "I don't wanna fight" nous entraîne au cœur des bayous louisianais, une piste brillamment balisée par les ivoires de Barrelhouse Chuck. Oscar nous réserve une version bouleversante mais particulièrement dépouillée du "Tomcat blues" de Jerry West. Très expressive, sa voix nous remue les tripes. Le nerveux "Hot Biscuit boy" trempe toujours dans l'atmosphère moite des marais louisianais. Oscar, Joe et Joel conjuguent leurs talents pour délivrer ce superbe titre, imprimé sur un tempo proche de Jimmy Reed. Gimme some that" lorgne une dernière fois vers le blues-a-billy, une piste illuminée par les interventions habiles de la slide. De toute bonne facture, ce long playing s’achève par le "Run run run" de Lou Reed, un titre issu du premier album du Velvet Underground. Un boogie sans concession, mais étrange, qui met en exergue le talent et la créativité de Paterson…

 

The Boxer Rebellion

Promises

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Après dix années d’existence, The Boxer Rebellion est devenu une énorme machine à hits. Cette formation anglophone qui réunit des Américains, un Anglais et un Australien surfe donc sur la vague du succès. Pour preuve, leur participation au dernier festival Rock Werchter. Et ce n’est pas leur dernier elpee, « Promises », qui risque de modifier cette marche triomphale…

D’autant plus que les treize morceaux de ce long playing ont tout pour plaire. Les mélodies sont empreintes de mélancolie. Le climat atmosphérique est entretenu par des arpèges délicats et des nappes de claviers en couche. Entraînants, les rythmes sont parfois boostés par des beat électroniques (« Take Me Back »). Ce qui ne les empêche pas circonstanciellement d’être fouettés par des percussions tribales, à l’instar de l’excellent « Safe House » ou encore « New York ».

Mais si l’illustration de la pochette traduit parfaitement l’efficacité des compos de ce « Promises », il faut reconnaître que The Boxer Rebellion ne parvient que trop rarement à faire la différence. La faute à une mise en forme qui émousse l’énergie de la solution sonore. En outre, Nathan Nicholson (chant) ne parvient pas à transcender les titres. N’est pas Matt Berninger (The National) qui veut. En fait, il manque à The Boxer Rebellion, un petit quelque chose, un brin d’originalité, qui pourrait lui permettre de concurrencer The National ou Coldplay.

 

Le groupe se produira ce 12 septembre 2013 au Botanique de Bruxelles.

 

Box

For the Brain and for the Vein

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Box… Box ? Mmmm, ce nom me dit vaguement quelque chose…

On avait déjà eu droit à The Black Box Revelation, duo super bruyant du nord du pays et plutôt du genre casse-c****** qu’autre chose. Il y a deux mois, un album issu d’une formation qui répond au patronyme de Box vient de tomber dans les bacs. Et… rien à voir avec le band précité, ouf !

Box compte le double de membres. C’est un quatuor, pas un duo. Dont les membres tiennent parfaitement le volant de cette belle bagnole. Car il s’agit d’une bien belle ‘mécanique’. Une superbe grosse américaine, la carrosserie clinquante, tous chromes luisants, dont le bon gros moteur tourne comme une horloge.

Vous l’aurez compris, Box nous livre sur son opus, 10 belles compos bien lourdes et parfaitement rôdées typiquement heavy metal, outre-Atlantique.

A l’aide de ses comparses, Pascal Smeets aux guitares, Bruno Goedhuys aux drums et percussions ainsi que Gilles Verdugstraete à la basse, Bruno Rocha, véritable tête pensante du groupe, a monté une excellente machine made in USA dont les rouages sont extrêmement bien huilés et qui ne souffre d’aucun défaut de fabrication.

Petit détail qui a son importance, le mixage a été confié à Mario Goossens, batteur de Triggerfinger. Et c’est manifeste à l’écoute de « The Numbing Solace of the Light » et « Stop wasting your Time », deux compos qui cartonnent dès les premières notes.

