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Brigitte Fontaine

Brigitte Fontaine a ressorti sa platine de vinyles…

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Brigitte Fontaine, est de retour pour un album de haut vol, poétique et mélodique, entre transe krautrock, rock garage et chaabi.

Produit par The Limiñanas, « Pick Up » (titre choisi en référence au retour des vinyles), a été enregistré en grande partie à Perpignan, dans le home-studio du combo.

Les compositions du fidèle Areski Belkacem se sont parées de l'énergie saturée de guitares fuzz, d'amplis à lampes et d'orgues déchainés. Riche en images sensuelles, « Pick Up » s'impose comme une déclaration d'amour au simple fait d'être vivant, notamment dans le bouleversant « Cantilène », porté par l'ampleur enveloppante d'une musique de film, qui navigue quelque part entre celle de Morricone et de Roubaix.

Si Brigitte y évoque ses aspirations mystiques et ses souffrances physiques, elle parvient à leur donner une dimension universelle. Plus qu'une plainte, elle lance un appel à se raccrocher aux attaches qui nous aident à supporter notre condition mortelle. La révolte de Brigitte Fontaine s'exprime également dans plusieurs plages de « Pick Up », comme « Neuf trois » ou « Crevards, miteux, pauvres errants », véritable profession de foi intemporelle.

Accessible et bouleversant, « Pick Up » s'impose comme la porte d'entrée idéale pour découvrir enfin Brigitte Fontaine, cette enfant terrible qui aura traversé l'existence en restant, à tout âge, malicieuse, sauvage et rebelle, mais jamais adulte.

« Cantilène » est en écoute

 

 

Brigitte Fontaine

Kekeland

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‘Des asticots dans l'héroïne/ça me dégoûte pour de bon/ Dorénavant je bois du gin/avec des sorbets au marron’. Qui oserait ouvrir un album par de tels propos ? Qui pourrait chanter " I'm God's Nightmare " sans sombrer dans le ridicule ? Avec son audace, son tempérament, son chant allumé et ses cautions rock (Sonic Youth, Noir Désir et M, on a déjà vu pire comme coups de main), Brigitte Fontaine doit en décourager plus d'un : à soixante balais (enfin, j'imagine, un peu plus ou un peu moins, on ne va pas chicaner), elle renvoie dans leur chambre d'ado, tous ces petits groupes qui imaginent tenir les composantes d'un album, en fredonnant quelques mots timides. " Kekeland " s'ouvre sur quatre morceaux extraordinaires, un quart d'heure de bonheur intense, violent (" Baby boom boom " cogne comme un vieux Noir Désir), sombre (" Demi-clocharde " avec son rideau de guitares à la Sonic Youth) ou gai comme ce " Y'a des zazous " qui mériterait d'être un tube gigantesque. Les invités prestigieux guident les excès, transcendent la folie de Brigitte Fontaine. Hors norme et irrésistible.