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Le parfum de vie de Goudi

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Split Chain

Le flou nature de Split Chain…

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Split Chain sortira son premier album, « motionblur », le 11 juillet chez Epitaph Records.

Entre influences grunge, neo metal et shoegaze, le groupe originaire de Bristol fait sensation et cumule déjà des millions de streams, réunissant ainsi parmi ses fans aussi bien des nostalgiques des années 90 et du début des années 2000 que des amateurs de sonorités plus actuelles. Après le succès de singles comme « Future », le quintet passe à l'étape suivante en enregistrant « motionblur ». Nul doute donc : les onze titres de ce disque seront autant de déclarations envoûtantes d'une formation en pleine effervescence.

Split Chain fait simplement ce qu'il veut et ce dont il a besoin, affirme son frontman Bert Martinez-Cowles. Et derrière ce mantra, se trouve le parfait moyen de résumer la liberté créative et sans contrainte avec laquelle le band aborde son art, ainsi qu'un moyen d'essayer de donner un sens à la trajectoire fulgurante sur laquelle il s'est retrouvé.

Il y a ici des nuances de Deftones, de Superheaven ou de Narrowhead, des éclats de nu-metal et des ondulations shoegaze. La mélancolie et le grunge planent lourdement sur « motionblur » pendant que le metal crépite sous sa surface. L'ADN même de Split Chain réside dans cette coalescence savamment élaborée.

La vidéo de "bored. tired. torn" est à voir et couter

The Jesus & Mary Chain

Glasgow eyes

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« Glasgow Eyes » constitue le deuxième long playing studio de The Jesus and Mary Chain depuis sa réunion en 2007 ; et il témoigne de sa créativité durable tout en confirmant son statut d'icône.

L'album adopte un ton réfléchi et inhabituellement sympathique, rendant hommage à l'histoire du rock et à la place que la formation occupe. Il se caractérise également par une utilisation plus importante des synthétiseurs qui apportent une touche contemporaine et expérimentale au son à base de guitare du groupe. Il alterne plages plus lourdes et agressives, comme « Venal Joy » et « Jamcod » sur laquelle Jim Reid chante la dépendance à la drogue et à l’alcool qui a autrefois affligé le groupe et finalement conduit à sa séparation, et plus douces et mélancoliques, à l’instar de « Second of June », alors que sculptée dans une forme d’électro minimaliste, la plus new wave « Silver Strings » est abordée dans l’esprit de Taxi Girl.

TJ&MC rend également hommage à ses influences, et notamment à Lou Reed et au Velvet Underground lors du titre final, « Hey Lou Reid », mais également sur « Girl 71 », au cours duquel les riffs tranchants semblent empruntés au « Vicious » du New-yorkais. Une piste rock directe aux paroles simples et à la mélodie assez accrocheuse que Jim chante en compagnie de sa partenaire, Rachel Conti.

« The Eagles and the Beatles » adresse un clin d’œil à « I Love Rock 'n Roll », le glam-rocker d’Arrows que Joan Jett & the Blackhearts avait transformé en hit, dès 1981.

On épinglera encore le sombre et sensuel « Chemical animal », l’énigmatique et cool « Discotheque » ainsi que le capricieux « Pure Poor », dont les guitares contrastées des frères Reid accentuent une tension alimentée par une machinerie industrielle qui véhicule des accents ‘nineinchnailiens’.

Après 40 années de carrière, Jesus & Mary Chain est encore capable de surprendre…

The Jesus & Mary Chain

De la confiture de morue pour Jesus & Mary Chain…

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The Jesus and Mary Chain publiera un tout nouvel album le 8 mars 2024. Il s’intitulera « Glasgow Eyes ».

Glasgow Eyes a été enregistré au studio Castle of Doom de Mogwai à Glasgow, où Jim et William ont poursuivi le processus créatif du précédent elpee, « Damage and Joy ». Il en est ressorti un disque au cours duquel la bande aux frère Reid embrassent un deuxième chapitre productif, un maelström de mélodie, de feedback et de chaos contrôlé, reflétant leur amour pour la musique de Suicide et Kraftwerk ainsi qu’une nouvelle appréciation des attitudes moins disciplinées que l'on trouve dans le jazz.

Issu de ce futur long playing, le single « Jamcod » est disponible sous forme de clip,

En concert le 23 avril 2024 à l’AB de Bruxelles.

The Jesus & Mary Chain

Sunset 666

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En 1990, J&MC avait choisi Nine Inch Nails pour assurer le supporting act de sa tournée aux States. En 2018, Trent Reznor, qui a acquis depuis, une notoriété inversement proportionnelle, lui a renvoyé l’ascenseur en l’invitant à se produire en première partie, d’une tournée aux Etats-Unis, dont une série de concerts au Hollywood Palladium.