Dans le même ordre d’idée, on épinglera la collaboration d’un autre ‘Trigger’. Monsieur Paul (et sa basse) vient également ajouter son petit grain de sel sur "In your dreams" et "Bullied in the bears". Bonne idée…

Dans la catégorie ‘Rock’, ce nouveau venu décoiffe et devrait sans doute faire parler de lui ; car à chaque nouveau morceau qui commence, on a une impression de puissance, de musicalité et d’énergie qui donnent furieusement envie d’en entendre davantage. N’hésitez pas à faire tourner ce disque sur votre platine Cd, vous m’en direz des nouvelles.

 

Balkan Beat Box

Give

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C’est reparti ! Les allumés du Balkan Beat Box dégainent à nouveau leurs armes chargées de munitions faites de cuivres, de samples, de scratches et de beats électro énervés… Sans le concours habituel d’une multitude de guests, le trio américain d’origine israélienne s’est enfermé en studio pour composer ses nouvelles bombes –un peu plus rock que d’habitude–mais toujours aussi engagées politiquement (« Political F*ck », « Enemy in Economy »). Ori Kaplan (ancien membre de Gogol Bordello) et Tamir Muskat habitent à New-York mais ont les yeux et les oreilles tournées vers le reste de la terre, ce qui leur permet de concocter un cocktail original et détonant entre musiques traditionnelles (méditerranéenne, balkanique, klezmer) et urbaines (hip-hop, dancehall, dub). « Give », leur 4ème album, ne déroge pas à la règle en s’adressant tant aux pieds qu’à la tête : M.I.A. (l’amusant « Part of the Glory » ou les plus ennuyeux « Money » et « Suki Muki ») rencontre Asian Dub Foundation (« Political F*ck ») ou un Goran Bregovic hip-hop (« Urge to be Violent ») !

Difficile de résister à la bonne humeur politique de Balkan Beat Box ! Et pourquoi ne pas danser de façon responsable cette année ?

 

Laterbox

Let’s Dance Together (Ep)

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Le pop/rock pur jus est souvent considéré comme une exclusivité bien britannique (Beatles, Smiths, Oasis, Blur, …) ; et il a fait le bonheur des teenagers (et des autres) durant trois décennies. Depuis quelques années, outre-Manche, cette scène s’est transformée en ‘rock indé’, épinglant des locomotives comme Kooks, Arctic Monkeys et tutti quanti. Pourtant, il n’y a pas que l’Albion qui a voix au chapitre.

Laterbox en est un exemple, parmi tant d’autres. Un quatuor parisien réunissant quatre jeunots aux dents longues : Raphaël à la basse, Quentin aux drums, Renaud à la guitare et Pépito au chant, outre les claviers et la seconde guitare.

Découpé en cinq plages, cet Ep est interprété dans un anglais correct, ce qui n’est pas toujours évident de la part de nos voisins, dont l’accent ‘angliche’ bien de chez eux, fait souvent sourire…

« Let’s Dance Together » qui ouvre l’album connaît déjà son petit succès grâce à la diffusion du clip sur Youtube (http://www.youtube.com/watch?v=kGz3YcewXhM ).

« Chessboard » et « This Part Of Your Life » sont encore plus dansants, très réussis et démontrent tout l’enthousiasme manifesté par la formation.

Nettement plus calme mais sculpté dans les cordes de guitares acoustiques, la quatrième plage s’inscrit davantage dans la lignée d’Oasis.

Enfin, « The Year After » clôt cet Ep, mais reste un peu en dedans. Moins efficace, moins clair que le reste, c’est peut-être le titre de trop. Quatre morceaux auraient sans doute suffi et incité à vouloir en entendre davantage. Malgré tout, Laterbox mérite le titre d’espoir du rock indé made in France. Pas si mal !

