La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Chris Robinson

Servants Of The Sun

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Chris Robinson Brotherhood

Chris Robinson n’est pas inconnu des fans des Black Crowes, puisqu’il était le chanteur de ce groupe yankee.

Après l’avoir écouté plusieurs fois, sans véritablement convaincre son auditeur, ce sixième LP du CRB finira au rayon ‘Rock Classic’. Il est fort peu probable qu’il ressortira de son bac pour finir usé par le diamant de votre platine. Ce ne sera pas dû aux musiciens qui sont néanmoins des pointures dans leur domaine mais plutôt à un manque de créativité, de folie qui suscite les ‘Waouw !’

L’album se laisse écouter sans piquer l’intérêt. Il risque d’induire la somnolence du chauffeur écoutant les morceaux de cet opus en streaming au volant de sa voiture.

Trois morceaux sur dix ont un peu bousculé mon indifférence. Il s’agit tout d’abord de « Rare Birds », par son côté plus groovy. Ensuite « Madder Rose Interlude », un intermède psycho-déjanté de 43 secondes. Et enfin le titre final, « Smiling Epitaph », qui réveille l’écoute de cet elpee dans sa dernière minute. Hélas l’épitaphe joyeuse est tardive pour cet essai transpirant la routine transportée par les ‘serviteurs du soleil’. Me semblerait qu’il y avait comme une éclipse le jour de sa conception.

Chris Robinson

Phosphorescent Harvest

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Chris Robinson est de retour. Après avoir publié deux albums au cours de l’année 2012 et accompli le tour du globe pour le défendre en ‘live’, l’ex-Black Crowes nous propose un troisième elpee intitulé « Phosphorescent Harvest ». Le line up de son backing group est inchangé. On retrouve ainsi Neal Casal à la guitare, l’ex-Black Crowes, Adam Macdougall, aux claviers, George Sluppick aux drums et Mark Dutton à la basse. Robinson semble toujours prendre autant de plaisir à faire revivre les groupes du passé comme, par exemple, le Grateful Dead.

Et la pochette de « Phosphorescent Harvest » est particulièrement explicite. The Chris Robinson Brotherhood a décidé de nous replonger dans l’univers californien des sixtes, et tout particulièrement dans son psychédélisme atmosphérique. Un psychédélisme qui laisse la part belle à la guitare de Neal Casal. Ce qui n’empêche pas les claviers de tirer leur épingle du jeu. A l’instar de l’excellent « Badlands Here We Come », au cours duquel ils dominent véritablement leur sujet. Mais au-delà des codes psychédéliques parfaitement respectés, il faut souligner la qualité des morceaux de cet opus. Parfaitement soulignées par la voix de Robinson, les mélodies sont superbes. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’écouter dix fois cet LP pour y succomber. Une œuvre que baigne le soleil de la côte West (NDR : le plus langoureux « Beggars Moon »), mais aussi parfois dynamisé par des changements radicaux de tempo. Empruntant même parfois une forme carrément rock’n’roll ».

Les fans de la première heure des Black Crowes devraient apprécier ce remarquable plongeon dans un passé, qui ne date cependant que d’un demi-siècle…

 

Chris Robinson

The Magic Door

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Chris Robinson et Brotherhood viennent à peine de publier "Big Moon ritual" que l’album suivant tombe dans les bacs. Soit trois mois entre ces deux sorties. "The Magic door" recèle un peu moins d'explorations spatiales, floydiennes, psychédéliques, adoptant une forme plus rock, plus classique et largement bluesy. Un elpee partagé en sept plages, dont six nouvelles compositions et une reprise…