Le 15 décembre 2018, la bande aux frères Reid s’y produit pour la dernière fois.  Le band n’a pas l’intention d’enregistrer l’événement, mais Michael Brennan, l’ingé-son, avait remarqué qu’il était possible de connecter son ordinateur portable sur la console et il n’a donc pas hésité à le brancher.

Les trois premières faces de ce double vinyle immortalisent l’intégralité de ce concert, au cours duquel, invitée, Isobel Campbell vient poser la voix sur « Sometimes always ».

Interprétés cinq jours plus tôt, au même endroit, les cinq morceaux qui figurent en face D constituent un hommage à l’album « Automatic », avant de s’achever par « In a hole », issu de l’elpee « Psychocandy ». Quant aux trois premières faces, elles ne recèlent aucun titre de « Darklands ». Et pas davantage de trace du single « Sidewalking ». Doit-on s’attendre à une suite ? C’est toujours dans le domaine du possible. En attendant, les aficionados vont probablement se ruer sur cet objet de collection, Jesus & Mary Chain n’ayant plus rien sorti de neuf depuis 2017 ! Ça fait un bail !

The Jesus & Mary Chain

Un ‘live’ pour The Jesus & Mary Chain

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Les poids lourds écossais du alt-rock, The Jesus and Mary Chain, sortiront un nouvel elpee, mais ‘live’, ce 4 août 2023. Intitulé « Sunset 666 », il a été immortalisé en 2018, au Hollywood Palladium, alors qu’il était en tournée, en première partie de Nine Inch Nails. Cet album couvre l'ensemble de sa discographie et comprend des titres de « Psychocandy », « Darklands », « Automatic », « Honey's Dead », « Stoned and Dethroned », « Munki » et « Damage and Joy ». Notamment.

Issu de « Sunset 666 », « Sometimes Always », au cours duquel Isobel Campbell accompagne le band au chant, est disponible sous forme de clip ici

 

 

Crowd Of Chairs

Crowd of Chairs assis entre deux chaises…

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Crowd of chairs a toujours gardé à l'esprit son véritable esprit DIY, lors de l'enregistrement ses disques.

« Defluencer » est le deuxième extrait de l'album éponyme qui paraîtra ce 18 novembre 2022. La compo est un cocktail de pensées extraordinaires qui se construisent sur des guitares furieuses et une batterie inébranlable. Elle vous rend légèrement nerveux, frustré et un peu confus. Cette chanson pourrait vous faire penser à des groupes comme Unwound, Pissed jeans ou Liars. Quant à la vidéo, elle dépeint des activités folkloriques belges et tente de vous faire comprendre le pouvoir qui se cache derrière le port d'un masque ou d'un costume. Et elle est disponible ici

 

CHAI

Wink

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Digne représentant du J-Pop/Rock, le quatuor féminin japonais CHAI nous propose son troisième elpee, « Wink ». Militant depuis sa base arrière de Nagoya, il a suscité l’intérêt de Sub Pop (NDR : et c’est étonnant !), célèbre label issu de Seattle, après avoir accompagné, entre autres Gorillaz, sur le correct « Strange Timez ». Un opus qui tire un peu dans toutes les directions, se frottant tantôt à la pop bubblegum (l’irrésistible « ACTION ») ou puisant ses influences dans le hip-hop ou le r’n’b (« Maybe Chocolate Chips » qui bénéficie du concours du rappeur chicagoan Ric Wilson, mais encore « Nobody Knows We Are Fun »). Toujours engagées, les musiciennes de CHAI soutiennent également le mouvement ‘Black Lives Matter’, à travers cet excellent « ACTION ». Sous la houlette des producteurs Mndsgn et YMCK, la formation nous réserve un album hyper sucré mais qui se signale par un certain esprit punk… Mac deMarco valide en tout cas !

Alice In Chains

Un concert d’anthologie pour les nombreux fans…

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L’Ancienne Belgique accueille ce soir deux poids lourds de la scène rock : Alice In Chains et Black Rebel Motorcycle Club. Si les souvenirs de votre serviteur sont exacts, c’est la première fois que le groupe issu de Seattle se produit dans la salle de la Rue des Pierres. Pour la formation originaire de San Francisco, mais établie à Los Angeles, il s’agit de la troisième (2008 et 2013). Par contre, elle a déjà foulé à quatre reprises les planches du Botanique, un endroit qui correspond mieux à l’esprit indie de sa musique. La salle est soldout depuis bien longtemps, c’est normal vu la présence de ces deux combos…

Black Rebel Motorcycle Club (BRMC) est un groupe californien, dont le patronyme est inspiré du film ‘L'Équipée sauvage’, un long métrage datant de 1953, mettant en scène Marlon Brando, chef d’une bande de motards. Le line up réunit les chanteurs/guitaristes/bassistes Peter Hayes et Robert Turner (NDR : aka Robert Levon Been, il a choisi un pseudo afin s'affranchir de l'influence de son père, feu Michael Been, qui n’était autre que le chanteur de The Call), ainsi que la drummeuse Leah Shapiro (NDR : cette ex-Raveonettes a intégré le groupe en 2008). Son dernier et neuvième elpee, « Wrong Créatures », est paru en 2018. 