 

The Black Box Revelation

My Perception

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Black Box Revelation est un peu l’alter égo flamand de l’Experimental Tropic Blues Band (NDR : pou rappel, le trio est liégeois). Un duo 100% rock n’roll qui a de l’énergie à revendre. Jan Paternoster et Dries Van Dijck ont à peine 20 ans. « My Perception » constitue leur 3ème  album en 3 ans. Truffé de tubes, il ne devrait pas décevoir ses nombreux fans. Garage, le son est sale. Il est même proche de celui des White Stripes. Mais une touche soul, en plus, dans la lignée de ces filous de Black Keys. Pendant que Dries martèle rageusement ses fûts (« My Perception »), Jan lacère nos tympans à l’aide de riffs puissants et au groove rare dans le pays de Maurane (« Skin »). La voix rauque et féline est digne de celle d’un véritable vétéran de la scène rock… Le fantôme des Stooges est dans la pièce ! Même lorsqu’ils ralentissent le tempo, les Black Box Revelation conservent leur morgue rock n’roll. Motif ? La production confiée à Alain Johannes (Queen of the Stone Age, Them Crooked Vultures). Enfin, le single « Rattle My Heart » aurait pu figurer au répertoire des Rolling Stones.

Ce duo est devenu un des meilleurs représentants de la scène rock noir/jaune/rouge. Mais aussi une formation qui a suffisamment de planches pour percer hors des frontières de la Belgique. Et au vu de ses prestations scéniques enflammées, il possède tous les atouts pour conquérir le monde. Et ce sera d’autant plus facile qu’il vient de commettre son meilleur album à ce jour !

Les 3 et 4 novembre à l’AB à Bruxelles, le 5 novembre à la Ferme du Biéreau à Louvain-la-Neuve et le 3 décembre au Belvédère à Namur.

 

Jookabox (Grampall)

The eyes of the fly

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« The eyes of the fly » est une grande boîte à n’importe quoi! On se demande dans quel état était Jookabox lors de l’enregistrement de cet album. Tout est décalé, complètement déjanté. Les mélodies entrent dans nos têtes comme dans du beurre. Mais elles deviennent rapidement aussi pénibles que les battements d’ailes d’un insecte quand celui-ci vient bourdonner juste au bord de vos oreilles. Une seule envie vous envahit alors : réussir à le faire taire. Le groupe américain a oublié qu’il ne suffisait pas de composer du dément pour se démarquer. Parce que lorsqu’on abuse de l’extravagance, le résultat obtenu ne ressemble plus à grand-chose. L’ensemble devient un sac fourre-tout très confus. Ce désordre provoque un amalgame dans lequel tout se ressemble. Pourtant, « The eyes of the fly » va sans doute séduire pas mal d’adeptes. Ce chaos musical n’est en effet pas pour déplaire à tout le monde. Et dans ce cas-là, le titre éponyme de l’album va procurer un plaisir intense aux amateurs du genre. Il est sans aucun doute possible le morceau le plus puissant de ces dix pistes. Mais l’aboutissement du travail de Jookabox est-il vraiment unique ? Sont-ils réellement les seuls à pouvoir offrir ce genre de musique ? Ces questions méritent d’être posées, même si chacun y apportera sa réponse propre.

 

The Boxer Rebellion

Brick By Boring Brick

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Double affiche ce soir à l’ABClub pour une soirée sold-out très Pop-Rock. D’une part, les petits Liégeois de Bacon Caravan Creek, venus présenter leur deuxième album, « WolfWolfWolfSheepWolf ». D’autre part, The Boxer Rebellion, une formation cosmopolite dont la carrière connaît un bel essor, depuis la publication, fin 2009, de leur seconde galette, « Union ».

Bien qu’ils ne soient plus que trois dans leur mouture studio, Bacon Caravan Creek se décuple sur scène. Ce soir, ils sont six à présenter des morceaux extraits de « WolfWolfWolfSheepWolf », un disque qui intervient pas moins de cinq ans après leur première œuvre, « Behind A Wish ». Cinq années qui ont permis au trio de concocter des morceaux beaucoup plus catchy et plus adulte que ceux qui parcouraient le disque précédent. Les petites manières de Nicolas Perat, en charge des vocalises, peuvent parfois agacer ; mais la formation, dans son ensemble, est plutôt solide et prouve qu’elle mériterait autant d’attention que leurs compatriotes de Puggy.

