Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Catatonia

Paper scissors stone

Écrit par

"Paper scissors stone" constitue donc le dernier opus de Catatonia, puisque la formation galloise a décidé de se séparer. L'état de santé précaire de sa chanteuse, Cerys Matthews, conjugué aux critiques plutôt tièdes, accordées à cet elpee par la presse spécialisée, a donc eu raison de l'existence du quintette. Pourtant, ce disque n'est pas aussi mauvais que les censeurs on bien voulu nous laisser croire. Il n'est pas exceptionnel, mais recèle de fort bonnes compositions. Bien que produit par Clive Langer et Alan Winstanley, la solution sonore souffre de sa trop grande richesse et de sa complexité. A un tel point que parfois on se croirait revenu au prog rock de Yes ou du Genesis de l'Archange Gabriel. Et s'ils épousent une forme plus pop, les arrangements sont tout aussi sophistiqués. En outre, le timbre vocal, tantôt fluet et timide, tantôt miaulant et féroce, n'est vraiment pas de nature à lier la sauce. D'ailleurs, ce sont les titres les plus simples, les plus immédiats qui font ici la différence.

Si les élégantes valses lentes, hantées par un orchestre symphonique, " Godspeed " et " The mother of misoginy ", ne manquent pas de charme, la palme revient à " Immediate circles ", caractérisé par son tempo new wave et son piano plink plonk, réminiscence de Lene Lovitch, au basique " Is everybody here on drugs ", à " Imaginary friend ", fragment qui transite avec beaucoup de bonheur de l'intimisme douloureux à la fièvre instrumentale entretenue les claviers en fusion; et puis enfin au r&b " Village idiots ", mais un r&b abordé dans l'esprit de Jam, notamment à cause de ces accès de basse empruntés à " A town called malice ". Et puis, il ne faut pas oublier les lyrics. La force des chansons de Catatonia. Souvent engagés, toujours intelligents, ils traitent même parfois de politique. A l'instar du révolutionnaire " Fuel ", qui s'en prend avec virulence aux véritables responsables de la crise du pétrole…

 

Catatonia

Equally cursed and blessed

Sincèrement, nous pensions que cet " Equally cursed and blessed " allait confirmer les excellentes dispositions affichées sur les deux premiers albums du groupe gallois. On est loin du compte. En fait, la plupart des compositions de cet opus ont tellement été chargées d’orchestrations et d’arrangements, qu’on ne parvient plus à en retrouver le fil mélodique. Une densité sonore qui ne se contente pas de neutraliser les accès sauvages des cordes de guitare, mais asphyxie purement et simplement le timbre vocal de Cerys Matthews, hybride de Björk et de Mélanie. Seuls l’énigmatique " Londinium ", le velouté " Dazed, beautiful and bruised " et l ‘atmosphérico-symphonique " Bulimic beats " sauvent ce disque du désastre. Mais trois fragments sur un elpee, c’est quand même pas Byzance ! Catatonia nous doit une revanche !

 

Catatonia

International velvet

Ce qui frappe directement chez cette formation issue de Cardiff, c’est la voix de Cerys Matthews. Une voix étonnante, trempée à la fois dans le miel et la tequila, dont le timbre oscille quelque part entre celui de Mélanie et de Björk. Mais après plusieurs écoutes, on se rend compte que le support instrumental ne manque pas d’allure. Epousant à merveille les arabesques vocales de Cerys, sans pourtant négliger l’aspect mélodique. Que l’on pourrait qualifier de britpop effervescent. Dans l’esprit d’Echobelly et de Super Furry Animals, autre formation galloise; mais en moins psychédélique. Catatonia privilégie les guitares tantôt sémillantes, lacérantes, gémissantes, atmosphériques ou délicates, les accès de basse ondulatoires, entêtants, les drums arides, presque mécaniques ; infiltrant régulièrement le tout de claviers à la saveur new wave et d’effets technologiques audacieux, du meilleur effet, un peu comme chez Portishead. Pourtant, cet opus s’achève par trois compositions qui explorent un registre davantage acoustique, tantôt à l’aide d’une guitare sèche, tantôt au piano, comme sur le tendre et passionné " My selfish gene ". Pour enregistrer son deuxième album, Catatonia a, en outre, reçu le concours de Tommy D (Sugarcubes, The Shamen), à la coproduction…

 

Catatonia

Way beyond blue

Tout comme Gorky's Zygotic Mynci, Catatonia a aussi bien recours au dialecte gallois qu'à la langue de Shakespeare pour composer ses lyrics. Faut dire que les deux formations sont issues de cette région de l'Ouest de l'Angleterre; et elles ne s'en cachent pas. Mais ici s'arrêtent les comparaisons. Car si la musique de GZM (NDR: rien à voir avec les portables!) exsude des relents politiques très prononcés, celles de Mark Robert et de Cerys Matthews débattent de la vie de tous les jours et des inévitables absurdités qui l'alimentent. Musicalement, les deux formations n'ont pas davantage d'atomes crochus, Catatonia tournant franchement le dos au psychédélisme pour embrasser une pop étrange, glacée, sophistiquée, troublée par la voix doucement malsaine de Cerys, dont le timbre semble naviguer entre quelque part entre celui de Björk et de Mélanie, mais dénué de ses inflexions aiguës; une pop alimentée de corde de guitares chatoyantes, capricieusement mais pudiquement caustiques, sauf peut-être sur " Bleed " et " This boy can't swim ", lorsque l'électricité libère enfin son feedback. Un album qui a bénéficié de la collaboration de Stephen Street responsable de la production d'une bonne moitié des compositions.