En fond de scène, une toile a été tendue sur laquelle figure le logo du band ; en l’occurrence une tête de mort soulignée par deux pistons croisés. Un light show de couleur bleue inonde le podium pendant que le trio s’installe derrière son matos. Le band va nous proposer exclusivement des anciens titres. Ainsi le concert s’ouvre par « Red Eyes And Tears », issu du premier opus (NDR : un éponyme !), publié en 2001 et puis va se contenter de nous balancer une setlist constituée de standards du groupe. Bref, pas de surprise au cours de ce show un peu trop monocorde, mais qui néanmoins s’est certainement révélé agréable pour celles et ceux qui apprécient le rock alternatif teinté de psychédélisme, de blues et de garage de ce trio yankee…

Setlist : « Red Eyes And Tears », « Awake », « Beat The Devil's Tattoo », « Berlin », « Spook », « Spread Your Love ».

A l’instar de Pearl Jam, Nirvana et Soundgarden, Alice in Chains est un des pionniers de la scène grunge. Né en 1987, il s’est accordé une brève pause début du millénaire. Faut dire que son leader et chanteur, le charismatique Layne Staley, est décédé en 2002, après des années de combat contre une addiction aux drogues dures. Il a été alors remplacé par William DuVall. L’éventualité d’un changement de patronyme a même circulé au sein du band. Mais il n’en sera rien. Outre cette parenthèse, le combo n’a quasiment jamais arrêté de tourner. D’ailleurs, l’an dernier, il se produisait encore sur la scène principale de Rock Werchter.

De chaque côté de l’estrade du drummer, deux immenses murs de baffles dans lesquels sont intégrés 48 spots sont érigés. De temps à autre, ces lumières se transforment en écrans vidéo à LED afin de créer différents effets vidéo.

Le set va nous réserver 21 titres bien structurés, partagés intelligemment entre ancien et nouveau répertoire dont, bien sûr, des extraits du dernier opus paru l’an dernier, « Rainier Fog » (NDR : il s’agit de son sixième, et son titre doit son nom au mont Rainier, le volcan toujours en activité qui domine la ville de Seattle).

Le set s’ouvre par « Bleed the Freak », un extrait du premier elpee d’Alice In Chains, « Facelift ». La température dans la fosse est déjà élevée ; et elle ne fera que grimper au fil du show. La foule manifeste déjà son enthousiasme. William la salue et on sent déjà une belle osmose entre la formation et l’auditoire. Manifestement, il s’est très bien réapproprié les anciens morceaux ; ce qui permet au combo de s’en donner à cœur joie lorsqu’il s’attaque à les réinterpréter. Et puis la section rythmique apporte une base solide à DuVall pour prendre son envol vocal et compléter le travail discret mais efficace du gratteur et autre membre fondateur, Jerry Cantrell. A contrario, la voix de ce semble avoir perdu de sa superbe. Mais aux cordes, s’il ne déchire pas souvent, il accorde des solos remarquables. A l’instar de « Stone », « Man In The Box » de « Got Me Wrong » et même de « Rooster », une ballade éblouissante. Des solos mélodiques et sophistiqués dont il le seul à avoir le secret, tout en tissant ses lignes principales sur celles, rythmiques, de DuVall.

Le set principal s’achève cependant par deux des plus grands succès du groupe, « Angry Chair » et « Man in the Box ». Et après avoir littéralement retourné la foule, Alice In Chains est revenu nous accorder quatre morceaux. Un concert d’anthologie pour les nombreux fans présents ce soir…

(Pour les photos, c’est ici)

Setlist : « Bleed The Freak », « Check My Brain », « Again », « Never », « Themes Bones », « DamThat River », « Hollow », « Your Decision », « Rainier Fog », « Down In A Hole », « No Excuses », « Stone », « Red Giant », « We Die Young », « Nutshell », « Angry Chair », « Man in the Box ».

Rappel : « The One You Know », « Got Me Wrong », « Would ? », « Rooster ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

The Jesus & Mary Chain

De la fumée, mais plus de feu...

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La dernière fois que votre serviteur avait assisté à un concert de Jesus & Mary Chain, c’était en 1998. Presque 20 ans, déjà. Dans le cadre du festival de Dour. Et la prestation n’avait pas laissé un souvenir impérissable, les deux frères –probablement alors sous influence– étaient alors entrés en conflit. Cette année là, la formation avait quand même publié un album, intitulé « Murki ». Avant de se séparer en 1999. Après avoir monté des projets, chacun de leur côté, les frères Reid ont donc décidé de reprendre le cours de l’aventure en 2007. Se contentant de tourner, pour finalement quand même graver un septième opus, l’an dernier, baptisé « Damage & Joy », un disque qui a bénéficié de la mise en forme de Youth (Killing Joke).