The Boxer Rebellion ne fait pas dans les longs discours. Très (trop ?) pro, le quatuor réunissant un Américain, un Australien et deux Britanniques démarre son set par « These Walls Are Thin », « Evacuate » et « Semi-Automatic », tous extraits de « Union ». Le Ricain Nathan Nicholson, leader de la troupe, salue un ABClub complet avant d’enchaîner sur des titres tirés d’un troisième disque à paraître début 2011. Le jeu du quartet est très carré et leur Pop-Rock, que je découvre pour la première fois ce soir, bien trop formaté à mon goût. Leur passage au sein du film hollywoodien « Going The Distance » et leur participation à la bande son de celui-ci a créé le buzz pour The Boxer Rebellion qui ralliera certainement les fans de groupes tels que Muse, Editors (circa « In this Light and On This Evening ») ou Maxïmo Park. Les autres passeront probablement leur chemin sans se retourner…

(Organisation : Ancienne Belgique)  

Box

Demo

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Notre pauvre pays est dans l’impasse et nos politiciens ne savent plus quoi inventer pour justifier leur salaire. On nous balance des plans B et des scissions à tours de bras. On évoque le rattachement possible d’une communauté ou l’autre à la France, aux Pays-Bas, au Luxembourg ou même à l’Allemagne. Et, si l’on en est à échafauder des hypothèses aussi invraisemblables, ne pourrait-on pas aussi envisager de fusionner une partie de notre patrie défaillante avec le Portugal ? Et pourquoi pas après tout ? Si cette formule fonctionne chez Box, elle pourrait très bien réussir pour nous aussi.

Box est un quatuor indie-rock basé à Scherpenheuvel (Montaigu) dans le Brabant Flamand. Cette formation multiculturelle est conduit par le chanteur/guitariste portugais Bruno Rocha (NDR : déjà responsable d’un album intitulé « Self-Shot Soul », en 2009) et par trois de nos compatriotes : Bruno Goedhuys à la batterie, Gilles Verougstraete à la basse et Pascal Smets à la guitare.

Le premier Ep, mis en boîte aux Konkstudio de Londres, est désormais disponible en écoute intégrale sur la page MySpace du groupe http://www.myspace.com/boxbandmusic ainsi que sur son site officiel : http://www.boxband.net/ .

On y découvre cinq plages bourrées d’énergie, sculptées dans un indie-rock contemporain, souvent mid-tempo, au groove évident et qui ne cache pas ses influences blues (« Merciful Blade ») voire même rock sudiste (« Bullied By The Bears »). Box est parvenu à élaborer un son actuel, sans pour autant rejeter ses racines. Et c’est un coup de génie. Un concept dont pourraient s’inspirer ceux qui nous gouvernent…

 

Balkan Beat Box

Blue eyed black boy

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Si Balkan Beat Box rencontre autant de succès, c’est sans doute parce que ce groupe est à l’image d’une génération : celle qui a grandi à l’ère du village global et a voyagé un peu partout, autour du globe. Une jeunesse révoltée contre le racisme et la guerre.

Ce collectif new-yorkais est drivé par trois musiciens d’origine israélienne : Ori Kaplan au saxophone, Tamir Muskat à la batterie et Tomer Yosef au micro. La plupart des membres du line up ont déjà roulé leur bosse musicale dans des groupes punko-klezmer tels Gogol Bordello, Firewater, Big Lazy et Shotnez. Et depuis la sortie de leur premier album éponyme, en 2005, les BBB sont parvenus à se faire une place de choix, notamment grâce à leurs concerts frénétiques. Sept invités new-yorkais et israéliens sont venus enrichir, de leurs sonorités aux couleurs venues d’ailleurs, les compos du nouvel elpee de Balkan Beat Box.

Si leurs racines sont balkaniques, leurs influences évoluent et s’élargissent de disque en disque. Leur premier opus (« Balkan Bet Box ») était surtout le fruit d’un mélange entre fanfares et musiques plus actuelles (hip hop, electro), le second (« Nu-Med ») empruntait également aux musiques traditionnelles orientales. « Blue eyed black boy » y ajoute des rythmes latins de cumbia, des sons caribéens, et du raeggeton. Le tout fortement agrémenté, grâce à la magie du numérique, de breakbeat, de drum'n'bass et d’électro.