L’opus s’ouvre d’ailleurs par la cover. Un traitement maison réservé au "Let's go, let's go, let's go" de Hank Ballard. La compo est imprimée sur un rythme boogie blues bien enlevé, que les Anglais de Status Quo n'auraient pas renié. Les guitares ne tiennent pas en place mais ne sont en rien débridées. "Somebody past the sunset" adopte un tempo semblable ; mais s’ouvre cependant à l’exploration. La voix de Chris est hantée par Jim Morrison. Autoritaire, volubile, elle a aussi le don de fouetter Neal Casal qui caresse son manche à l'aide d'un bottleneck. La sonorité de la slide s'épanouit pour notre plus grande jouissance! Ballade, "Appaloosa" est inspirée, comme très souvent chez Robinson, par le Grateful Dead de Jerry Garcia. Aride, la ‘six cordes’ se libère. "Vibration & light suite" est la plus longue plage de cette "Porte magique". Près de 14' dispensées dans l'esprit de l'album précédent. Les références aux groupes-phare de la génération hippie de San Fancisco sont bien intégrées. Nous sommes cependant ici plutôt proches de Quicksilver Messenger Service. A cause de ces sonorités intersidérales colorées et subtilement délirantes. Chaque musicien apporte sa touche personnelle. Les interventions au clavier d’Adam McDougall sont épanouies ; et en fin de parcours, la piste nous entraîne dans différents univers. Tour à tour floydiennes ou krautrock, les sonorités space rock nous replongent cependant dans les 70’s. Plus roots, fruit d’une rencontre entre blues et country, "Little lizzie mae" adresse un clin d’œil au Texan Doug Sahm (le Sir Douglas Quintet), mais également au Lovin' Spoonful. Retour au space rock sur "Sorrows of a blue eyed liar", une plage somptueuse, très réverbérée, réminiscente du Pink Floyd de la grande époque ; les cordes et claviers empruntant généreusement à David Gilmour et Rick Wright. Cet opus se referme par "Wheel don't roll", un titre empreint de douceur, mais sans intérêt majeur. Un elpee de toute bonne facture, mais qui ne décrochera pas le prix d’excellence, remporté par le précédent, "Big Moon ritual"…

 

Chris Robinson

Big Moon ritual

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Chris Robinson est surtout connu comme chanteur des Black Crowes, un groupe majeur de rock blues fondé en 1989 et drivé par Chris ainsi que son frère, le guitariste Rich. A ce jour, la formation a vendu plus de trente millions d’albums. En 2002, le band décide de prendre une pause, suite au départ de leur drummer. Chris se lance alors dans un projet parallèle, flanqué de The New Earth Mud, un ensemble folk rock qui se forge alors une solide réputation de jam band. Faut dire que Mr Robinson a toujours été un proche du Grateful Dead et tout particulièrement de son guitariste historique Jerry Garcia! En 2005, les Crowes reprennent du service, avant de se séparer, une nouvelle fois, en 2010.

Printemps 2011, Chris Robinson lance son Brotherhood, en compagnie du claviériste Adam MacDougall (aussi un Black Crowes), du drummer George Sluppick (ex-Sha Na Na), du bassiste Mark Dutton et de Neal Casal (de Hazy Malaze), préposé à la seconde gratte. La musique de Brotherhood nous replonge plusieurs décennies en arrière. Comme chez les jam bands de l’époque. L’expression sonore est aventureuse. Elle explore, se cultive, se développe. L’elpee ne recèle d’ailleurs que 7 plages ; et la plus courte dépasse les 7'. Une bonne dose de psychédélisme et une autre de rock acide nous ramènent au temps des hippies. Le style s’ouvre ainsi aux effets cosmiques, comme à l’époque au cours de laquelle Syd Barrett militait encore chez Pink Floyd, mais aussi au blues, à la country ainsi qu’au rock sudiste des Allman Brothers Band et autre Govt Mule.

Des sonorités galactiques introduisent "Tulsa yesterday". Ce long périple nous permet de revivre l’atmosphère qui régnait lors des concerts de Grateful Dead. La voix très spécifique de Robinson accentue cette impression. La plage évolue lentement mais perceptiblement, libérant enfin la guitare caustique de Casal. Les claviers sont bien intégrés. Progressivement le tempo accélère favorisant le déchaînement des cordes. Imprimées sur un tempo hypnotique, les 5 premières minutes de "Rosaleen" sont trempées dans le country rock ; puis le morceau vire au space rock avant d’éclater une nouvelle fois au cœur d’une tempête de cordes. Le sens mélodique n’est cependant pas négligé chez CRB. Il s’inspire de la country. A l’instar de "Star or stone", une très belle chanson empreinte de douceur et de mélancolie. La voix est volontiers gémissante et l’envol des cordes produit un véritable enchantement. Malgré les sonorités floydiennes, sidérales, alimentées par les claviers de MacDougall, "Tomorrow blues" adopte un profil plus blues. Tant le rythme que les interventions de gratte. Chris possède une superbe voix, naturellement puissante et très soul. Elle est bien mise en exergue sur "Reflections on a broken mirror", projetant même dans nos esprits une réincarnation de l’éternel Jerry Garcia au XXIème siècle. Elle est même très pure tout au long de "Beware oh take care", évoquant alors Michael Stipe de R.E.M. Le périple s’achève par le paisible "100 days of rain". Un album que votre serviteur a beaucoup apprécié. Et dont il attend impatiemment la suite, déjà prévue d’ici quelques semaines. Le titre de cet elpee ? "The Magic Door".