En débarquant dans l’AB, vers 19h30, il y a à peine 200 personnes dans la salle. Curieux ! Heureusement, elle va se remplir progressivement. Et à 21 heures, elle est presque comble. Le set de Jesus & Mary Chain peut alors commencer…

Le supporting act est assuré par Tokota, un quatuor issu du Nord de la Belgique. Les deux gratteurs sont bien complémentaires et leurs cordes libèrent des sonorités pétillantes, cinglantes, dans l’esprit des Skids. Quant à l’expression sonore, elle oscille entre la pop (Mud Flow ?) et le blues. Malheureusement, le chanteur est loin d’avoir une voix inoubliable. Et ce n’est pas la choriste, venue renforcer l’équipe, en fin de parcours, qui va changer la donne. D’autant plus que sa voix est trop faible, pour faire une éventuelle différence… (Pour les photos, c’est ici)

C’est donc par « Amputation », une plage du dernier elpee, que le set de J&MC s’ouvre. Derrière le quintet, l’image de la pochette de cet opus, « Damage & Joy », est projetée ; et pourtant le concert ne va en retenir que quatre extraits, le reste du tracklisting puisant au sein de la discographie du band. William a les cheveux en pétard, bouclés, et est chaussé de lunettes. Sa six cordes est branchée sur deux baffles et amplis ‘Orange’. En léger retrait, mais au centre, le drummer trône sur une estrade. Le deuxième gratteur et le bassiste sont installés à gauche. Et Jim se plante au centre. Sa coupe de cheveux est, ma foi, plutôt classique. Il est filiforme. Réservé, il parle peu entre les morceaux. C’est d’ailleurs à peine si on entend ses propos. Sauf, quand il chante, d’une voix dont le timbre est toujours aussi velouté.

Les titres s’enchaînent. Depuis le bourdonnant « April skies » jusqu’au lancinant « Halfway to crazy », en passant, entre autres, par le doux amer « Between planets », l’hymne mortel « Blues from a gun », une compo soulignée de chœurs envoûtants, et le groovy « Mood rider ». Une choriste vient également rejoindre le band pour deux morceaux, mais elle n’a pas le charisme de Hope Sandoval… Des chansons mélodieuses, quoique noisy, qui s’écoulent plutôt paisiblement, en cascade, même si certaines se révèlent un peu plus caustiques. Sur l’estrade, les musicos sont plutôt statiques. La tension électrique est cependant permanente et propice au feedback. Les sonorités de cordes sont cristallines ou marécageuses. Ou encore véhiculent des accents fuzz voire surf. Quand elles ne lorgnent pas carrément vers Joy Division. Le son est puissant. Surtout dans la fosse. Les climats sont glaciaux, tourmentés et ténébreux. Spectraux parfois, même. Faut dire que l’écran de fumée y contribue. Mais la violence est intérieure. On est d’ailleurs loin de l’attitude dangereuse du punk que le combo incarnait en 1985. Et pourtant, les lyrics continuent de véhiculer des thèmes pour adolescents, comme la frustration, la romance pure et le sexe.

C’est lors du final que le show va enfin s’embraser et la tension atteindre son paroxysme. Grâce à une version agressive de « Reverence ». Après une longue intro instrumentale, presque post rock, l’assaut sonique est irrésistible. Et Jim en profite pour marteler son slogan, ‘Je veux mourir comme Jesus Christ’, lors du refrain. Le sommet du concert !

Il est dix heures, et le groupe s’éclipse. Or, le concert venait de prendre son envol. Cinq minutes d’attente, dans ces circonstances, c’est trop long. Le soufflé est retombé. Jesus & Mary Chain revient donc sur l’estrade pour un rappel entamé par un « Nine million days » (« Darklands »), au cours duquel on retrouve pourtant ces chœurs ‘rollingstoniens’ envoûtants, probablement par sympathie avec le diable. Et puis un « Just like honey » (quatre plages issues de « Psychocandy » lors de l’encore) à la beauté scintillante, qui va couler goutte à goutte comme du miel. Mais le charme est rompu. La fumée était encore bien présente, mais plus le feu… (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Live Nation)

Setlist

Amputation
April Skies
Head On
Far Gone and Out
Between Planets
Blues From a Gun
Always Sad
Mood Rider
Teenage Lust
Cherry Came Too
The Hardest Walk
All Things Pass
Some Candy Talking
Halfway to Crazy
Reverence

Encore:

Nine Million Rainy Days
Just Like Honey
You Trip Me Up
The Living End
Taste of Cindy

War on Peace

 

Chairlift

Something

Écrit par

La pop de Chairlift a définitivement ‘Quelque chose’! Ancrée dans les années 80, elle affiche cette légère originalité qui lui permet d’être également parfaitement de son temps… L’ex-trio new-yorkais est aujourd’hui réduit à un duo. Au sein duquel on retrouve Patrick Wimberly et Caroline Polachek. Aaron Pfenning, l’ex-petit ami de Caroline P. a rompu et s’est barré. « Something » constitue leur second elpee. Il fait suite à « Does You Inspire You », un disque publié en 2008 qui recelait l’imparable single “Bruises”.