C’est parfois beaucoup pour un même morceau et l’on se perd un peu dans ce zapping d’influences. Le résultat ressemble parfois aux hymnes de Manu Chao, surtout l’entraînante « Marcha de la vida », chantée à travers un mégaphone et reprise par une foule en délire. Entre dub balkanique et samba de carnaval, les styles changent mais l’énergie passe du début à la fin. Il faut donc avoir la forme pour danser sur cette musique résolument taillée pour le live (qu’on pourra écouter aux Nuits du Bota).

Quant à la détermination ‘politique’ de Balkan Beat Box (qu’on se rappelle la pochette de leur premier album ou les groupes au sein desquels ont milité les 3B), il faut avouer que si elle émane du punk, elle prône davantage aujourd’hui une philosophie mondialiste. 

« Blue eyed black boy » (un garçon noir aux yeux bleus) prône le pluriculturalisme et la paix dans le monde, mais n’annonce rien de nouveau. La musique s’oriente vers le global-sound, une musique universelle pour un village global. Mais ce qui fait la richesse des peuples et nationalités, n’est-ce pas justement leurs différences ? Peut-on garder une identité quant on prétend les embrasser toutes à la fois ?

Le Balkan Beat Box propose, en un tour un peu rapide du globe, une musique pour aller danser et se défouler. Mais pour entrer dans une culture, un état d’esprit, il faudra résolument prendre le temps, ailleurs.

 

Foxes In Boxes

Better Beheaded (Ep)

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Foxes in Boxes est une formation belge signée chez Honest House, une structure liégeoise indépendante fondée en 2005. Cette écurie héberge d’autres groupes ou artistes de la même nationalité, talentueux, et évoluant dans un univers franchement avant-gardiste. A l’instar de Frank Shinobi ou Casse-Brique. Surprise, la dernière signature du label milite au sein d’un univers sonore bien moins expérimental.

« Better Beheaded » constitue leur premier Ep. Quatre titres qui lorgnent vers une forme d’indie rock pratiqué au cours des 90’s, popularisé par Karate, Reiziger, Fugazi ou Seam. Principalement instrumentale, la musique se soucie rarement du sens mélodique. Les guitares sont acérées et tranchantes. Bien mise en avant, la basse claque. Les vocaux sont hantés ou murmurés. « Better Beheaded » souffle néanmoins le chaud et le froid. Et « Arshavin » en est certainement la plus belle illustration. Timbre trempé dans le métal et dissonances irritantes contrastent avec un changement de break judicieux, opéré en fin de parcours. Mieux balancé, « Domingo Blues » ne manque pourtant pas d’allure, mais dans l’ensemble, on reste quand même sur sa faim. Et puis, cette musique, quoiqu’énergique, me semble un peu datée. De quoi peut-être séduire les trentenaires qui apprécient ce style plus vraiment dans l’air du temps. Paraît quand même que sur les planches, Foxes In Boxes se révèle beaucoup plus convaincant…

 

The Black Box Revelation

Silver Threats

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Deux années ont passé depuis la sortie de « Set Your Head On Fire », un disque qui avait recueilli une excellente critique auprès de la presse spécialisée. Deux années au cours desquelles, le duo bruxellois (Dilbeek) est devenu une valeur sûre de la scène belge. Et pas seulement ! D’abord, il a enflammé les salles et les festivals estivaux de notre plat pays. Puis assuré le supporting act des tournées de Ghinzu ainsi que de dEUS. Enfin, leur ambition dévorante les a poussés hors de nos frontières. Ainsi, depuis 2008, Jan Paternoster (guitare et chant) et Dries Van Dijck (batterie), ont parcouru l’Europe (Royaume-Uni, Suisse, Allemagne, France, …), en se produisant dans des salles de plus de 2000 personnes, notamment en première partie des Eagles Of Death Metal. Ce qui leur a permis d’accumuler une fameuse expérience. Et puis de se faire connaître auprès d’un audimat, à premier abord peu réceptif à leur musique. Cependant, les réactions ont été plus que chaleureuses. Ce qui a décidé le combo d’entrer en studio pour enregistrer un second elpee. Un exercice particulièrement délicat, quand on sait que bon nombre d’artistes s’y cassent les dents…