Sur ce nouvel effort, la synth/pop de Chairlift délaisse son côté relativement hermétique tout en s’offrant le luxe de conserver sa touche mystérieuse. La voix éthérée et protéiforme de Caroline Polacheck appuie élégamment l’instrumentation électro-pop élaborée par Wimberly (producteur de Das Racist), une expression sonore (sur)produite par Dan Carey (Hot Chip, Franz Ferdinand) et Alan Moulder (Depeche Mode). Très peu de radios devraient résister à des singles de la trempe de « Sidewalk Safari » ou encore « Ghost Tonight » ! La ‘quality pop’ de Chairlift a définitivement ‘Something’…

 

Malachai

Ugly Side of Love

Écrit par

Derrière Malachai se cache le duo originaire de Bristol formé par Gee Ealey et Scott Hendy. Et dans le même esprit que leurs compatriotes de Portishead et Tricky, ils chamboulent le terrain musical en renouvelant l’établi. Les années 1970 sont leur terrain d’expérimentation, qu’ils réactualisent en ajoutant un côté ‘qui dérange’. Dès qu’on tente de les classer dans une époque ou un style, un élément vient perturber notre jugement. Alors certes, on connaît ce vieil orgue, ce sample presque hip hop et ce solo de guitare, mais pas tous à la fois et pas pour un tel résultat.

Malachai déconstruit. L’ambiance zen (« Snake Charmer ») sera cassée par le groove ‘lennykravitzien’ qui suit (« Snowflake »). Outre le psychédélique, il embrasse sans complexe l’héritage des Beatles (« Another Sun ») et de la british pop des années 1970 en général (« How Long »). On penche également parfois pour un rock garage sur lequel Malachai joue des samples vintage, des rips de vinyle, et du hip hop (« Fading World »).

Plus ‘déclassé’ qu’inclassable, l’effet général de l’album est fondamentalement posé mais laisse transparaître ce caractère faussement brouillon des Black Keys. Le duo parvient à produire un son complètement neuf en n’utilisant quasiment que du vieux, révélation qui nous submerge dès le premier titre.

Au début de cette année, Malachai a publié « Return of the Ugly Love », dans la même lignée d’exploitation de basiques mais dans une orientation distinctement trip hop.

Malachai

Return to the Ugly Side

Écrit par

Le Malachai est-il une nouvelle espèce de monstre musical en pleine mutation ? C’est en tout cas l’impression que nous donne « Return to the Ugly Side », le nouvel album de cette formation anglaise, issue de Bristol, très exactement. Un elpee qui fait suite à « The Ugly Side of Love », un premier elpee publié en 2009 et réédité l’an dernier. Issu de Bristol, le combo réunit Gee Healy au chant et Scott Hendry à l’instrumentation et aux samples. Musique mutante, car Malachai mêle brillamment hip-hop et pop, un peu  la manière de Gorillaz. Et puis, pas étonnant que le monstre ait été découvert par Geoff Barrow, tête chercheuse de Portishead, tant les atmosphères planantes et jazzyfiantes sont proches. D’ailleurs, un morceau comme « How You Write » rappelle même carrément l’univers trip-hop des vétérans anglais. Toutefois dans un esprit aussi fun qu’inquiétant.

Mais pourquoi donc avoir intitulé leur deuxième essai ‘Le retour…’ ? Sans doute parce que le premier n’allait pas assez loin, à leurs yeux et leurs oreilles ; et que les deux olibrius voulaient enfoncer le clou. « The Return… » est en effet plus abouti que leur premier long playing.

L’intro est monumentale. Il règne une ambiance de cirque noir. A cause de cette collaboration apportée par le compositeur de musique classique de la BBC, Ben Salisbury. Le tout mixé à des beats électro syncopés. Les deux musiciens –et véritables clowns tristes– recyclent les musiques urbaines contemporaines pour créer un ensemble très cohérent. Le drum&bass, le dub, le rock, la brit-pop, l’électro, la musique classique, le hip-hop, etc., rien ne résiste à leur appétit de fusion. Des extrêmes sur cette plaque ? Les énervés et quasi jungle « Anne » et « (My) Ambulance », d’un côté. Le duo partagé en compagnie de Katy Wainright, sur la ballade « Rainbows », de l’autre. Un ‘return’ finalement pas si ‘ugly’ qu’il ne le suggère, mais plutôt proche du ‘very beautiful’ !