Bonne nouvelle, The Black Box Revelation a réussi son examen de passage haut la main ! Et il s’y est même montré brillant. « Silver Threat » est même meilleur que le précédent opus. Fidèle à son line up traditionnel guitare-batterie, dans l’esprit des White Stripes voire des Black Keys, BBR consomme un rock/garage largement teinté de blues, voire de psychédélisme, susceptible d’évoquer les Black Angels. L’énergie puissante, électrique, primitive, brutale, ténébreuse, sauvage, hypnotique, dispensée tout au long de « Silver Threat » est proche de l’euphorie, de la jouissance, même. Le rythme est irrésistible. Les riffs urgents, envoûtants.

On comprend mieux pourquoi BBR va ouvrir la prochaine tournée d’Iggy Pop & The Stooges, en France. Par contre, on a beau beaucoup aimer Tindersticks, on ne voit vraiment pas ce que le groupe va venir faire au sein de ces affiches propices aux décibels. Chez nous, The Black Box Revelation est devenu une valeur sûre. Et en Europe, le combo n’a plus qu’à confirmer les excellentes dispositions manifestées, lors de ses précédents périples. Une chose est sûre, il faudra désormais compter sur eux, pour conforter la notoriété des artistes belges, sur la scène internationale. 

 

BoXoN

Baptême du feu

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BoXon… (ce n’est pas un ordre !)

- Et papa, t’as le nouveau Superbus ?

- Hein ? Quoi ? Qui ça ?

- Ben Superbus, un p’tit groupe de rock français. C’est leur nouveau Cd ?

- Non !

- C’est le dernier BB Brunes alors ?

- Non, j’écoute BoXon.

- Qui ? BoXoN ? Ben m… alors. C’est vraiment du copié-collé. J’y ai cru un moment !

- Désolé ma chérie. Alors t’en dis quoi ?

- Ben, disons que pour une copie, elle est de bonne qualité.

- Copie, tu exagères. Mais oui, tu as raison, musicalement, il n’y a rien à dire. Le son est correct, c’est bien joué. Pas du tout désagréable.

- Ouais, sauf que Superbus, ils arrachent quand-même plus que ça.

- Si tu le dis… Mais enfin pour une bande de gamins, c’est quand-même pas nul non plus.

- Gamins ? Ils ont quel âge ?

- A vue de nez, 18 ou 19 ans, pas beaucoup plus.

- Comment tu sais ça toi ?

- Ben la bio. Ils sont nés courant des années 90 et ils ont fondé leur groupe BoXoN en 2006. Ils ne sont donc pas très vieux, c’est bien ce que je disais.

- C’est la mode des gamins hein. Après les Allemands de Tokyo Hotel, place aux Français de BoXoN maintenant.

- Oui, mais sache qu’ils composent leurs musiques et écrivent leurs textes eux-mêmes, à part une reprise de Jacques Dutronc : « Et moi, et moi, et moi ». Pas mal hein ?

- Ils sont combien dans le groupe ?

- Quatre. Les frères Marceau, Thimotée et Valentin (l’auteur-compositeur) aux guitares, Jérôme Serey à la basse et Marlon Rouet à la batterie. Et pour ta gouverne, je dois aussi préciser que c’est Steve Forward qui a réalisé leur album.

- Kikséksa ?

- Un ingénieur qui a travaillé avec les plus grands. Je te cite en vrac et dans le désordre : Johnny, Florent Pagny, Axel Bauer, Laurent Voulzy, Maxime et plein d’autres encore.

- Ok, c’est du lourd alors.

- Oui, et si lui s’y met c’est qu’il y croit. Je dois bien t’avouer que moi aussi ça me plaît. Et je suis certain qu’on n’a pas fini d’en entendre parler. Tu verras.

- Tu me le passes ? Je vais l’écouter dans ma chambre.

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