Chain and The Gang

Music's not for everyone

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Toute liberté a un prix. Elle génère parfois dans son sillon de destruction un remodelage du fond mais souvent aussi, de la forme. Et tout modèle d'émancipation porte les stigmates de la dérive, de la dépravation, bref, de la nature humaine. La révolte en tant qu'outil majeur, est à ce titre à double tranchant. Alors associée au génie créatif, elle brise les chaînes de l'esclavage et ainsi permet que naisse à l'occasion telle œuvre d'Art ou tel mouvement singulier.

Tout le propos de cette intro passablement indigeste résume le travail d'un seul homme. Ian Svenonius, puisque c'est de lui dont il est question, fait partie de la race des blancs-becs qui n'ont pas froid aux yeux. L'ex-Make Up puise, depuis de nombreuses années, dans l'essence du Blues aux racines tortueuses, le suc de son art, qu'il perpétue au travers de la musique et de l'écriture. Passablement effronté, relativement dérangé, le lascar distille un son qui doit autant à la Pop des sixties et des seventies qu'au Black power de Détroit. Affranchi de toutes règles et contestataire à la vindicte acerbe, sous le couvert de son dernier projet en date, il ose un « Music's not for everyone » en forme de pamphlet. Et à l'écoute de ce magistral pied de nez à l'industrie du disque, on ne peut que lui donner raison. Il sert ici un disque teinté d'humour terriblement efficace (« Youth is wasted in the young », quel titre déconcertant de cynisme, n'est-il pas?) qui fait mouche à la première écoute. Un opus qui suit l'excellent « Down With Liberty... Up With Chains », publié en 2009. Chain and The Gang érige, tout au long de ce nouvel elpee, un sommet de coolitude, dont les hymnes tels que « Livin' rough » ou « I've got privilege » n'ont pas fini de faire danser tous les poulets de la terre.

Simple et direct, frais comme un alcool doucement frelaté, cet opus est un manifeste contre la servitude à la bêtise ambiante.

Pour sûr! Gainsbourg aurait adoré ce requiem pour un con.

« Music's not for everyone. » Yeah! You're fuckin' right, mate!

 

Alice In Chains

Black Gives Way To Blue

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Le décès tragique du vocaliste d’exception Layne Staley, un obscur jour d’avril 2002, aurait pu mettre un terme définitif à l’histoire d’Alice In Chains. Abattu par ses dépendances aux drogues, l’homme au grain de voix si particulier, laissait derrière lui un vide immense et un désarroi total au sein du combo amputé de son si charismatique frontman.

Un bref retour scénique en 2006, réunissant les trois membres survivants épaulés par William DuVall lors d’un concert de charité, laissait néanmoins libre cours à l’imagination des fans. Certains n’y voyaient qu’une simple réunion anecdotique et sans lueur d’espoir, tandis que d’autres n’hésitaient pas à rêver d’un retour plus concret ; discographique celui-là.

Réalisé dans le plus grand secret, « Black Gives Way To Blue » n’est que le quatrième album studio du groupe, mais il constitue surtout un authentique chef-d’œuvre et une ode au talent de Staley. Car l’esprit d’Alice in Chains est resté bien ancré au sein du trio formé par Jerry Cantrell, Mike Inez et Sean Kinney. Les harmonies vocales, si caractéristiques du son du groupe, demeurent sa marque de fabrique, d’autant que les timbres de William DuVall et de Jerry Cantrell se marient à merveille. A tel point qu’on a presque l’impression d’être en présence d’un line up inchangé. Phénoménal ! Et si la production du talentueux Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Rush…) n’est pas étrangère à cette alchimie retrouvée, la qualité des nouvelles compositions confère déjà à ce nouvel opus des allures de ‘classique’.

On reste bouche bée à l’écoute de l’inspiré et poignant « All Secrets Know » qui ouvre l’album avec grande classe. Mais la claque est encore plus forte dès les premières mesures de « Check My Brain », titre imparable doté d’un riff d’une lourdeur à faire pâlir d’envie Tony Iommi (Black Sabbath, pour les plus jeunes) en personne. Autre pierre angulaire de cette nouvelle livraison, « A looking in View », un brûlot sombre et heavy qui se révèle sur plus de sept minutes épiques, tandis que la pédale wah-wah n’est pas en reste sur « Last of My Kind » rappelant qu’Alice In Chains a été une source d’inspiration pour… Metallica. La facette acoustique est toujours présente, comme en témoigne le très épuré « Take Her Out » ou l’irrésistible ballade « When the Sun Rose again » sur laquelle Cantrell confirme son statut de grand guitariste. Aussi touchant qu’inattendu, le piano d’Elton John émaille une plage titulaire qui referme cet album un peu hors du temps mais d’une authenticité bouleversante  Une sacrée claque !

 

Goldie Lookin Chain

Greatest Hits

Voilà du rap bien crétin, qui tourne en ridicule les beats old school à la KRS-One, le phrasé limite des Beastie Boys et les hymnes moustache de l’électropop : un disque pastiche pour rire, mais qui réussit la gageure de faire tourner la tête et les jambes, comme de faire du breakdance après avoir cuvé trois casiers de Jupiler. Les Goldie Lookin Chain s’amusent à pirater le bon goût en rappant comme des toupies qu’on trouve aujourd’hui dans les paquets de chips : on doit toutes les manger avant de trouver la surprise, mais après on a encore faim et on s’en fait un deuxième. Entre deux rôts on délire sur nos mères (« Your Mother’s Got A Penis » (sic)), les robots (« Half Man Half Machine ») et le rap gangsta de chez les Amerloques (« Guns Don’t Kill People, Rappers Do » : tubesque), puis on sniffe de l’hélium et on se tape un bon vieux Monty Python. Goldie Lookin Chain, c’est un peu les Dirty Sanchez (les Jackass gallois, ndr) du rap à la va comme je te pousse : c’est très con mais c’est drôle, bref c’est le genre de groupe qu’on aime faire écouter à ses potes, un soir de ‘guinze’ entre deux parties de ‘Burger Quiz’». Qu’ils fassent partie de l’équipe mayo ou de l’équipe ketchup, ces gaillards-là gagnent à chaque fois, sans même qu’on les traite de tricheurs. Le Trivial ? Avec un nom pareil ils doivent aussi être balèzes. Tant pis : on les laissera jouer tous seuls, puis nous on écoutera leur disque. Les dés sont jetés !

The Jesus & Mary Chain

21 singles

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Instigateurs du mouvement noisy rock, le Jesus & Mary Chain s'est donc séparé en 1998. En 15 années d'existence, cette formation écossaise était parvenue à épurer l'histoire du rock'n roll pour ne conserver que le concentré de l'héritage : la simplicité et la sensualité. Et puis également 15 années au cours desquelles, les frères William et Jim Reid ont défrayé la chronique à travers leur patronyme, leurs attitudes, leurs rixes et les lyrics de leurs chansons. Provocateurs tout autant que ténébreux, les frangins vont même finir par se disputer. Faut dire que leurs opinions étaient de plus en plus divergentes. Jim avait ainsi écrit " I love rock'n roll ", en réponse à une compo que William avait intitulée " I hate rock'n roll ". Deux chansons qui figurent, bien sûr sur cette compile. Reste donc six albums est une volée de singles, témoignages de leur musique insolente, violente, torturée, mais paradoxalement enrobée dans la pop mélodique et sucrée. Ces singles ont donc été réunis sur ce recueil. Tous les morceaux essentiels y sont. 21 en tout. Y compris " Sometimes always ", sur lequel Hope Sandoval (Mazzy Star, Hope Sandoval & the Warm Inventions) était venue donner de la voix. Un testament indispensable !

 

Alice In Chains

Live

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S'il existe bien un groupe que je regrette de n'avoir jamais vu en live c'est bien Alice in Chains. Pourtant, après avoir écouté cette plaque, je me demande si ce n'est pas mieux ainsi ! Parlons du mixage. Immortaliser l'intégralité d'une prestation cohérente de ce groupe relève de l'impossible. Columbia a donc ratissé large en puisant, ça et là, des extraits d'époques différentes, caractérisés par des ambiances toutes aussi éparses. Avec pour résultat d'effroyables "fading" entre les morceaux, des enchevêtrements d'applaudissements et un fond sonore bruyant. On entend même le public manifester pendant de longues minutes, sa satisfaction d'avoir pu reconnaître tel ou tel morceau. Insupportable ! Un massacre ! Dans ces conditions, comment comprendre le développement d'un concert ? Parlons des morceaux. A l'époque de "Facelift", (1990) AIC n'est qu'un groupe de métal comme les autres, presque ringard ; même si sa véritable originalité pointe parfois le bout du nez. Les choses sérieuses n'ont véritablement commencé qu'après la sortie de "Dirt", en 1992. L'album le plus représenté ici. Et pas seulement parce que la formation a été bêtement assimilée à la vague grunge. C'est à ce moment qu'AIC densifie ses compositions et que son guitariste commence à étoffer son jeu par des sonorités toutes en nuances. Las ! Live, ses envolées guitaristiques sont sacrifiées au profit d'un jeu tout en lourdeur, sans doigté. Parlons des voix. Un des attraits d'AIC est évidemment la conjugaison des harmonies vocales échangées entre Stanley et Cantrell. Seuls "Would?" et par moment "Junkhead" s'en sortent passablement. Une misère ! L'intérêt de ce cd réside, tout au plus, dans l'opportunité d'entendre live 2(!) morceaux du dernier album studio. Collés en bout de piste, ils souffrent de la mauvaise impression laissée par le reste de l'opus. Parlons maintenant de votre portefeuille : laissez le fermé !

 

Alice In Chains

Nothing safe

Fiona joue du piano depuis l'âge de huit ans. Avec un talent certain. Elle chante également. D'une voix hantée par des inflexions qui nous rappellent quelque part Melanie, sans pour autant épouser son timbre frénétique. Mais surtout, elle écrit ses propres chansons. Elle estime d'ailleurs être plus littéraire que musicienne. Racontant avec une pertinence inébranlable et une élégance poétique, ses aventures amoureuses, mêmes avortées. Et sur son deuxième album, elle épanche ces confessions à travers des compositions tour à tour mélancoliques, moelleuses, convulsives et mêmes rageuses. Cependant, les arrangements ciselés par John Brion sont tellement raffinés, sophistiqués même, que les chansons en perdent leur fraîcheur originelle. Dommage !

 

The Jesus & Mary Chain

Munki

N’en déplaise aux esprits chagrins et aux éternels blasés, mais le set accordé par J&M C, lors du festival de Dour, fut en tous points remarquable. Bien sûr, lorsqu’un groupe tente d’approcher la perfection, il perd en spontanéité ; mais lorsqu’on sait que dans le passé, le combo glaswegien a parfois confondu spontanéité et anarchie, il n’est pas trop difficile d’opérer un choix, surtout si on partage les attentes des spectateurs. Faut dire que les frères Reid, ont pris de la bouteille (NDR : au propre comme au figuré) ; et puis, ils ont eu le nez creux en engageant leurs nouveaux collaborateurs. Un excellent guitariste, tout d’abord, en la personne de Ben Lurie. Et puis une section rythmique plus que solide, formée aujourd’hui, par le tandem Nick Sanderson (ex Gun Club, Clock DVA), à la batterie, et le bassiste du défunt Lush, Phil King. Et c’est sous cette formule que le combo a enregistré son dernier opus. Un disque qui commence avec une chanson composée par William, " I hate rock’n roll ", et se termine par un titre issu de la plume de Jim, " I love rock’nroll ". Toujours cette ambiguïté ! Et le reste ne manque pas d’allure. Depuis l’hommage à l’ex-drummeuse du Velvet, " Mo Tucker ", en passant par un survol de plus de 30 années de rock’n roll. Un survol déterminé à ne conserver que l’essentiel : simplicité et sensualité. Une ligne de conduite qui nous réserve quelques perles sur ce Munki. Et notamment " Birthday ", " Fizzy ", " Virtually unreal " et surtout l’époustouflant " Degenerate. Dix-sept titres à la gloire de la noisy la plus pure, la plus contagieuse. Un must !

 

Silverchair

Freakshow

Daniel Johns, Ben Gillies et Chris Joannou viennent de fêter leurs dix-sept ans et comptent à leur actif deux albums. Trois ados issus du nord de Sydney, en Australie. Un trio qui a raflé la plupart des Awards, chez lui, en 1995 et qui risque fort de récidiver avec la sortie de ce " Freak show ". Produit par Nick Launey, personnage dont la carte de visite épingle la mise en forme du premier elpee de Midnight Oil, mais également des collaborations pour PIL, Killing Joke, Posies et Gang of Four, cet opus a, en outre, été mixé à New York par Andy Wallace (Rage Against the Machine, Jeff Buckley, Helmet). Si vous pleurez la mort du grunge, consolez-vous, Silverchair risque fort de prendre rapidement la place du défunt Nirvana. Pourtant le groupe se cache bien de revendiquer ce lourd héritage, préférant se réclamer d'Helmet, de Soundgarden, de Pearl Jam ou de Pantera. Maintenant, nous on veut bien, mais le style des deux groupes est tellement proche. Même la voix de Daniel nous rappelle quelque part Kurt Cobain; et nous mentirions en accordant un quelconque crédit à leurs dénégations...

 

Alice In Chains

Unplugged

On ne peut pas dire que nous soyons de fervents admirateurs d'Alice In Chains; surtout, lorsqu'ils nous infligent leur heavy métal néandertalien. Pourtant, ces fils naturels de Motörhead et de Black Sabbath sont capables de beaucoup mieux. Et ils viennent de le prouver sur cet " Unplugged ". Un exercice de style qui date d'avril dernier, et au cours duquel ils sont parvenus à capturer des instants de vulnérabilité, aussi intenses et douloureux que ceux dispensés par Mark Eitzel, dans la phase la plus acoustique de son American Music Club.